POUR LA VIE


Base: Saint Seiya (les personnages ne m'appartiennent pas)

Genre: Romance tout ça

Couple: MILOLIA my babies! Et d'autres qui viendront probablement

Notes: Bonjour, bonsoir! Me voilà embarquée encore une fois dans une nouvelle histoire dont je n'ai pu céder à la tentation, sachant que cela concerne mes chouchous, Milo et Aiolia.
Alors juste avant, un petit apparté pour des lecteurs anonymes à qui ne je peux répondre (parce que c'est difficile de répondre à des gens qui me posent des questions en anonyme sur des OS sur lesquels je ne reviendrai pas avec une suite pour répondre ^^''): je n'ai PAS oublié l'autre fic Milolia que j'avais commencée, les Mystères de l'amour. Seulement je ne suis pas d'humeur à la continuer pour le moment. J'ai toujours envie de la finir, le jour viendra où ce sera son tour, mais pour l'heure, j'ai plus à cœur de travailler sur d'autres écrits.
Bienvenue dans ce UA sans prétention qui j'espère vous plaira. Bonne lecture


Introduction

Arrivé devant l'immeuble, Milo arrêta le moteur de sa moto enfin réparée. Il ouvrit la grande porte en bois qui menait dans la cour intérieure et y gara son véhicule. En consultant sa montre, il se sentait soulagé. Encore un peu de temps pour pouvoir se rafraichir un peu et se faire beau surtout.

Quand bien même il n'allait pas se rendre dans une réception huppée, c'était bien quand même de se débarrasser de ces vêtements qui sentaient l'hôpital et la sueur et en mettre de plus propres.

Il avait eu de la chance aujourd'hui, peu de travail, et peu de circulation sur la route. Et sa moto qui semblait avoir passé trop de temps chez le garagiste – et trop de salaires investis pour ses réparations – fonctionnait comme au premier jour, comme revenue d'entre les morts.

Un message sur son téléphone le fit sourire soudain: la personne qu'il attendait serait à l'heure aussi pour leur rendez-vous.

Tout était trop beau, et il ferait tout pour que cela dure pour toujours.

告白

La nuit était bien là désormais et la rue dans laquelle Milo résidait s'était bien assombrie en une heure. À présent quelques lampadaires et deux trois néons d'enseignes d'épicerie et du restaurant chinois éclairaient le passage. C'était d'ailleurs dans cet établissement qu'il se dirigeait, Le Dragon Ascendant, qu'il connaissait très bien pour y avoir mangé un nombre incalculable de fois, sur place ou en prenant des plats à emporter. Il se rappelait que c'était même là qu'il avait mangé son premier repas quand il avait emménagé quelques dizaines de mètres plus loin, quand il terminait ses études d'infirmier. Du bœuf sauté aux légumes. Il n'avait même pas oublié le plat. C'était incroyable comme les souvenirs pouvaient revenir comme ça, par magie.

Et c'était également comme par enchantement que l'homme de sa vie arriva en face de lui, dans la rue. Aiolia.

Milo sourit en le voyant, toujours aussi beau, ses yeux tels ceux d'un chat semblant briller dans la pénombre. Il n'y avait plus aucun doute, il savait que c'était avec lui qu'il voulait finir sa vie.

Après un baiser volé, ils entrèrent dans le restaurant et furent accueillis par l'unique serveuse, Shunrei. Une jeune fille à l'apparence timide et réservée, mais combien de fois Milo l'avait entendue crier sur son propre patron parce qu'il trainait en cuisine avec l'autre employé. Sa voix qui montait dans les aigus quand elle se mettait en colère ne donnait pas vraiment envie de la provoquer en vérité.

Ils furent installés à une table de deux, l'un en face de l'autre, et ne se dissimulaient pas pour se caresser tendrement la main. À part eux, quatre autres clients étaient déjà en train de manger et un couple venait d'entrer pour récupérer une commande à emporter.

L'infirmier se noyait presque dans le bleu vert du regard de son petit ami, et admirait aussi sa peau légèrement bronzée hiver comme été, ses courts cheveux châtain clair éternellement en bataille ainsi que son petit nez ou ses lèvres délicieuses, sans parler des muscles que son tshirt cachait honteusement et qu'il ôterait une fois rentrés chez eux.

La voix grave et douce de Aiolia brisa la mélodie aux sons chinois de la musique d'ambiance du restaurant:

« Tu as eu une journée chargée, à l'hôpital?

-... non ça va. Pourquoi tu me demandes ça?

-Tu as l'air fatigué et comme ailleurs...

-Je.. j'ai faim en fait. Je n'ai pratiquement pas mangé à la pause.

Milo se gifla mentalement. Non seulement il n'avait jamais su mentir face à son copain mais en plus il était nerveux oui. Et la raison de son tracas, il ne la révèlerait qu'une fois rentrés.

-Tiens le coup, nos plats vont arriver.

-Et toi? Ta journée?

-C'était très calme au zoo. Par rapport à hier et l'invasion des visites scolaires... Les animaux étaient plus détendus, j'ai profité pour m'occuper de Titus.

-Je vais finir vraiment par être jaloux, plaisanta Milo.

-C'est vrai que Titus ronronne très fort et a tendance à m'apaiser, mais il rentrerait pas dans l'appart et il casserait notre matelas, enchaina Aiolia dans son délire. En plus on se ferait expulser pour nuisances sonores.

-Et je ne pense pas qu'un lion adulte serait autorisé en plus.

-C'est bien dommage...

L'infirmier se mit à rire et se redressa quand un jeune homme aux longs cheveux noirs arriva en tenant deux assiettes du bout des doigts.

