Chapitre 0 : Hunger.

L'atmosphère underground l'avait déjà submergé. Il avançait dans la foule, se faufilant dans le couloir exigu menant à la grande salle de concert du bar. Il sentait les vibrations des basses sous ses pieds, et le son de la guitare rythmait sa démarche. L'excitation le gagnait petit à petit, plus qu'il n'aurait voulu l'admettre en venant ici. « T'es sûr qu'elle est là ? » Il leva la voix, essayant de passer par dessus les cris et la musique. Paul fit mine de ne rien entendre, saluant les habitués, ça et là. Il arrivèrent dans la salle, et instinctivement, le jeune Lahote se dirigea vers la boisson, Jacob lui emboîtant le pas, sur le riff d'une reprise du groupe 16 volt 'Happy Pill'. Il prit la pinte que celui-ci lui tendit, dubitatif, puis insista. « Paul, je déconne pas. T'es sûr qu'elle est vraiment là ? » Celui-ci prit une gorgé de sa bière et lui fit signe de la tête de regarder sur scène. Il observa le groupe commencer à jouer 'Everyday, Everything' Et lorsque le guitariste commença à jouer, sa tête bascula vers lui machinalement. C'est là qu'il la vie. Son visage baissé sur ses doigts, glissant sur les frettes de sa guitare, bougeant en rythme, relevant la tête pour crier en cœur avec le chanteur du groupe. Il posa sa pinte sans la boire et commença à s'avancer dans la masse de personnes, sous le regard de l'autre loup. Il ne put s'approcher réellement de la scène que lorsqu'ils commencèrent à jouer leur prochaine chanson 'Keep Sleeping'. Il ne se laissa emporter par la musique que lorsqu'il fut si près qu'il aurait pu la toucher du bout des doigts. Ses longs cheveux noirs lui collait au visage, et malgré la luminosité ambiante, il pouvait distinguer des joues rouges, et des yeux brillant. Il l'observait, et oh la curiosité l'avait quitté depuis longtemps. La jeune femme était vêtu d'un simple pantalon de cuir aux pattes larges, et d'un crop top en piteux états aux couleurs de son groupe, laissant apparaître un soutien-gorge noir. Elle avait des formes voluptueuse, et sa peaux très blanche contrastait avec des tatouage sombres tous très saturé, des bras jusqu'à la nuque. Il distinguait aussi un nez et des oreilles percées qu'il n'avait pas remarqué lorsqu'il l'eût vu la première fois. Elle était d'un genre qu'il ne se savait pas capable de désirer. Leurs regards se croisèrent à nouveau. Plus longtemps cette fois. L'espace d'un instant, elle perdit pieds, et si elle n'avait pas été sur scène, elle se serait très certainement enfuit en courant. Elle se concentra à nouveau sur sa guitare lorsqu'un homme un peu trop éméché poussa violemment Jacob pour monter sur scène. Il n'eût pas le temps de se reprendre que d'autres se bousculèrent la place. Paul ricana en buvant sa bière, et se tourna vers le serveur. Un homme d'environs un mètre quatre-vingt-dix, grommelait en essuyant la vaisselles avec un torchon qui avait perdu sa blancheur depuis des années déjà. Il avait une barbe mal rasé, et des cheveux noir mi long. Il passait assez facilement pour un homme de la sécurité au vue de sa carrure imposante, ou pour un vieux rockeur avec la multitude de piercings accroché à ses oreilles. Un mafieux peut être, si on regardait ses bijoux, ses cicatrices et ses tatouages ? Mais une chose était sûr, les filles qui attendaient d'être servie près de Paul n'était certainement pas là pour la qualité de ses cocktails. « J'ai gagné. Tu me dois un verre, Edgard » Le quarantenaire lui gratifia d'un regard désapprobateur, puis lui fit un doigt. « Tu fais chier gamin. » Il posa un nouveau verre vide sur le comptoir. Le groupe suivant avaient commencé à jouer, et il vit Jacob se diriger vers eux, tête baissé et pensif. Paul ne pu réprimer un rictus narquois, lisant la frustration sur le visage du jeune Black. « Règle numéro un, j'ai toujours raison. » Commença-t-il lorsque Jake arriva à sa hauteur. Celui-ci grogna. La voix d'Edgard fit irruption dans la conversation sans aucune gêne. « Vous lui voulez quoi à la p'tite Rune? » Coupa-t-il, claquant sur le bois du bar une nouvelle pinte à l'intention de Paul, qui sourit victorieux. « Rien de spécial... » Marmonna Jacob, trop occupé à jouer dans sa tête avec les syllabe de ce magnifique prénom. « L'amour, Eddy, quoi d'autre ? » ricana le Lahote avec sarcasme. Le barman fronça les sourcils. « Vous feriez mieux de lâcher l'affaire, ça risque de pas plaire à Caleb. Depuis l'incident, elle sort quasiment pas d'sa chambre. À part peut être pour jouer, aller à l'université et encore. » Paul nota le sérieux de sa voix, et Jake soupira à nouveau. Il n'avait que son image en tête. Il pouvait encore entendre sa voix, sentir sa main tremblante sur sa joue. Son visage se ferma, sous le regard songeur d'Edgard, qui le sondait pendant quelques instants, jugeant le pour et le contre de la décision stupide qu'il s'apprêtait à prendre. Il soupira à son tour. Qu'est-ce qu'ils avaient tous avec cet air torturé, les jeunes de cette foutue ville ? Il s'approcha un peu plus près d'eux et leurs montra discrètement la porte à gauche derrière la scène. « Tu montes deux étages, et tu toc à la troisième porte à gauche. Bien évidemment, j'suis pas responsable de vos conneries. » Jacob remercia le barman, ne demandant pas son reste, et son cœur loupa même un battement lorsqu'il passa la porte sous le regard de son ami qui leva son verre pour lui souhaiter bonne chance. Chaque marche qu'il passait il battait plus fort dans sa poitrine. Et chaque fois qu'il pulsait, il la voyait à nouveau.

