13 octobre 2018 [20:03]
Internat de la Seconde-A
« Je crains que je ne me sois rapproché de toi … Que parce que tu me le rappelles … »
Kirishima Eijiro aurait bien été incapable de savoir pourquoi, mais ces paroles ne lui firent pas autant de mal qu'il l'aurait cru. À l'inverse de ce nœud douloureux qu'il aurait dû avoir à l'estomac, il ressentit une sorte de … nostalgie. Douce et amère. Comme s'il comprenait parfaitement ce que Bakugo ressentait, comme si lui-même, avait vécu un traumatisme similaire. Comme s'il savait pourquoi il agissait de la sorte avec lui.
Et n'en déplaise à tous ceux qui aurait pitié de Mao, ou qui désapprouvaient son attirance pour les hommes, Kirishima acceptait la chose aussi calmement pour une raison plus abstraite et difficilement explicable … Il était amoureux.
Eh oui … Au fil de ces dernières semaines, de ces entraînements nocturnes, de ces discussions énigmatiques, il avait fini par craquer de ce blond au fort caractère. De manière irrévocable et imprévisible. Cela s'était fait de façon si progressive, qu'il ne saurait même pas dire quand cela avait commencé.
Parfois, il avait l'impression que ses sentiments pour Bakugo avaient toujours été là, enfouis quelque part, attendant juste d'être réveillés. Comme cela aurait été merveilleux que les choses se passe facilement … Mais ce n'était visiblement pas le cas.
Et parce qu'il l'aimait justement, il n'avait d'autre choix que de le comprendre et de respecter sa décision.
Instinctivement, Kirishima porta sa main à la joue de son partenaire et l'obligea à relever la tête vers lui. Ses yeux écarlates semblaient lui dire un million de choses et trop peu à la fois. Il y lisait une tristesse et une douleur brutes, ainsi qu'un soupçon de colère et de frustration. Tout autant de mauvaises sensations que le lycéen aux cheveux rouges aurait voulu apaiser, mais c'était sans doute trop de prétention de sa part.
- Qui était-il ? osa-t-il demander. Cet ex dont la disparition t'a fait tant de mal que je ne peux même pas espérer te guérir …
Bakugo n'aurait pas pu se sentir pire ordure que ce n'était déjà le cas. Lui qui aspirait juste à sauver le garçon qu'il aimait, se retrouver à lui filer des complexes d'infériorité. Il ne voulait pas que Kirishima se compare à qui que ce soit, si tant est qu'il y ait réellement un ex à qui se mesurer. Le rouge n'avait jamais été que le seul et l'unique mais, évidemment, c'était une chose que le Bakugo ne pouvait pas lui expliquer.
- Tu lui ressembles tellement que parfois j'ai l'impression de le voir revivre, répondit-il.
Sorti de ce drôle de contexte où Aya avait remodeler la réalité, les mots du blond pouvaient paraître maladroits, voire durs et déplacés. Mais c'est tout ce qu'il avait trouvé de plus apte à décrire son ressenti, sans trop en révéler.
Kirishima parut accuser le coup et baissa la tête à son tour pour digérer la situation. Et c'est au bout de quelques secondes de silence qu'il se redressa, arborant un sourire tristement sincère sur le visage.
- Tu es quelqu'un d'étrange, Katsuki, déclara-t-il. Tu cries beaucoup, mais tu en dis peu, tu t'imposes avec fierté en tant que héros, mais tu manques cruellement de confiance, tu voudrais sauver tout le monde, mais tu ne prends même pas la peine de penser à toi …
Avec regret, Kirishima lâcha la joue de son ami et se recula légèrement en tâchant de garder ce sourire qui faisait tout son charme.
- Tu as sans doute beaucoup de choses à gérer, poursuivit-il. Ce qui expliquerait pourquoi tu me repousses alors que tu n'en as pas la moindre envie.
Bakugo écarquilla les yeux, surpris par la perspicacité de son camarade.
- Je te l'ai dit, reprit Kirishima. Tu ne sais pas mentir.
