Notes: Bonjour, bonsoir! Voici le premier chapitre de cette histoire sur Milo et Aiolia. Du moins les origines. Je vous souhaite une bonne lecture.
Réponse à Athéna: Merci pour ta review et contente de mettre un pseudo à guest mysté ^^ En espérant que la suite te plaira.


Chapitre 1

En poussant sa lourde moto, Milo observait chaque numéro des habitations. Bien sur, il avait pris le chemin en sens inverse et devait remonter jusqu'au 12, donc se faire toute la rue pour arriver enfin dans son nouveau logement.

Pour sa dernière année d'étudiant infirmier, il avait dû changer d'école, la précédente avait fermé pour problèmes financiers à ce qu'il paraissait. Beaucoup d'élèves de ce fait avaient abandonné mais lui voulait continuer et obtenir son diplôme. Soigner les gens, s'occuper d'eux, même les écouter, c'était ce qui lui plaisait le plus dans la vie. Orphelin et ayant grandi de familles d'accueil en foyers, il n'avait pas reçu l'amour et l'écoute qu'il aurait désirés, c'est pourquoi à son tour, il voulait que ses patients aient cet avantage, même l'espace de quelques minutes, le temps de faire un pansement. L'idéal pour lui serait de travailler dans un établissement scolaire, mais s'il obtenait un travail une fois ses études terminées, ce serait déjà pas mal pour un début.

Il atteignit enfin le bout de l'avenue, au numéro 12. Pousser sa moto était une vraie épreuve de force, avec la charge de bagages qu'il avait emportée avec lui. Il arriva devant une énorme porte double en bois massif, à priori ancienne. D'après l'annonce qu'il avait lue, c'était pour partager une collocation avec trois autres étudiants. L'appartement semblait assez spacieux et chacun avait sa chambre. Et le loyer plus qu'intéressant vu étant donné qu'il était partagé en quatre.

Il poussa la porte avec difficulté. Plus de force après avoir trainé sa bécane dans une rue en côte légère par un soleil assez brulant de bon matin. Il découvrit une cour intérieure et un abri pour garer son véhicule. En fouillant dans un de ses nombreux sacs bien ligotés sur le porte bagages, il prit la clé de son futur appartement et en s'insultant mentalement, embarqua sur les épaules et à bout de bras ses affaires. Deuxième étage sans ascenseur dans un vieil escalier aux marches de tailles inégales. Ne meurs pas Milo. Pas avant d'avoir commencé les cours...

L'ascension terminée, il laissa tomber sa charge lourdement sur le palier et remercia un dieu au hasard que la porte fût ouverte et qu'il n'eut pas à s'énerver à mettre la clé dans la serrure. Il devait y avoir quelqu'un déjà à l'intérieur.

Il pénétra dans l'appartement qui était beaucoup plus grand en réalité que sur les clichés de l'annonce. Un espace en entrant avec des chaussures posées en vrac et pas rangées, et quelques pas plus loin, sur sa droite, ce qui devait être le coin cuisine, en face, un couloir avec au moins quatre portes – probablement les chambres et les sanitaires – et sur sa gauche, ce qui semblait être la pièce principale avec un canapé assez grand, d'énormes coussins, un large écran télé et... un homme blond torse nu, juste vêtu d'un court short noir et moulant dans une posture en équilibre, sur une seule jambe, l'autre pliée en l'air et collée au niveau du genou, les mains liées au dessus de la tête.

Était-ce un de ses colocataires?

Milo s'approcha et se demandait si ce n'était pas une statue déposée en plein milieu de la pièce. Parce que vu le boucan qu'il avait dû faire en gravissant les escaliers avec tout le poids de ses bagages, sa respiration devenue sonore tellement il était épuisé et la porte d'entrée qui avait besoin d'huile tellement les gonds grinçaient. L'homme ne bougeait pas, malgré la position étrange. Juste sa poitrine se soulevait légèrement, preuve qu'il était vivant.

