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Chapitre 8
Mission 7 : Laisser tomber les masques
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Dabi/Touya Todoroki

Pendant que Hawks fit face à la mer, mains derrière le dos, léger sourire sur les lèvres, Dabi vomissait le contenu entier de son estomac un peu plus loin sur la plage vide de monde. La crique était excentrée, et Hawks les avaient déposés ici en connaissance de cause.

Passant le dos de sa main contre ses lèvres pour essuyer le reste de la bile, Dabi jura tout bas. Il avait à peine réfléchi en acceptant cette main, comme si son corps concédait ça comme naturel. Son corps, celui du Touya d'ici, mais aussi son esprit. Quand il se retourna vers Hawks pour le foudroyer du regard, le soleil se couchait doucement, et le héros s'était perdu dans la contemplation de l'astre étincelant.

« Comment tu m'as retrouvé si vite ? » lâcha Dabi en s'approchant de lui.

Hawks se retourna vers lui, brisa le dernier mètres qui les séparaient et avant même que Dabi ne puisse riposter, porta une main jusqu'à la poche arrière de son jean noir pour lui dévoiler une plume rouge. L'expression satisfaite de Hawks lui fit grincer des dents, n'aimant pas trop d'avoir été pisté comme on pisterait un animal perdu.

Mais il se contenta de lever les yeux au ciel, laissa son regard vagabonder le long des vaguelettes d'eau.

« T'avais juste pour but de toucher mon cul, hein ? » fit Dabi pourtant sans once d'accusation.

« Ce n'était pas l'objectif principal, mais ce fut un bonus agréable. »

La plume de Hawks regagna ses ailes et le blond se laissa retomber lourdement sur le sable frais, se positionnant en tailleurs.

« Alors, où doit-on se rendre pour chopper ce clown de Multiverse ? » lui demanda Dabi sans se retourner, face à la mer.

Mais Hawks ne lui répondit pas, ou du moins pas tout de suite, et son mutisme intrigua Dabi qui finit par se retourner. Hawks avait les yeux rivés vers lui, lui offrant un regard profondément sérieux.

« Je pense qu'il faudrait d'abord qu'on parle, » lui avoua le blond.

« Qu'on parle ? » ricana Dabi. « On a rien à se dire, héros. Notre priorité est de retrouver ce type avant que l'un de nous ne soit incarcéré à vie ici. »

Loin de lui l'envie d'avoir LA discussion. Il voulait simplement frapper un grand coup Hawks sur la tête pour qu'il oublie avoir ouï de sa réelle identité.

« Je suis sérieux, » répliqua Hawks toujours en tailleurs dans le sable. « Ça ne prendra pas longtemps, et je pense qu'ici, c'est le meilleur moment. Tu n'es pas le super-vilain recherché aussi activement qu'ici, et là, je n'ai aucun ordre. On est seuls, sur cette plage. Avec pour seule compagnie les mouettes et le soleil. »

« Qu'est-ce que tu essaies de prouver ? Si t'essaies de me séduire, tu aurais dû m'emmener dans une cave qui pue la pisse. Mauvais pas, l'oiseau. »

« Dabi, on doit parler. »

C'est qu'il était persistant l'oiseau. Dabi fronça les sourcils, ses yeux lui envoyant des éclairs, mais Hawks soutenait ce regard avec tout autant de vigueur.

« Non, on ne doit pas, » riposta sèchement Dabi. « Oublie ce que tu as entendu ici. Oublie, tu m'entends. »

« Je n'oublierais pas, Dabi. Et tu le sais. »

Oui, plus rien ne sera comme avant. Plus rien. C'était évident. Dabi lui tourna le dos afin de faire face à la mer, et serra les poings.

« Sache que je vais devoir t'éliminer, birdie. »

« Mais tu ne le feras pas. »

Oui, car il était tout simplement fait comme un stupide rat. Quelques semaines en arrière, si Hawks était venu à découvrir son identité, il l'aurait supprimé à l'arrière d'un vieil entrepôt abandonné sans l'ombre d'une arrière-pensée. Désormais, c'était une toute autre histoire.

Putain.

« Ton identité… Je le jure, Dabi… » repris Hawks qui se levait derrière lui. « Je ne le dirais à personne. »

Dabi se força à respirer convenablement. Contenant la flamme de frustration, de colère et d'exaspération qui brulait ses intestins.

« Pas même à tes chers amis héros à qui tu fournis des infos ? »

« Je ne suis pas un traitre… »

« Permets-moi d'en douter. »

Soudain, Hawks se plaça devant lui, entre le soleil qui se couchait et Dabi qui retint inconsciemment sa respiration. Les ailes du héros avalaient la lumière de l'astre brulant et la laissait s'échapper dans de douces éclaircies écarlates. Keigo Takami, dos au soleil, paraissait être un ange.