Depuis que Bella était partie de Forks avec Edward en tant que nouveau née, Jacob se sentait vide. Cinq ans s'étaient écoulés depuis son départ et inconsciemment, il culpabilisait de ne jamais s'être imprégnée d'elle. Les premiers mois, il repartait en patrouille avec la meute de Sam en coquille vide. Chasser les vampires vagabonds resté après leurs rencontre avec les Volturi l'avait aidé à se focaliser pendant quelques temps sur autre chose. L'idée de tuer les vampires était devenue une obsession pour lui au point de se mettre lui même et les autres en danger. Sam et Billy ne supportaient plus de voir ce que Jacob s'infligeait à lui même, il était devenu méconnaissable. Il ne mangeait jamais plus que nécessaire, se renfermait totalement sur lui, ne parlait même plus à Billy. Pour une raison que personne n'avait réellement comprise, seul Paul avait réussi à s'immiscer dans cette bulle de désespoir. Sûrement partageait-il cette colère, cette rage. Aussi un jour Jacob explosa. Un vampire avait dévoré plusieurs jeune femme près de la réserve. Lors de la course poursuite, après avoir ignoré les ordres de Sam à plusieurs reprises, il blessa Chester, un jeune loup qui plus tôt dans l'année avait fraîchement rejoint la meute. La sangsue avait prit la fuite, non sans les provoquer au passage. Sam était alors sortit de ses gongs, reprochant à Jacob tout ce qu'il leur faisait endurer depuis qu'elle était partie. « Tu ne t'es même pas imprégné d'elle, Jacob. Tu crois vraiment que tu faisais le poids ? Mais enfin ressaisis-toi !» Ces paroles eurent l'effet d'une bombe dans la tête de Jake, et après s'être battu avec l'Alpha, il s'était enfuit et n'avait plus donné de nouvelles. C'est seulement quelques semaines plus tard, après avoir réussit à reprendre à nouveau forme humaine, que Jake revint chez lui. Paul l'y avait attendu seul, avec un sac à dos. Il avait comprit que le jeune alpha n'était revenu que pour s'éloigner, et avait décidé de le suivre avec ou sans son accord. Ils s'étaient rapidement trouvé un logement, dans l'un des appartements vides appartenant à un vieux garagiste, jouant les colocataires, même si le Lahote ne dormait que rarement chez eux. Jake avait rapidement dégoté un nouvel emploi chez le vieillard, quant à Paul il s'était fait embaucher dans ce fameux bar underground. Les journées s'enchaînèrent, les mois avec et la douleur ne s'estompait pas. Il vivait avec, continuait parfois de chasser les vampires qui passait dans le coin la nuit. C'est comme si il la cherchait, parmi ces visages pâles et froids. Mais il ne revit jamais Bella. Il devait se faire une raison.

