Bonjour tout le monde ! Me revoilà pour un petit chapitre mais où beaucoup de chose se passe tout de même, quelques pions entre en actions et... nous verrons bien ! ;)

Camille G : Ta demande est bien prise en compte et je peux t'assurer que cela reviendra sur le tapis ;) Merci beaucoup !

Tatoflo : Merci beaucoup ! :) Pour la répétition, j'avais d'abord penser à Roméo et Juliette effectivement, mais je voulais une histoire un peu plus "sorcière" car nous avons tendance à voir le moldu dans le monde sorcier mais il ne faut pas oublier qu'ils ont également toute une culture dont nous entendons peu parler, au final ! Je ne reviendrais pas avec une nouvelle pièce de théatre, les ASPIC approchent à grand pas, et même s'il y en avait une, Drago aurait déjà dû se faire bien plus présent et vindicatif alors qu'ici il fait plutôt profil bas ;) Merci tout de même et n'hésite pas à me proposer d'autres choses ! :)

Hitori : C'est toujours un plaisir, peu importe quand ;) Pour les moments de malentendu, je ne peux pas dire, je pense que Severus va commencer à se douter qu'on le prend pour un con (et il aura pas tort ^^) peut-être Harry ? Ce n'est pas prévu pour le moment mais ça ne veut pas dire que cela ne viendra jamais ;) Pour une confrontation Raylor/Sev/Harry, je ne doute pas qu'il y en aura une, et toi non plus après ce chapitre ;)

Merci à tou(te)s et bonne lecture à vous !


Chapitre 6 : L'avenir

Après avoir essayé de travailler sur leurs devoirs, Harry et Hermione étaient tellement perturbés par l'attitude de Ron qu'ils décidèrent tous les deux d'aller à Pré-Au-Lard. Ils s'y dirigeaient tranquillement quand ils virent au loin Fred, George et Charlie qui semblaient clairement attendre quelqu'un.

- Oh ! Harry, Hermione, ça va ? Vous n'auriez pas vu Ron et Ginny ? Ils devaient nous rejoindre…

- Ça va, mais pour tout vous dire, on s'est disputé avec eux, donc c'est possible qu'ils aient oublié de venir !

- Vous vous êtes disputé ?

Les trois Weasley semblaient à peine étonnés mais étaient clairement curieux, Ron et Ginny étaient les deux derniers et ils avaient eu l'habitude de tout avoir. Charlie l'avait découvert en revenant régulièrement en Angleterre après la première année de Ginny, mais Fred et George l'avaient compris depuis bien longtemps. Ginny avait le droit à tout ce qu'il y avait de mieux, pas qu'ils en étaient vraiment jaloux, à présent ils étaient beaucoup moins d'enfants à la maison donc c'était logique que leurs parents puissent se permettre un peu plus, mais Ginny avait pris ça pour acquis, oubliant qu'ils n'avaient pas tant d'argent que ça. Et Ron avait jalousé sa sœur et tous ses frères chaque fois qu'ils recevaient un peu d'attention, ce qui était déjà rare en soi. Qu'est-ce que cela serait si eux faisaient pareil ? Leur mère ne pouvait pas se dédoubler et leur père passait son temps au Ministère pour ramener des Gallions à la maison, ou dans sa remise pour bricoler. Les jumeaux adoraient aider leur père à modifier des objets moldus pour pouvoir les transformer à l'aide de la magie.

- Oui, admit Hermione. Ce n'était pas la première fois, mais j'ai bien peur que ce soit la dernière.

- J'ai l'impression que vous avez beaucoup de choses à nous raconter…

Les trois Weasley suivis d'Hermione et Harry entrèrent aux Trois Balais et une fois qu'ils furent tous devant un verre, les deux Gryffondors de septièmes années racontèrent ce qu'il se passait à Poudlard.

- Si j'ai bien compris, après leur avoir dit que tu étais gay, ils vous ont accusés d'être ensemble ?

- C'est bien ça !

Fred et George n'en revenaient pas, ils connaissaient très bien Harry, peut-être même tout autant que leur frère cadet, et ils savaient que le brun n'était pas du genre à mentir ou déformer la vérité. Soit il disait la stricte vérité, soit il ne disait rien. Mentir sur une telle chose n'était vraiment pas dans le tempérament d'Harry, et si Ron en doutait, c'est qu'il ne le connaissait pas ou ne lui faisait pas confiance, ce qui revenait à peu près au même. Leur frère perdait à la fois sa petite-amie et son meilleur ami, et bien qu'ils aimaient leur frère, les jumeaux ne pouvaient s'empêcher de penser qu'il ne les avait jamais vraiment mérités.