Le futur numéro 1 ouvrit la bouche pour se justifier mais fut interrompu :
- Tu n'as pas à me dire quoi que ce soit si tu n'es pas prêt. Mais j'espère que ce sera le cas un jour. Et que tu me feras suffisamment confiance pour m'expliquer tout ce que ça signifie. Parce que j'ai comme la sensation que quelque chose me dépasse fortement dans cette histoire.
Et c'était peu de le dire. Mais effectivement, c'était sans doute trop tôt. Bakugo doutait que Kirishima le croit s'il lui disait la vérité, et de toute manière, cela ne changerait rien à la finalité du problème. Le rouge était du genre têtu et déterminé, même s'il acceptait de croire à son histoire, il refuserait sans doute de s'éloigner de Bakugo, même pour sauver sa propre peau. Au final, on en revenait au même dilemme que lors de leur première séparation.
Le blond colérique avait voulu le tenir à distance parce qu'il jugeait son amant méritant d'une meilleure vie que celle qu'il avait à lui offrir.
Aujourd'hui, il voulait l'éloigner pour qu'il reste en vie, tout court.
Alors non. Même s'il en crevait d'envie, il ne lui dirait rien. Parce que ce serait reconnaître tout son besoin d'être près de lui et Kirishima, généreux et passionné, serait bien capable d'envoyer balader le destin rien que pour quelques minutes de bonheur, au détriment d'une vie entière et paisible.
- En attendant, je vais juste … te laisser tranquille, acheva le garçon à l'alter de durcissement.
Il ne savait pas vraiment comment conclure la conversation. Dans un sens, il n'en avait pas envie. Il aurait voulu réclamer à ce que Bakugo se décharge de ce poids si lourd qu'il semblait porter constamment. Mais il n'était pas comme ça. Et, par-dessus tout, il craignait de voir le blond se braquer davantage en insistant.
Alors, c'est le cœur tordu qu'il se détacha de son ami pour rejoindre cette porte par laquelle il était pourtant entré si enjoué, quelques minutes plus tôt.
- Kirishima, attends.
Aussi douloureux cela pouvait-il être, et en toute logique avec ce qu'il venait de dire, Bakugo se sentit obligé de revenir au nom de famille de son camarde. Une manière implicite de balayer tout ce qu'il avait souhaité reconstruire dans cette nouvelle version et qui, en définitif, était tout aussi irréalisable qu'un fantasme.
Le rouge se retourna, plein d'espoirs.
Le futur numéro 1 ne s'en détesta que plus encore, et les mots qu'il s'apprêtait à prononcer lui écorchèrent d'autant plus la gorge. Comme des lames rouillées s'aiguisant lentement sur sa trachée.
- Je suis sûr que …
Jamais Bakugo n'avait dû autant prendre sur lui de toute sa vie. C'était si difficile qu'il dut s'y reprendre à deux fois avant de parvenir à terminer sa phrase sans buter sur une syllabe.
- Je suis sûr que si tu retournes voir Mao, et que tu lui parles, vous pourrez vous remettre ensemble.
C'était stupide. Et mal venu. Mais c'était à ce point que Katuski Bakugo aimait Eijiro Kirishima. Il n'y avait que pour ce garçon qu'il se sentait capable de mettre sa fierté et ses besoins de côté. Et quitte à le savoir avec un autre, il préférait que ce soit Mao - le parfait rencard gentleman cinq étoiles – plutôt qu'un total inconnu.
À ce conseil quelque peu douteux, Kirishima ne put s'empêcher de lâcher un petit sourire triste.
- Tu n'as donc rien compris, hein ? demanda ce dernier
- Compris quoi ?
- Je n'ai pas quitté Mao pour être avec toi. Je l'ai quitté parce que tu m'as fait comprendre que du haut de mes seize ans, je pouvais ressentir beaucoup plus que ce que je partageais avec lui.
Puis il haussa doucement les épaules.
- C'est déjà énorme, alors ne te sens pas coupable, ajouta-t-il.