C'est un de ces soirs où rien n'allait dans son sens que Jacob rencontra cette fille. Un de ces soirs où son monde entier avait basculé, où pour la première fois depuis des années il s'était sentit vivant. Où comme une œuvre du destin, par la force des choses il avait décidé de changer ses habitudes, sa routine fraîchement installée. En effet, ce soir là il avait travaillé jusqu'à tard. L'envie de rentrer n'était pas là, et de toute façon, son colocataire serait sûrement déjà parti au bar. George, le propriétaire du garage avait déjà posé toute sa confiance en Jake, et ça n'était pas rare qu'il le laisse gérer la fermeture de la boutique. L'homme était fatigué et si ça n'avait pas été pour l'arrivée héroïque du jeune loup, son entreprise aurait déjà mit la clé sous la porte tant il n'avait plus la force de s'occuper de tout seul. L'homme était bon, se comportant souvent comme un père, Jake lui rappelant son fils parti il y a de ça des lustres. Mais voilà. Pour une raison qu'il ignorait, toute la ville avait décidé de tomber en panne le même jour, et il avait arrêté de regarder la vieille horloge au bout du sixième appel. La nuit était déjà tombé, et il ne restait plus que lui, la moitié du corps enfouit sous la carcasse d'une vieille Dodge Charger. Des fois il pouvait entendre les bruits de la ville, les passant, les voitures. Seulement ce soir, ce qui attira son attention, c'est cette respiration saccadé, et ce bruit de gente qui tomba par terre. Tout se passa très vite, et il entendit claquer la porte des toilettes de services, et sa serrure se refermer. Il s'extirpa rapidement de dessous la voiture, manquant de se fracasser le crâne au passage. « Qui est là ?! » Curieux, et sur ses gardes, il baissa le grand store du garage par laquelle ce qui semblait être une femme s'était engouffré. Il prit dans sa main une clé à molette, et entra dans les toilettes, faisant fasse à la porte du cabinet qui était désormais verrouillé. « Si vous ne sortez pas je vais être obligé d'appeler la police. » Insista-t-il. Un sanglot étouffé attira son attention, et son odeur particulière suscita son inquiétude. Son loup s'agitait. « J… J'vous en supplie. Je reste pas longtemps… Laissez-moi me cacher ici s'il vous plait… ! » Jacob allait répondre lorsqu'il entendit la porte de la boutique sonner, comme si des clients entraient normalement en pleine journée. Cette même odeur il la reconnaissait. Ce fumé nauséabond embaumait maintenant tout le garage, et cette fois-ci Jake ne réprima pas un grognement sourd, de colère et d'excitation. Il colla son visage à la porte et murmura le plus faiblement possible afin que les sangsues ne l'entendent pas – même s'il doutait que ça fonctionne « Reste caché ici. N'appelle pas la police. Je m'en occupe. » assura-t-il. Il sortit de la pièce et s'avança devant les trois jeunes hommes aux yeux rouges carmins et au sourire carnassier accoudé au comptoir de la caisse du magasin. « Y a un panneau avec écrit fermé. Vous savez pas lire ? » Cracha le jeune loup. « On est désolé mec. On voudrait pas te déranger mais j'crois que notre copine, là, est caché dans tes chiottes. » Le garçon qui avait prit la parole paraissait bien plus frêle que lui. Les cheveux blond, la peau blanche, et des yeux qui trahissait une cruauté sans pareil caché dans un air faussement innocent. « J'crois pas non. Comme j'ai dis, on est fermé. Si vous avez une bagnole à faire réparer, revenez demain. » Jake serra le poing. Vue leur odeur abominable, et leurs monstrueuse présence Paul était sûrement déjà en route. Il se contenta alors de temporiser un maximum, essayant de réprimer son loup qui lui hurlait de leur arracher la tête. « J'vous ai jamais vue dans le coin. » Ajouta-t-il sarcastique, les yeux plein de défi. Le brun le plus à droite, prit la parole.

« Faut dire que ça empeste le clébard dans le quartier, pas vrai Luke ?

- Ethan a raison. Ça schlingue le chien mouillé ici. »