-Allez, à table! Merci Shiryu, dit Milo en s'adressant au serveur. Il est pas là le vieux maitre?

-Non, mon père est absent pour quelques jours. On tient le restaurant à deux avec Shunrei en attendant. On devrait pas avoir trop de monde d'ici son retour. C'est assez calme.

-Bon courage quand même, ajouta Aiolia.

-Merci. Bon appétit à vous deux. »

Le couple dégusta leur repas dans un quasi silence. La cuisine de ce modeste restaurant chinois était vraiment bonne et se passait de commentaires. Et dans la poitrine de Milo, son cœur se serrait petit à petit, alors que l'heure où il devrait parler approchait. Seuls chez eux, il n'aurait plus le choix.

告白

Après avoir mangé, main dans la main, Milo et Aiolia se dirigeaient vers leur immeuble, et une fois devant la double porte d'entrée, l'infirmier s'arrêta net. Cela ne servait à rien de faire semblant de chercher sa clé, son chéri tenait la sienne dans l'autre main. Il n'avait plus le choix désormais.

Peu importait s'il y avait des gens qui passaient dans la rue, il devait se lancer.

« Lia... J'ai quelque chose à te dire et...

-Tu commences à me faire peur...

-Justement. C'est pas facile à dire et si tu pouvais ne pas me couper s'il te plait... Il prit les deux mains de son petit ami. Ça fait cinq ans qu'on se connait, et chaque jour passé avec toi est un pur bonheur, surtout depuis qu'on est ensemble. On a eu chacun des soucis plus ou moins graves mais à chaque fois on s'en est sortis parce qu'on était présents l'un pour l'autre. C'est pour ça que je voudrais qu'on continue ce voyage merveilleux tous les deux. Je... J'aimerais que tu sois mon mari. J'aimerais t'épouser, Aiolia.

L'infirmier s'était tu, observant son amour après cette déclaration. Dans son imagination, il avait utilisé d'autres termes, il avait fait des phrases plus convaincantes, mais le stress avait totalement modifié ce qu'il avait préparé pendant de longues minutes isolé dans le vestiaire du personnel à l'hôpital. Les yeux félins le regardaient, brillants dans les ténèbres, mais aucune autre réaction.

-Milo...

Cette intonation de la voix... Cela n'annonçait rien de bon...

-Milo... je... tu m'agaces...

-Pourquoi?

-Tu m'as doublé. Titus m'avait fait répéter ma demande tout l'après midi et toi tu me sors ta déclaration super assuré comme ça et tout.

-C'est pas vrai, s'écria d'un coup l'infirmier. Je suis super stressé et j'ai peur que tu refuses et...

-Bien sur sombre patate que je veux t'épouser!

-C'est toi la patate! Et je t'aime de tout mon être!

-Moi encore plus, patate! »

告白

Milo s'étira et se retira avec difficulté du canapé et du bras puissant de son désormais futur époux. Quand bien même ils se l'étaient promis, cela n'était encore que des paroles. Aucun des deux n'eut le temps dans la journée de prospecter pour acheter une alliance, et malgré leur bonne résolution d'en discuter calmement une fois chez eux, de faire une esquisse de leurs projets d'avenir, au final la passion les eut envahis et ils s'aimèrent dès l'entrée jusqu'au salon, sans prendre la peine de se diriger vers la chambre de l'un ou de l'autre.

Après tout, ils étaient seuls dans l'appartement. Leurs colocataires étaient encore dans leur tour du monde et, selon une vidéo postée sur internet, ils étaient encore en Amérique du Sud. Ils avaient encore un peu de temps avant de rentrer.

Les lampadaires dans la rue éclairaient un peu le salon et le visage endormi et paisible de Aiolia. Milo déposa un doux baiser sur le front avant de partir à tâtons vers le coin cuisine et se servir un grand verre d'eau.

Ils allaient se marier... Après tout ce temps passés ensemble.

Grisé par leurs ébats et par cette euphorie qui s'emparait de tout son être, l'infirmier souriait. Plus rien ne pouvait l'atteindre désormais. Plus rien ne l'embêtait. Pas même ses longues mèches bleu nuit collées à ses épaules par la sueur de la passion.

Au travers de la légère lueur orangée provenant de la rue, il découvrait, posé un peu au hasard dans un pot sur le comptoir de la cuisine, son ancien porte-clé de moto: un scorpion dont la queue avait disparu. Il n'y avait que lui qui savait que c'était un scorpion, parce qu'en emménageant ici, ses nouveaux colocataires ne l'avaient vu que dans cet état déplorable, comme une araignée en plastique qui était passée sous un camion.

Pourtant, c'était avec ce porte-clé cassé que son histoire ici, dans cette ville, dans cet appartement commençait. Tout comme son amour avec Aiolia.


notes de fin: Merci d'avoir lu. Ce n'est pas fini, c'est que le chapitre d'intro en fait. J'avais... j'ai toujours envie d'écrire du Milolia, même si j'ai d'autres gros projets en cours en parallèle, l'envie est trop forte. J'ai toujours eu envie de les marier, donc je profite pour faire une fic sur eux avec SPOILER oupa leur mariage sur la fin! (par contre je dis rien pour le moment sur ce qui va se passer entre temps). J'ai déjà beaucoup d'idées et je pense que je pourrai tenir quelques chapitres sur cette histoire. Le titre, ben il vient d'une chanson de Patrick Bruel, Pour la vie. Je l'écoutais en laissant germer mon imagination et voilà. Les caractères d'interlude c'est kokuhaku, déclaration en japonais.
Le prochain chapitre viendra prochainement.
Des bisous.