Origine 26
Lorsque Fei long et Asami se firent à nouveau face, pour la première fois depuis de longs mois, le jeune chinois sentit son propre corps le trahir.
Il eu un moment de vertige, et se cramponna à l'angle de son bureau; sa voix se brisant avant même qu'il ne put prononcer son nom. Chaque instant de ces derniers mois passés sans lui revinrent en un instant le hanter, l'opium, la culpabilité, Akira,…
Voyant Asami s'avancer, Fei long remarqua cet imperceptible changement qu'apporte l'expérience de la douleur; un regard plus sombre encore, des lèvres sévères..
Lorsque le yakuza eu fermé la porte de son bureau, et tourné à nouveau ses yeux d'ambre vers lui, Fei long oublia toute convenance. Il se jeta sur lui et l'embrassa avec fougue, glissant ses mains tremblantes dans les cheveux du japonais, haletant comme dans un de ses cauchemars, craignant de se réveiller à nouveau.
« Asami… » murmura-t-il, Asami.. »
Alors le yakuza décida de remettre à plus tard les paroles inutiles, se pencha vers lui et lui rendit son baiser.
Leurs bouches se trouvèrent comme si elles ne s'étaient jamais quittées, et Fei long retrouva avec délice cette langue impérieuse qui caressait maintenant la sienne, cette odeur... Un bras puissant enserra sa taille dans un geste de possession et il ne pu retenir un gémissement.
Sans réfléchir, ils se laissèrent tomber là, à même le sol, s'embrassant avec folie jusqu'à en devenir ivres. La main experte du yakuza s'aventura plus avant et défit un à un les liens de la tunique de soie, glissant ses doigts entre les courbes de ce corps frémissant, tandis que le jeune chinois ne pensait à rien, le visage enfoui dans le cou de cet homme qui lui procurait simplement le plus exquis des plaisir.
Ce fut sensuel et langoureux, peau contre peau, souffle contre souffle. Asami le déshabillât entièrement, tandis que Fei long détachait un à un les crans de sa ceinture. Libéré de son carcan de tissu, Asami ne prit même pas la peine de le préparer à sa venue; le chinois dans son cou murmurait son nom comme une invitation à le rejoindre, là, sur le champ; à se fondre définitivement en lui. D'un mouvement de hanche il s'offrit, laissant Asami le prendre d'abord avec lenteur puis plus profondément, et ne pu retenir un soupir en sentant la chaleur de son amant l'envahir au plus profond de son être. Le yakuza commença alors à bouger, lentement, délicieusement, son corps retrouvant ses réflexes de félins qui consommait sa proie.
Il le plaqua contre le mur, et le pénétra encore plus profondément, lui arrachant un cri qu'il étouffa sous sa main. Le regard sauvage, il allait et venait entre les cuisses du chinois sans prêter attention à ses mains avides qui le débarrassaient de sa chemise.
Il se retira un instant, pour venir passer doucement les doigts contre le sexe tendu de son jeune amant ; d'abord lentement, puis il le prit dans sa main avec plus de force, sans autre but que celui de le faire succomber. Fei long haletait de plaisir sous ses caresses, les doigts posés sur son bras comme pour le supplier d'arrêter.
« Aah…Asami non..je.. »
Le yakuza sourit et accéléra la cadence, sans pitié pour ses supplications.
Il sentait monter le plaisir au fond des yeux noirs, et comptait bien abuser de sa résistance de nombreuses fois encore…Lorsqu'il le pénétra d'un de ses doigts, Fei long eu un cri de surprise, se cambra, et se libéra violemment dans sa main.
Ses yeux sauvages brillaient de désir lorsqu'il les ouvrit enfin, légèrement essoufflé. Plus rien ne comptait que cette sensation langoureuse, absolue, sans partage, qu'Asami lui offrait. Il l'acceptai tout comme il la subissait, mais il en était dépendant, sa chair et son esprit marqués au fer rouge par ce corps puissant qui l'avait toujours dominé.
Asami n'avait pas retiré ses doigts, et continuait de jouer négligemment en lui, pressant lentement leurs corps l'un contre l'autre. Leurs ventres tendus se rencontrèrent, et le désir de Fei long durci à nouveau contre la peau brulante de son amant. Il ne put s'empêcher de gémir, encore et encore, jusqu'à ce que le yakuza ne le fasse taire sous sa bouche brulante.
« Comment était-ce avec Akira, Fei long ?, murmura-il soudain dans le cou du chinois, …On dirait pourtant que tu ne m'a pas oublié, ici… »
Les yeux du jeune chinois s'agrandirent de surprise, mais Asami ne lui laissa pas le temps de répondre. Il le pénétra, le soulevant brutalement de terre pour écarter ses cuisses face à lui, maintenant tout son corps à la seule force de ses bras.
« Aaah !» gémit Fei long lorsqu'il sentit son amant à nouveau en lui. Incapable de bouger dans cette position, il était totalement à sa merci. Fou de désir, il l'accueilli , avançant doucement les hanches pour mieux le recevoir, jusqu'à ce que toute ses ultimes résistances ne s'écroulent.
Lorsqu'il le sentit à nouveau près de la jouissance, le yakuza cessa ses va-et-vient et s'ancra profondément en lui, lui arrachant un nouveau cri. Ils se laissèrent tout deux glisser à terre.
« Réponds. Comment était-ce avec Akira ?»
Haletant, le regard vague, Fei long dû faire un effort douloureux pour reprendre un instant pied dans la réalité.
Un nouveau va-et-vient le fit gémir. Il était maintenant assis à califourchon sur les cuisses d'Asami, son torse collé au sien et la tête dans son cou. Encore un va-et-vient. Il se fit violence pour ne pas crier, et ses ongles s'enfoncèrent un peu plus dans le dos du yakuza.
