CHAPITRE SEPT.


— Deku.

Allongé en étoile de mer sur le seul lit qui trônait dans la chambre du vert, Katsuki avait désespérément tenté de s'occuper en traînant sur son téléphone portable. Sauf que, depuis quelques minutes il avait fait le tour de toutes les applications aussi bien sociales que jeux-vidéos que pouvaient bien regorger son cellulaire. Il avait même explosé ses meilleurs records sur les jeux qu'il avait installés pour tuer le temps, et même ceux que lui avait conseillé tête d'ortie.

Alors non, il ne plaisantait pas quand il disait qu'il se faisait désormais chier et qu'il avait épuisé tout son stock de divertissement. Et non, il refusait d'installer un nouveau jeu complètement débile qui viderait un peu plus la batterie de son portable et qui lui prendrait impitoyablement de l'espace de stockage.

— Hey, Deku.

Pourquoi est-ce qu'il se forçait à continuer de traîner dans le chambre d'Izuku comme un putain de psychopathe ? Vraiment, il devrait avoir saisi avec le temps qu'il se faisait plus de mal qu'autre chose, et pourtant il s'ordonnait de se faire violence pour rester ici chaque soir à attendre comme un pauvre idiot. Toute cette merde juste parce que Deku refusait de lui accorder son attention avant vingt-et-une heure trente.

Ouais vingt-et-une heure trente, heure à laquelle cette pauvre tâche qui lui servait en ce moment de petit-copain se décidait enfin à fermer ses cahiers, poser ses crayons et lui offrir un sourire. Un sourire et toute son attention jusqu'au petit matin. Deku se prenait littéralement la tête à revoir toutes ses leçons de la journée dans le cas d'un éventuel examen surprise le lendemain en classe. En plus de ça, il s'amusait – il n'exagérait même pas sur le mot – à faire proprement tous ses exercices qu'ils avaient comme devoir, jusqu'à temps de ne pas y trouver la moindre erreur. Et chaque soir, depuis bien avant qu'il ne lui fasse sa déclaration, Katsuki attendait comme un con que ce maudit nerd balance ses cahiers dans son sac et vienne le rejoindre au fond du pieu.

Qu'est-ce qu'il lui avait pris, vraiment, de tomber amour … Non, de développer de petits sentiments pour quelqu'un comme Midoriya Izuku ? Le seul type qui se foutait une pression d'enfers alors qu'il était bon à l'école ? Le seul idiot qui pouvait se tirer de n'importe qu'elle foutue situation – catastrophique ou non – grâce à sa jugeote ? Franchement, si seulement cette tête de buisson pouvait se rendre compte qu'il n'avait pas besoin d'étudier autant et que quelqu'un l'attendait toujours sagement dans le lit, merde.

— Deku, arrête de m'ignorer.

Comme le disait le proverbe : « Jamais deux sans trois ». Bakugo avait fait l'effort surhumain de prendre sur lui au maximum, de lui laisser de l'espace, d'être compréhensible face à son temps de travail mais là … Là, c'était trop. Il avait laissé à Izuku la possibilité de saisir sa chance, de s'arrêter par lui-même et de ne pas user de sa patience – déjà très peu existante – et il n'avait rien fait. Puisqu'il le cherchait, alors il allait le trouver. Personne, et encore moins Deku qui était devenu son copain, ne pouvait se permettre de l'ignorer de la sorte.

Se redressant et balançant ses pieds hors de lit, il en profita pour jeter son téléphone nonchalamment sur la petite table de chevet qui traînait toute proche du lit de Deku. Un instant, il suspendit son action, laissant ses yeux voguer sur ce qui peuplait le meuble et un sourire satisfait pointa le bout de son nez sur ses lèvres. C'était vraiment drôle et un peu agréable, la vitesse à laquelle les choses devenaient normales et logiques avec Izuku. Si rapidement, il avait élu domicile dans la chambre de son ami d'enfance, son chargeur était installé et emmêlé avec celui du propriétaire des lieux, sa propre bouteille d'eau était posée dans le coin pour les nuits où il se réveillait avec la gorge sèche. Il ne lui faisait aucun doute d'ailleurs que quelques vêtements à lui devaient avoir trouver refuge dans l'armoire du nerd. Katsuki était prêt à parier que Deku devait avoir scindé son armoire en deux dans le but de lui en laisser une partie.