Bakugo eut presque l'impression d'entendre Kirishima lui murmurer un « merci » avant de quitter la chambre. Toujours planté au milieu de la pièce, le blond batailla contre les palpitations dans sa poitrine, en proie à tout un tas de sentiments contradictoires.
Déchiré, il mourait autant d'envie de courir après son ami pour le retenir et le serrer dans ses bras, que de se réjouir d'avoir pu mettre un terme à leur relation de manière aussi pacifiste.
Mais alors pourquoi est-ce que, même dans cet entre-deux, la douleur s'évertuait à prendre le pas sur tout le reste ?
14 octobre 2018 [07:50]
Internat de la Seconde-A
Bakugo n'avait pas fermé l'œil. Il n'en ressentait même pas les effets. Comme si, à force de cogiter, il avait fini par s'habituer à la fatigue. Ce qui n'était pas une bonne chose pour autant.
La mine triste et impuissante de Kirishima l'avait hanté jusqu'à l'aube. Et la nuit, loin d'être reposante, n'avait pas du tout apaisé le blond.
Il savait qu'à cette heure, il devrait être sur le point de quitter l'internat avec ses camarades pour aller en cours, mais il ne pouvait se résoudre à sortir de son lit. Car poser un pied par terre, c'était prendre le risque de courir au rez-de-chaussée et de revenir sur toutes les belles résolutions qu'il avait prise la veille pour le bien de Kirishima. Et si le simple fait de revoir son visage le faisait craquer ? Et si, sous l'influence de son sourire adorable, il se retrouvait à balayer tout ce qu'il lui avait dit pour le protéger ?
- Putain de merde, ragea-t-il à l'étouffée dans son oreiller.
- Kacchan ?
La petite voix fluette de Deku résonna derrière la porte de sa chambre et rappela à Bakugo pourquoi il ne pouvait pas l'encadrer. L'entendre piailler son nom, même à travers le mur, n'était clairement pas la meilleure façon pour le blond de démarrer une journée qui s'annonçait d'ores et déjà compliquée.
- Dégage, le nerd, marmonna-t-il. Je ne suis pas d'humeur.
- Oui, je … Ok mais il y a quelqu'un qui demande à te voir, répliqua son camarade.
- Qui que ce soit, qu'il aille se faire foutre !
- Mais elle a l'air très motivée, elle dit qu'elle attend devant le portail depuis plus de deux heures. Ça a l'air urgent.
« Elle » ? Qui était le genre de nana si motivée à le voir pour poireauter dehors par ce froid à cinq heures du matin ?
- Elle a dit qu'elle s'appelait Aya, ajouta timidement Midoriya.
Bakugo se redressa vivement. Aya ? Qu'est-ce qu'elle fichait ici ? Et qu'y avait-il de si urgent quand tout avait déjà été dit la veille ? Il n'avait pas la moindre envie de replonger là-dedans, il était déjà assez en déprime comme ça.
- Si elle est là pour s'excuser ou ce genre de connerie, tu peux lui dire de faire demi-tour.
- Kacchan, elle a l'air assez alarmiste et déterminée, poursuivit Deku depuis l'autre côté de la porte. Elle menace même d'escalader la grille si tu ne sors pas de toi-même.
Fichue gamine.
- C'est bon, c'est bon, dis-lui que je sors dans cinq minutes !
Il pouvait presque imaginer le sourire satisfait de ce débile aux cheveux verts à travers le mur, ravi d'avoir pu le faire abdiquer.
- Je dirais à Aizawa que tu ne te sentais pas bien, déclara-t-il.
Bakugo ne l'admettrait sans doute jamais, mais cette intention de la part de son camarade d'enfance le toucha bien plus qu'il ne l'aurait cru possible. Il finirait définitivement en Enfer pour le traiter aussi mal alors que ce nerd s'évertuait à être aussi gentil et compréhensif.
Un comportement qui lui filait la nausée.