« Je te le promets, OK, » insista Hawks, sourcils froncés. « Je-… On a fait un grand pas. Maintenant que je sais qui tu es, je sais que je peux t'aider. »

« M'aider ? Tu te fous de ma gueule ? » ricana le brun en faisant un pas en arrière, souhaitant mettre le plus de distance en lui et la source de tous ses soucis. « Parce que tu es un héros tu te sens obliger d'aider tous ceux qui se pointent à ta porte. Désolé de te l'apprendre, tu ne peux pas aider tout le monde. Tu ne peux pas sauver tout le monde. »

Puis, Dabi tourna les talons et marcha le long de la plage, en direction de l'escalier en pierre un peu plus loin qui le ramènera en hauteur. Mais ce fut sans compte de l'aide de Hawks qui suivit son pas.

« J'ai déduit qu'il s'est passé quelque chose avec… Endeavor, » continua Hawks derrière lui. « Quelque chose me dit que j'en sais plus sur toi que sur lui. »

« Je vais vraiment t'éliminer, tu le sais ça ? » siffla Dabi en s'arrêtant brusquement, mais sans faire face au héros derrière lui.

« Très bien, alors fais le maintenant. Maintenant que mon Alter n'est pas au top de sa forme. Ce corps a une endurance proche du zéro, tu vas gagner ce combat. Je suis à ta merci, Dabi. »

Mais Dabi ne se retourna pas, le souffle rauque et difficile, le cœur douloureux contre sa poitrine. S'il était maître de sentiments, maître de lui-même, il se serrait retourner vers Hawks pour le calciner sans regret. C'était pourtant la meilleure chose à faire, il le savait.

« Fais-le, » insista le blond d'une voix plus forte, agrippant le bras de Dabi pour le faire se tourner vers lui.

Mais le brun garda son regard rivé jusqu'au sable à ses pieds, poings serrés à l'extrême, mâchoire compressée au maximum. Il aurait dû étrangler ce petit être agaçant dès leur premier croisement de regard. Il aurait .

Soudain, il sentit les mains chaudes, non gantées, de Hawks venir se placer contre ses joues, ses doigts reposant contre sa nuque. Un sursaut prit Dabi de court mais il se calme soudain lorsqu'il sentit le front de Hawks se presser doucement contre le sien. Dabi quitta le sable des yeux pour clore ses paupières avec force, refusant de regarder l'autre homme en face de lui.

« Qui t'as fait ces cicatrices ? » lui chuchota Hawks.

Le souffle de Hawks contre son visage était enivrant. Une partie de son être lui hurlait de le repousser en arrière, tandis que la seconde souhaitait simplement attraper son col pour tirer le héros contre lui et l'embrasser à pleine bouche.

« Moi, » fut la réponse de Dabi, soudaine, à moitié avalée, mais non regrettée.

« Qu'a fait ton père ? »

Les chuchotements de Hawks étaient doux. Son souffle était apaisant. Alors que cette question aurait normalement dû enrager Dabi, il resta calme et ouvrit légèrement les yeux pour voir que Hawks les avait fermés lui aussi.

« Ce n'est plus mon père. »

« Qu'est-ce qui t'est arrivé ? »

Non, non. Hawks glanait trop d'informations. Il en avait trop dit. Il s'était trop laissé submerger. Temps mort. Dabi déglutit et finalement, retira les mains de Hawks sans douceur et recula de quelques pas.

« Garde juste en mémoire qu'il est la pire pourriture sur terre, » lâcha Dabi avec aigreur. « Oh, et tâche aussi de fouiner un peu chez les Todoroki. Histoire de voir comment ses autres gosses tiennent le coup. »

Il s'apprêta à se retourner, à réellement en finir avec cette histoire. Mais Hawks fut vif et rapide, et intercepta son poignet, l'empêchant de le quitter.

« Dabi… »

« Si tu dis mon réel prénom, j'te déglingue. »

« Dabi. »

Dabi leva les yeux pour croiser les prunelles dorées de l'autre homme. Il sentit l'air lui être arraché de ses poumons à la vue de ces yeux magnifiques. De ces yeux qui lui apportaient une toute autre forme de chaleur.

Une chaleur qui pour une fois, lui était protectrice, chaleureuse et lumineuse.

Puis, son corps bougea tout seul, attiré par cette douce flamme. Il pressa deux mains contre les joues fraîches de Hawks et appuya fermement ses lèvres contre les siennes. Ce ne fut que lorsque l'action fut faite qu'il réfléchit à cette soudaine impulsion, mais avant qu'il n'ait le temps de faire machine arrière et le repousser, Hawks entourait sans attendre le cou de Dabi à l'aide de ses bras, l'empêchant de fuir ses avances.

