Le souffle chaud de la femme sur ses lèvres, les battements de son cœur qui martelait dans sa poitrine, le frisson d'anticipation qui se frayait déjà un chemin le long de sa colonne vertébrale, et tout à coup la voix de Ron brisant le silence, arrachant le baiser, détruisant l'instant, cet instant, leur instant...
Avec grand mal la jeune femme vit le visage de la sorcière noire se fermer pour redevenir cette armure froide, cette carapace indéfectible, ce mur de glace qui lui bloquait tout accès. Un soupire de déception passa la barrière de ses lèvres quand elle observa Bellatrix se retourner et commencer à marcher vers la sortie sans un mot.
« Bella attends... », implora Hermione toujours immobile devant la porte de la chambre des secrets.
Une main levée pour lui demander de se taire. Ce fut la seule réponse qu'elle lui accorda, alors que sans se retourner elle continuait d'avancer dans les souterrains, faisant craquer les ossements qui jonchaient le sol à chacun de ses pas.
La Gryffondor dut alors prendre une grande inspiration pour tenter de chasser les larmes dont la chute menaçait. Toute la volonté qu'elle y mit ne fut pas suffisante et une larme perla sur sa joue alors que la silhouette maintenant floue de la sorcière noire commençait à doucement disparaitre de son champ de vision. Du dos de sa main, Hermione essuya sa joue, puis le regard toujours brouillé par les pleurs, elle décida finalement de se mettre à suivre la femme avant de perdre totalement sa trace.
« Hermione ! », appela de nouveau la voix du rouquin qui ne semblait plus être bien loin à présent.
Si entendre Ron prononcer une nouvelle fois le nom de la fille irrita cruellement Bellatrix, c'est avec une grande amertume qu'Hermione accueilli la voix de son ami à qui elle ne pouvait s'empêcher d'en vouloir rien qu'un petit peu.
Bellatrix devançant de quelques mètres Hermione, les deux femmes continuèrent d'avancer sans s'adresser un mot. La femme s'arrêta alors qu'elles furent au niveau de la sortie et tendit à contrecœur sa main à la fille. Hermione la saisit timidement et, sans même lui accorder un regard, la sorcière s'envola dans une trainée de fumée noire pour rejoindre les toilettes des filles.
A peine furent-elles arrivées que le rouquin se jeta sur Hermione en soupirant de soulagement.
« Hermione est-ce que tout va bien ? Vous avez mis énormément de temps !, dit-il à la Gryffondor en l'enlaçant de ses bras, ce qui provoqua une expression de dégoût à la sorcière noire.
- Tout va bien Ron..., répondit la fille voulant rassurer son ami.
- J'étais tellement inquiet. », rajouta-t-il en l'étreignant encore un peu plus.
N'osant repousser le rouquin dont elle sentait l'inquiétude sincère, Hermione répondit à l'étreinte de Ron. La fille regretta son geste dès l'instant où son regard rencontra les prunelles noires et meurtrières qui lui firent bien comprendre qu'elle était encore entrain de faire une belle bêtise. Elle se retira des bras de Ron, mais avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quelque chose, la sorcière noire avait déjà disparue.
Le spectacle fut trop douloureux pour Bellatrix, beaucoup trop douloureux pour qu'elle ne puisse l'admettre ou l'assumer. Voulant cacher ses fêlures, refusant de se montrer aussi faible, aussi pathétique devant Hermione, elle avait préféré partir, s'éloigner au plus loin d'eux, de cette étreinte qui la blessait bien plus que ce qu'elle aurait pu imaginer.
C'était sa place, sa place à elle, où du moins ça aurait dû l'être. C'est elle qui devrait se tenir dans les bras de la fille, pas Weasley. Pas le garçon avec qui Hermione s'était consolée. Pas le garçon qui avait été là pour la jeune femme quand elle, n'avait pas pu l'être. Pas le garçon que la Gryffondor avait embrassé au moment où elle n'avait plus cru en elle.
Complètement hors d'elle, la sorcière noire traversa Poudlard, martelant le sol de ses talons à chacun de ses pas. Elle était en colère, contre le rouquin, contre Hermione et contre elle-même de réagir comme ça, d'être aussi touchée par ce que la fille pouvait faire ou pouvait penser d'elle. Cependant, malgré tous ces sentiments négatifs qui grondaient en elle, la femme n'en oublia pas sa principale préoccupation, elle devait mener à bien le plan de Dumbledore.
Arrivée à proximité de la Grande Salle, elle se faufila entre les différents sorciers se combattant les uns les autres. Elle parcourut l'ensemble de la salle du regard, les pupilles noires n'avaient qu'une cible en tête, Nagini. Seulement elle ne la vit pas. Dans le désordre qui régnait dans la pièce principale du château, le serpent était invisible aux yeux de la sorcière noire. Quelqu'un d'autre pas contre, ne tarda pas à attirer l'attention de la femme.