Peut-être qu'il était trop fier pour l'admettre de vive voix, pour l'avouer à Izuku … Mais, rien que ça, toutes ses petites attentions, ces choses basiques entre eux, suffisait à lui faire plaisir, à lui réchauffer le cœur. « Période d'essai », qu'il lui avait dit alors qu'il faisait déjà partie intégrante de la vie de l'un et de l'autre. C'était surtout le seul moyen que Deku avait trouvé pour le faire chier, et c'était aussi bien peu cher payer pour la misère qu'il lui avait fait subir pendant des années. Un jour, il lui expliquerait pourquoi, ainsi que l'inquiétude qui le rongeait à l'idée de le voir devenir un héros.

En attendant, la proposition du vert lui prenait la tête parce qu'il n'avait qu'une envie : officialiser les choses entre eux, et à la vue de tout le monde. Tout ce qu'il souhaitait, c'était que certains – et ouais il visait clairement la double-face – comprennent qu'Izuku était indisponibles, intouchable pour toutes les années à venir. Ils avaient toujours été ensemble, même si c'était plus grâce au nerd qu'à lui, alors il était hors de question que cela cesse maintenant, que quelqu'un d'autre que lui ne mette le grappin sur le vert. S'afficher ouvertement, devrait dissuader le bicolore de s'approcher trop près et de se cramer les pattes.

Enfin bon, heureusement que certains comme Kirishima commençait à capter et comprendre certaines choses … Comme le fait qu'il y avait anguille sous roche. Après, ne restait juste qu'à lui faire saisir qu'il y avait anguille sous roche entre lui et Deku. Les choses ne devraient pas être trop difficile de ce côté, parce qu'ils avaient un comportement qui laissait sous-entendre que quelque chose se tramait, qu'ils étaient plus … Ouais, Katsuki l'avait assimilé lors d'un cours de mathématique où il n'avait fait que réfléchir à lui et Izuku et à comment stopper cette mascarade.

En assemblant tous les souvenirs qu'ils avaient ensemble, leurs comportements étranges de ces derniers mois, il avait vite fait de comprendre qu'ils ressemblaient à un couple. Si lui avait mis des mois avant de s'en rendre compte, aucun doute que Deku devait déjà avoir capté depuis un moment, voire depuis le début de leur rapprochement. Après tout, le nerd était perspicace et passait tout son temps à réfléchir. Katsuki était certain qu'Izuku comme d'habitude, lui avait juste laissé le temps de s'y faire, d'y réfléchir et d'en prendre conscience de son côté ; de s'accommoder petit à petit avec ses sentiments.

Putain, il était vraiment trop gentil. Trop mignon même, et ce con était à lui.

— Lâche tes cours, Deku.

Et Katsuki était putain de chanceux.

C'est peut-être pour ça qu'il accordait au vert une quatrième chance de fermer ses cahiers et de lui donner l'attention qu'il méritait pour être aussi calme, aussi docile et patient. Un peu aussi parce qu'il pouvait bien faire ça pour Izuku, ce garçon qui lui avait tant couru après, qui avait tant enduré et qui ne l'avait pourtant pas lâché d'une semelle, celui qui lui donnait aujourd'hui sa chance – même secrètement – de le rendre heureux.

Mais bon, il ne fallait pas pousser Katsuki trop loin non plus : le fil de sa patience venait de se rompre net. En deux – trois mouvements, il se retrouva derrière Deku, un sourire vicieux collé à ses lèvres. D'un geste brusque, il referma de lui-même les cahiers qui avaient le droit à l'attention du vert – et il n'en avait rien à foutre de paraître bête et gamin à taper une crise de jalousie envers des objets, des feuilles.

— Katchan ?

Il n'y avait pas de « Katchan » qui tienne, il ne l'aurait pas de cette façon. Il avait eu quatre putain de chance.

— Assez des cours, maudit nerd !