« Réponds.»
« …C'était bon. »
Asami fronça les sourcils.
« Il...m'est précieux…Asami. Mais c'est… »
Sa voix se brisa sous une nouvelle vague de plaisir Asami caressait son torse et les mamelons dressés se faisaient douloureux sous ses doigts .
« …C'est de toi dont je rêvais ...toutes les nuits .» avoua Fei long dans un souffle, les larmes aux yeux.
Asami, toujours silencieux, allongea le jeune chinois sur le sol, le dominant de toute sa force et dévorant son corps offert de ses yeux d'ambres. Lorsqu'il le pénétra pour la troisième fois, Fei long se sentit basculer dans un état proche de l'inconscience. Les coups de reins du japonais, et le plaisir qu'il ressentait abolissaient en lui toutes formes de morale, de raison ou de fierté.
C'était meilleur que tout ce qu'il avait vécu, meilleur même que toutes leurs précédentes nuits d'amour. Asami l'enchainait à lui, imprimant cette dépendance dans chaque cellules de son corps. Il bougeait lentement, plus profondément encore qu'il ne l'avait jamais fait, mais sans violence, laissant simplement leurs corps s'épouser à la perfection.
D'une main il emprisonnait celles de Fei long, et de l'autre jouait négligemment avec ses lèvres entrouvertes, qui l'embrassaient, le mordaient, murmuraient son nom...
Ses cheveux rebelles se collaient à son front et à ses tempes, et sa bouche, un rien moqueuse, laissait de temps en temps échapper un soupir de plaisir lascif. Les muscles de son torses, luisants, se contractaient au rythme de ses mouvements. Jamais le yakuza ne semblait plus dangereux ni plus beau que durant l'amour.
Encore plus profond, toujours… Fei long n'avait maintenant même plus la force de s'agripper à son dos pour ne pas sombrer.
« Asami… » répéta-il… Asami ..»
« As-tu-aussi murmuré son nom, pendant qu'il te prenait ?»
Fei long, haletant, passa une main sur son visage.
« ...Je t'en prie..»
Asami affirma sa prise, et accéléra le mouvement de ses reins, observant son jeune amant se cambrer d'extase sous lui. Le yakuza l'embrassa violemment, sentant le plaisir les submerger tout deux. Les doigts du jeune chinois se refermèrent sur les siens, alors que ses gémissements ne quittaient plus ses lèvres.
« …Tu es à moi. » murmura Asami dans un souffle, tandis que Fei long, ruisselant de sueur, se libérait sous son étreinte, et succombait à un plaisir qui dépassait toute mesure, toute compréhension.
Le chinois se réveilla quelques heures plus tard, allongé sur la méridienne de son bureau. Il mit plusieurs minutes à retrouver ses esprits, sentant encore en lui la fatigue et l'oubli qu'apporte l'extase. Le soir tombait si il en jugeait par les ombres mordorées qui s'étiraient sur le plafond…Il devait se ressaisir, se lever. Asami était-il parti ? Fei long n'avait même plus force de tourner la tête.
« De nouveau parmi nous ? » murmura une voix près de lui, qu'il reconnaitrait entre toutes.
« Tu es là… »
« J'ai jeté un coup d'œil à tes dossiers, pendant que tu étais inconscient.» sourit le yakuza
« Pour l'amour du ciel, je n'étais pas…inconscient… Et tu n'as en aucun cas la permission d'espionner Baishe.»
Un simple rire moqueur lui répondit
« Allons donc. »
Asami s'approche de lui, tenant quelques documents à la main. Arrivé à la hauteur de Fei long, il les déchira et les laissa tomber en pluie sur le corps alangui du chinois.
« Je te saurais gré de ne pas ouvrir de voie de contrebande dans le détroit de Qiongzhou, il s'agit de notre territoire. »
Le yakuza se baissa, et embrassa férocement le jeune homme.
« Mauvais garçon, tu veux me doubler ? »
Fei long ne répondit rien mais sourit à son tour. Il se redressa , et remonta sur ses épaules sa longue tunique de soie.
« Tu vas te lasser de ton monopole Asami, tu as besoin de challenge.»
« Tu n'a vraiment pas envie que je m'intéresse à quelqu'un d'autre que toi, n'est ce pas… »
« Dis plutôt que personne d'autre n'est digne de ton attention. » sourit Fei long, en attachant les derniers liens de sa tunique. Contre toute attente Asami ne répliqua pas, et se contenta de venir s'asseoir à côté de son jeune amant. Il alluma une cigarette;
« Je suppose que tu ne fumes toujours pas ? »
« Non »
Le yakuza exhala de longues bouffées de fumées avant de reprendre la parole, mais Fei long fut plus rapide.
« Pourquoi es-tu ici? »
...
"A ton avis, Fei long?"
Le regard d'Asami devient noir, inquisiteur.
"Tu viens de déclencher une guerre avec les Arbatov, sais-tu ce que cela signifie?"
"Bien évidemment".
Fei long avait répondu sèchement, l'esprit de nouveau parfaitement clair, et profita du silence qui suivit pour se rhabiller. A cet instant, il était bien peu enclin à ce qu'on lui fasse la leçon.
Asami reprit: "Alors, sache que j'agis aujourd'hui dans mon seul intérêt, car tu es un grand garçon, tu dois le savoir..."
Il s'approcha de lui, presque contre ses lèvres qu'il effleura.
"Dans cette nouvelle guerre qui opposera Baishe aux Arbatov, je suis venu décider du vainqueur."