Il ne l'avait pas écouté et elle n'en était même pas étonnée. Potter, en bon Gryffondor, n'en avait encore une fois fait qu'à sa tête. Alors qu'il devrait être caché dans un coin sous sa cape d'invisibilité à surveiller Nagini, le garçon était au centre de la salle, découvert aux yeux de tous, en train de se battre aux côtés de la benjamine Weasley contre Dolohov. Et dire qu'elle avait pourtant bien insisté sur le fait qu'il ne devait JAMAIS être désarmé...
Elle leva les yeux au ciel d'exaspération et d'un geste de sa baguette, le plus discrètement possible, elle jeta un sort d'immobilisation à Dolohov. Ne voulant pas attirer plus de soupçons sur elle, Bellatrix lança également un sort au brun et à la rouquine qui se retrouvèrent projetés quelques mètres en arrière. Elle regarda autour d'elle et constata avec soulagement que dans le chaos qui dominait les lieux, personne ne semblait avoir fait attention à son geste.
« Désolée Dolohov mais c'est moi qui vais amener le garçon au Seigneur des ténèbres... », expliqua-t-elle au mangemort dont seuls les yeux pouvaient encore bouger, mais qui suffisaient à exprimer toute la haine qu'il ressentait pour elle.
Bellatrix eut ensuite à peine le temps de fusiller Harry du regard pour son imprudence qu'elle entendit une voix hurler dans son dos.
« Pas ma fille sale pétasse ! »
Elle se retourna et vit Molly Weasley courir vers elle. Bellatrix remarqua sans grand mal la rage dans les yeux marrons de la femme qui était persuadée que la mangemort était entrain d'attaquer sa fille.
Un sort jaillit de la baguette de Molly, sort que Bellatrix esquiva sans difficulté. D'autres attaques suivirent, s'enchaînants à une fréquence impressionnante et la mangemort les évita toutes sans avoir même à contrattaquer la mère de famille. Molly, agacée de la facilité avec laquelle Bellatrix lui résistait, décida qu'il était temps d'en finir avec la femme qu'elle voyait comme une véritable menace et qu'elle pensait profondément mauvaise.
Un éclair vert fondit alors en direction de Bellatrix qui écarquilla les yeux de surprise et qui du bout de sa baguette parvint à stopper le sortilège de mort juste avant qu'il ne frappe son corps. Elle regarda ensuite le visage de Molly se décomposer à la vue de son échec et la sorcière noire ne put s'empêcher de ricaner méchamment avant d'envoyer la mère Weasley valser à l'autre bout de la pièce d'un ample geste de son bras.
Molly frappa violemment le mur avant de retomber lourdement sur le sol, s'assommant sur le coup. Ginny fit de grands yeux d'horreurs avant de se précipiter sur sa mère. Harry quand à lui s'approcha de la sorcière noire en remarquant l'épée dans ses mains. Bellatrix lui fit un signe de tête pour l'intimer à la suivre. Ils sortirent de la Grande Salle et se mirent à l'abris des regards dans l'une des alcôves du couloir.
« Vous avez réussi ? Il restait bien du venin ?, questionna-t-il directement.
- Oui il en restait dans son crochet et j'en ai imprégné l'épée, lui répondit-elle, Dis-moi que tu n'as pas perdu la trace de Nagini pendant que tu te battais stupidement contre Dolohov ?, demanda-t-elle d'un air sévère.
- Et bien..., il paraissait embêté, Je n'ai pas exactement perdu sa trace, je suis sûr qu'elle n'est pas sortie de la Grande Salle, je l'aurais vu... par contre je ne sais plus exactement où elle est...
Elle leva les yeux au ciel, désespérée par le garçon.
- Maintenant tu vas arrêter d'agir sans réfléchir et tu vas chercher ce foutu serpent en restant sous ta fichue cape. C'est bien clair ?
- Clair comme de l'eau de roche, répondit docilement le garçon en ayant bien conscience qu'il n'avait jusque là pas agi des plus intelligemment.
- Tu as bien la pierre avec toi ?, demanda-t-elle pour se rassurer.
- Oui, répondit-il en lui montrant, Mais d'ailleurs... où sont Ron et Hermione ?! Est-ce qu'ils vont bien?!, s'exclama-t-il comme s'il avait jusque là oublié les deux autres membres du trio d'or et que l'inquiétude le frappait tout à coup.
- Oui ils vont bien, quand je les ai laissé ils étaient dans les toilettes des filles. », répondit-elle d'un ton neutre.
Harry fronça les sourcils en remarquant le regard fuyant et l'air contrarié de la femme à l'évocation des deux Gryffondors. Il n'eut cependant pas le temps de se poser plus de questions que Bellatrix interrompit sa réflexion.
« Bon prêt à détruire l'horcruxe ? », lui demanda-elle d'un ton pressé.