Il tira sur le dossier de la chaise à roulette, écartant Izuku de son bureau. Sans lui laisser le temps de protester, il lui chopa les avant-bras et échangea leurs positions, de façon à être, lui, assis sur la chaise et Deku à cheval sur lui. La position était largement mieux, putain.

— Katchan, il ne me restait que dix minutes …, marmonna Izuku en levant les yeux au ciel, un mélange d'exaspération et d'amusement coller au visage.

— Ouais et moi j't'ai prévenu quatre fois, Deku.

— Oh, quelle bontée, se moqua le vert.

Décidément, son copain se plaisait à jouer avec ses nerfs. Mais lui préférait jouer avec ses lèvres, alors il plongea sur sa bouche, histoire de lui faire ravaler son sourire ravi et d'assouvir ses envies. C'était vraiment trop – mais vraiment trop – dur de ne pas embrasser Deku à longueur de journée et de devoir attendre le soir. Katsuki avait besoin de sa dose quotidienne.

— Occupe-toi un peu de moi, ordonna le cendré en détachant sa bouche, partant à la conquête du cou de son copain.

Le rire d'Izuku raisonna fortement et délicieusement dans ses oreilles, faisant se tendre son corps. Merde, il était tellement putain chanceux, il aurait dû s'en rendre compte bien plus tôt maintenant, ils avaient tellement de temps à rattraper parce qu'il était bête.

— On a tout notre temps, murmura Izuku.

C'était dingue comment il avait l'impression d'être un livre ouvert avec lui, ou bien alors il lui cachait encore un alter. Il n'eut pas le temps d'y penser plus, parce que les mains du nerd se frayèrent un chemin dans sa nuque, lui accordant quelques papouilles et jouant avec ses cheveux. Il était d'une douceur avec lui, bon sang … Katsuki remonta son visage pour l'embrasser plus profondément, pour en avoir plus, tirant à Izuku un gémissement. Le plus jeune finit par se retirer, cherchant de l'air.

— Dit, Katchan …

— Quoi ? grogna l'explosif, sentant venir de loin les questionnements stupides de Deku.

— Tu sais …

Le possesseur du One for All se replaça un peu mieux sur lui, cherchant une position confortable. Rapidement, il vint frotter son nez contre celui de Katsuki, lui tirant un sourire de débile qu'il effaça presque aussitôt.

— Tu ne trouves pas que la classe est un peu étrange en ce moment ?

Midoriya Izuku le perspicace était de retour, merde.

Katsuki tenta au mieux de contrôler son corps, de l'empêcher de se tendre sous l'angoisse de se faire démasquer qui commençait à tout doucement lui tordre l'estomac. Enfin bon, c'était seulement maintenant qu'Izuku abordait le sujet avec lui ? Pourtant cela durait depuis un petit moment déjà, non ? En plus ce con s'en rendait réellement compte et abordait le sujet quand Bakugo commençait à avancer ses propres pions, à mettre au point ses magouilles ? Ce maudit nerd avait vraiment le sens du timing.

— Nan, esquiva le cendré, je les trouve toujours aussi casse-pieds.

— Ce n'est pas ce que je veux dire, oh.

Bien sûr que ce n'était pas ce qu'il voulait dire, Bakugo en avait parfaitement conscience. Mais il ne pouvait pas lui avouer qu'il voyait où il voulait en venir sinon il le forcerait à enquêter avec lui, et cela lui compliquerait la tâche de jongler entre les informations à lâcher innocemment à Kirishima et de détourner l'attention de Deku. En plus, si jamais le vert saisissait qu'il donnait des directives – même indirectement – à Eijiro pour qu'il vienne fouiller un peu du côté de sa vie, Izuku le ferait passer à la casserole et il était persuadé qu'il passerait vraiment un sale quart d'heure. Et honnêtement, Katsuki n'en avait pas beaucoup envie parce qu'un Izuku énervé était vraiment terrifiant.

— Je me sens un peu mis de côté, parfois …, avoua doucement Deku.

Oh non.

Merde, merde et merde.

