Hello chers lecteurs, j'ai remanié un peu le chapitre 31, l'histoire finale ne change pas, juste la forme et l'ordre de certains événements
Vous devriez reprendre quelques chapitres avant pour être à la page! Merci de me suivre!
ps: Ceux qui aiment bien Park, levez la main?
Hong Kong- le lendemain matin
Fei long ouvrit un œil, puis deux. Il avait froid, et se sentait faible...Ou était-il?
Sa main rencontra soudain le corps endormi à ses côtés, et il réprima un mouvement de surprise.
Asami.
Fei long se releva lentement et le regarda, l'air indéchiffrable.
C'était rare de le voir si profondément endormi, sans défenses et sans masque. Sans l'ironie et la froide intelligence de ses yeux dorés, Asami lui paraissait tout d'un coup presque...vulnérable.
Quel âge avait-il déjà, 30 ans. Oui…encore jeune.
Fei long, Asami, et peut-être aussi Mikhail Arbatov étaient de véritables exceptions dans le milieu de la pègre mondiale. Jamais on n'avait vu des chefs mafieux aussi jeunes, et néanmoins aussi puissants. Les ainés et les autres clans les craignaient, sans les comprendre...Mais après tout que leur importait?
Ils étaient une nouvelle génération de parias, habitués au mépris, à la toute-puissance de l'argent et au goût du sang.
La fièvre de Fei long était retombée, et il se souvenait par bribe de son arrivée sous la pluie, la veille. Des lambeaux de conversation, des larmes, des supplications...
Mon Dieu avait-il été assez fou pour avouer à Asami qu'il l'aimait?
"Pauvre imbécile!" siffla Fei long entre ses dents.
Il se leva sans un bruit et quitta la chambre. Le grand salon était encore plongé dans l'obscurité, et seule une aurore timide éclaircissait l'horizon.
N'était-il pas temps d'en finir enfin? De se libérer de cette passion destructrice qu'il ressentait envers le japonais, qui lui labourait le cœur et l'esprit à chaque fois que des yeux d'ambres se posaient sur lui? Tout ceci n'avait que trop duré. Quand deviendrait-il enfin celui qu'il aspirait à devenir… ? Un homme puissant, impitoyable, cruel, sans attaches et surtout sans maître.
Il allait le quitter, il le fallait. Il le fallait.
Doucement, il appuya son front contre le verre glacé de la baie vitrée.
"Fei long?"
Le chinois se retourna brusquement. Asami était là, dans l'encadrement de la porte, les cheveux décoiffés, ses yeux encore embués de sommeil semblaient l'interroger.
Cela faisait longtemps que Fei long ne l'avait pas vu ainsi. Il était si beau.
"Tu parles tout seul?" demanda le japonais
"...Ça m'arrive."
"Et de quoi parlais-tu?"
"De te quitter."
Asami ne releva pas, mais sa mâchoire de crispa. Il était si fatigué tout d'un coup. Jamais il n'avait dormi aussi profondément que la nuit dernière, avec Fei long a ses côtés. La lassitude, la tension et les souffrances de ces derniers mois semblaient finalement l'avoir rattrapé. Il haussa les épaules.
" Je retourne dormir Fei long. Viens...part...Fais ce que tu veux." lança-t-il simplement, avant de tourner les talons.
« Reste ici ! »
Fei long, malgré lui avait presque crié.
Asami intrigué se retourna, hésita un instant, puis avec un soupir consenti à venir s'asseoir dans le vaste canapé du salon.
« …Tu fais chier, Fei long. »
Avisant son portable sur la table basse, Asami le prit et appuya sur une unique touche :
« Oï, Kirishima. Apporte nous du café. »
Il reporta son attention sur Fei long qui n'avait pas bougé, contemplant la beauté du paysage à travers la baie vitrée.
« Mon île n'est-elle pas magnifique, Asami ? »
Seul le bruit d'un briquet lui répondit, et celui du souffle exhalant l'épaisse fumée.
« Je sais que c'est toi qui a placé un million sur la tête d'Akira. »
« Et alors ? »
« Comment as-tu osé ? »
« …Et alors ? »
L'arrogance d'Asami le mis soudain hors de lui.