Il acquiesça d'un signe de tête et se glissa sous sa cape. Ils ne perdirent pas plus de temps et retournèrent dans la Grande Salle, prêts à fouiller la pièce de fond en comble dans l'espoir d'y trouver le serpent.
Alors qu'ils s'apprêtaient à quitter les toilettes des filles pour rejoindre la Grande Salle, Ron et Hermione furent coupés dans leur élan par des pas lourds se rapprochant d'eux et faisant trembler le sol. Ils virent alors avec effroi une gigantesque silhouette se dessiner devant eux. Un des géants de l'armée de Voldemort se tenait juste là, à l'entrée des toilettes des filles. Et malgré l'étrange impression de déjà vu leur rappelant leur mésaventure de première année, les deux Gryffondor admirent sans problème que ce géant avait l'air bien moins commode qu'un simple troll des forêts.
Bellatrix scanna la salle de ses yeux noirs et constata qu'un mangemort avait dû venir en aide à Dolohov car ce dernier n'était plus paralysé par son sort et se battait présentement contre sa nièce, Nymphadora Tonks. La jeune auror aux cheveux violets était en mauvaise posture contre le mangemort qui l'assaillait de multiples sorts. La sorcière noire eut alors une pensée pour sa soeur, Andromeda, avec qui elle n'avait plus aucun contact suite à plusieurs différents et malentendus. Alors sans vraiment comprendre pourquoi, peut-être parce qu'elle regrettait sa relation avec sa cadette, Bellatrix fut poussée à venir en aide à la jeune femme.
Harry, toujours dissimulé sous sa cape, déambula dans la pièce, esquivant les sorts et les sorciers qui volaient dans toutes directions. Dans un coin de la salle il vit Ginny agenouillée auprès de Molly qui reprenait doucement connaissance. Près d'elles, Neville et Luna combattaient côté à côte les frères Carrow. De l'autre côté de la salle il repéra Lupin se battre contre Yaxley et le garçon ne put réprimer un sourire en constatant que son ancien professeur semblait prendre l'avantage du duel. Non loin d'eux, les jumeaux Weasley repoussaient les attaques explosives de Crabbe et Goyle, ridiculisant sans grande difficulté les deux Serpentard.
Bellatrix lança un sort à Dolohov qui le propulsa à l'autre bout de la salle sous le regard ahuri de Tonks qui avait du mal à assimiler le fait que sa tante mangemort venait de lui sauver la mise. La sorcière noire s'apprêta à parler mais fut coupée dans son élan par un énorme bruit d'explosion.
Crabbe, fatigué d'assaillir en vain les jumeaux Weasley avait lancé un sort, un sort bien trop puissant pour que sa magie puisse le contrôler. Le sortilège de destruction, après avoir été esquivé de justesse par George, s'abattit sur le mur, le faisant ainsi s'effondrer. Les énormes blocs de pierres explosèrent et vinrent ensevelir les sorciers se trouvant à proximité.
Remus, qui était tout juste venu à bout de son duel contre Yaxley, fut tué sur le coup par l'effondrement. Il en fut de même pour Crabbe et Goyle, et alors que Georges avait échappé de peu aux blocs de pierres, Fred n'eut pas cette chance et se retrouva grandement blessé, à moitié enseveli par les projections. A l'image de son mari, Tonks reçue de plein fouet un énorme bloc de pierre qui ne laissa aucune chance à une possible survie. Bellatrix se trouvait juste à côté de sa nièce et échappa de très peu à l'éboulement mortel. La sorcière noire fut tout de même la victime d'autres projections qui, à défaut de la tuer, recouvrirent l'entièreté de sa jambe gauche, l'immobilisant ainsi au sol et lui procurant une douleur lancinante dans tout le corps. Dans sa chute, la tête de la femme frappa violemment le sol et elle perdit connaissance sous le choc.
L'effondrement du mur avait plongé la Grande Salle dans un épais nuage de poussière et durant quelques minutes, tous les combats cessèrent dans la pièce où la vision était moindre et l'air presque irrespirable. C'est lorsque le nuage retomba doucement, juste avant que le chao ne reprenne, qu'Harry repéra Nagini.
Le serpent ondulait à l'autre bout de la pièce, non loin de Neville et Luna. Le brun chercha alors Bellatrix du regard et il la vit inconsciente au sol, tenant encore fermement l'épée dans sa main. Harry n'hésita alors pas une seconde, il n'avait pas le temps d'hésiter, il devait agir. Toujours caché sous sa cape, il se précipita pour récupérer l'arme de la main de la sorcière noire. Il se retourna ensuite et de peur que Nagini ne disparaisse une nouvelle fois, le garçon retira sa cape et lança l'épée de toutes ses forces.
« Neville ! Le serpent ! », vociféra-t-il pour interpeller l'autre Gryffondor.