La faiblesse de Katsuki : la voix chevrotante du vert et ses deux billes émeraudes qui se gorgent trop vite d'eau pour sa pauvre santé mentale. Ce n'était pas que la tristesse plus que perceptible d'Izuku était contagieuse, c'était plutôt l'effet qu'elle faisait à son cœur. Elle venait comprimer son organe vital puis quelques secondes après elle le faisait battre beaucoup trop fort, beaucoup plus vite. Son estomac partait même se tordre dans tous les sens et la colère se mettait à inonder ses veines alors que … Alors que bon sang, il savait ce qui se tramait.

Et quand Deku se mettait à le regarder de cette façon, à lui faire ressentir sa tristesse … Nul doute qu'il serait prêt à vendre la mèche, à avouer ses péchés pour rendre son sourire à son copain. Depuis tout petit, ce maudit nerd l'avait dans la poche à cause de cette moue. Et il pensait qu'avec les années, les choses avaient changé, qu'il était plus résistant. Mais que dalle, même quand il lui foutait sur la gueule au collège – pour l'empêcher de mourir bêtement en devenant un héros sans alter – la tête de Deku avait raison de lui, l'emportait sur toutes ses convictions.

Putain de merde. Si seulement Izuku acceptait de rendre leur couple officiel aussi, il ne serait pas obligé de magouiller de cette façon dans son dos.

— Tu veux que j'les chopes ?

Ouais, voilà. S'il proposait de leur foutre sur la gueule, de les cogner sauvagement, l'attention de Deku serait focalisée ailleurs.

— Non, Katchan, rigola le vert. Arrête de vouloir tout régler par la violence !

— C'est la solution pour la victoire, bordel.

La supercherie semblait avoir prise parce que les bras de Midoriya s'activèrent de nouveau sur sa nuque et ses épaules. Et alors qu'il n'y croyait plus, Deku vint de lui-même, poser sa bouche sur la sienne et coller leurs corps plus qu'il ne l'était possible. Si menacer de cogner des gens mettait le nerd d'humeur affectueuse, alors il allait en distribuer à grande échelle des menaces.

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Ce matin, il avait délibérément fait exprès de louper le réveil, celui qu'ils mettaient avec Deku un tantinet plus tôt … Juste histoire de se réveiller tranquillement avant les autres idiots qui peuplaient leur dortoir, de s'accorder deux trois câlins pour tenir jusqu'au soir. En fait, délibérément fait exprès était un peu juste comme expression : il avait surtout tout fait pour casser cette petite routine.

Dans la nuit il avait eu terriblement soif, et alors qu'il attrapait la bouteille et devisait le capuchon, son regard s'était accroché sur le cellulaire de Deku … Et l'idée avait fait son chemin tout tranquillement à travers son esprit. La stratégie ne semblait pas mauvaise pour un premier plan foireux et les chances d'aboutissement était d'à peu près quarante pourcent, un score plutôt faible certes, mais Katsuki se devait bien de commencer quelque part.

Sa main avait alors saisi l'objet tout doucement, parce qu'il n'avait pas envie de se faire cramer maintenant. Le code d'Izuku était un jeu d'enfant, puisqu'il s'agissait de sa date de naissance, à lui Katsuki … Et non, ça ne datait pas de leur mise en couple. Quand il disait que Deku lui avait toujours couru après, avait toujours été dans le coin à croire en lui, il ne plaisantait pas. Donc, une fois le code taper, il ne lui avait fallu que quelques secondes de plus pour désactiver la première alarme.

Avec la même douceur dont il avait fait preuve pour attraper le cellulaire, il le reposa, toujours en vérifiant le sommeil du vert. Et le tour avait été joué. Maintenant, ne restait plus qu'à espérer se faire cramer dans le pieu d'Izuku par le premier idiot qui viendrait chercher son copain parce que, oh mon dieu, il allait être en retard pour les cours et hop … ou, au moins que quelqu'un ne passe dans le couloir quand il sortirait de sa chambre tout en étant le plus possible sur ses gardes.

— Ouais c'est ça, ricana-t-il fier en reposant sa tête sur l'oreiller.

Ses gardes pour se faire attraper la main dans le sac. Il visualisait déjà la mauvaise tête qu'il allait tirer pour rendre plus réelle la scène … Si Deku se mettait à bégayer, il fallait absolument qu'il s'empêche de rire.