Il ricanèrent, mais lorsque les grognements dans la gorge de Jacob avait résonné dans tout le garage, ils cessèrent immédiatement de sourire. Le plus à gauche de pencha alors, ses long cheveux roux lui tombant sur le visage. « Tout doux, mon garçon. On ne vient pas jouer sur ton territoire, on attendra qu'elle rentre chez elle. » Nargua-t-il. Ce fut la remarque de trop. Jake l'attrapa sans hésitation par la nuque et le plaqua contre le mur derrière lui, la chaleur brûlante de son corps accentuant le dégoût sur le visage des autres vampires qui n'avaient pas bougé d'un cil. L'immortel se débattit, griffant le visage de son ennemie mortel au passage. « Tu crois qu'on va vous laisser partir ? » Au même moment, un autre grognement se fit entendre dans l'entré du magasin, et les deux autres Vampires se mirent instantanément sur leurs garde. Paul n'avait pas attendu pour se transformer, et sans attendre plus longtemps, il se jeta sur le blond, lui brisant une épaule et lui arrachant la tête. Jake profita de la confusion, pour jeter le roux à terre et se transforma sans lui laisser le temps de se relever, suivant l'exemple de son ami et lui arrachant la tête sans aucune hésitation. Mais ils n'eurent pas plus de temps et le dernier s'échappa sans demander son reste. 'Le laisse pas s'échapper. Je reste ici au cas où il reviendrait pour la fille.' Paul acquiesça de la tête et partit sur la trace du dernier vampire restant. Il s'écoula une bonne demi heure avant que Jacob ne réussisse à redevenir lui même, s'empressant immédiatement d'enfiler un pantalon avant de se diriger à nouveau vers les toilettes. Il hésita puis toqua à la porte du petit cabinet encore fermé. « Je te promet qu'ils sont partit. » Lui dit-il avec douceur. Elle lui ouvrit la porte quelques seconde après. Jake pouvait sentir la peur dans son mouvement. Lorsqu'elle fut finalement face à lui, la tête et les yeux baissé, il ne sut pas vraiment quoi dire. Machinalement, dans une mécanique de jeune fille angoissée, elle posa sa main gauche sur son bras droit, ne sachant trop que dire tant la situation était gênante. « Merci infiniment. Je… J'ai cru que j'allais mourir. C'était… Trop bizarre. Ils avait pas l'air très… » Elle ne savait pas comment finir sa phrase, mais Jake avait comprit. « Humain, je sais. On ne s'y fait jamais vraiment. » Compléta-t-il. Surprise, elle leva les yeux vers lui, et lorsque leurs regards se croisèrent, Jacob reçut comme un choque électrique dans le cerveau. Il la vie soudainement dans tout les recoins de son esprit. Il ne voyait, n'entendait, ne sentait qu'elle. Qu'elle. Elle seule. Son monde s'était à la fois écroulé, et reconstruit sous ses yeux, comme si tout ce qu'il avait ressentit jusqu'à présent prenait sens. Comme s'il avait découvert le secret le plus enfoui de l'univers. Elle le fixait, détaillant son visage, songeuse. Puis sa main se posa sur le visage blessé de Jacob, passant délicatement son pouce au dessus comme pour vérifier que tout était réel. Il était si imposant, mesurant bien deux tête de plus qu'elle, et elle se mentirait à elle même si elle se disait qu'il n'était pas attirant, presque mystique. Quelque chose chez lui la rassurait, lui donnait confiance et Jacob la laissa faire, comme tétanisé par la simple pensé qu'il venait de s'imprégner d'elle. Que tout avait été si simple, si rapide. Dans un élan qu'elle ne saurait qualifier, elle se mit sur la pointe des pieds, tirant la nuque de Jacob à elle pour l'enlacer, enfouissant son propre visage dans le cou du jeune homme, l'agrippant désespérément. « Merci de m'avoir sauvé. » Avait-elle murmuré. Dire qu'il fondait sur place au sens littéral serait un euphémisme. Il la serra un peu plus contre lui comme si c'était un besoin vital, lui rendant son merci silencieusement, pensant à lui même que c'était certainement elle qui l'avait sauvé à ce moment là. Mais il n'eut pas plus le temps, ni le droit de profiter de la chaleur de ce lien nouveau qui s'était gravé dans son être profond, qu'une sonnerie de téléphone retentit résonnant dans la pièce. La jeune femme sursauta, comme si elle s'était réveillée d'un long rêve, et se détacha de Jake, aussi vite que tout s'était enchaîné. « Je… Pardon. Je dois y aller. » embarrassée, et confuse, elle s'enfuit en courant sans laisser le temps à Jacob de lui demander son nom. Les heures passèrent et le jeune Black rentra chez lui, rejoint quelques minutes plus tard par un Paul lessivé. « Victoire écrasante, au cas ou t'en douterai. » Avait-il lâché. Mais Jake était bien trop pensif, et n'y prêta pas attention. Il lui parla presque immédiatement de la fille. Des vampires. De la manière dont il s'était imprégné d'elle, et son ami l'écouta, sirotant sa bière, son t-shirt sur son épaule, et un pied sur la table. « Des longs cheveux noir, vraiment très longs, pas très grande. Je crois qu'elle avait un tatouage aussi, peut être plusieurs, j'ai pas eu le temps de voir. » Paul sembla réfléchir puis posant sa bière sur la petite table en bois il répondit sans aucune incertitude : « Faut que je vérifie un truc à mon taff. J'te récupérerai un soir dans la semaine. » Et la suite, vous la connaissez.