Londubat manqua de peu de se faire transpercer par l'épée et parvint à la rattraper de justesse. Il n'eut pas l'occasion de réfléchir qu'il vit Nagini se dresser devant lui. Alors, rassemblant tout son courage Gryffondor, Neville brandit l'épée devant lui et d'une poigne ferme, il trancha net la tête du serpent. Nagini se consuma alors, ne laissant derrière elle qu'un petit tas de cendre.
Un éclair transperça le ciel, et le Seigneur des ténèbres, se tenant toujours en retrait à l'extérieur de Poudlard, fut parcourut d'un frisson glacial.
Neville se tourna avec un grand sourire aux lèvres pour regarder Harry mais, de nouveau dissimulé sous sa cape, il ne le vit pas.
Les combats avaient repris de plus belle dans la Grande Salle alors que plusieurs corps gisaient au sol ,et que les Weasley s'étaient attroupés autour de Fred qui était dans un sal état. Ron et Hermione, après avoir eut quelques difficultés à venir à bout du troll, arrivèrent finalement à la Grande Salle. Les deux adolescents furent alors sous le choc du massacre qui avait lieu sous leurs yeux. Les sorts jaillissaient sans arrêt de part et d'autre et les sorciers tombaient les uns après les autres. Très vite leurs regards furent attirés par le mur démoli et c'est à ce moment là qu'une véritable expression d'horreur se dessina sur le visage des deux Gryffondor.
Ron accourut vers les membres de sa famille et Hermione se précipita sur le corps presque inerte de Bellatrix. Des larmes de panique emplirent les prunelles brunes pendant que la jeune femme s'afférait à dégager la sorcière des gravas. Hermione saisit ensuite la femme par les épaules et la redressa contre elle, priant pour que la vie n'ait pas quitté le petit corps frêle qu'elle tenait entre ses mains.
« Bellatrix réveille toi je t'en supplie... Bella... », sanglota la fille en cédant complètement à la peur.
Tremblante, ne voyant toujours aucun signe de vie chez la femme, et beaucoup trop bouleversée pour penser à vérifier son pouls, Hermione serra la main de Bellatrix dans la sienne et se mit à caresser frénétiquement la chevelure corbeau.
« Bella s'il te plaît... », murmura-t-elle alors que les larmes inondaient déjà ses joues.
Elle hoqueta de surprise en sentant les doigts de la femmes se serrer autour de sa main et elle crut défaillir quand elle vit les paupières de Bellatrix se mettre à papillonner. Hermione laissa échapper un long soupire de soulagement et ses lèvres s'étendirent dans un grand sourire. Son sourire s'atténua légèrement quand elle vit une grimace de douleur se dessiner sur le visage de la femme.
« Ma jambe... », siffla Bellatrix entre ses dents.
Les yeux bruns descendirent progressivement le long de la silhouette de la femme et s'écarquillèrent en voyant que la robe, au niveau de sa jambe gauche, était trempée de sang. D'un main hésitante, Hermione souleva lentement le tissu. Son visage se crispa et elle détourna rapidement le regard tant la jambe était amochée. L'expression de la fille ayant éveillé sa curiosité, Bellatrix se redressa un peu plus sur ses coudes et observa à son tour sa jambe, blêmissant aussitôt en constatant son état lamentable. L'impressionnant hématome qui recouvrait tout son tibia, son genou et qui remontait jusqu'à sa hanche ne prédisait rien de bon quand à l'état intérieur de sa jambe. Le sang qui avait tâché sa robe provenait quant à lui d'une plaie méchamment profonde située en haut de sa cuisse. La chair était à vif et la blessure baignait dans le liquide rougeâtre.
Bellatrix était habituée à soigner ses plaies seule, cependant elle n'avait jamais eu à refermer une entaille d'une telle envergure sur son propre corps. Elle prit alors une grande inspiration et tendit sa baguette d'une main légèrement tremblante en direction de sa cuisse. Le filet de magie blanc sortit timidement de la baguette incurvée mais n'eut pas le temps d'attendre la blessure qu'Hermione abaissa la main de la femme.
« Laisse-moi faire, exprima-t-elle d'une voix douce, Tu n'es pas en état de le faire toute seule. »
Les prunelles noires fondues dans les brunes, la femme eut confiance en la fille. Hermione comprit au regard de Bellatrix que la sorcière lui donnait sa bénédiction. Alors prudemment, la jeune femme approcha le bout de sa baguette des chairs à vif. Elle prit une grande inspiration en se remémorant les leçons de soin que la professeure de défense contre les forces du mal lui avait donné. Elle se rappela des instructions de la femme quant au fait de toujours nettoyer la plaie avant de la refermer, mais elle prit vite conscience qu'elles étaient en pleine guerre et qu'elle n'avait ni le temps, ni le matériel nécessaire pour désinfecter la blessure. Elle se concentra et un filet blanc sortit de la baguette pour venir doucement refermer les chairs. Elle l'entendit siffler de douleur et sentit la poigne de Bellatrix se resserrer autour de la sienne. Gentiment, Hermione se mit à caresser avec son pouce la main de la femme. Elle prit de longues minutes à refermer complètement l'entaille et quand elle eut fini, une cicatrice rose et boursoufflée restait encore sur la jambe de la sorcière. Ce n'était pas parfait, mais la jeune femme avait fait de son mieux et Bellatrix le savait.