Malheureusement, la stratégie ne servit à rien.

Les idiots de leur dortoir faisaient tellement de bruits qu'ils avaient plus ou moins été réveillés à l'heure. Et alors qu'il devait gérer la colère de son échec – il n'attendait pas beaucoup de résultat de cette connerie mais bon, ça lui brisait le cul quand même – Deku se mettait à angoisser de son côté en faisant les cents pas le long de sa chambre.

— Comment c'est possible ? marmonnait-il, sa lèvre inférieure prise entre ses dents. Katchan, on a oublié notre réveil !

Heureusement qu'il avait un bon self contrôle tout de même, parce que sinon il se serait déjà jeté sur lui pour, d'une part l'embrasser et d'une autre part, le secouer comme un prunier pour qu'il arrête d'angoisser, la solution était sous les yeux. Voyons, les choses coulaient de sources, c'était le moment pour tout avouer, tout faire éclater.

— C'bon, Deku, râla le cendré en prenant appui sur le matelas dans le but de se redresser. C'pas la mer à boire de leur avouer qu'on est ensemble !

— Tu es toujours en période d'essai, Katchan !

— Quoi ? explosa Bakugo. Mais tu t'fiches de moi, maudit nerd ? C'pas bientôt terminé cette connerie, oui !

Izuku se jeta sur lui le plaquant contre le lit, une main sur sa bouche.

— Arrête de crier ! paniqua Deku en jetant des coups d'œil nerveux vers sa porte de chambre.

Deku allait arrêter de lui dire quoi faire trente secondes ou pas ? Pour qui il se prenait à la fin, ce pauvre crétin ? Il le baratinait avec cette histoire de période d'essai depuis quelques semaines déjà et en plus il l'enguirlandait après quand il commençait à vraiment se rebeller ? C'était son droit quand même ; il avait peut-être dit qu'il serait patient, mais il ne fallait pas déconner non plus, ni-même abuser. Et là, Deku abusait clairement.

— On en parlera ce soir, promis Izuku en lui embrassant la joue, comprenant que son ami d'enfance avait sûrement atteint ses limites.

— Tiens, ça m'fait une belle jambe, se moqua Katsuki un peu amer. J'serais dans ma chambre si tu m'cherches, se dégagea le cendré, poussant doucement le vert sur le côté.

— Ne le prend pas comme ça, Katchan, tenta Izuku en lui attrapant le poignet.

D'un mouvement brusque, il fit en sorte que le vert lui relâche le poignet. Il n'y avait pas d'autre façon de prendre la chose, bordel. Réprimant la colère qui lui brûlait le cœur et son envie acerbe de lui répondre qui lui piquait la gorge, il l'ignora du mieux qu'il put et ouvrit la petite fenêtre. Un pied dans le vide, il suspendit tout de même son geste et sans se retourner lança :

— A plus, Deku.

Une petite explosion retentit et il quitta la chambre de son ami d'enfance. Non, pas de « A ce soir, Deku », il allait lui faire comprendre qu'il avait très mal pris sa réaction et qu'il ne viendrait pas le trouver de lui-même après le repas. Avec un peu de chance, un petit curieux aurait entendu le bruit de son alter et se poserait des questions. Et si personne n'avait entendu quelque chose, alors la culpabilité d'Izuku le rongerait toute la journée, suffisait qu'il l'ignore pendant les cours et le tour était joué : ce soir, le vert viendrait le retrouver avec des excuses et peut-être la promesse d'une officialisation prochaine, qui sait ?

Ouais, Katsuki était un génie.


BIEN le bonsoir !

Ma semaine d'interruption de cours est terminée et purée, j'en pleurerai presque. J'ai pas pris énormément de temps pour moi parce que j'avais vraiment beaucoup de boulot pour les cours, les masters et tout ... Mais j'ai essayé d'écrire un maximum pour prendre de l'avance. Il se peut que mon temps de publication s'allonge en peu jusqu'aux prochaines vacances, peut-être un chapitre tous les quinze jours ? Enfin je n'espère pas, mais au cas où je vous en parle.

