Je dois avouer que je n'ai pas non plus chercher à faire dans l'originalité pour la question de comment faire en sorte que KB&RC se retrouvent ensemble. Je suis sûr que ça a du être fait et refait donc toute mes excuses pour ça.

Je n'en dis pas plus et vous laisse lire.


« Tout le monde est là ? Parfait. Lanie fit le tour des personnes présentes autour d'elle. Martha, Alexis, Esposito, Ryan, Jim et elle, tous réunis pour un même objectif.

— Si l'un des deux apprend ce qu'on prépare, on est mal, dit Ryan à mi-voix.

— Si tout se passe bien, ils oublieront totalement notre implication, renchérit Alexis.

— Exactement. De toute manière, il est temps d'intervenir. Je ne sais pas pour vous, mais j'aimerais assister à leur mariage avant de devoir me déplacer en déambulateur.

— Quant à moi, j'aimerais bien pouvoir être grand-père. Je ne rajeunis pas et eux non plus.

L'ensemble du groupe se mit à rire. Ce n'était pas pour rien en effet qu'ils étaient réunis. S'ils continuaient à attendre que leurs amis se décident, qui sait combien de temps serait encore nécessaire pour qu'ils se réveillent et agissent. Il n'avait pas fallu longtemps ni à Lanie ni au gars pour comprendre que leurs amis ne s'étaient toujours pas décidés à faire quelque chose pour changer leur situation. Il était évident qu'ils avaient tous les deux peur de faire le premier pas. Aussi, si Rick et Kate ne voulaient pas le faire, ils le feraient pour eux.

« Parlons business maintenant, intervient Martha afin de rappeler à tout le monde l'objet de leur réunion.

Durant deux heures, ils discutèrent de la meilleure manière de forcer leurs amis à discuter et être totalement honnête pour qu'ils se rabibochent. Esposito émit l'idée qu'ils n'avaient qu'à les enfermer dans une salle d'interrogatoire, mais Alexis argua que faire ça au milieu du poste avec Gates juste à côté ne ferait qu'aggraver les choses. Le tout était de trouver un lieu d'où leurs amis ne pourraient pas sortir tant qu'ils n'auraient pas discuté. Mais surtout un endroit où eux-mêmes pourraient entendre ce qui allait se dire. Après quatre années à voir leurs amis se tourner autour, ils méritaient bien de jouer un peu les voyeurs. Quand Martha proposa de faire une fausse scène de crime, l'idée leur parut un peu trop radicale, mais après mûre réflexion, ils se dirent que ce pourrait être justement ce qu'il leur fallait. Mais pour que les deux partenaires mettent de côté leurs différents, il leur faudrait faire croire qu'il était arrivé quelque chose à l'un des membres de leur groupe. Alexis voulut servir d'appât, mais Lanie, Jim et Martha s'y opposèrent immédiatement.

« Ton père ne nous le pardonnerait jamais si on lui faisait croire que tu es la victime, fit remarquer Lanie.

— Nous n'aurons qu'à dire qu'il y a eu un appel en provenance du studio et laissons-les tirer leurs conclusions, proposa Martha. Aucun d'eux ne se posera de questions vous verrez.

Une fois que tout le monde fut d'accord avec cette idée, ils décidèrent de la marche à suivre pour s'assurer que leurs deux amis viennent sur les lieux et y restent.

« Je crois qu'on est tous d'accord. Jim emmènera Katherine manger pour la divertir. De son côté, Alexis fera de même avec son père. Pendant ce temps, Esposito et Ryan attendront leur signal pour les appeler et leur dire qu'il y a eu un accident au studio. Lanie et moi attendrons l'arrivée de nos deux tourtereaux et une fois à destination, on refermera les portes de la salle de répétition derrière eux. Je m'assurerai qu'ils aient à manger et à boire ainsi que des coussins et couvertures. Les connaissant, cela risque de leur prendre la nuit, résuma Martha avec emphase.