Il se retrouvait ici. Devant sa porte. Il l'observa longuement. Cinq bonnes minutes au moins pour être honnête. Il avait su venir jusqu'ici, mais n'avait pas la moindre idée de ce qu'il allait lui dire. De comment il allait lui dire. Si lui avouer qu'il était un loup était facile à la réserve, en ville c'était beaucoup plus compliqué. Elle allait le prendre pour un cinglé. Peut être valait-il mieux qu'il renonce pour l'instant ? « Hey ! Qu'est-ce que tu fous ici, y a que le Staff qui a l'autorisation d'être là ! » Il releva la tête, faisant face à un homme à peine plus âgé que lui. Il était plutôt grand, à peu près sa taille, voir un peu plus. Il avait de longs cheveux ébène qui descendaient au niveau des hanches, un côté rabattu derrière son oreille gauche recouverte de piercing. Il avait la peau hâlé, et été vêtu d'un bas de costume noir, et d'une chemise du même ton, contrastant avec une cravate rouge, légèrement défaite. Il posa sa main droite sur l'épaule de Jacob, et haussa le ton. « Tu ferais mieux de partir, t'a rien à faire ici. » Jake retira sa main calmement. « Je suis venu pour voir… Rune. » La surprise survola le visage de l'inconnu, et il étouffa un rire sarcastique. « Désolé, mais si t'étais un de ses amis je le saurai. Je ne le répéterai pas deux fois. Tu n'as rien à faire ici. » Jacob croisa les bras sur son torse, décidé à ne pas bouger par simple esprit de contradiction. « Ok. Admettons que j'n'ai pas envie de bouger ? » L'homme perdit patience, prenant Jacob par le colle de sa chemise et rapprocha son visage du sien. « Dégage de là sin- » Il n'eût pas le temps de finir sa phrase que la porte s'ouvrit entre eux, laissant apparaître une jeune femme, vêtu d'un peignoir et d'une serviette sur sa tête. « Caleb ? Tu m'explique c'que tu fous, là ? » Il relâcha sa prise sur Jacob immédiatement, se grattant l'arrière du crâne pour cacher son malaise. « Un ami à toi ? » Le regard de Jake se tourna immédiatement vers elle, et à nouveau leurs regards se croisèrent. Il se racla la gorge dans une supplique silencieuse, et elle soupira. « Ouais, excuse-moi j'avais oublié qu'il venait. Fais moi plaisir, et occupe toi de tes affaires. » Elle prit Jake par le poignet, et le tira chez elle, claquant la porte derrière eux. Elle la verrouilla, sans un mot et se tourna vers le loup qui ne savait plus vraiment pourquoi il était venu ici. Difficile de se concentrer quand votre interlocuteur n'est vêtu que d'un peignoir, pas vrai ? « Écoute, je… Merci. Pour ça j'veux dire. » Il chercha lamentablement ses mots, détournant le regard. Il ne la vit pas bouger, trop occupé à paniquer dans un coin de sa tête. Elle le poussa sans préavis sur sa chaise de bureau, Puis posa à nouveau son pouce sur sa joue, avec le même intérêt que ce soir là. Il ne pu s'empêcher de retenir son souffle. Son œil se plissa, sentant la chaleur de l'onguent sur cette plaie qu'il avait presque oublié. « Je suis désolée pour l'autre soir. » Dit-elle simplement. Jacob se laissa faire, dans un silence un peu inconfortable, ne sachant pas vraiment quoi faire, ni où regarder. « Laisse-moi juste me changer deux minutes. C'est moins… Gênant pour discuter. Et enlève tes pompes, je veux pas dégueulasser ma moquette. » Elle détourna les yeux, et s'empressa de retourner dans la salle de bain encore allumé, dont la porte était toujours entrouverte. Le silence fut remplacé par une musique de fond. Il put lire 'Bloodline' par le groupe Northlane, sur le petit écran digital de la radio posé sur le bureau. Il va sans dire que Jacob n'avait jamais été un très grand fan de ce genre de musique, bien que ça ne le dérangeait pas vraiment. Disons plutôt qu'il n'avait jamais vraiment mit les pieds dans ce genre d'univers auparavant. Il observa la pièce. Les murs n'avaient pas fière allure, mais les nombreux posters et dessins recouvraient les toutes aussi nombreuses fissures. L'atmosphère était pourtant apaisante, deux lampes tamisaient la pièce d'une lueur orangée. Il était assis sur une chaise de bureau face à la porte d'entrée ainsi que de la salle de bain sur sa droite (La chaise étant tourné face à l'endroit d'où il était arrivé). À droit de l'entrée se tenait une commode avec une petite télé et un frigo, au dessous d'une étagère murale ou trônait tout un tas de choses, faisant face à un lit deux place collé au meuble dos à Jake. Tout à gauche de la pièce, la fenêtre donnait sur la rue, les rideaux à peine tiré laissait entrer la lumière du feu de signalisation en bas de la rue. Deux magnifiques guitares, quant à elles, traînaient de l'autre côté du lit, accompagné d'une enceinte assez imposante, d'un casque audio et de quelques disques posés sur celle-ci. Il entendait la pluie cogner contre les carreaux, et à cette remarque, le jeune loup grimaça. L'espace était assez petit, et plutôt rangé. Pas de vêtements qui traînent, ou de vaisselle sale. 'Paul devrait prendre exemple.' Se dit-il. Il entendit la bouilloire biper sur le frigo, le sortant de sa contemplation. « Ah merde, tu peux l'arrêter? J'en ai encore pour une minute. Et serre toi aussi, si tu veux un café, ou un thé j'sais pas. Sur l'étagère y a tout. Ah et un café pour moi aussi s'te plait. Deux sucres.» Lui indiqua-t-elle, une main sortant de la porte de la salle de bain et signant deux avec ses doigts. Il souffla du nez, le sourire au lèvre. « À vos ordres madame. » Plaisanta-t-il. Il pu l'entendre rire brièvement, et s'exécuta le cœur un peu plus léger. Le stress le pesait un peu moins, depuis qu'il s'était assis. Il posa l'une des deux tasses fumantes sur le bureau, prenant soin de ne rien renverser sur le clavier de l'ordinateur fixe encore allumé, et se rassit sur la chaise. Rune sortit alors enfin de la salle de bain, vêtu d'un mini short gris et large t-shirt de groupe, si large qu'on distinguait une tête de dragon recouvrant son épaule. Elle essuya vigoureusement ses longs cheveux encore mouillés, se dirigeant vers le lit, et s'assit près de Jacob, prenant de ses deux main la tasse chaude. Elle brisa à nouveau le silence, après une ou deux minutes, fixant son café noir. « Merci pour le café, j'avoue que j'suis un peu crevée. Je m'attendais pas vraiment à te revoir, même si ça me travaillait pas mal je dois dire. » Jake sourit, et elle se coupa elle même, comme si elle avait dit une énormité.