- Qu'est-ce que vous faites là ?

Charlie était estomaqué, il avait écouté les deux Gryffondors sans trop parler, il ne les connaissait pas vraiment et espérait que tout cela n'était pas vrai. Par contre, il connaissait très bien les jumeaux et le fait qu'eux les croyaient l'avait un peu attristé, est-ce que Ron et Ginny étaient réellement comme ça ? Il ne les avait pas connu longtemps, il était parti de la maison avant même que Ron n'entre à Poudlard et en vivant au château une grande partie de l'année scolaire, il avait raté beaucoup de choses et le regrettait souvent. Et maintenant Ron qui venait d'arriver sans qu'aucun d'entre eux ne l'ait vu, parlant d'une telle façon, il avait l'impression de retrouver le Ron de quatre ans qui faisait une colère parce qu'il n'avait pas le droit de voler sur un balai.

- On discute avec Hermione et Harry, répondit calmement Charlie.

- Et nous alors ? On devait se rejoindre !

- Oui. On a d'ailleurs attendu une heure et demie !

- Heureusement que personne ici n'a des obligations importantes comme un travail par exemple, fit Fred.

- Et Merlin soit loué que personne n'ait eu à libérer du temps pour pouvoir passer quelques heures avec leurs frère et sœur, termina George.

Hermione et Harry décidèrent de partir avant que cette histoire ne se gâte encore plus, ils en avaient plus qu'assez de toutes ses bêtises et ne souhaitaient qu'un peu de tranquillité. Après avoir remercié les trois Weasley plus âgés, ils partirent faire un tour à Pré-Au-Lard, comme ils en avaient eu l'intention en premier lieu, laissant ainsi Ron et Ginny face à leurs frères.

HPSS HPSS

- Directeur ?

- Oui, Professeur Raylor ?

Severus était désespéré. Déjà, il avait l'image de son Harry avec Hermione Granger, et bien qu'il sache que tout cela était faux, il ne pouvait s'empêcher de les imaginer ensemble et de se dire qu'ils formeraient un beau couple. Granger pourrait être la femme qui apporterait à Harry ce qu'il avait toujours souhaité, une famille. Lui ne le pouvait pas, la magie faisait beaucoup de choses mais il n'était pas encore possible de voir un tel miracle arriver, un homme portant la vie. Et adopter, il aurait bien dit oui, mais il savait d'ores et déjà qu'il ferait un père lamentable avec l'enfance qu'il avait eue, à quoi bon ? Et maintenant, Raylor qui revenait à la charge, il avait à peine la force d'être patient avec l'homme.

- Pouvons-nous parler en privé, s'il vous plait ? J'ai à vous parler de choses que vous ne voulez certainement pas… ébruiter.

Un seau d'eau glacial semblait lui être tombé dessus, même s'il n'en montra rien. Il conduisit Raylor jusqu'à une pièce vide et lança plusieurs sortilèges pour préserver leur intimité. Raylor se jeta à ses pieds presque immédiatement, s'agenouillant devant lui dans une position soumise, la bile monta dans la gorge de Severus, il n'était pas le Seigneur des Ténèbres pour l'amour de Merlin !

- Je vous ai vu, avec Potter… Je sais que vous avez une relation. Mais je suis un bien meilleur choix, je vous le promets !

S'en suivit une longue plaidoirie comme quoi Raylor était un bien meilleur soumis qu'Harry, Severus n'en doutait pas, Harry n'avait pas grand-chose de soumis et c'était justement ce qui lui plaisait. Bien sûr, ils n'avaient pas encore fait l'amour mais Severus ne doutait pas qu'Harry resterait tel qu'il le connaissait, un Gryffondor fougueux et passionné. Raylor était tout ce que Severus ne chercherait jamais chez un partenaire mais il ne semblait pas le comprendre. Il devait alors commencer leur plan de secours pour ne pas être découvert.

- Raylor… Philippe… Je ne doute nullement de votre sincérité, mais le fait est que je ne peux sortir avec vous. Je n'entretiens aucune relation d'aucune sorte et il serait mal vu de la part du Directeur de sortir avec un élève ou même un Professeur… Ma position est déjà bien assez délicate…

- Mais… Je peux démissionner ! Garder notre histoire secrète pour le moment ! Je sais que vous êtes avec Potter ! S'il le faut, j'en informerai la presse !