Depuis sa discussion houleuse avec Rick, Kate ne l'avait pas revu. Il n'avait même pas tenté de la contacter, pas une seule fois en trois jours. Elle ne savait même pas si c'était juste pour lui donner du temps ou s'il avait décidé que tout cela n'en valait pas la peine. Lanie lui avait dit de ne pas attendre trop longtemps avant de prendre les devants, arguant qu'ils avaient tous les deux faits de mauvais choix. Comme si elle ne le savait pas. Pour être honnête, la colère brute de savoir qu'il lui avait menti et continuer d'enquêter était retombée aussi vite qu'elle était apparue. Restait surtout l'amertume de savoir que l'un comme l'autre, ils avaient préféré mentir plutôt que d'affronter la situation. Cependant, quoi qu'en dise son amie, Kate ne savait pas quoi faire avec son partenaire. Leur dernier contact avait laissé un goût amer et Kate craignait de ne faire qu'empirer les choses. Il était à présent évident que la communication n'était pas leur fort. Elle admettait que cet état de fait venait surtout d'elle. À force de craindre d'exprimer ce qu'elle ressentait vraiment, Rick avait fini par se calquer avec elle et à ne pas chercher à la pousser dans ses retranchements. Surtout depuis sa blessure. Elle savait que le mieux à faire était d'agir. Mais pas ce soir. Ce soir, elle allait profiter d'une soirée avec son père et laisser de côté tous ses problèmes personnels.

Lorsque Kate arriva au restaurant, son père l'attendait déjà. Il l'enlaça et la garda contre lui juste un peu plus longtemps que d'habitude. Un peu comme s'il savait qu'elle avait besoin de réconfort. Ce qui était sûrement le cas. Même si elle avait agi comme si de rien n'était en revenant au poste, il y avait de fortes chances qu'elle n'ait réussi à duper personne. Avant l'arrivée de Rick dans sa vie, elle y arrivait très bien. Mais il était arrivé avec un bulldozer pour détruire sa carapace et à présent tout le monde pouvait voir Kate Beckett telle qu'elle était vraiment, vulnérable.

« Comment vas-tu, ma chérie ?

— Bien et toi ? Comment ça se passe au travail ?

À son grand soulagement (et étonnement), son père n'essaya pas d'en savoir plus sur sa relation avec l'écrivain. Au contraire, il fit tout pour la faire sourire et bien vite il y arriva. La tension des derniers jours commença finalement à s'évaporer et Kate se sentit finalement bien pour la première fois depuis plusieurs semaines. Son père avait eu raison d'insister pour qu'ils se voient ce soir. Passer un bon moment avec lui était ce dont elle avait besoin pour se ressourcer.

Ils venaient à peine de commencer leur repas quand le téléphone de Kate sonna. La jeune femme soupira avant de prendre l'appareil et de s'excuser envers son père. Les meurtriers auraient pu attendre un jour de plus et lui laisser sa soirée.

« Beckett.

— Beckett, on a reçu un appel du dispatcher. Je sais que tu es avec ton père, mais l'adresse est celle du studio de Martha.

— Est-ce que Martha va bien ? Espo, dis-moi que ce n'est pas elle la victime, supplia Kate tout en se levant pour prendre ses affaires, la panique montant en elle.

— On n'en sait rien. Ryan s'occupe de prévenir Castle.

— J'arrive tout de suite. Papa, désolé. Il faut...il faut que j'y aille. Mon dieu j'espère vraiment que ce n'est pas Martha...

— Vas-y ma chérie, ne t'inquiète pas pour moi, lui assura son père.

Kate sortit en trombe du restaurant et rejoignit sa voiture. Pendant ce temps dans le restaurant, Jim Beckett envoyait un message groupé à l'équipe.

«Katie est en route. Attention elle est vraiment angoissée à l'idée qu'il soit arrivé quelque chose à Martha.»


Même si Esposito et Ryan lui avaient dit d'agir, Rick s'était dit qu'il était préférable de laisser quelques jours à Kate avant de tenter quoi que ce soit. C'était risqué, il le savait. Sa muse pouvait décider de se refermer sur elle-même et ne plus vouloir s'expliquer. Le problème c'est qu'il ne savait pas comment l'aborder. S'il avait appris une chose de leur dernière confrontation, c'est que leur relation pêchait vraiment en termes de communication. Sa mère avait raison. Il vivait grâce aux mots et pourtant quand ça comptait vraiment il ne savait pas quoi en faire. Ce soir il allait profiter d'une soirée avec sa fille et demain il prendrait son courage à deux mains.

Dans le processus pour blesser Kate il avait également blessé sa fille de par son attitude. Que ce soit en partant sans rien dire à Las Vegas ou ensuite avec Slaughter. Rick avait donc promis à sa fille un dîner rien qu'eux deux au restaurant pour se faire pardonner son comportement médiocre des dernières semaines. Sa merveilleuse fille qui était prête à lui pardonner en échange d'un bon repas.

Rick avait choisi le restaurant préféré de sa fille. Un restaurant convivial et cosy. Le menu y était sans prétention et la cuisine excellente. En parfait gentleman, Rick déplaça la chaise pour que sa fille puisse s'installer et prit ensuite place face à elle.

« Alors, dis-moi ma chérie, comment ça se passe avec Lanie ? Tu aimes toujours autant travailler avec elle ?