Il entendit les pas pressés de Midoriya dévaler les marches des escaliers et la porte d'entrée claquer derrière lui quelques secondes après. Puis, le silence.
Toute la seconde A devait avoir quitté le bâtiment, y compris Kirishima, laissant Bakugo complètement seul dans l'immensité de leur demeure, une légère oppression autour du cœur.
Il lui fallu plusieurs minutes pour trouver le courage de sortir de sous sa couette et de descendre au salon, sans même prendre la peine d'enfiler une tenue descente. Si Aya trouvait à redire sur son T-shirt et son bas de jogging, et bien …
Rien à fiche.
Alors qu'il s'imaginait devoir retrouver la jeune fille à l'extérieur, il la découvrit assise sur le canapé du salon, remuant frénétiquement sa jambe droite en signe de stress et d'impatience. Foutu Deku et sa gentillesse étouffante. C'était sûrement lui qui l'avait fait rentré pour ne pas qu'elle gèle de froid.
À sa vue, Bakugo réalisa que son amertume de la veille s'était quelque peu dissipée. Néanmoins, il gardait une certaine rancœur envers elle et toutes les belles promesses que son alter lui avait fait miroiter, à tort.
- Qu'est-ce tu es venue faire ici ?
Aya se tourna vivement en entendant la voix du blond. D'un œil expert, elle analysa les cernes noirs du garçon, ainsi que sa tenue débraillé, sa posture défaitiste et ses yeux rougis.
- Bon sang, soupira-t-elle. Pourquoi faut-il toujours que tu fonces tête baissée avant de réfléchir ?
- Si tu es venue me faire des réflexions, tu peux repartir. Je ne te montre pas où est la porte, déclara l'adolescent en faisant demi-tour.
- Non, attends !
Il y avait une sorte de supplication dans la phrase de la collégienne. Elle tenait véritablement à ce que Bakugo reste et l'écoute jusqu'au bout, c'était perceptible jusque dans les soubresauts de sa voix.
Il expira son agacement et s'efforça de rester pour entendre ce qu'elle avait de si important à lui dire.
- Excuse-moi, reprit Aya en baissant la tête. C'est juste que … J'avais espéré arriver avant que tu ne parles à Kirishima.
Bakugo fronça les sourcils.
- Tu lui as brisé le cœur, pas vrai ? l'interrogea-t-elle. Pour le protéger.
Ainsi donc, elle avait compris ses intentions rien qu'avec la conversation qu'ils avaient eue hier … Le blond n'était pas très surpris. Aya était bien plus intelligente et mature que les autres filles de son âge. Et en quelques heures de discussions, elle avait l'air de bien cerné Bakugo et ses réactions.
- Difficile de faire autrement en sachant les retombées catastrophiques de ton alter.
- C'est toi qui est stupide d'avoir agi sans même me laisser le loisir de t'aider.
- Oh crois-moi, Aya, tu en as déjà bien assez fait comme ça.
Ses paroles étaient dures et injustes, il en avait conscience et il se haïssait pour ne pas être capable de les retenir. Avait-il seulement le droit de se sentir trahi et en colère après tout ce que la jeune fille avait fait pour lui …?
Aya ne se formalisa pas. Elle commençait à connaître le garçon et son incapacité à gérer ses émotions. Alors elle accusa sa remarque sans broncher et répliqua calmement :
- Lorsque j'ai usé de mon alter sur Kirishima, je t'ai demandé si tu voulais connaître l'élément que je devais modifier pour le sauver. Tu as refusé. Pourquoi ?
Bakugo sentit sa gorge se nouer. Il n'avait vraiment pas envie de revenir là-dessus.
- Je ne sais pas ce que tu cherches en venant ici, mais –
- Tu avais peur, n'est-ce pas ? le coupa Aya. Que je te dise que c'était votre dispute le problème. Que sans ça, il aurait été parfaitement concentré sur sa mission et ne se serait pas fait tuer par ce vilain.
Les poings du lycéen se serrèrent douloureusement.