« 'Fin j'veux dire. On a pas vraiment eu l'occasion de parler de… L'autre jour tu sais. Ces mecs bizarre.

- Je me suis pas enfuit en courant. Plaisanta Jacob.

- Je sais, j'suis vraiment désolée pour ça. C'était… Compliqué. J'ai paniqué. Mais au fait, comment tu m'a trouvé ?

- Mon coloc' travaille ici. Paul, le mec qui tient pas en place.

- J'ai du le croiser une ou deux fois, oui. J'imagine que c'est un sacré coup d'chance. En tout cas, j'suis vraiment désolée d'être partie comme ça. »

La jeune fille leva sa tasse devant son visage avec ses deux main, s'excusant platement.

« J'plaisante, t'inquiètes pas. C'était une soirée un peu bizarre. C'est pas tout les jours qu'une inconnue déboule dans mon garage en ramenant une bande de va-… De forceurs* pareil.

- Ça tu l'a dis… Elle prit une gorgée de son café, semblant hésiter un instant. Dis moi…

- Jacob. Mais tu peux m'appeler Jake.

- Jacob. Merci. Et d'ailleurs, moi c'est Rune, mais j'ai cru comprendre qu'on t'l'avait déjà dit.

- Il me fallait au moins ça pour monter jusqu'ici. Sourit Jake, taquin.

- J'imagine. Du coup… Jake. Ce soir là, comment t'a réussis à te débarrasser d'eux ? »

Jacob déglutit. D'un côté, une partie de lui lui hurlait de tout déballer. De l'autre, la prudence était de mise, et une chose était sûr, il s'en voudrait à vie de l'effrayer.

« Sois honnête avec moi. J'te vois réfléchir et j'suis pas bête. T'en croises beaucoup toi, des mecs qui essaie de… Te bouffer ? Genre, littéralement te bouffer ? Qui te regardes comme si t'étais leur meilleur casse-dalle ? Ces gars là, ils étaient pas humain. Pas vrai ? Dis moi juste que je suis pas folle, et on va s'entendre. »

'Trop perspicace.' pensa-t-il. Il s'affala sur la chaise frottant son visage, et prit une grande inspiration.

« C'est très long à expliquer. Pas facile non plus.

- J'ai l'air d'avoir un train à prendre ? Trouve une autre excuse, j'mérite de savoir. Grommela-t-elle.

- Ah ça, ça dépend.

- Oh allez quoi, t'a pas fait tout ce chemin pour me baratiner, t'es sérieux ? S'offusqua la jeune femme.

- Hey, j'plaisante. Je suis… Plus ou moins obligé de t'expliquer de toute façon.

- J'te force pas vraiment… 'Fin j'ai vraiment envie- ou plutôt besoin de savoir.

- Je comprends, et j'vais tout te dire, vraiment. Avant ça, j'ai moi aussi besoin de savoir un truc. Comment tu t'es retrouvé dans cette situation ?

- Je me souviens plus exactement. J'avais pas mal bu ce soir là, on fêtait l'anniversaire de Caleb.

- Caleb, le chien de garde de tout à l'heure ?

- Haha ouais lui. C'est mon grand frère. Il est un peu tendu depuis…

- Attends, tu lui a pas tout raconté au moins ? Paniqua Jacob.

- Juste qu'une bande de gars un peu bizarre a essayée de m'agresser. Rien d'autre, tu peux t'détendre. Lui assura-t-elle. Où j'en étais du coup… Ah ouais. On fêtait l'anniversaire de Caleb. On avait pas mal enquillé, et j'avoue qu'au bout d'un moment j'avais besoin de me rafraîchir un peu les idées. Y avait beaucoup de monde, et j'me sentais plus très à l'aise alors je suis sortie dehors pour prendre l'air. Je suis resté là quoi… Dix minutes ? Je regardais des trucs sur mon téléphone, et ces mecs là ont commencé à s'approcher de moi et à me parler. Au début, j'ai cru que c'était juste des types un peu lourds. Le roux là, a commencé à me mettre une main au cul, à foutre son nez dans ma nuque et honnêtement j'étais tétanisé juste à l'idée de me débattre, comme si j'étais une proie. La couleur de leurs yeux, leurs dents… Y avait rien de normal. Le blond s'est marré, et il a commencé à lui sortir des trucs du genre 'Si on lui laisse un peu d'avance, ça sera plus drôle' ou un truc comme ça. J'ai commencé à vraiment paniquer, puis j'ai couru. J'ai vue ton garage allumé de l'autre côté de la rue, et je me suis réfugié dans la première pièce qui passait. »

Jacob s'était fermé le long de son récit. La simple vision de ces sangsues proches d'elle le rendait malade. Une grognement sourd se mêla à la musique en fond, et sa mâchoire se contracta. Rune posa sa main sur le genoux de Jacob, qui tressautait machinalement. Jake s'arrêta.

