Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.
Résumé : Morceaux volés dans la vie de Lancel Lannister [Recueil participatif, n'hésitez pas à me proposer vos mots!]
Note de l'auteur : Ceci est un recueil de prompts participatifs ! N'hésitez pas à me soumettre les mots qui serviront de thèmes à traiter autour de mon cher Lancel !
Mot : Euphorique (Mana2702)
Morceaux de vie d'un Lannister mineur
L'euphorie divine
Kevan ne savait pas trop quoi penser du regain de foi de Lancel. Il s'en inquiétait un peu car il le voyait flirter dangereusement avec les frontières du fanatisme, souvent bien floues et confondues avec celles de la dévotion et de la piété. Sa propre épouse, Dorna, était une croyante pratiquante et sincère. Elle avait élevé leurs enfants avec une éducation religieuse solide et il ne s'y était pas opposé. Il était un agnostique : il ignorait si les dieux existaient vraiment mais, dans le doute, mieux valait enseigner les valeurs des Sept à leurs lionceaux pour bonne mesure. Lancel avait peut-être tout simplement hérité de la ferveur de sa mère, une ferveur réveillée face aux terribles épreuves qu'il traversait avec plus de courage qu'il ne voulait bien l'admettre. Aucun enfant de seize ans ne devait faire le deuil de deux frères cadets, morts le même jour, tout en bataillant un empoisonnement du sang et le sentiment de solitude, d'exclusion, qu'il vivait de la part de son propre clan. La foi, les dieux, les prières, étaient les seules choses qui donnaient à Lancel un peu de paix, un peu de joie dans ces moments bien ternes. Grâce à eux, Lancel connaissait enfin ce sentiment de bien-être, d'euphorie, même éphémère, si nécessaires à son rétablissement.
Alors, face à tout cela, Kevan ne ressentait que l'étendue de son impuissance face à la détresse de son enfant et se taisait.
De quel droit aurait-il pu parler ou se prononcer contre, lui qui n'avait pas su l'aider complètement ou le protéger ? Il l'avait envoyé à l'abattoir, n'ayant pas réalisé qu'il n'était pas prêt pour la cour.
Alors oui, il le voyait danser dangereusement avec le fanatisme.
Mais il n'y pouvait rien.
Il était trop tard pour agir. Il aurait fallu le faire bien avant de l'envoyer à Port-Réal ou vite après, quand ses tripes lui disaient que les non-dits de Lancel n'étaient pas normaux.
Il ne priverait pas son garçon de l'euphorie des dieux.
Pas quand cette euphorie était, à l'heure actuelle et depuis longtemps, sa seule source de joie.
FIN