Avant de se sentir parfaitement bête, Milo tenta:

« Bonjour? Je m'appelle Milo, je suis le dernier locataire à emménager ici et...

Pas un mot. Ça annonçait la joie et l'allégresse dans la cohabitation tout ça.

Essai numéro 2.

-Je m'appelle Milo, et juste, je voulais savoir où se trouve ma chambre, parce que mes affaires sont sur le palier et...

On entendit un fracas dans le couloir extérieur, et un premier juron. Puis un second.

L'étudiant infirmier alla voir ce qui se passait, sans prêter plus attention à l'étrange blond immobile.

Dans l'entrée, un jeune homme à la tignasse châtain clair était à genoux, près de ses bagages, tandis qu'un autre, qui devait probablement être un voisin, le teint pâle et de longs cheveux blancs, leur lançait des regards meurtriers.

-... tu vas te calmer, René de tes morts, jura celui qui était au sol. Tu vas pas te prendre une sale note parce que j'ai trébuché sur des bagages abandonnés non plus!

-Je ne te permets pas, vociféra le blanc. Et d'abord c'est RUNE! Et respectez vos voisins un peu!

-Et toi, décoince-toi un peu! Et si t'es pas content t'as qu'à déménager, tu manqueras pas!

Pour toute réponse, ''Rune'' ou ''René'' claqua sa porte violemment.

OK... Un premier colocataire bizarre, un autre hargneux et un voisin un poil irritable. Une nouvelle vie qui commençait bien dis donc..

-Je suis désolé pour mon bazar, fit Milo à l'encontre du châtain clair. Je viens d'arriver et...

-Ah c'est toi, le nouveau? Moi c'est Aiolia. Fais attention, parce que la lumière dans le couloir commun marche une fois sur dix. La copropriété veut pas investir dans une nouvelle installation électrique et on a un éclairage pourri quand on rentre chez soi.

-Tu t'es pas fait mal au moins?

-Non, ça va. Viens, entre, je vais te faire visiter.

-A vrai dire, je suis déjà entré, répondit Milo en le suivant avec une partie de ses affaires, et il y avait quelqu'un déjà, mais qui répond pas et...

-Ah bah oui, c'est Shaka, constata Aiolia. Normal qu'il t'ait pas vu, il est en plein dans sa séance d'exercices.

-C'est à dire?

-Le gars que tu vois, là, c'est Shaka, il est professeur de yoga. Enfin, il a juste le titre, il attend d'avoir une clientèle de plus de deux personnes, donc il exerce quand on peut lui louer une salle correcte. Il débute juste en tant que professionnel. Et tous les matins, il monopolise le salon pour ses exercices quotidiens. Il est toujours hyper concentré, et s'il n'entend rien c'est parce qu'il a des bouchons d'oreille pour pas être dérangé. Il paraît étrange comme ça, mais il est gentil.

-Tout s'explique...

-Oui, tu t'y feras.

-Est-ce que tu pourrais m'indiquer ma chambre?

-C'est la première porte derrière le salon. Par contre, je dois te laisser... je dois partir à mon stage. On se voit ce soir, on pourra discuter tous les quatre et te connaître.

-Ca marche. En fait, je vais poser mes affaires et je dois me rendre à mon école cet après midi.

-En tout cas, bienvenue ici... Milo, c'est ça?

-C'est ça... Aio...

-... lia. Aiolia. »

事故

Finalement, Milo sortit de son nouvel appartement à peine une heure après y avoir déposé ses bagages. Il avait envie d'arriver en avance dans sa nouvelle école. De ce fait, il pensait manger en ville, et s'en alla, laissant Shaka toujours occupé à ses étirements et une position encore plus étrange que celle qu'il arborait à son entrée... Quant aux quelques secondes où il avait vu Aiolia, il avait trouvé un homme très énergique de bon matin, et à priori il ne s'entendait pas avec leur voisin. Il avait l'air sympa, en tout cas.