« Et alors, pourriture ?! Tu tiens tant à te venger de moi pour avoir osé regarder un autre homme que le grand et fier Asami Ryuichi ? Mais tu es pitoyable ! Tu sais que j'ai besoin de lui, tu sais qu'il est mon bras droit…C'est Baishe que tu veux aussi ? En plus de l'exclusivité totale de mon cul? »
« Tu es vulgaire. »
« Et alors ? » ricana Fei long avec hargne, le ton lourd de ressentiment.
Leurs regards s'affrontèrent, impitoyable. Le jeune chef de Baishe avait grandi, Asami pouvait le voir dans la fureur de ses yeux, dans la droiture de sa carrure. Il était devenu un homme fier et froid…Quelle beauté. A chaque fois, il ne pouvait s'empêcher d'en être ému.
« Tu l'aimes ? »
« Akira ? »
« Oui, Akira. Tu l'aimes ? »
Fei long siffla de dépit et s'approcha, leurs visages n'étant plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Un rictus d'une cruauté glaciale déforma ses lèvres :
« Qu'est-ce que ça peut te foutre, yakuza ? »
Un poing s'abattit brutalement sur sa mâchoire et l'envoya au sol.
Asami s'était levé et le regardait de toute sa hauteur, frémissant de colère et de mépris.
« Si tu me parle un nouvelle fois sur ce ton, je te tue Fei long.»
Le jeune chinois, toujours à terre, massait sa mâchoire endolorie, un vague sourire aux lèvres.
"Ça m'est égal Asami, si tu savais…Je n'en ai rien à faire de crever. "
« Tu te fous aussi de Baishe alors ? »
...
Fei long se releva, un peu calmé, et s'assit aux côtés du japonais.
« Baishe… » murmura-t-il. L'image de son père s'imposa alors dans son esprit, et malgré lui ses yeux se remplirent de larmes. Il se prit la tête dans ses mains, indifférent au regard lourd du japonais et à son jugement. De longues minutes passèrent en silence, et finalement, il reprit la parole :
« Ecoutes Asami…Tu as raison. Baishe est la chose la plus importante pour moi, plus que ma vie. Mais il a fallu que tu arrives, et que tu bouleverse tous mes plans, tout mon monde. »
Asmi ne répondit pas. "Baishe est la chose la plus importante pour moi." Cette phrase l'emplit de rage sans qu'il ne comprenne réellement pourquoi.
Ils furent dérangés un bref instant par Kirishima, discret comme une ombre, qui disposa devant eux 2 tasses de café fumantes, pour repartir aussitôt en s'inclinant.
Lorsque la porte se fut refermée derrière lui, le jeune chinois eu un sourire :
« …Réponds-moi Asami. Est-ce par pure jalousie que tu veux la mort d'Akira ? Est-ce que tu ne supportes pas la concurrence, alors même que je viens en plein orage, seul, me traîner à tes pieds comme hier ? »
Le jeune chinois se tourna vers le yakuza, ses yeux noirs presque paniqués, et l'agrippa brusquement par le col de sa chemise :
« Bon Dieu quand comprendras-tu qu'il n'y aura jamais de concurrence, Asami ?! »
Un long silence suivi son terrible aveu.
...
« Ce n'est pas ce que tu crois, Fei long. » répondit lentement le japonais. Il prenait son temps, réfléchissait.
« Je me suis maudit de nombreuses fois de vous avoir réunis, Akira et toi, je serais idiot de le nier. Et j'ai envie de le voir crever, oui, pour avoir osé toucher ce qui m'appartenait. »
La main de Fei long se crispa sur la tasse de porcelaine.
« …Mais c'est pour sauver ta vie et Baishe que j'ai sacrifié celle d'Akira. Auprès d'Arbatov. »
« Mikhail ? »
"Oui."
Fei long tremblait.
« Pour sauver ma vie? Asami…C'est une déclaration ? »
« … »
Fei long s'approcha de lui, prenant son visage dans ses mains, il approcha ses lèvres de celles d'Asami, sans les toucher, avec une lenteur infinie :
« C'est une déclaration ? » murmura-t-il.