« Merci. », murmura-t-elle alors qu'une larme dévalait sa joue.
Hermione lui répondit par un doux sourire et vint délicatement essuyer la larme du visage de la femme. Elle restèrent ensuite quelques secondes immobiles et silencieuses, à se regarder simplement. Puis brutalement Bellatrix se tendit et retira sa main de celle d'Hermione. La fille remarqua directement la marque onduler sur l'avant bras de la sorcière et très vite, de nombreuses trainées de fumée noire s'envolèrent pour quitter la Grande Salle. Tous les sorciers se regardèrent en fronçant les sourcils, ne comprenant pas pourquoi tous les mangemorts avaient quitté Poudlard. Ils se figèrent tous quand une voix glaçante résonna dans toute l'école.
« J'ai appelé mes fidèles, toutes mes troupes se sont retirées de Poudlard. Cette bataille est entrain de causer trop de dégâts inutiles... Tant de morts, tant de blessés... tout cela pour une seule personne... tout cela à cause d'Harry Potter...
Je m'adresse donc à vous tous pour conclure un marché, si vous me livrez le garçon dans l'heure qui vient... où si tu viens de toi même Harry... mon armée quittera Poudlard pour de bon et n'infligera pas plus de dommages à votre chère école. Vous avez donc 1h pour prendre une décision.
J'attends le garçon à l'entrée de la forêt interdite... Je t'attends Harry, viens montrer à tous de quoi l'enfant prodige est capable quand il fait face à Lord Voldemort. »
Quand la voix s'arrêta, un silence de mort prit place dans tout le château pendant quelques instants. Mais bientôt le silence fut entaché de cris de souffrance, de gémissements de douleurs et de vifs sanglots. Les blessés avaient mal et les autres s'activaient à les amener à l'infirmerie où madame Pomfresh était complètement débordée.
« Il faut que tu ailles à l'infirmerie Bellatrix, dit Hermione en observant le bleu noircir sur la jambe de la sorcière.
- Non, je n'ai pas le temps d'aller à l'infirmerie, je dois y aller, répondit-elle en serrant son avant-bras brulant, Où est Potter ? Trouve moi Potter. »
La femme essaya ensuite de se lever et laissa échapper un grognement de douleur au moment où elle tenta de faire bouger sa jambe gauche. La fille lui tendit la main, et malgré elle, la sorcière noire n'eut d'autre choix que de la saisir. Hermione hissa Bellatrix jusqu'à ce que cette dernière se tienne debout. Néanmoins dès l'instant où le pied gauche de la sorcière toucha le sol, la jambe blessée lâcha et si la fille ne l'avait pas rattrapé, Bellatrix aurait prit le sol de plein fouet. Le membre meurtri lancinait la femme alors qu'elle devait également supporter la douleur provoquée par la marque des ténèbres sur son avant bras. Hermione eut énormément de peine en voyant à quel point elle souffrait et ne put se résoudre à la lâcher. Ce fut donc Bellatrix, qui maintenant en équilibre sur sa jambe droite, se décida à retirer son épaule des mains de la fille.
« Potter !, appela la sorcière noire en repérant finalement le garçon.
Il était planté à l'entrée de la Grande Salle, il tenait sa cape dans une main et avait le regard vide, perdu dans le carnage qu'avait déjà causé cette guerre et qui s'étalait face à lui. En entendant Bellatrix l'interpeller, le garçon sortit de ses pensées pour se rapprocher des deux femmes.
- Je vais y aller. De toutes façons si je suis le maître de la mort il ne peut pas me tuer c'est bien ça ?, demanda-t-il à l'adresse de la sorcière noire.
- Non Harry tu n'iras nulle part, répondit Hermione à la hâte, On n'est sûr de rien, tout ça n'est peut-être qu'une légende.
- C'est peut-être une légende mais dans tous les cas je dois y aller Hermione, c'est moi qu'il veut, moi seul, il regarda autour de lui avec tristesse, Regarde tous les morts, tous ces gens qui sont morts à cause de moi...
- Arrête de dire n'importe quoi Harry, ce n'est pas de ta faute, tu n'y es absolument pour rien, rétorqua la Gryffondor.
- Peut-être... mais je suis le seul qui peut arrêter tout ça, donc je dois y aller...
- Non Harry..., commença Hermione.