À présent, Milo roulait direction son école proche d'un hôpital dans lequel il pourrait éventuellement faire son stage. La circulation était assez fluide, et le trajet n'était pas compliqué depuis son nouvel appartement. Il serait même en avance et aurait le temps de manger un bout avant la réunion d'information de pré rentrée.

Alors qu'il s'engageait au feu vert d'un carrefour, il dut freiner en catastrophe, pris de cours par un livreur en trottinette électrique qui traversait la rue sans se préoccuper des autres véhicules. Pas le temps de l'insulter, l'étudiant infirmier ne vit pas non plus la voiture qui pilait à sa rencontre, et qui le percuta. Milo s'effondra sur le bitume, sa moto sur lui.

Tandis qu'il tentait de repérer les endroits de son corps qui le faisait le plus souffrir, outre les paumes de ses mains bien éraflées – les gants étaient bêtement restés dans un sac, quel idiot – le poids de la moto s'allégeait. On était en train de la soulever pour le libérer à lui.

Un homme s'accroupit face à lui:

« Vous allez bien? Enfin... rien de grave?

-Je crois pas non, fit Milo, toujours essayant de vérifier si ses jambes fonctionnaient toujours, ce qui semblait être le cas. Ah... gémit-il en sentant une douleur anormale au poignet gauche, le premier qui amortit la chute.

-Je ne vous ai pas vu au stop. À cause de cet abruti de livreur et...

-C'est vous qui m'avez renversé?

-Je suis désolé. J'étais occupé à insulter ce fou à trottinette et... Si je peux faire quelque chose... vous emmener à l'hôpital peut-être...

L'homme qui lui parlait avait un regard bleu mélancolique et n'avait pas l'air méchant. Confus ou affolé d'avoir failli tuer un motard, en fait.

-Je devais m'y rendre, mais ma moto...

Il aida Milo à se relever et ce dernier constata en plus des rayures déjà présentes sur son véhicule, de la tôle abimée et le pneu arrière dégonflé. Il soupira de désespoir et craignait que cette moto, la toute première folie qu'il s'était offerte après avoir travaillé en extra après le lycée comme un fou dans des restaurants, après avoir subi des patrons imbuvables, après avoir affronté un examen du permis moto d'une cruauté incroyable – l'examinateur était de sale humeur - , il craignait que sa moto allait définitivement rendre l'âme...

-Il y a un garage à deux rues d'ici. Je pourrais vous accompagner, suggéra celui qui avait manqué le tuer.

-... veux pas vous déranger.

-C'est moi qui étais en tort. J'ai pas marqué le stop, je tiens à vous dédommager.

-... vu la tête de ma moto, ça risque de vous couter cher.

-J'ai une bonne assurance.

Ben voyons... Avec la voiture super classe qu'il avait, brillante et bien entretenue, le gars était pas à plaindre, non.

-Si vous insistez... Je peux tenir ma moto. Je vais pas monter dessus. »

事故

Quelques minutes plus tard, Milo et l'affolé du volant arrivèrent près d'un garage automobile, dont l'enseigne en forme de corne d'animal indiquait Aries Motors comme nom de l'établissement. Le futur infirmier, en consultant son téléphone incroyablement miraculé, était conscient qu'il ne serait jamais à l'heure pour la réunion d'information de l'école. Et son poignet lui faisait bien mal. Demander conseil à un réparateur, passer à l'hôpital pour se faire soigner, sans compter un délai d'attente à chaque fois plus ou moins long, c'était raté pour une première journée dans cette ville. En plus il observa son casque, et découvrit une méchante rayure blanche sur le dessus. Heureusement qu'il n'avait pas oublié de le mettre...

L'homme qui l'avait renversé s'assura que Milo allait bien, et lui laissa son numéro de téléphone pour avoir des nouvelles et aussi le devis des réparations. Il y tenait. Cependant il repartit sans avoir laissé un nom à qui s'adresser...