Ses lèvres effleurèrent celles du japonais, et leur souffle saccadé trahissait leur trouble.
Asami sorti de sa réserve et plaqua sa bouche contre celle de Fei long, possessif. Il céda.
« …Si tu veux, gamin. »
….
Fei long lui rendit son baiser, furieusement passionné, glissant ses doigts dans les cheveux noirs. Mais bientôt, il devient brutal et les tira en arrière, exposant la gorge d'Asami à ses lèvres ou à ses dents.
Le yakuza grimaça.
« Ne crois pas Asami que je ne vois pas clair dans ton jeu,… » murmura Fei long, « …un homme comme toi ne fais rien par amour ou par sollicitude, je ne suis pas si naïf. C'est toi-même qui me l'a appris. Tu as juste trouvé la meilleure excuse du monde pour tuer ton rival, et tu pensais même que je t'en remercierais, que je te tomberais dans les bras, et que tu me baiserais enfin débarrassé d'Akira ? »
Un long silence lui répondit. Asami alluma une nouvelle cigarette, l'air sombre. Il ne songea pas à nier: même incomplète, tout était l'exacte vérité.
Le jeune chinois se releva, fier et glacial.
« Je ne saurais jamais ce que tu caches au fin fond de ton âme, Asami, et je sais que tu ne me le diras jamais. Peut-être que tu m'aimes, peut être que tu me hais…Mais finalement peu importe. Je me libère de toi aujourd'hui, à cet instant. Nous redeviendrons ce que nous sommes, deux mafieux, deux parias séparés par la mer du Japon.»
Asami le regarda, ses yeux d'or plantés dans les siens, la mâchoire crispée. Comment avaient-ils pu en arriver là?
« A ta guise, Fei long » gronda-t-il.
Le jeune chinois jura en mandarin. Asami jusqu'au bout serait donc fidèle à lui-même.
Le souffle court, les mains tremblantes, il boutonna les derniers boutons de sa chemise froissée, et lui jeta un regard de défi.
« Zuo bié, dà fù. »* lâcha-t-il, méprisant, en passant la porte.
(*Adieu, maître.)
….
Resté seul, Asami mis quelques secondes à comprendre que la tasse en porcelaine venait d'exploser sous la pression de ses doigts. Le sang coulait, et sur sa poitrine la cicatrice de sa blessure le faisait souffrir. Ou bien était ce autre chose...
Lentement, il enfoui son visage dans ses mains.
Le soir, Lan Kwai Fong, Manoir Liu
Akira commençait à s'inquiéter de l'absence de Fei long.
Il gérait l'intérim de Baishe sans lui, mais l'aura puissante de son jeune maitre manquait à tous.
Il avait essayé de lui téléphoner mais sans succès. Il se doutait que Fei long était avec Asami et cela le plongeait dans une irrépressible mélancolie. Il n'avait plus de colère ni de jalousie, juste une noire et profonde tristesse, faite de faux souvenirs et de vrais regrets.
Depuis que sa tête était mise à prix, il n'était plus question pour lui de sortir du manoir, ni même d'être libre de ses mouvements. Il en avait parlé avec Fei Long pendant de longues heures...Il fallait fuir. Et il ne pouvait s'y résoudre.
Il jeta un coup d'œil à son poignet, où brillaient les trois anneaux d'argent que lui avait offert Fei long lorsqu'ils étaient amants, et son cœur se serra. Il repensa à son aventure de la veille avec le jeune coréen… il avait quitté Park lorsque celui-ci dormait encore, et ne l'avait pas revu depuis. Peut-être que l'assassin regrettait ses aveux enfiévrés après tout ?
Il ne le reverrait sans doute jamais.
Comme pour lui donner tort, on frappa à la porte.
"Entrez."
Park entra alors, l'air résolu. Il semblait avoir beaucoup muri depuis la veille. Etrangement, il n'avait plus cet air d'adolescent qui lui valait tous les sourires, et toutes les indulgences. Celui qui se tenait devant son bureau avait tout d'un homme, ses yeux noirs presque sévères.
Akira eu un léger sourire.
"Je me demandais si j'allais te revoir."
Park hésita un instant, et opta à son tour pour le tutoiement.
"Alors c'est que tu as une bien piètre opinion de moi."