- Si, il a raison, la coupa Bellatrix, Il doit y aller, il est obligé d'y aller, elle se retourna vers Harry avant de continuer, Potter, ce que je vais te dire va sûrement te choquer... Mais il faut que tu aies confiance en Dumbledore...Normalement tout va bien se passer... Tu n'as pas été désarmé ?, voulut-elle s'assurer.
- Non, répondit-il.
- Très bien... alors tout devrait fonctionner comme il l'avait prévu, avança-t-elle, Harry, s'il t'appelle maintenant c'est parce qu'il sait que Nagini a été détruite, il ne veut plus attendre pour te tuer... Mais il faut que tu saches une chose Harry, tu ne peux pas le tuer... tu ne peux pas parce que le dernier horcruxe n'a pas encore été détruit...
Les deux Gryffondor froncèrent les sourcils.
- Si Neville vient de tuer Nagini, répondit Harry sans rien comprendre aux dires de la sorcière.
- Oui, mais Nagini n'est pas le dernier horcruxes... Voldemort n'est pas au courant mais il a créé un horcruxe supplémentaire malgré lui, et cet horcruxe...
Les connections se firent dans l'esprit d'Hermione.
- C'est toi Harry... », articula la fille dans un souffle.
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L'heure s'était écoulée. Bellatrix se tenait à droite de son maître, sa sœur à ses côtés. A gauche de Voldemort se tenait Severus, et en arrière, tous les mangemorts attendaient de moins en moins patiemment l'arrivée du garçon. Parmi eux, Hagrid était retenu prisonnier après avoir tenté de protéger sa cabane de la folie destructrice des mages noirs.
Bien que tout son poids reposait sur sa jambe droite, sa jambe blessée n'en était pas moins douloureuse et une sueur froide dégoulinait dans son dos tant elle prenait sur elle pour ne pas montrer sa souffrance.
« Est-ce que ça va ?, chuchota Narcissa en notifiant les gouttes qui perlaient sur le front de sa sœur.
- Oui j'ai juste un peu mal à la jambe, répondit la femme d'un ton neutre sans la regarder.
Narcissa souleva discrètement le bas de la robe de sa sœur et n'eut à voir que l'état de son mollet pour laisser échapper un souffle d'effroi.
- Mon dieu Bellatrix, mais comment est-ce que tu peux encore tenir debout ?!, demanda-t-elle toujours à voix basse mais un peu trop fort tout de même au goût de Bellatrix.
- Je serre les dents. », répondit la sorcière noire comme si de rien n'était.
Narcissa voulut répliquer mais se ravisa quand elle vit le Seigneur des ténèbres se retourner.
« Il est l'heure, le garçon est trop lâche pour venir de lui même, les autres sont trop bêtes pour me le livrer. Vous allez donc retourner au château, me ramenez Potter, et prendre bien soin de détruire absolument tout sur votre passage...
- Attendez ! », le coupa Rogue en pointant quelque chose du doigt.
Voldemort se retourna et tous regardèrent dans la direction indiquée par Severus. Harry se tenait à la lisière du bois et avançait dans leur direction.
« Non Harry pars !, cria Hagrid avant de recevoir un bref Doloris de la part d'un mangemort.
Le garçon regarda le demi-géant d'une manière qui se voulait rassurante avant de porter toute son attention sur le Seigneur des ténèbres.
- Harry Potter, le salua Voldemort avec un grand sourire.
- Tom, répondit Harry plein d'audace, essayant de camoufler l'angoisse qui lui prenait les tripes.
Le sorcier aux traits de reptile ricana face à l'insolence du jeune homme.
- Potter, j'espère que cette insolence ne cache pas ta peur de perdre ce duel. », réplica Voldemort comme s'il pouvait lire en lui.
Harry ne répondit rien et déglutit difficilement. Il avait peur que les reliques ne fonctionnent pas, il avait peur que le plan de Dumbledore échoue, il avait peur de mourir, tout simplement. Pourtant le garçon ne pensa pas une seule seconde à s'échapper, à prendre la fuite, il le savait, non seulement il devait le faire, mais surtout il voulait le faire. Trop de personnes étaient mortes pour le protéger, trop de gens avaient péri face aux ténèbres, et il était plus que temps que tout cela cesse.
« Voyons voir si le célèbre Harry Potter va réussir à vaincre Lord Voldemort maintenant qu'il est tout seul... Tu es prêt à rejoindre papa et maman Harry ? », asséna violemment le mage noir.
Un frisson de rage parcourut le corps du jeune homme mais il n'eut le temps de rien dire qu'un éclair vert jaillit de la baguette du sorcier. Il lança un sort, un Expelliarmus, et un éclair rouge jaillit de sa baguette pour venir se confronter au sortilège de mort.
Bellatrix et Severus échangèrent un regard, inquiets de la zone d'incertitude laissée par Dumbledore.