Lorsque les lèvres de Hawks bougèrent contre les siennes, toute lucidité quitta finalement l'esprit du brun qui se laissa couler, accueillant à bras ouverts cette si délicieuse chaleur envoutante et excitante. Son cœur battait à tout rompre, ses mains se perdaient dans les cheveux blonds du héros et lorsque la langue de Hawks vint pénétrer dans sa bouche… ce fut l'explosion.

Il sentit son Alter éclater dans sa gorge et il repoussa brutalement Hawks en arrière, coupant tout contact, tombant lui-même en arrière sur le sable frais qui n'apaisa pourtant pas la peau nue de ses bras tant il brûlait.

« Putain ! » hurla Dabi avec colère acide tout droit dirigée envers son stupide corps et ce maudit Alter.

Hawks était à un pas de lui, toujours debout, et le regardait avec des yeux ronds, certainement ayant réalisé qu'il n'était pas passé loin de la catastrophe si Dabi ne l'avait pas poussé à temps.

« Tu-… Dabi ton corps fume. »

« Que ce monde de merde AILLE EN ENFER ! »

Ça faisait mal. Très mal. Les flammes bleues qui avaient crépitées sur la peau de ses joues et de ses oreilles s'étaient éteintes mais il avait l'impression que son épiderme se déchirait à l'intérieur. Bon sang, ne pouvait-il pas être un petit moment tranquille ?

Soudain, il sentit deux mains fermes attraper son bras et le soulever. En rouvrant les yeux, il eut la peine le temps de voir que Hawks le faisait léviter et filait jusqu'à l'eau puisque rapidement, tout son corps fut jeté dans la mer salée.

L'eau étant peu profonde, Dabi se redressa, trempé de la tête au pied, prenant appui sur ses coudes et toussa bruyamment. Quelques parcelles d'eau étaient vaporisées autour de lui, l'amas de liquide jouant un très bon rôle de rafraîchisseur.

« Ça va mieux ? » l'interrogea Hawks avec inquiétude, lui aussi trempé mais debout près de Dabi.

L'eau lui arrivait au milieu des mollets, mais inutile d'aller plus loin dans l'eau de mer, Dabi sentait que l'idée du héros avait été bonne. Il toussa à nouveau, se racla la gorge et ferma les yeux, tirant la tête en arrière de sorte à ce que ses oreilles rencontre l'eau fraiche.

« Préviens la prochaine fois… » marmonna-t-il, son cœur toujours rapide contre sa poitrine.

La honte, il avait encore une fois perdu pied. À cause d'un simple baiser. Comment ce Touya faisait pour se contrôler bon sang ? Comment ?

Hawks de son côté, se mit à rire gentiment tout en se laissant lui aussi immerger dans l'eau, assis contre le sable mouillé.

« J'tai pas cramé ? » demanda ensuite Dabi en rouvrant les yeux, inspectant l'autre homme d'un œil méfiant.

« Non, à peine. Tu m'as poussé à temps. »

Il n'aurait manqué plus que ça. Qu'il blesse Hawks parce que telle une adolescente, il n'avait pas été capable de gérer ses émotions.

« Au moins, je vois que je te fais de l'effet, » reprit Hawks, petit sourire en coin.

« Rah, la ferme le piaf. »

O

Hawks/Keigo Takami AND Dabi/Touya Todoroki

Le soleil couchant brillait sur leurs peaux humides d'eau de mer, et le vent vint rafraîchir leurs corps, bouillant du côté de Dabi, et échauffé aussi du côté de Hawks.

Le héros sourit de plus belle à la réponse du brun, et s'approcha de lui. L'eau autour de Dabi était tiède, mais la masse de liquide étant importante, elle lui procurait sans cesse de fraiches impulsions qui calmaient son corps.

« Ne bouge pas, » lui fit Hawks en se plaçant près de lui, déposant une main contre son épaule qu'il garda immergé.

Dabi ne répondit pas, mais accepta cet ordre, ses yeux se perdant dans les orbes lumineux du héros qui s'installa plus proche, passant une jambe entre les siennes. Pratiquement au-dessus de lui, Hawks lui sourit à nouveau, et ne voyant aucun signe d'opposition de la part du brun, vint se pencher vers son visage.

Avec plus de lenteur, plus de douceur, il pressa ses lèvres humides contre les siennes. Brusquement, Dabi passa l'un de ses bras derrière le cou du héros, et répondit à ce nouvel échange avec une voracité qui étonna presque Hawks. Néanmoins, le héros était bien trop enflammé par ce baiser que son esprit ne s'y attarda pas et y répondit avec autant d'ardeur.

D'une main qu'il pressa à l'arrière du crâne de Dabi, il maintint son visage hors de l'eau. Son excitation grimpa à l'exponentielle lorsqu'il sentit les mains chaudes de Dabi venir saisir ses hanches afin de l'approcher et appuyer leurs bassins ensembles. Leur position était loin d'être confortable et le baiser, un peu salé, au sens littéral, mais aucun des deux ne semblait vouloir lâcher l'autre.