" Disons que…tout le monde n'assume pas facilement de tels actes et de telles paroles, crois-moi."
"Je ne suis pas tout le monde, Rin".
Akira ne s'offusqua pas de l'emploi de son prénom.
"Non. Effectivement."
Park lui lança un regard interrogateur.
"Akira, je pourrais mourir plutôt que renier le moindre mot de ce que je t'ai dit hier. Mais si toi, tu le souhaite..., alors je disparaitrai."
Le japonais fut touché. Il se leva, contourna le bureau et pris le visage du jeune coréen entre ses mains.
"Non, je ne regrette rien."
Il le regarda longuement, et finalement approcha doucement ses lèvres de celle de l'assassin. Ils le savaient...si elles se touchaient, leur aventure ne serait plus une nuit sans lendemain. Ils ne pourraient plus l'oublier ou prétendre qu'elle n'avait pas eu lieu. Au dernier moment, le souffle court, Akira hésita. Rien n'allait, ce n'était pas le moment, cette histoire avec Park n'avait aucun sens...
Trop tard.
Le coréen avait pris les choses en main et l'embrassait avec passion, les doigts glissées dans ses cheveux longs lui faisaient délicieusement mal, et ces lèvres...Ces lèvres étaient un miracle inattendu contre les siennes.
Ils auraient à nouveau fait l'amour là, sur le sol, si un éclat de soie noire n'avait pas attiré l'œil d'Akira.
Ce froissement d'étoffe, il ne le connaissait que trop bien
"Fei long!"
….
Le jeune chef de Baishe les regardait depuis la porte, stupéfait, glacial.
Ses yeux allaient de l'un à l'autre, sans qu'Akira ne puisse déterminer ses sentiments. Pendant quelques minutes, le temps paru suspendu à la froideur de ses yeux noirs.
"tsss."
Avec un soupir le jeune chinois fini par entrer, et referma soigneusement la porte derrière lui. Sans un mot, il s'assit sur la méridienne, ne les quittant pas des yeux.
Se sentant de trop, Park voulu sortir pour les laisser seuls mais Fei long agrippa son bras lorsqu'il qu'il passa devant lui et gronda avec un sourire féroce.
" Toi tu ne bougeras que quand je l'aurais décidé."
"Maître.."
Un silence gêné s'installa entre les trois hommes, que le jeune chef de Baishe ne semblait pas disposer à dissiper. Sans pitié, pour une fois il profitait sans vergogne de sa toute puissance.
"Dis moi Park...depuis combien de temps êtes-vous amants?"
Park haussa les épaules, insensible au cynisme.
"Nous étions précisément en train de le devenir, Fei Laoban."
Akira le dévisagea. Etait-il fou?! Le corps tendu, le japonais guetta la réaction de Fei long à cette brutale provocation. Mais après un long silence, le chef de Baishe esquissa finalement l'ombre d'un sourire.
" Je vois." répondit-il, avec une certaine mélancolie que seul Akira su déceler.
Il se leva sans hâte et se servi un verre de whisky, jetant un regard laconique à ses deux employés qui attendaient, tendus, son bon vouloir.
"Park, va attendre dehors."
...
Lorsque la porte se referma, Fei long reporta son attention sur Akira, et l'air se fit lourd entre eux.
Avec un soupir las, le chinois prit place sur la méridienne, passant lentement la main dans ses longs cheveux.
"Eh bien..me voila vite remplacé."
Akira esquissa l'ombre d'un sourire.
" Ce n'est pas le cas, et tu le sais."
"Je n'ai pas besoin d'explications."
"Et je ne t'en donnerais pas, à moins que tu ne l'ordonnes."
Akira, appuyé sur le bord de son bureau, releva les boucles de cheveux qui lui tombaient devant les yeux. Il inspira profondément.
"Est ce que tu me l'ordonnerais, Fei long?"
"Non. Bien sur que non."
Lentement le jeune chinois retira sa veste, et déboutonna les premiers boutons de sa chemise. Renversant sa tête contre le dossier de la méridienne, il fixa le plafond.
"J'ai parlé avec Asami."