Laissé seul avec sa moto, l'étudiant entra dans le hangar en quête du patron du garage. Le silence y régnait, et dans le fond, à priori affairé à des réparations d'une voiture, une femme probablement, avec une longue chevelure mauve qui tombait jusqu'aux fesses, lui tournait le dos.

« Excusez-moi? Bonjour, tenta-t-il.

La personne se retourna et Milo vit un visage nacré, un peu noirci de cambouis çà et là, et des yeux en amande profond. Une belle femme, en effet.

-Ah bonjour, je peux vous aider?

… une belle femme qui était un homme, vu la gravité de sa voix et la carrure de ses muscles qui se distinguait presque au travers du haut noir et moulant qui descendait jusqu'au bleu de travail retroussé à la taille. C'était un homme trop beau en vérité...

-Je viens d'avoir un accident juste tout près et ma moto... on m'a indiqué votre garage et...

-... je vais vous donner de suite mon avis, fit le garagiste. Vous êtes pâle, et surement encore en état de choc. Alors, vous me laissez votre moto, et vous allez direct vous faire soigner. Je vous la garde en attendant. On reparlera des réparations plus tard.

-Mais...

Le ton était un peu autoritaire mais il n'avait pas tort. Milo se sentait un peu... beaucoup patraque depuis cette chute. Et sa main lui faisait vraiment mal.

-D'accord... Je vous la confie, se résigna-t-il. Je pourrai quand même avoir un numéro où vous contacter pour la suite? »

Le bel homme s'essuya les mains sur sa blouse bleue et partit dans un petit bureau pour revenir avec une carte de visite: ''Aries Mu, Aries Motors. Garage et réparation automobile et moto.''. Milo le remercia et repartit.

事故

Après plus de deux heures à attendre dans la salle des patients, Milo reçut enfin les résultats de ses radios. Comme il s'attendait, une entorse au poignet gauche, sans trop de gravité, mais il devait faire attention à ses mouvements, et rien de cassé aux membres inférieurs, malgré tout le poids de sa moto pas légère du tout qui lui était tombé dessus. D'énormes courbatures et des bleus aussi gros.

En vérité, il était partagé. Il avait eu de la chance de trouver un appartement qui lui semblait agréable, des colocataires sympa de prime abord et une école assez indulgente quand le médecin qui l'avait reçu avait confirmé que l'étudiant n'était pas en état de se rendre à la réunion à cause de son accident. Même le gars qui l'avait renversé voulait lui payer les réparations de la moto. Et lui même aurait pu s'en sortir avec des blessures bien plus graves... ou ne pas s'en sortir du tout. Dans tout malheur, il y aurait une part de chance apparemment?

Le médecin lui conseilla de rentrer directement chez lui et de se reposer pendant le week-end qui précédait la vraie rentrée. Et Milo obéirait, vu son état d'épuisement. D'habitude il était consciencieux dans ses études, et se disait que dans un futur où il exercerait, il ferait en sorte que les patients l'écoute, quand bien même lui même n'était pas du tout discipliné quand on lui disait d'être prudent, surtout en moto. Mais là, il lui était arrivé trop de choses en trop peu de temps. Il avait besoin d'une pause, avant de revivre pleinement.

Par contre... quand bien même l'école était sympa, l'hôpital qui lui était affilié était un véritable labyrinthe. De ce qu'il voyait écrit sur les panneaux, certains services étaient en rénovation, et il fallait suivre les flèches pour revenir à l'accueil. Mais il avait comme une impression de tourner en rond tellement les couloirs se ressemblaient, avec ce violet pâle et terne qui colorait les murs, une teinte bien moins agréable à l'œil que les cheveux du garagiste. Tout en marchant, Milo se disait que cet homme était trop parfait pour ce métier ou même pour ce monde. Comment une telle beauté pût-elle exister, vraiment? Et qui de surcroit, s'était inquiété de sa santé avant de se jeter sur un document de devis à remplir en rajoutant des réparations pas nécessaires et faisant gonfler le montant final! Ça n'existait pas dans l'univers un garagiste comme ça!