Un mouvement de leurs bassins les firent gémir en duo, mais avant qu'ils ne perdent réellement contrôle avec deux corps qui ne leur appartenaient décidément pas, Hawks mit fin à leur échange torride, et vint à nouveau presser son front contre celui de l'homme sous lui.

Dabi garda les yeux fermés, bouche entrouverte à reprendre son souffle, tandis que Hawks maintenait son visage proche.

« Hâte de pouvoir t'embrasser dans notre dimension et ne pas craindre pour ma vie, » lui avoua Hawks, suivi d'un rire léger.

« Calme tes ardeurs, l'emplumé, » répliqua Dabi en rouvrant les yeux. « C'est pas la même gueule qui te fera face là-bas. »

« Encore mieux. C'est celle qu'il me tarde d'embrasser. »

Souhaitant cacher son embarras grimpant –et sachant que par des mots, il ne pourrait pas faire entendre raison à l'oiseau-, Dahi grogna quelque chose et repoussa fermement Hawks en arrière qui regagna l'eau dans un « splash » sonore.

« La récréation est terminée, » annonça Dabi en se levant, les vêtements ruisselant d'eau de mer. « Allons retrouver ce Multiverse où je vais finir par littéralement incinérer ce corps. »

« Quelle sagesse d'esprit. »

O

Hawks/Keigo Takami AND Dabi/Touya Todoroki

Vêtements changés afin d'être au sec, capuche sur le crâne pour dissimuler l'identité de Dabi, lunettes de soleil pour Hawks, les deux hommes vérifièrent une dernière fois l'adresse inscrite sur le bout de post-it, et levèrent la tête vers le bâtiment dévoré par le lierre face à eux. Si tout se passait bien, ils n'auraient pas à repasser le pas de cet immeuble au sens inverse, puisqu'ils auraient tous deux recouvrer leur réelle dimension.

« Pas de menace avant d'avoir pu parlementer avec lui, » répéta Hawks en jetant un regard appuyé vers Dabi.

« Je sais, je sais. Et pas de trou dans la porte. Ce que tu peux être rabais-joie. »

Puis, Dabi appuya en continu sur la sonnette de la maison en hauteur, n'ayant clairement pas de patience avec le type qui les avaient envoyés ici pour en baver. Hawks espérait sincèrement que dans un accès de colère tout droit dirigé vers ce Multiverse, Dabi n'aille pas tuer leur seul tiquet de sortie.

Puis, du mouvement se fit entendre derrière la porte qui fut débarrée quelques secondes après. Hawks retint sa respiration et Dabi tendit tous les muscules de son corps. Le battant en bois s'ouvrit alors sur un homme costaud à la peau bronzée et aux cheveux aussi noirs que la braise, tablier de cuisine bien serré aux hanches.

Mais avant que Hawks et Dabi n'aient pu confirmer à l'autre que c'était bien lui, le baraqué écarquilla les yeux avec horreur, poussa un cri et tenta de refermer la porte. Cependant, Hawks fut plus rapide et bloqua son pied entre l'encadrement de la porte et le battant, ce qui fit fuir l'homme au fin fond de sa maisonnée.

« Il nous a reconnu ! » s'exclama Hawks en poussant sans douceur la porte en bois.

Ni une ni deux, Dabi passa près de Hawks et partie en chasse. Le héros verrouilla ensuite par prudence la porte derrière eux, afin d'enfermer leur homme ici, et partit lui aussi à sa poursuite. Les pas de leur cible étaient lourds et il était évident qu'il montait les escaliers à toute allure.

Alors que Dabi fila lui aussi dans les escaliers, Hawks usa de ses ailes pour gagner du temps. Une fois au haut des escaliers, il passa en trombe sous une porte ouverte et il arriva sur le toit qui offrait un magnifique balcon fleuri éclairé par les lampadaires de la rue et la lune haute dans le ciel.

« Hey ! Nous ne vous voulons aucun mal ! » s'exclama Hawks en apercevant leur homme un peu plus loin près d'une petite fontaine en pierre blanche.

Soudain, quelque chose attira l'attention de Hawks qui leva les yeux vers le ciel noir. Un amas de lumière se procréait, tout comme la fois où il avait été envoyé ici.

« Il tente de s'enfuir ! » s'écria Dabi en s'élançant en avant.

Les deux hommes filèrent alors jusqu'au grand costaud et se jetèrent sur lui avant que la colonne de lumière ne le touche. Cette dernière disparut aussitôt dans le vent de la nuit tandis que Dabi et Hawks épinglèrent leur cible au sol qui se débattait vainement.

Il avait beau être de muscles, la bagarre ne semblait pas être son fort.

« C'est toi Multiverse, hein ? » fit Hawks le souffle court.