En tout cas : j'aime trop ce chapitre parce que Katsuki passe ENFIN à l'attaque ! Et il était temps (dit-elle alors que c'est elle qui écrit les chapitres ?) ! Et puis aussi parce qu'on assiste encore à de petites scènes trop mimi (j'adore l'amour pfiou ...).

Teaser du prochain chapitre : ça va exploser !

Réponses aux reviews :

lalala1995 : Merci beaucoup, contente que tu apprécies !

scrameustache4 : Bien le bonjour Scram !

Avant toute chose, j'ai pris le temps de faire (ENFIN purée) un petit tour sur ton profil. Et purée de pommes de terres, je viens de voir qu'en plus de lire du KatsuDeku tu en écrivais aussi. Alors, tu te doutes bien que dès ce soir, quand je me serais posée dans mon super lit, je viendrais te lire !

Maintenant passons, aux choses sérieuses, j'ai nommée notre petite discussion sur les chapitres !

J'apprécie nos longues réponses, j'ai l'impression qu'on se parle par lettres, c'est si drôle ! Alors normalement, aux dernières nouvelles j'ai vu un peu ce que j'écrivais et ... je t'annonce que je ne vois pas (encore ?) de cœur brisé à l'horizon de cette histoire. Je dis bien pas "encore". Pour ce qui est d'un refus, c'est pas être une idée de bonus alternatif ou d'un petit one-shot, qui se solderait par une sad-end. Enfin bon, ne parlons pas de ça maintenant, restons sur le fluff !

Visiblement, comme t'as pu le voir, ce n'est toujours pas dans ce chapitre là qu'on découvrira ce qui a pu bien se passer entre Denki et Katsuki. J'aime faire durer le suspense ! J'ai vraiment hâte de vous livrer l'explication !

Oui, en écrivant le chapitre le KiriKami m'est venu naturellement, je dirais ? C'était vraiment drôle et plaisant de les mettre en scène et puis s'ils sont adorables ensemble. J'apprécie de ouf les couples un peu électriques (étrange) où ils sont supers kiki mais en même temps, ils peuvent aussi s'embrouiller un peu pour tout et rien ! La baston arrive (bon pas une baston générale) mais vraiment elle arrive et ça va se mettre sévère sur la tronche ! J'essaie de boucler le chapitre 8 avant ma reprise des cours pour avoir assez de marge pour écrire le 9 et ne pas prendre de retard mais je pense que ça va s'annoncer plus difficile que prévu (j'ai trop mal calculé mon coup avec l'ouverture des admissions master ouin).

Je sens toujours le monde trembler sous mes pieds, chaque dimanche à partir du moment où j'uptade ! Maintenant, je comprends mieux pourquoi : je rends le monde meilleur ! Et d'ailleurs, merci pour mon one-shot, ça me fait trop plaisir !

Pfiou, vive les pavés, j'ai envie de dire !

Ouf, le résumé est une réussite ! J'avais peur de mal le mettre en scène, de ne pas assez bien expliqué, ou quelque chose comme ça, alors me rassure ! Oui, je pense que Ocha est la plus terrifiante des filles, avec Momo aussi (je suis sûre qu'elle a vraiment un côté effrayant elle aussi !). Et pour Eijiro, disons simplement qu'il est long mais alors vraiment très long à la détente et faut le comprendre, il n'est pas très porté sur l'amour dirons-nous ! Et tu sais, l'amour rend aveugle la preuve avec Denki et Eijiro ! C'est comme ça qu'ils arrivent à se supporter, les idiots !

Shoto est un type incroyable, et en toutes circonstances ! Ce qui explique cette facilité qu'il a de supporter les deux zigotos ! Et pour Momo et lui euuh, disons qu'on verra bien !

Enfin, merci à toi de toujours prendre le temps de me lire, et de laisser ton avis. Je sais que je le dis à chaque fois, mais c'est parce que ça me fait vraiment trop plaisir ! Et les commentaires à rallonge, ça ne me dérange pas, je rigole vraiment beaucoup devant ! Prends soin de toi, et comme d'habitude : prends du temps pour toi ! A bieeeeentôt :)))