- Tu avais peur que je confirme ce dont tu étais déjà convaincu : que tu étais responsable de sa mort.
- Et au final, j'avais raison, non ? lâcha Bakugo le cœur lourd. C'est même pire que ça. Je pensais que notre rupture était l'élément déclencheur de tout ce cauchemar, mais c'est ma présence toute entière dans sa vie qui a conduit Kirishima à sa perte ! Tu as dû m'effacer presque complètement de son existence pour pouvoir le sauver ! Ça prouve bien que tout ce qui lui ait arrivé par le passé, était de ma faute !
- Non, pas du tout, je ne t'ai jamais rayé de sa vie !
Aya aussi avait haussé la voix. Aussi timide et introvertie pouvait-elle être, il fallait qu'elle fasse comprendre à Bakugo certaines choses qu'il n'accepterait sans doute pas d'entendre à moins d'employer le même ton que lui.
Le blond cligna plusieurs fois des yeux comme pour assimiler ce que son amie venait de lui révéler.
- … Bordel mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Crois-le ou non, Bakugo, mais tu n'es pas responsable de la mort de Kirishima. Ni de près, ni de loin.
- De qui est-ce que tu fous exactement ? Le fait qu'il y a encore quelques semaines il me considérait comme un simple camarade, limite un parfait inconnu, je ne l'ai pas inventé !
- Il s'agit de … D'une sorte de dommage collatéral …
Las de ses informations floues et implicites, le futur numéro 1 se rapprocha de son interlocutrice et la toisa d'un air menaçant.
- Explique-toi. Tout de suite.
Aya déglutit toute la pression qu'elle ressentait face à la colère évidente de Bakugo, mais s'obligea à rester digne. Elle se racla la gorge :
- Kirishima ne s'est pas fait tuer par un vilain lambda avec un alter de force.
Silencieux, Bakugo l'invita à continuer d'un signe de tête.
- D'après les rapports des journalistes, les déclarations de la police et les différents témoignages des gens présents sur les lieux au moment de l'incident, il s'agissait de Takaro Utsashira. Un malfrat qui se fait appelé Midas en raison de sa capacité à envelopper son corps d'un or massif, indestructible et particulièrement lourd.
- D'où il sort celui-là ?
- D'après ce que j'ai, ce n'était qu'une simple petite frappe à la botte de l'Alliance, avec un goût prononcé pour la violence. Mais c'est surtout l'un des vilains que toi et Kirishima vous avez affronté lors de l'attaque du SCA dans la première version de l'histoire.
Le garçon redressa vivement la tête :
- Où est-ce que tu veux en venir ?
- Bakugo … C'est Kirishima qui avait mis ce vilain au tapis. C'est par sa faute s'il s'est fait coffrer. Et Midas est du genre … Très rancunier, avec une fierté incommensurable. Comme il n'avait que de maigres infractions dans son casier, il n'a eu qu'une petite condamnation de quelques mois et lorsqu'il s'est retrouvé libre, il n'avait qu'une seule idée en tête …
- Retrouver Eijiro pour lui faire payer, comprit Bakugo.
Aya hocha doucement la tête.
- Il l'a traqué à sa sortie de prison et l'a retrouvé alors qu'il était en patrouille avec Fat Gum, reprit la jeune fille. Ça dégénérait entre eux et … la suite tu la connais.
Midas avait obtenu vengeance en tuant Kirishima d'un coup porté en plein crâne.
- C'est cet élément que j'ai changé. Pas votre relation. J'ai juste fait en sorte que Kirishima n'affronte jamais ce vilain en l'envoyant combattre dans une autre zone du SCA. En faisant cela, j'ai malheureusement altéré par la même occasion vos débuts en tant qu'amis, mais ce n'était pas voulu, je t'assure …
Bakugo fut si secoué par cette révélation, qu'il ne remarqua même pas la larme orpheline qui glissa le long de sa joue.
- Alors … ça signifie que …
- Que le garçon que tu aimes n'est jamais mort par ta faute, acheva Aya dans un sourire.
À suivre.