L'homme bronzé cessa de se débattre et jeta des regards paniqués à Hawks et Dabi. Il finit par hocher la tête, des gouttes de sueur perlant sur son front brillant.

« Tu sais qui nous sommes, n'est-ce pas ? » ajouta Dabi qui vint presser plus durement son avant-bras contre son cou.

Multiverse pâlit alors à vue d'œil, incapable de détacher son regard du visage profondément sombre et menaçant que lui offrait Dabi.

« N'est-ce pas ! » insista Dabi en intensifiant sa pression.

Hawks allait l'exiger de se calmer et relâcher la pression avant qu'il ne blesse le costaud, mais Multiverse pris la parole avant cela :

« Oui, oui ! J'ai une très bonne mémoire ! » s'exclama-t-il d'une voix forte, levant ses deux mains en signe de reddition.

« Tu nous a croisé dans une autre dimension. La nôtre, celle que nous tentons de rejoindre, » précisa alors Hawks en relâchant lentement les épaules de Multiverse, mais restant sur ses gardes. « Comment ça se fait que tu sois ici toi aussi ? »

« Je peux voyage de dimension en dimension ! C'est là où j'aime résider ! Pitié ne me tapez pas ! »

Multiverse appuya ses propos en joignant les mains. Alors que l'esprit de Hawks analysait ces paroles sous toutes les coutures possibles, Dabi répondit à leur homme de façon extrêmement menaçante :

« Te taper ? Je vais plutôt t'exploser si tu nous fais encore un coup comme ça. »

« Dabi, » médiatisa Hawks en lui jetant un regard.

« Mais je ne comprends pas ! » s'exclama l'homme, les larmes aux yeux. « Vous ne vous sentez pas bien ici ? Pourquoi vouloir repartir ? »

Hawks fronça les sourcils. Les questions de Multiverse paraissaient honnêtes.

« Là n'est pas la question ! Nous ne sommes pas d'ici ! » répliqua Dabi entre ses dents, mais comme lui avait intimé Hawks des yeux, relâcha la pression.

« Quel était ton but en nous envoyant ici ? » l'interrogea donc Hawks.

Toujours extrêmement paniqué par cette intrusion dans sa vie, Multiverse s'agita, tenta de se redresser, mais Hawks et Dabi l'agrippèrent en chœur par les épaules pour le maintenir au sol. Sortir une petite flamme bleue en guise de menace démangeait énormément Dabi, mais il avait promis à Hawks qu'il ne tenterait rien de tout cela et puis, sa main en patira surement aussi.

« J'ai un projet de vie, quelque chose qui vous dépasserait surement, » expliqua Multiverse en ferment les yeux avec force, visiblement toujours très effrayé.

« Si tu as aussi le projet de vivre, je te conseille de parler, » siffla aussitôt Dabi qui perdait définitivement patience.

Hawks lui fit les gros yeux qu'il ignora royalement. Cependant, ces paroles eurent dont d'agiter plus férocement Multiverse qui se mit à nouveau à parler :

« J'ai pour devoir de faire migrer les âmes en peine ! Je me rends dans ma première dimension, votre dimension. J'y voyage, et cherche ces âmes qui s'y sentent mal, qui souhaiteraient quitter ce monde pour un meilleur ! Vous étiez les parfaits candidats, surtout… Surtout toi ! »

Multiverse désigna Dabi d'un signe de la tête et Hawks respira un grand coup, restant sur ses gardes si jamais Dabi lui sautait à la gorge.

« Ce monde est à chier ! » s'exclama Dabi avec aigreur. « Renvoie-nous d'où on vient où j'te promets de te brûler la gueule ! »

« Non ! Non ! Ce monde est parfait ! »

« Oui, cette dimension est probablement ce qu'on rechercherait si nous n'avions pas les souvenirs de notre propre monde, » répondit à son tour Hawks, plus pragmatique. « On ne peut pas abandonner notre réelle dimension. Nous ne sommes pas d'ici. Nous n'avons pas le droit de voler une vie qui n'est pas la nôtre. »

Multiverse parut se calmer, ses yeux se posant dans ceux de Hawks, son visage démontrant une expression de parfait ahurissement.

« Vous aviez surement raison en disant qu'on souhaitait tous les deux un monde meilleur. Mais qui ne le veut pas, hein ? » ajouta Hawks en lâchant la cible. « Ce n'est pas en fuyant que nous allons régler le problème. »

Dabi le lâcha aussi, nausée ayant agrippé sa gorge.

Oui, Dabi savait que ce monde était bon. S'il n'avait aucun souvenir de leur réelle dimension, il serait probablement resté ici sans problème. Mais son esprit ne pouvait pas guérir ici. Dans ce monde où Endeavor qui l'avait brisé, était inconscient de ce qu'il lui avait fait subir. Ce corps d'ici et son esprit de l'autre monde n'était pas en adéquation. Et ne le seront jamais.