Raylor en vint exactement là où Severus ne l'avait pas souhaité, mais il s'en était douté. Pourquoi Raylor voulait tant être avec lui ? Il ne le savait pas, tout comme il avait encore du mal à comprendre les raisons d'Harry.

- Potter me fait déjà chanter, Philippe. Je n'ai pas le choix pour le moment. Il n'est peut-être qu'un adolescent mais il a fait la guerre et a appris beaucoup de choses sur mon passé. Et il reste le héros de notre monde, qu'importe ce qu'il pourrait bien dire à mon sujet, que cela soit vrai ou non d'ailleurs, je me retrouverais à Azkaban avant même d'avoir dit «Serpentard».

- Alors… baisez-moi ! Devant lui, pour qu'il comprenne qui vous êtes réellement !

- Je ne peux malheureusement rien faire sans son autorisation… J'ai dû… J'ai dû prêter un serment inviolable… Seul un monstre peut vous faire prêter un tel serment, quelqu'un qui vous aime ne le ferait jamais…

Severus se forçait autant que possible à montrer de la fragilité et de la sincérité alors qu'il n'avait qu'une envie, mettre Raylor dehors et retrouver Harry. Il espérait qu'en parlant de serment, il ne l'obligerait pas à en faire un, il n'avait aucune envie d'avoir une nouvelle épée de Damoclès au-dessus de la tête, une fois avait été bien assez !

- Heureusement, cela ne durera que jusqu'à la fin de l'année scolaire, jusqu'à la veille de son dernier jour à Poudlard. Après, je serais un homme libre. Si d'ici là personne n'a remis ma réputation en doute, Philippe… Car vous savez comme moi que tout le monde préférera croire Harry Potter, qu'importe les preuves qu'on pourrait apporter, alors je pourrais envisager un avenir.

Raylor pourrait avoir plein de questions à poser et Severus n'était même pas certain de pouvoir y apporter toutes les réponses, mais il avait dévié la conversation sur le sujet principal, si Raylor tenait sa langue encore quelques mois, Severus serait libre d'Harry Potter. Et c'était tout ce que Raylor devait savoir, rien ne devait filtrer pour le moment et même si Severus avait appris à ne pas aimer jouer avec les sentiments des gens, il n'hésiterait pas à le faire si cela pouvait sauver son poste à Poudlard. Il savait qu'il n'irait pas à Azkaban, il y avait très peu de chance si vous aviez le soutien inconditionnel d'Harry Potter, mais il pourrait perdre son poste de Directeur de Poudlard et à sa grande surprise, il aimait beaucoup sa place.

- Une fois l'année scolaire terminée, nous pourrons être ensemble ?

- Nous pourrions, oui. Mais cela devra rester secret, je serais encore votre employeur…

- Et si je démissionne ?

Un sourire étira les lèvres de Severus, c'était encore mieux si l'homme démissionnait, cela lui éviterait de le virer et les nombreuses questions qu'on lui poserait à ce sujet. Raylor partit une bonne demi-heure plus tard avec l'espoir que quelque chose se passerait entre eux quand juillet arriverait. Il se demanda pendant un bref instant si sa vie serait un jour calme et paisible, il y avait peu de chance, surtout avec Harry Potter comme compagnon !

HPSS HPSS

Harry n'avait pas du tout apprécié l'histoire avec Raylor, il devait à présent redoubler d'efforts pour ne pas proclamer Severus Snape comme étant son compagnon à lui et à personne d'autre ! Heureusement qu'il n'avait pas pris en option Étude des Moldus, cela aurait été un véritable carnage.

- Tu ne voudrais pas un jour… une famille ?

La question prit Harry au dépourvu, il ne s'était pas attendu à ça avant quelques mois. Une famille ? Bien sûr qu'il en avait voulu une, depuis bien longtemps, mais il avait fait une croix dessus quand il avait su qu'il était l'élu. Cependant, il avait survécu, et il avait dû faire encore une croix dessus quand il était tombé amoureux de Severus, un homme ne pouvait pas faire un enfant avec un autre homme. Il n'avait pas encore connaissance de tout ce qu'il était possible de faire en matière de magie, mais il était certain de ça.

- On sera une famille, Severus.

- Oui… Oui, je sais. Mais je veux dire, avoir des enfants ?

- Je ne sais pas, répondit Harry en réfléchissant. Je crois que je me suis fait à l'idée de n'avoir jamais d'enfant. Ce n'est pas grave… je veux dire… ce n'est pas comme si je n'allais jamais avoir des enfants à cajoler ! Il y a Teddy, je suis son parrain après tout, ça compte, non ? Puis, y aura les enfants d'Hermione et de mes autres amis.