— C'est génial. Je veux dire en soit les cadavres c'est dégueu, mais c'est aussi fascinant. J'apprends tout un tas de choses avec Lanie. Elle est vraiment super.

— Je suis content pour toi, ma chérie. Tu ne pouvais pas mieux tomber que sur Lanie. Heureusement, parce que Perlmuter c'est une autre histoire.

— Il a toujours été gentil avec moi pourtant. Mais il est vrai qu'il a l'air soulagé quand Beckett y va sans toi.

Son téléphone choisit cet instant pour sonner. Il le prit pour regarder de qui provenait l'appel et hésita en voyant le nom de "Ryan" s'afficher. Il n'avait plus parlé aux gars depuis qu'ils étaient venus le retrouver chez lui. Il craignait que Ryan ne l'appelle pour savoir s'il comptait faire quelque chose vis-à-vis de Kate.

« Tu devrais répondre. C'est sûrement important, lui fit remarquer Alexis. Rick céda et décrocha.

— Castle.

— Castle c'est Ryan. Désolé de te déranger. Je ne t'aurais pas appelé si ce n'était pas important. On a reçu un appel du dispatcher et il s'agit du studio de ta mère. On n'en sait pas plus pour le moment, mais on s'est dit que tu aimerais savoir.

— J'arrive immédiatement.

Il raccrocha et se leva avant de s'arrêter net dans ses mouvements en se rendant compte qu'il ne savait pas quoi dire à sa fille. Il ne savait même pas exactement ce qui se passait.

— Qu'est-ce qui se passe ?

— Alexis. L'équipe a été appelée au studio de ta grand-mère et... — Oh mon dieu. Tu penses qu'il lui est arrivé quelque chose ? Je viens avec toi !

— Alexis, non. Rentre à la maison. Je t'appellerai dès que j'en serais plus. Je suis sûr que tout va bien pour ta grand-mère. Même à ses oreilles, cette affirmation sonnait creux.

Il sortit en trombe du restaurant sans voir que sa fille souriait et tapait un message sur son téléphone.

« Papa est en route. On y est peut-être allé un peu fort en insinuant que quelque chose était arrivé à Gram. Il était vraiment paniqué.»


« Il ne nous reste plus qu'à attendre leur arrivée, déclara Martha en direction de Lanie.

— Ils vont nous en vouloir de leur avoir fait croire qu'il vous était arrivé quelque chose.

— Ils l'oublieront bien vite une fois qu'ils sortiront d'ici en amoureux transi, rétorqua l'actrice. Et puis il fallait s'assurer qu'ils viennent tous les deux sans se poser de questions.

— En espérant qu'ils se sortent enfin la tête du sable. Je n'ai jamais vu deux personnes aussi butées et aveugles. Kate est ma meilleure amie et Castle est aussi notre ami, mais bon dieu...pourquoi sont-ils les seuls à ne pas voir qu'ils sont faits pour être ensemble ?

— Vous savez mon fils paraît sûr de lui, mais quand il est question d'amour, il n'y connaît rien. Ce n'est pas sa faute, c'est moi qui ne lui ai pas montré le bon exemple. Arrivé à l'âge adulte il a cherché à s'engager et a toujours fini déçu. D'abord avec sa petite amie à l'université Kira. Ensuite Meredith et Gina qui en définitive n'étaient là que pour combler un vide affectif. Avec Katherine j'ai vu la différence dès le départ et je pense que Richard l'a également compris. Seulement, il a eu peur. Peur de mal faire comme il pensait avoir mal fait avec ses ex-femmes, raisons pour laquelle elles seraient parties.

— Kate n'est pas mieux. À la différence qu'elle a tout simplement arrêté de croire en l'amour le jour où sa mère est morte. Quand son père a sombré dans l'alcoolisme en la laissant se débrouiller toute seule, Kate s'est jurée de ne jamais se retrouver dans cette situation. Elle ne voulait pas aimer quelqu'un au point de ne plus vouloir se battre si elle le perdait. Elle a eu quelques relations sérieuses, mais sans jamais chercher à s'engager véritablement. Jusqu'au jour où votre fils est entré dans sa vie. Cela fait quatre ans à présent que je la vois se battre contre ce qu'elle ressent par peur de qui pourrait arriver si elle baissait sa garde.

— C'est pour ça que nous intervenons. Il faut les aider à ouvrir les yeux et se rendre compte qu'il n'y a pas à craindre de se lancer. Pas quand on rencontre l'amour de sa vie.

— En parlant d'intervention, je crois qu'il est temps de se mettre en place. Ils arrivent.