« On a chacun notre vision afin de rendre notre monde meilleur, » compléta Hawks. « Moi, toi aussi… » il jeta un coup d'œil vers Dabi. « On ne compte pas se réfugier ici et délaisser le reste en arrière. »

Hawks et Dabi étaient à présents debout, à observer Multiverse qui se redressait lentement en position assise. L'homme hocha alors la tête, déglutit et leva les yeux vers le héros et le vilain.

« Je… comprends votre vision des choses. »

Hawks sentit un poids immense se dégager de ses épaules, mais Dabi resta alors suspicieux.

« Alors dépêche, ramène-nous d'où on vient, » le pressa-t-il.

« En êtes-vous bien sûr ? »

« Assurément, » répondit Hawks en croisant les bras. « Et puis, voir qu'un monde se porte bien comme ça, ça pousse à rendre le nôtre encore meilleur. »

Ses paroles éclairèrent le visage de Multiverse qui hocha donc la tête tout en se levant. Et sans avertissement, pressa une paume de main contre chacun de leur front, puis après cette rapide pression, il recula.

« Quand vous vous endormirez ce soir, ce sera le dernier moment que vous aurez à vivre ici. À votre réveil, vous serez chez vous, » leur affirma-t-il.

Dabi hocha brièvement la tête, passant le bout de ses doigts contre son front par pur reflexe.

« Et il y a quelque chose que tu peux faire pour modifier le chaos qu'on a fichu ici ? » l'interrogea Hawks, plus inquiet. « Dabi est tout de même recherché activement ici maintenant. »

Et la porte de son appartement avait été atomisée. L'homme costaud pris le temps de dépoussiérer le tablier blanc qu'il portait et secoua lentement la tête, visiblement pas plus inquiet que ça.

« Quand vous aurez regagné votre dimension, ce serait comme si vos actions n'avaient jamais pris place ici, » répondit Multiverse comme si cela était une évidence.

« Comment ça ? » insista Hawks, loin d'être persuadé.

« Je pense que c'est un concept trop large pour vous. Mais dites-vous que vos impacts concernent seulement vos propres personnes. »

« Oh oui, c'est vraiment plus clair… » ironisa le blond.

De son côté, tournant sa main afin d'observer la paume et le dos, Dabi plissa les yeux et reporta son regard vers Multiverse tout en désignant son corps d'un geste du bras.

« Ça veut dire que l'état lamentable dans lequel j'ai foutu ce corps… Ça ne se sera jamais produit ici ? »

« Jamais, » leur assura Multiverse en hochant plusieurs fois la tête. « Ça l'aurait été si vous aviez décidé de continuer à vivre ici. Si vous aviez considéré cette dimension comme la vôtre. »

Dabi et Hawks se lancèrent un drôle de regard. Multiverse resta silencieux, mains derrière le dos, trop morveux et anxieux pour ajouter quoi que ce soit en sentant que la tension était toujours bien présente.

Le souffle de la nuit fut plus fort, brassant les cheveux de Dabi et les ailes déployées de Hawks. Seules les sirènes d'une ambulance se faisaient entendre dans le lointain tandis que les deux hommes étaient partis dans une longue réflexion personnelle. Puis, Hawks reprit la parole, pouce et index contre son menton.

« Et pendant ce temps-là, nos vrais corps, qu'ont-ils fait ? Ils ont été abrités par les esprits qui possèdent nos corps actuels. »

Hawks se désigna d'un geste de la main pour préciser ses pensées.

« Oh non, ça ne fonctionne pas comme ça, » répliqua Multiverse en secouant vivement la tête. « Je ne peux faire voyager qu'une âme dans un seul sens. Votre réelle dimension est restée intouchée, et ceux à qui vous avez emprunté les corps… Ils vivaient en vous. En un sens. »

La complexité de la chose rameuta un mal de crâne acide chez le héros qui fronça les sourcils, ses méninges en surchauffe. Cet Alter semblait dépasser l'entendement. Cette histoire de dimension aussi. Comme il avait pu en effet l'entendre plusieurs fois depuis quelques années, plus les générations passaient, plus les associations d'Alter, dans la génétique offertes aux descendants étaient complexes et proches de la perte de contrôle.

Il avait tout intérêt à rapidement rapporter l'activité de Multiverse à la Commission une fois de retour. Cet homme n'était pas méchant, Hawks le sentait sans doute aucun, mais son Alter, entre de mauvaise main, pourrait bouleverser l'univers tout entier.

Dabi quant à lui, n'en était pas rendu ses extrêmes-là niveau pensées existentielles, et se contenta de pousser un long soupir soulagé.

« Je suis presque rassuré de voir que ces deux-là ne se soit pas retrouvé dans nos corps, dans notre dimension, » dit-il en passant une main dans ses cheveux épais et noirs.

« Ça n'aurait été pas très beau à voir en effet, » acquiesça Hawks pensivement.