- Harry… Je ne veux pas te priver de ça.

Les mots étaient durs à dire, mais Severus était prêt s'il le fallait, il était prêt à laisser Harry partir pour avoir sa famille, ses enfants. Il regardait au loin, détournant la tête pour ne pas croiser les yeux d'Harry, mais il sentit l'une de ses mains prendre doucement la sienne.

- Je t'aime, Severus. Peu importe ce que j'aurais aimé dans ma vie, mes attentes, mes rêves, mes espoirs… Alors oui, peut-être qu'un jour j'aimerais avoir un enfant, mais je t'aimerais toujours et si tu n'en veux pas, ou si on n'arrive pas à adopter un enfant, cela ne veut pas dire que je te quitterais car pour moi, tu es plus important que tout le reste. Peut-être aussi que je ne voudrais jamais d'enfant, après tout… j'aime ma tranquillité aussi, pouvoir faire ce que je veux, et je suis sûr que d'ici quelques mois, beaucoup de mon temps sera occupé à des activités très plaisantes…

- Gamin !

- Oh ! Mais je ne nie pas… Professeur Snape… murmura sensuellement Harry à son oreille. Mais de quoi as-tu peur exactement ?

- Je ne pense pas que je ferais un bon père, avoua Severus.

- Et moi, je suis certain que si.

- Je n'ai pas eu un très bon exemple…

- Je doute qu'on enferme notre enfant dans un placard et qu'on le dispute ou le frappe juste pour le plaisir de pouvoir le faire, n'est-ce pas ?

- Non ! Non ! Bien sûr que non ! Je ne ferais jamais ça !

- Je sais, Severus. C'est justement pour ça que tu feras un bon père. Mais on a le temps d'y penser de toute manière, Severus. Et on pourra voir Teddy tous les deux… Je nous vois déjà nous baladant dans la forêt Interdite, tu lui montreras les différents arbres et plantes, et moi je lui apprendrais à parler avec les centaures…

- Nous n'irons pas dans cette forêt avant qu'il n'ait appris à se défendre avec une baguette, Harry ! C'est bien trop dangereux !

Le sourire éblouissant d'Harry voulait tout dire, il avait piégé Severus et celui-ci s'était fait prendre entre les crocs de son Gryffondor préféré. Harry l'embrassa tendrement avant de poser sa tête sur son épaule.

Le pire était que Severus s'imaginait parfaitement la scène, lui, tenant une toute petite main dans la sienne pour ne jamais laisser s'échapper l'enfant, s'agenouillant et lui montrant les différentes plantes, herbes et fleurs. Un sourire s'étala sur les lèvres de Severus, peut-être qu'il serait utile à quelque chose finalement, dans le rôle de tonton, ou de père.

HPSS HPSS

Hermione déballa avec soin le petit paquet qu'elle avait reçu un peu plus tôt dans la journée, cela venait de Victor, le hibou avait eu l'air épuisé, elle s'en voulait de les envoyer si loin. Mais quand elle vit le petit journal entre ses mains et le petit mot l'accompagnant, elle comprit que Victor avait eu exactement la même culpabilité envers les hiboux. Cela la fit sourire, tout le monde ne voyait que l'homme célèbre qu'était Victor, elle avait la chance de voir celui qu'il était réellement. Elle ne savait pas où cela allait la mener, mais comme Harry, elle avait changé et voulait à présent se laisser vivre…

« Cher Hermione,

Les hiboux se fatiguent beaucoup trop de nos voyages, je ne voulais les fatiguer plus que nécessaire. Reçois donc ce petit carnet comme un cadeau, il nous permettra de parler sans devoir attendre qu'un pauvre hibou fatigué arrive jusqu'à nous. Tendrement, Victor. »


A suivre...


Les participations qui ont été utilisées sur ce chapitre :

1. Leatitia-chan : « pourquoi une visite à Pré-au-lard, où ils (Harry et Hermione) retrouvent Charlie et les jumeaux ? »

2. Natacha Nicole : « ça rajouterait du piquant à la situation si le prof d'étude Moldue les avait espionné et les menaçait de tout raconter si Severus ne le prennait pas devant Harry. Pour que Harry soit vert de jalousie et qu'il le quitte. Comme ça le prof de Moldu aurait, selon lui, le champ libre. Ce qui ne marcherait pas, bien sûr. »

Merci à tou(te)s et à bientôt !