Disclaimer : Downton Abbey est l'oeuvre de Julian Fellowes.
Résumé : George avait une question pour sa grand-mère : pourquoi aidait-elle autant les gens ?
Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + 4 octobre : Spécial anniv Ju + Alphabet des personnages de Downton Abbey: George Crawley + Prénom 42 : Georges
De la nécessité d'aider son prochain
- Grand-Maman ?
Isobel leva les yeux de sa tasse de thé et aperçut le visage d'ange de George, ses yeux bleus et cheveux blonds lui évoquant son regretté Matthew. La ressemblance était aussi douce qu'amère mais elle avait appris à ne plus y porter autant d'attention. Son petit-fils était avant tout sa propre personne avant d'être le dernier morceau de son fils sur cette terre.
- Oui, George ? Sourit-elle
- Pourquoi avez-vous autant de charités ?
- Parce que son carburant est l'indignation. Plaisanta Violet
- Grand-Mère ! La rabroua gentiment Mary
La future Lady Merton sourit et prit le garçonnet sur ses genoux.
- Vois-tu, George, je considère que c'est mon devoir de combattre les injustices. Commença-t-elle. Dieu a été bon envers moi. Grâce à lui, je ne manque de rien. J'ai tout ce qu'il me faut pour vivre plus facilement qu'une bonne partie des gens. Alors, en retour, je trouve que c'est normal d'aider ceux qui n'ont pas eu le même ange gardien que moi. Quand on a du temps, les moyens, c'est naturel d'aider son prochain. C'est une manière de rendre à la société comme au Ciel lui-même. Le monde peut se montrer parfois bien méchant et je ne peux pas aider la terre entière. Mais je peux quand même aider, à mon niveau.
Sa bru eut un regard nostalgique. Ce genre de discours, Matthew en aurait tenu aussi. Après tout, n'était-ce pas pour ça qu'il était devenu avocat ? Pour aider les plus malchanceux, les opprimés, ceux qui n'avaient pas de voix, pour crier pour eux quand leurs gorges devenaient trop sèches et trop rauques pour le faire eux-même. Reginald Crawley sauvait des vies face à la mort. Matthew sauvait des vies face à l'injustice d'une société. Isobel avait soigné des plaies, consolé des gens et elle avait fait tant derrière. Elle avait soigné des soldats lors de la guerre. Elle avait aidé des prostituées à quitter le monde de la rue pour une vie plus digne. Grâce à elle, Ethel était désormais cuisinière non loin de son fils là où elle se serait laissée mourir. Et puis, Sybil elle-même n'avait-elle pas dit que les causes les plus sombres étaient celles pour lesquelles il fallait se battre ? Pourquoi se préoccuper d'un jardin où le soleil brillait en permanence ?
- Et tu sais, quand tu aides ton prochain, cela te fait du bien. Tu te sens utile, heureux. Certains pourraient dire que c'est égoïste. Mais c'est, à mon sens, un égoïsme positif puisqu'il permet à des personnes malheureuses d'avoir un peu de bonheur.
- Je ne comprends pas tout... Admit George
- Ce n'est pas grave, George. Ce qu'il faut retenir, c'est que j'aide les gens avec mes charités parce que cela me plaît et que je trouve normal d'aider si je le peux.
- Papa aussi aidait les gens. Maman m'a dit qu'il était avocat. Il a aidé à sauver Monsieur Bates, le valet de l'Ane.
- Eh oui ! Monsieur Bates avait été accusé d'avoir fait une très grosse bêtise. Tout le monde ou presque croyait qu'il était coupable. Mais ton papa, lui, l'a cru quand il a dit qu'il n'avait rien fait. Alors, il l'a aidé, comme il l'a pu et il a pu aider à prouver qu'il n'avait pas fait cette bêtise. C'est pour ça qu'aujourd'hui, il est encore à Downton Abbey, à travailler pour l'Ane et heureux avec son épouse.
- Maman ? Je peux avoir une charité moi aussi ? Pour aider les enfants ?
Mary eut un sourire amusé.
- Tu es encore un peu petit pour ça. Lui dit-elle. Mais on peut voir ce que tu peux faire ! Avec Sybbie, on peut regarder s'il y a des jouets avec lesquels vous ne jouez plus pour les donner aux enfants qui n'ont pas la chance d'en avoir beaucoup. Qu'en dis-tu ?
Il acquiesça vivement. Isobel tentait de dissimuler ses yeux mouillés. C'était à croire que leur lignée ne pouvait donner naissance qu'à des héros anonymes du quotidien et cela était sa plus grande fierté.
FIN