« Ça va ?

- C'est toi qui me demande ça ? C'est pas plutôt à moi de te poser la question ? Il inspira profondément à nouveau et serra instinctivement sa main dans la sienne avant de poursuivre. Écoute… Avant de tout te raconter, il faut que tu me jure que tout ce qui se dit ici restera entre nous. Je sais qu'on se connaît pas, mais il va falloir que tu me fasse confiance.

- J'pense que tu m'a déjà prouvé que je pouvais compter sur toi en me sauvant la vie. Lui affirma-t-elle avec une détermination dans le regard que Jake trouvait diablement attirante.

Il commença par lui raconter qui il était. D'où il venait, en commençant par les légendes qui berçait la réserve. Ils passèrent bien deux heures à parler. Ou plutôt, Rune buvait les paroles de Jake, les deux se rapprochant inconsciemment au fil de son histoire. Jake s'était assit sur le rebord du lit, tendit qu'elle, s'était allongée sur le ventre et ne le quittait pas des yeux, posant quelque fois des questions. Elle prenait tout avec un calme olympien, cela-dit, et seigneur Jacob l'en remerciait. Il lui raconta tout, des buveurs de sang à la meute. Sur une note un peu plus mélancolique il aborda le sujet de Bella et d'Edward. Jacob se remettait à peine de la disparition de celle qu'il eût aimé. Les derniers mois lui paraissait si léger, en comparaison des premières semaines. Il lui parla aussi de la famille Cullen et du traité. De comment il avait échoué à sauver la Swan, malgré tout l'amour qu'il lui portait. Malgré cette volonté de lui prouver que la vie était un bien meilleur partie. Puis il lui parla de la légende de la troisième femme. Rune nota ce changement d'attitude, cette tristesse et cette colère, tout en continuant d'écouter scrupuleusement le récit.

« Eh bah… C'est…

- Ça fait beaucoup, je sais.

- Tu me diras, dans un sens, ça me surprend pas vraiment que les vampires existent. Les légendes viennent bien toutes de quelques part. Mais de là à vouloir… Devenir comme eux.

- J'dois dire que je suis surpris que tu le prennes aussi bien, plaisanta-t-il soulagé. Pour quelqu'un qui a faillit servir de repas…

- Hey ! Offusquée, elle lui jeta un oreiller à la figure sous un éclat de rire léger de Jake.

- Je plaisante. Je suis juste rassuré de pas passer pour un cinglé.

- J'te dois au moins ça. Affirma-t-elle. J'ai un peu l'impression de rêver, en vrai. C'est pas tout les jours qu'on rencontre un… Loup garou ?

- Je suppose qu'on peut dire ça comme ça.

- Et Paul, il est comme toi ?

- Il faisait aussi partie de la meute, oui.

- Mais du coup, la fille là… Bella c'est ça ? Tu t'étais… Comment vous dites déjà, imprégné ?

- J'ai essayé. Mais c'est pas quelque chose qu'on peut contrôler, et… Visiblement elle m'était pas destinée.

- Oh, putain j'suis désolée. J'réfléchis pas tout le temps avant de parler, S'excusa-t-elle sincèrement. Elle marqua un temps d'arrêt, roulant sur le dos en regardant le plafond de son minuscule appartement. Je vous envie en vrai. C'est… Réconfortant de se dire qu'on a quelqu'un quelque part qui nous attend. Même si dans ton cas, c'était plus compliqué.

- T'en fais pas pour ça. Si je suis venu ici, c'est aussi pour te parler de… ça.

- De ça ? Ça quoi ?

- La légende de la troisième femme.

- Ok, et c'est supposé m'aider à comprendre ? Demanda-t-elle perplexe.

- Lorsqu'on… S'imprégner de quelqu'un, c'est jamais quelque chose qu'on contrôle tu vois. Je saurai pas vraiment comment le décrire… Quelqu'un m'a dit un jour, que c'était comme si notre centre de gravité s'était en quelque sorte… Renversé ? Notre vie entière se met à tourner autour de cette personne, rien d'autre ne compte.

- Tu dis nous, comme si tu savais exactement de quoi tu parlais. Mais si tu t'es pas imprégné d'elle, alo-

- L'autre soir – l'interrompit Jacob - quand t'a débarqué dans le garage, c'était pas juste une coïncidence Rune. - Il prit sa main dans la sienne, rapprochant son visage de celui de la jeune femme sans quitter ses yeux un seul instant. - Je sais pas quoi te dire… C'est arrivé comme ça. »