Akira pinça imperceptiblement les lèvres. Fei long poursuivit:
"Nous...allons probablement ...Nous allons nous affronter dans les mois qui viennent. Te protéger va devenir impossible, même pour moi. Quand bien même je transformerai le manoir en forteresse, je ne peux pas t'y garder prisonnier comme tu l'es aujourd'hui."
Tandis que Fei long parlait, Akira vint s'asseoir à ses côté, et après un instant d'hésitation leurs doigts se mêlèrent. A son tour il renversa la tête contre le dossier en velours noir, laissant son regard se perdre au dessus de lui.
Fei long avait frémit au contact de sa peau.
"Je te demande pardon, Akira...C'est par jalousie qu'Asami veux te voir mort, et c'est ma faute. Entièrement."
"Ce n'est pas par jalousie, Fei long."
"Et quoi.. Par amour? Ne sois pas ridicule! "
Sentant que la blessure était à vif, Akira resta un moment hésitant, avant de poursuivre d'une voix plus sombre:
"Fei long, la situation est si triviale...Asami est fou de toi. Est-ce que tu peux l'entendre de ma bouche? Car de la sienne tu ne l'entendra jamais. Et moi... je le hais comme je n'ai jamais haï personne, et je crève de jalousie chaque jour un peu plus."
"..."
Un long silence s'installa, qu'aucun d'entre eux ne semblait vouloir briser.
Finalement, le jeune chef de Baishe inspira profondément, se pencha vers Akira et pressa ses lèvres sur les siennes. Désespéré.
" Si j'avais été moins aveugle, j'aurais été heureux avec toi à mes cotés. " murmura-t-il tandis qu'Akira lui rendait son baiser.
...
Lentement, les mains de Fei long s'égarèrent un instant dans les boucles noires mais bientôt il s'éloigna.
"Tu dois fuir. Ce soir."
Le souffle court, Akira réajusta le col de sa chemise et se redressa .
"Alors c'est ça...Ce sont nos adieux, Fei long?"
"Pars ce soir, et c'est un ordre." répéta le jeune chinois d'une voix sourde. "Pars avec Park. Il te protègera, il t'aime cet idiot, comme si je ne l'avais pas remarqué. J'aurais mieux fait de le foutre dehors ou de le tuer, à l'époque."
Le japonais sourit doucement:
"J'ai bien peur que ce soit vrai."
Fei long se leva, s'arrachant à la caresse du velours noir et rompant brutalement la douceur du moment. Il se dirigea vers la porte d'un pas vif, et suspendit son geste au moment de l'ouvrir, sa main restant suspendue en l'air, un bref instant... imperceptible.
"..Qu'y a -t-il?
"...Moi aussi je crève de jalousie." murmura Fei long.
Sans laisser au japonais le loisir de répondre, il ouvrit la porte d'un geste vif. Comme il s'y attendait, Park SunHyoo était patiemment assit à même le sol, quelque mètres plus loin. Cette attention fit sourire le chef de Baishe, qui d'un simple geste l'invita à entrer. Le coréen ne pu réprimer un frisson en frôlant Fei long au passage, sentant dans sa nuque le regard froid et dur comme une lame acérée.
"Park.." reprit le chef de Baishe en refermant la porte derrière lui, "...je te donne ce soir ton dernier ordre. Mais je pressens que tu n'auras aucun mal à l'exécuter."
Le coréen le regarda sans comprendre.
"Je te libère de mon service, en échange d'un serment" dit il en désignant Akira, "... Sois son bouclier. Protèges-le... comme si ta vie en dépendait."
" Maître...C'est un ordre que vous n'avez pas besoin de me donner."
" Je sais. Vous partez ensemble, Park, et vous partez ce soir. J'ai déjà fais fabriquer vos passeports."
Sans l'ombre d'une hésitation, Park s'inclina.
"A vos ordres."
...
Akira resta étrangement silencieux . Ses iris pâles s'attardèrent sur l'un et l'autre des deux hommes qui lui faisaient face. Et soudain, sans un mot, comme obéissant à une pulsion impérieuse il s'agenouilla face à eux, jusqu'à toucher le sol de son front, conscient du sacrifice offert.
Fei long, ému, détourna le regard. Tout était dit.