Harry tenait bon, la baguette brandit devant lui, mais même avec toute la bonne volonté du monde, le vert ne cessait de gagner de la distance sur le rouge. De sa main libre, dans un geste instinctif afin de se rassurer, le garçon serra entre ses doigts la pierre de résurrection qui reposait dans sa poche. La pierre noire se mit alors à briller et à émettre une forte lumière, créant des formes, des silhouettes, dont lui seul était le témoin.
Il vit alors tous ceux qui l'avaient quitter se succéder, Cédric, Sirius, son père, sa mère. Tous lui donnèrent des mots encourageants qui réchauffèrent le cœur du garçon pétrifié par la peur. Et alors que le sortilège de mort dominait plus que largement son sort de désarmement, Harry n'eut soudain plus peur. Le Gryffondor se laissa porter par tous les gens qu'il aimait et qui l'avaient quitté, le garçon se laissa emporter par le sortilège de mort qui, inévitablement, finit par l'atteindre.
Dès l'instant où le corps d'Harry s'enfonça dans la mousse et les feuilles mortes, tous les mangemorts crièrent victoire alors qu'Hagrid s'effondra au sol.
Voldemort afficha tout d'abord un grand sourire de satisfaction mais il se ravisa très vite. Il se sentait étrange, lui qui était persuadé de retrouver toute sa puissance d'antan en tuant le garçon, il se sentait finalement encore un peu plus faible.
« Silence !, ordonna-t-il, Vas vérifier qu'il est bien mort. », ordonna-t-il en s'adressant à Bellatrix.
La femme se mordit la lèvre en se préparant à faire un effort surhumain pour essayer de se déplacer. Elle n'eut cependant à faire un seul pas que Narcissa lui caressa gentiment l'épaule avant de se diriger d'elle même vers Harry. Voldemort ayant d'autres préoccupations plus importantes en tête, ne se soucia pas une seconde de voir la mauvaise sœur Black obéir à son ordre.
Narcissa marcha jusqu'au garçon la tête baissée, elle s'agenouilla et posa délicatement deux doigts sur le poignet de l'enfant qu'elle pensait mort. Quand elle sentit un pouls elle dut user de toutes ses forces pour de pas laisser un hoquet de surprise passer la barrière de ses lèvres. Elle releva lentement la tête, et au vue du regard que sa sœur lui lançait, elle comprit immédiatement la réponse qui devait être faite. A l'inverse, à l'expression de Narcissa, Bellatrix comme Severus comprirent directement que le plan du directeur avait fonctionné.
« Il est mort. », déclara sobrement la benjamine Black en se relevant.
De nouveaux cris de victoire emplirent l'assemblée de mangemorts et Voldemort, satisfait, décida de ne plus se préoccuper de cet étrange sentiment qui emplissait son esprit.
« Allons montrer à tout Poudlard de quoi à l'air son héro maintenant ! », s'exclama-t-il cruellement.
Une lumière blanche, une intense lumière blanche, une gare, Dumbledore, des explications de la part du vieil homme. Puis Harry se réveilla brusquement, sans prendre le risque d'ouvrir un œil. Quelqu'un le portait, et rien qu'à l'odeur de feu de bois, Harry devina qu'il se trouvait dans les bras d'Hagrid. Il se concentra pour écouter les bruits qui l'entouraient, des voix, celle de Voldemort, puis celle de Neville, puis d'autres encore qu'il eut plus de mal à identifier. Puis tout à coup un rire résonna, un rire bien caractéristique, un rire hystérique qui avait hanté bon nombre de ses cauchemars, un rire qu'il savait présentement être le signe. Le plan de Dumbledore avait fonctionné, c'était maintenant à lui de jouer.
Le garçon bondit des bras du demi-géant qui écarquilla les yeux et manqua de peu de tomber dans les pommes. Tous retinrent leur respiration. Ils avaient tous déjà tant perdu, que ce soit une connaissance ou un être cher, tous étaient déjà en deuil à cause de cette guerre. Pourtant, malgré la souffrance et la tristesse générale, personne ne semblait prêt à abandonner, ils étaient tous déterminés, cette bataille marquerait la fin des ténèbres.
Les mots manquèrent à Voldemort qui se retrouva tout d'un coup décrédibilisé aux yeux de nombreux mangemorts. Il regarda Harry avec une sorte de crainte que seul le garçon sut lire dans ses yeux.
« AVADA KEDAVRA », s'exclama le mage noire.
Par réflexe, parce que le sortilège de mort n'était pas dans sa nature, le garçon se retrouva incapable de le lancer et c'est à nouveau un éclair rouge qui sortit de la baguette d'Harry pour rencontrer l'éclair vert de Lord Voldemort.
Bellatrix et Rogue se regardèrent avec horreur, il n'était pas censé lancer un simple Expelliarmus. Il était peut-être le véritable maître de la baguette de Sureau, mais même dans ce cas, un simple sortilège de désarmement allait avoir beaucoup de mal à venir à bout du sortilège de mort de l'un des mages les plus puissants de tous les temps.