Puis, le silence se fit. Tout allait prendre fin. Ils pouvaient enfin souffler. Cependant, avant que Dabi n'émette tout haut l'envie d'aller se pieuter quelque part pour déguerpir d'ici avant le lever du soleil, Multiverse parut se réveiller :

« Je-… Je vais vous chercher à boire ! Et… Et j'ai fait des biscuits ! Afin de rembourser la gêne occasionnée ! Surtout ne bougez pas d'ici ! »

Sans même attendre son reste, l'homme costaud accourut jusqu'à la cage d'escaliers, et disparut derrière le pas de la porte, tandis que le héros et le vilain restèrent interdit, yeux rivés vers l'endroit de sa fuite.

« Ce type est si… innocent ? » marmonna Dabi en fourrant deux mains dans les poches de son jean noir. « J'espère qu'il va pas chercher la police, où je vais vraiment l'exploser. »

« Non, il est honnête dans ses propos, je le sens. »

Dabi haussa ensuite les épaules, puis son ventre se mit à gargouiller férocement. Hawks rit aussitôt, plaçant une main sur son propre ventre qui lui aussi était vidé. Les cookies de Multiverse ? Ils allaient les accueillir à bras ouverts.

« Tout est bien qui finit bien. Hâte de faire un petit somme, » ajouta Hawks en pliant deux bras à l'arrière de son crâne, se sentant enfin respirer.

Levant les yeux vers la lune immensément grande dans le ciel, Dabi resta un instant silencieux, appréciant la douce brise de la nuit contre son visage et ses bras nus.

« Ça fait du bien… De savoir que dans une dimension… Tout va bien, » murmura Dabi en fermant les yeux.

Rei Todoroki vivait avec ses enfants et son mari. Ses frères et sa sœur étaient en sureté. Touya était bel et bien vivant et son état de santé était, aux dernières nouvelles, semblable à celui d'un jeune homme de son âge qui n'avait subi aucun traumatisme ou blessures graves. Du côté de Hawks, il savait que sa mère était elle aussi en vie, et au son de sa voix, était heureuse et dynamique. Si différentes des derniers souvenirs qu'il avait d'elle.

Toga Himiko avait pu être accepté et n'avait donc pas été frappé par des élans de psychopathies aiguës. Dabi avait pu creuser un peu, voir que Twice gardait son nom réel et faisait du théâtre tandis que Compress tenait une petite boutique de magie très réputée dans son quartier.

Le monde était lavé de toutes graves menaces, les héros étaient là pour prévenir d'éventuels dangers et repousser toutes potentielles hostilités, mais leur rôle n'était pas aussi important qu'ici. La corruption ne les avaient pas ternis, les héros étaient réels. Hawks ne savait pas si la Commission des Héros de la Sécurité Publique existait ici, ou si elle avait un autre nom, mais le système n'était peut-être pas aussi maladif que chez eux. Après tout, Multiverse avait dit que ce monde était parfait.

Et il existait. Hawks était déterminé à poursuivre des objectifs à présent bien plus clairs et certains. Dont un qui concernait Todoroki Touya. Dabi. Lorsque Dabi quitta les étoiles des yeux, Hawks sentit son cœur s'accélérer et un large sourire venir s'étaler sur son visage. Il s'approcha donc de lui, et doucement, intercepta son poignet vierge de toute cicatrice.

Mais avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, ce que son cœur soulagé souhaitait faire dans un élan d'euphorie, Dabi l'arrêta, pressant une main contre son visage sans aucun scrupule pour le repousser en arrière.

« M'embrasse pas. Ou j'vais probablement faire sauter l'immeuble. »

Hawks éclata d'un rire franc en hochant la tête. C'était en effet une sage idée. Puis, Multiverse fit de nouveau son entrée, gants de cuisine aux mains, portant un plat tout droit sorti du fou garnis de cookies de couleur à la délicieuse odeur.

À l'unisson, le ventre des deux hommes grogna. Leur propre dimension pouvait attendre encore un instant.

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Dans un sursaut violent, Dabi retomba près du canapé de fortune sale et déchiré qui était pourtant le meuble qu'il chérissait le plus de son appartement délabré. La chute sur le parquet n'était pas brutale, mais les agrafes et les endroits sensibles de sa peau brûlée étaient toujours des douleurs qui remportaient sur tout le reste malgré des années d'habitude.

Dabi se redressa prestement, dos au canapé derrière lui et par reflexe, porta ses deux mains au visage. Ses doigts rencontrèrent les agrafes argentées ainsi que des parcelles de peau brûlée à vif, cicatrices éternelles. Il était chez lui. Il était lui-même.

Laissant échapper un long soupir de soulagement, Dabi laissa retomber son crâne contre le matelas du canapé derrière lui, passant une main contre son front. Sentir un parfait contrôle sur son corps était… presque jouissif. Être maître de lui-même était un luxe qu'il n'était pas prêt de céder à nouveau.