Il était si proche d'elle, qu'il sentait son souffle contre ses lèvres, et cette simple pensée le torturait. C'était la première fois qu'il prenait réellement le temps de détailler ses yeux. Ils étaient d'un brun très clair, tirant presque vers le jaune. Il nota d'ailleurs que l'un de ses yeux était plutôt vert. Tout chez elle le rendait fou, à tel point qu'il ne contrôlait plus cette voix dans sa tête qui hurlait à quel point l'attente était insupportable. Il recula, et s'apprêta à se lever, mais une main timide l'en empêcha. Il se retourna vers Rune, et lorsqu'il la vit à nouveau, il su d'avance que face à elle, il perdrait toujours. « Tu débarques chez moi, avec des histoires de Loup, de Vampire, et d'amour éternel. D'un coup tu me sors que je suis quoi… Ton âme sœur ? C'est… Beaucoup à gérer pour moi. Un peu bizarre aussi. Mais… J'apprécie que tu sois venue. J'espérais vraiment qu'on se revoit. Alors s'te plaît, reste encore un peu... » Le silence s'installa à nouveau, et Rune ne savait plus vraiment quoi dire. Si le monde de Jacob était chamboulé, le siens l'était d'autant plus, et elle imaginait mal Jacob lui dire avec sincérité qu'ils étaient destiné à être ensemble. Mauvais rêve ou mauvaise blague, voilà ce que son cerveau lui disait. Elle lâcha le pan de son t-shirt, tête baissé, l'autorisant silencieusement à s'en aller. Face à une telle vulnérabilité, il perdit pieds. Ce déluge d'émotions était incomparable, il s'en noyait presque. Jake passa sa main gauche dans les longs cheveux encore un peu humide de la jeune femme, et embrassa son front tendrement, comme un aveux. Elle releva les yeux vers lui, fébrile et le cœur battant à tout rompre.

« Il est déjà tard, et on a tout le temps d'apprendre à se connaître. Lui murmura-t-il, plus pour se convaincre lui même.

- C'est drôle que tu dises ça, Jake. Moi j'ai l'impression qu'on s'est toujours connu. »

Sur ces mots, elle l'enlaça, comme elle le fit la première fois qu'il se sont rencontré. Jake la serra contre lui, s'enivrant de son doux parfum, et luttant contre lui même pour ne pas la brusquer. Comme s'il pouvait la perdre, comme si quelqu'un allait lui enlever. Comme si elle allait s'en aller. 'Comme Bella.' « Si tu ne fais rien demain soir, on pourrait… Se voir juste un peu? » Rune se mordit la lèvre, n'imaginant pas elle même qu'elle ait osé demander une chose pareil. Les hommes, les rancards, les crushs, tout ça c'était des choses qu'elle avait décidée de fuir. Toute cette situation l'effrayait, et les papillons dans son ventre ne l'aidait pas à garder son calme. Jacob ne put réprimer un rictus malicieux. « J'sais pas, tu sais, j'suis un homme très prit. » Couverte de honte, humiliée par l'affront de ce satané chien de salon, elle lui jeta à nouveau un coussin à la figure, cachant son visage pivoine dans ses genoux. « T'es le pire. J'veux pas te voir, j'te déteste, vas-t-en.» Jake éclata de rire. Jamais il ne s'était sentit aussi bien, ou en tout cas, plus depuis très longtemps.

« Allez, fais pas la tête. C'est moi qui t'invite, pour me faire pardonner. »

Il prit un bout de papier et un stylo sur le bureau, écrivant son numéro de téléphone, puis se tourna à nouveau vers elle. Rune cachait son visage dans ses oreillers, encore contrariée. Il se pencha vers elle, embrassant délicatement l'arrière de sa tête, et lui souhaita bonne nuit. Comme pour prouver que toute cette soirée existait bel et bien, comme s'il avait besoin de prouver un peu plus à la jeune femme à quel point il avait été sincère avec elle, il partit en s'éclipsant par la fenêtre, et, une fois qu'il pu s'assurer que personne d'autre qu'elle ne le verrait, il en sauta, se transformant au vol. Rune tenta de l'empêcher de sauter, le prenant d'abords pour un fou, puis lorsqu'elle se pencha, son regard croisa celui du gigantesque loup. Mais le temps de cligner des yeux, il disparu. Elle se laissa glisser le long du mur, réalisant tout ce qui s'était passé en une seule soirée, puis souriante, elle se faufila dans son lit, et s'empara de son téléphone.

Vous :

Passe par la porte la prochaine fois.

Sam. 00:52 – Envoyé

À suivre.

NDA : Merci d'avoir lu ! J'espère que ça vous a plu, et surtout n'hésitez pas à me laisser quelques conseils, quelques notes pour m'aider à avancer ! C'est une histoire qui me trottait dans la tête depuis un certain temps. Je n'ai jamais été une grande fan de la relation que Bella et Jacob entretenaient, je trouvais pas ça réellement juste pour lui. Et comme j'aime réécrire un peu le monde dans ma tête, voilà le résultat. Aussi, autre petite aparté, il se peut que certains éléments ne soient pas forcément correct. Je suis encore en pleine lecture des livres, et j'avoue que même si les films se regardent ils ne sont pas très... Enfin, vous voyez quoi. Je tiens quand même une certaine affection en vers cet univers, alors on va dire que c'est une vision des choses très personnelle. Ne m'en veuillez pas. ( Et encore une fois, désolée pour les éventuelles fautes d'orthographe. )

Humblement, votre autrice qui devrait se coucher avant 3h du mat'.