Non pas que physiquement, ce Mu lui plaisait vraiment. Pas qu'il ait non plus une préférence spéciale pour les hommes ou les femmes, mais c'était vrai qu'il était beau, mais il ne le connaissait pas. Et puis il retournerait au garage quand son esprit serait plus clair.

Ah, enfin un panneau ''Sortie'' en vue. C'était le cinquième qu'il voyait depuis le secteur radiologie, mais au travers des vitres sur sa droite il apercevait la rue et des voitures autres que des ambulances rouler sur la route. Le couloir semblait infini, et pour cause, il était indiqué sur un mur que c'était les patients de longue durée qui séjournaient dans ce service. Probablement qu'au cours de cette année, Milo devrait les visiter, ces personnes malades. La plupart des chambres comportait une vitre, majoritairement cachée par un rideau beige moche, afin de respecter l'intimité des gens.

L'étudiant comprenait tout à fait, mais ne put s'empêcher de jeter un œil à l'intérieur d'une chambre.

Était-ce les effets des médicaments ou bien sa fatigue grandissante, mais il avait cru reconnaître l'homme assis aux chevet d'un autre, endormi. Ces longs cheveux bleu, ce regard mélancolique qu'il arborait en tenant la main du patient. C'était le même que celui du chauffard qui l'avait renversé.

Ce n'était peut-être pas le bon moment pour aller lui parler et lui donner de ses nouvelles à lui. Il lui téléphonerait.

En plongeant la main dans la poche de son jean dont la toile avait été malmenée lors de l'accident et trouée aux genoux, il ressortit deux bouts de papier: la carte du garagiste et le numéro de téléphone du conducteur. Mais aussi un morceau de plastique rouge qu'il regarda d'un air désolé. Ce qu'il restait du porte clé de sa moto qu'il adorait tant. La partie avant de son scorpion. La queue et l'attache en fer n'avaient pas survécu à l'accident...

事故

Cinq ans plus tard.

Retournant au salon pour dormir près de son fiancé, Milo l'observait toujours attendri et quelque peu embêté. Aiolia prenait toute la place dans le canapé et ne semblait pas prêt à céder quelques centimètres à son chéri. En plus une jambe dépassait mollement de la couverture. C'était une très mauvaise idée de le réveiller. Son vétérinaire préféré serait de mauvais poil, et il valait mieux l'éviter, à trois heures du matin.

De ce fait, l'infirmier, revêtant son caleçon retrouvé parmi le tas de vêtements ôtés à la hâte tellement ils s'aimaient, et entreprit d'aller chercher une couverture dans leur chambre. Il ne dormait nu que dans les bras de Aiolia, sinon il avait froid.

Il étouffa un cri de douleur surprise: le pied anguleux de cette foutue table basse s'était jeté contre son petit orteil. Il était trop tard dans la nuit pour se venger d'elle et elle ne méritait pas tant.

C'était autour de cette table qu'il avait passé les meilleurs moments avec ses trois colocataires.


notes de fin: Merci d'avoir lu. Ça reste une histoire légère, sans prétention, et j'aime de plus en plus écrire dessus. Malgré les idées que j'ai dès le début, je peux toujours en avoir d'autres qui arrivent entre temps, comme cette incruste de Rune en voisin relou. Même si ce n'est qu'un guest et que je sais pas encore si je vais mettre d'autres spectres, ou des marinas ou bien encore des asgardiens, on verra selon mon inspiration. La suite arrivera dès que possible. Sachant que j'ai Saint Kanon et les bénédictions aussi sur le feu
Les caractères d'interlude c'est jiko, accident en japonais.
Des bisous et à la prochaine