Il se leva ensuite, massa sa nuque, étira ses bras, fit quelques pas dans le petit salon de son appartement. Les sensations de ce corps, il ne pensait jamais à voir à les manquer. Laissant une flamme bleue envahir sa main droite, il fut heureux de constater que tout était sous contrôle.

Il espérait que ça soit la même chose du côté de Hawks. Récupérant vivement le téléphone portable à clapet qu'il utilisait uniquement pour le boulot, il fut rapide à ouvrir la conversation portant le nom « Sale Piaf ». Le dernier SMS datait de la journée d'avant, et aujourd'hui…

Dabi remarqua qu'ils étaient actuellement le 2 septembre, huit heure environ, soit quelques heures avant qu'ils ne disparaissent tous les deux sous l'Alter de Multiverse. Cette fois-ci, le temps allait reprendre son cours normal des choses.

Ainsi, comme la première fois qu'il avait vécu ce 2 septembre, Dabi envoya des coordonnées précises à Hawks, ainsi qu'une certaine heure à ne pas louper. Par précaution, il choisi un endroit différent, mais semblable. Un vieux garage de voiture abandonné à la sortie de la ville.

Impatient de retrouver Hawks, il n'attendit pas de réponse, s'empara de son fidèle manteau, et quitta son appartement le cœur battant.

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Affublé de son fameux costume de héros, Hawks atterrit élégamment dans la petite ruelle en question, téléphone portable encore en main. Quand il s'était réveillé un peu avant dans un lit certes moins confortable que celui de son alter-égo, mais qui était parfaitement le sien, dans un corps qui lui appartenait, il était resté étalé sur le matelas, à déguster cette victoire.

Jusqu'au fameux SMS de Dabi qui avait fait vibrer son téléphone niché sous son oreiller.

Il aperçut alors Dabi qui se détachait du mur contre lequel il s'était adossé, lui aussi, habillé comme il avait toujours eu l'habitude de le voir ici. Mais quelque chose avait changé chez lui. Ses yeux, pensa Hawks alors qu'ils avançaient chacun l'un vers l'autre en silence, avaient changés.

Ils étaient… plus éveillés, plus vivants et plus… étincelants ? C'était subtile mais Hawks le connaissait assez pour avoir remarqué ce genre de détail.

« En ouvrant le SMS, j'aurais presque espéré que tu aies changé le lieu du rendez-vous, » fit Hawks, suivit d'un petit rire. « Je sais pas, du style, dans une chambre d'hôtel. »

« La ferme l'emplumé, on a du boulot, » répondit le concerné, pourtant sous un ton plus léger.

Ils s'arrêtèrent l'un en face de l'autre, chacun appréciant être de retour chez eux.

« Dabi, on a déjà vécu cette journée, » lui fit Hawks, petite lueur taquine dans le coin de ses yeux ambrés. « On sait déjà où se trouve notre informant. On peut donc flemmarder toute la matinée et on ira le rechercher après un bon repas. »

Dabi croisa les bras contre sa poitrine, analysant le héros sous toutes les coutures, pesant le pour et le contre.

« OK, va pour la chambre d'hôtel. Mais tu paies. Et pour le repas, si c'est encore un putain de KFC, le prochain Bucket sera composé de tes propres ailes, » énuméra Dabi d'une voix trainante, mais au sourire narquois se dessinant petit à petit sur ses lèvres. « Oh, et j'oubliais, quoi qu'on fasse dans ce lit, t'es en dessous. J'ai besoin de mes jambes pour le job qui suit, et toi, tu peux voler. »

Hawks sourcilla, mais ne put ignorer le frisson d'excitation qui vint filer dans tout son corps.

« Autre chose, messire Dabi ? »

Pour toute réponse, Dabi brisa les derniers centimètres qui les séparaient, agrippa le col de sa veste jaune, et l'attira furieusement contre ses lèvres.

Ici, ensembles, ils se sentaient… forts. Imbattables ?

Presque. Ils se sentaient vivre.

Quelques secondes après, Hawks décollait, agrippant Dabi sous les aisselles sans son consentement. Quelque part dans le ciel, on pouvait entendre Dabi crier :

« J'te promets, si tu me lâches pas maintenant, j'te crame ! Et rappelle-toi que dans ce corps, je sais très bien viser ! »

Et Hawks ricaner en retour :

« Si je te lâche, tu finis la tête en parfaite osmose avec le béton. Détends-toi et profite du voyage, chéri ! »

Fin


Et voilà une longue fanfic DabiHawks qui se termine ^^

Merci de m'avoir suivi jusque-là, et j'espère que ce dernier chapitre a été à la hauteur de vos attentes.

On se retrouvera peut-être sur d'autres fics, qui sait :)

Kiss à tous !