Hermione croisa le regard de Bellatrix et elle comprit instantanément que quelque chose n'allait pas. Elle devina vite ce qui n'allait pas et chuchota à Ron d'une voix tremblante:
« Il n'a pas réussi à lancer le sortilège de mort... »
Le rouquin blêmît subitement.
Voldemort prenait l'avantage, il le sentait, cependant son sort ne dominait pas celui du garçon aussi vite qu'il l'aurait dû. Le mage noir le devina, quelque chose n'allait pas. D'un geste de baguette il défit son sort et annula ainsi le sortilège d'Harry.
Le silence régnait dans toute la cours de Poudlard, tous étaient tenus en haleine, ne supportants plus l'attente jusqu'au verdict final.
« Bella, dit Voldemort en se tournant vers elle, Je crois que quelque chose ne va pas. »
Elle comprit immédiatement à quoi il faisait allusion. Il l'avait senti, il ne maîtrisait pas la baguette comme il l'aurait dû. Il allait la tuer pour devenir le maître de la baguette de Sureau.
La sorcière noire ne perdit alors pas une seconde et d'un geste rapide elle désarma Harry avant de se retourner vers le Seigneur des ténèbres, qui malgré sa surprise sans limite, ne se laissa pas prendre au dépourvu.
« AVADA KEVAVRA », prononcèrent-ils tous deux en cœur.
Les deux éclairs verts jaillirent synchrones de leurs baguettes et devant ce spectacle, Hermione eut l'impression que son cœur venait de s'arrêter.
Bellatrix soutint le regard de Voldemort et elle put lire dans ses yeux la stupeur et l'incompréhension qu'elle venait de causer chez lui.
Il était en colère, extrêmement en colère. Il ne s'était pas douté une seconde qu'elle, son bras droit, sa fidèle la plus dévouée, sa plus brillante élève, celle à qui il avait tout appris puisse le trahir de la sorte. Le laisser tomber au moment où il allait enfin retrouver sa gloire d'antan.
Harry avait rejoint ses deux amis et avait enlacé Hermione en voyant l'état de panique dans lequel elle se trouvait.
Ce duel était étrange pour Bellatrix, si d'habitude elle combattait chaque adversaire avec une confiance à toute épreuve, maintenant qu'elle était face à Voldemort, toute sa confiance s'était envolée. Le fait qu'elle soit la nouvelle propriétaire de la baguette de Sureau aurait pourtant dû la rassurer, mais au lieu de cela elle se posait des milliers de questions. Etait-elle vraiment capable de vaincre Lord Voldemort ?
Perdue dans ses doutes, la sorcière noire perdit l'avantage, et sous le ricanement cruel du mage noire, elle tomba à genoux sous la puissance de l'éclair vert. Une énorme plainte de douleur se fit entendre alors qu'elle donnait toutes ses dernières forces pour continuer à brandir sa baguette.
« Non ! Bella ! », vociféra Hermione en sanglot dans les bras d'Harry, complètement bouleversée de voir la duelliste faiblir.
Bellatrix tourna la tête dans sa direction. Les prunelles noires se fondirent aux brunes et ce simple contact donna une force supplémentaire à la femme, peut-être la force qui lui manquait.
Elle se reconcentra sur son adversaire et elle vit son éclair commençait à doucement gagner en distance sur celui de Voldemort. Elle ferma les yeux, donnant ainsi à sa magie le peu d'énergie qui restait encore en elle. Quand elle les rouvrit, ce fut pour voir l'expression d'épouvante sur le visage du Seigneur des ténèbres alors que le sortilège de mort le frappait en plein thorax.
N'ayant plus grand chose d'un être humain, il ne mourut pas simplement, mais éclata en des millions de petites particules noires, comme l'aurait fait un horcruxe.
Elle avait réussi. Voldemort était mort. L'élève avait dépassé le maître. L'orage s'était tu, la tempête quittait finalement Poudlard. L'horreur s'effaçait du visage de chacun pour être remplacée par des pleurs de joie et de soulagement.
L'étoile était finalement venue à bout des ténèbres.
Complètement tremblante, la femme parvint à se relever grâce à l'adrénaline. La douleur était telle qu'elle fut dans l'incapacité de réprimer un hurlement de plainte. Elle inspira et expira lentement, elle devait se concentrer une dernière fois. Elle était épuisée, physiquement comme moralement, et tout ce qu'elle souhaitait était de partir d'ici le plus vite possible, de se retrouver seule, enfin.
Hermione n'eut qu'à la regarder pour comprendre instinctivement ce qu'elle allait faire. Bellatrix allait transplaner, et il était hors de question que la femme qu'elle aimait s'en aille loin d'elle. La fille courut alors le plus vite possible et se jeta en avant dans l'espoir de pouvoir saisir à temps la fine main blanche aux ongles vernis de noir...
