Alors comment vous allez ? Moi ça va nickel chrome ! Alors on démarre direct avec le rendez-vous de nos petits protagonistes. Par contre stickgirl512, désolée mais je me suis trompée. Ton moment arrive dans le prochain chapitre et non dans celui-là. Désolée mille fois.

On se retrouve en bas pour les dédicaces.

Bonne lecture !


POV EREN

Arrivés à la grande place, je décidai d'emmener Mikasa dans le parc dans lequel je m'étais promené plus tôt avec Levi. Elle a directement reconnu l'endroit. C'était ici que l'on jouait avant avec Armin. Le parc était beau le jour mais il l'était encore plus la nuit. Les lanternes étaient allumées et se reflétaient sur les lacs. On pouvait entendre les grillons et les lucioles. L'air était bon et frais. On passa d'abord par l'aire de jeux. Celui-ci était fermé car il faisait trop tard. On avait juste le droit de se balader, de profiter du parc et de s'asseoir sur les bancs.

« Tu te rappelles quand Armin montait pour faire du toboggan et qu'il pleurait ensuite car il avait peur de descendre ? rit Mikasa.

- Oui je m'en souviens. C'était tellement drôle. »

L'ambiance entre elle et moi était vraiment calme. C'est tout ce que je voulais. On passa par les balançoires. Je fus obligé de sourire en repensant à Levi. On papotait sur le passé, on se moquait d'Armin et de nos tenues avant… Tout se passait tellement bien. Soudain, Mikasa tira ma main et me força à la suivre.

« On va où ?

- Dans le coin le plus beau du parc. »

Je la suivais en souriant. C'était rare de voir Mikasa pleine de vie comme ça. On s'installa sur un banc. Nous étions entourés de fleurs et de buissons. C'était vraiment beau mais j'avais comme une impression de déjà-vu… Oh le con ! C'était ici que Levi m'avait sucé ! Je me fis une palmface mentale et j'essayai de garder contenance devant mon amie. Mais, c'était vraiment compliqué. Je pouvais encore sentir son odeur, revoir ses yeux qui me fixaient lorsqu'il me suçait ou encore ses mains sur mes fesses. Je secouai la tête de gauche à droite. Repenser à cela m'avait excité et je sentais que mini-Eren avait envie de pointer le bout de son nez. Les deux sont vraiment pareils. Pourquoi choisir le même endroit ? Je pris une grande inspiration. Ça faisait vraiment du bien. L'air était si frais. Mikasa me fixait étrangement. Je pense qu'elle a dû remarquer que quelque chose clochait.

POV MIKASA

Lorsque nous nous sommes installés sur le banc, je pus profiter du reflet de la lune sur les beaux yeux d'Eren. Je le fixais depuis déjà quelques minutes lorsqu'il commença à s'agiter d'une manière bizarre. Il ne tenait plus en place, il rougissait et il croisait ses cuisses. J'avais déjà vu cette posture quelque part…

Flashback…

On était au parc avec toute la bande. Sasha avait faim et refusait d'avancer si on ne se posait pas manger un bout. Tout le groupe s'est donc posé sur des bancs en bois. Il y avait deux bancs face à face séparés par une table. Christa et Ymir étaient allées chercher de quoi manger et avaient tout poser sur la table en bois. Sur le banc en face de moi, il y avait Eren, Connie, Annie, Reiner et Armin. Sur mon banc étaient présents, Jean, Christa, Ymir, Sasha, et Bertholdt. J'étais en train de manger une glace à la pistache et Jean me fixait étrangement. Eren le regardait en pouffant de rire. Je ne compris pas tout de suite mais lorsque je vis que Tête de cheval essayait de croiser les jambes en soufflant, ça a directement fait tilt dans ma tête. Ça s'était passé y a très longtemps. Aujourd'hui, Jean est bisexuel et il sort avec Marco. Mais j'avais très bien compris que Jean voulait cacher son érection…

Attend… Ça veut dire que… Eren a une érection ?! Mais pourquoi ? C'est grâce à moi ? A la tenue ? C'est incroyable ! Je ne pus m'empêcher de sourire face à cette victoire. Eren voyait enfin la femme que j'étais. Je lui donnai ma main.

« Ça va Eren ?

- Oui, oui, s'empressa-t-il de me répondre.

- Tu veux qu'on aille manger ?

- Oui. Et il faut que j'aille aux toilettes aussi. »

Je fis semblant de ne pas savoir pourquoi et nous nous dirigeâmes vers le quartier où les restaurants pullulaient. Je pris Eren par la main. Il me sourit en retour. Cet homme vient du ciel… On rentra dans un restaurant qui vendait des nouilles. Je connaissais bien cet endroit. J'y allais souvent avec Annie. Nous l'aimons bien car il n'y a pas beaucoup de clientèle. Ce soir, il n'y avait que trois clients.

« On mange ici ? Proposai-je.

- Oui, mais je passe aux chiottes avant.

- On dit pas « chiottes », on dit…

- Toilettes... »

Je lui pinçai le nez et le laissai aller faire… ce qu'il avait à faire. Je m'installai à une table à deux et l'attendis patiemment. Je ne pus l'empêcher d'imaginer Eren se toucher. Ça devait être extra ! Je fermai les yeux un long moment pour reprendre mes esprits. Il n'arriva que quinze minutes plus tard.

« Désolé d'avoir pris autant de temps, me dit Eren, gêné.

- C'est pas grave. Assied-toi. Je t'ai commandé tes nouilles préférées. »

Il me remercia et s'assit en face de moi à son tour. Il faut que je trouve un sujet de discussion qui n'instaure pas un climat froid entre nous. On dirait qu'Eren eut la même idée que moi car il commença :

« Tu sais, je tenais à m'excuser d'avoir été si distant avec toi. Avec notre rentrée au lycée, j'avais besoin de me retrouver, de me découvrir. Ce n'était pas contre toi.

- Je sais Eren. Ce n'est pas de ta faute.

- Mais je compte bien rattraper tout le temps perdu! On va faire pleins de sorties. Soit à deux, soit avec Armin.

- Merci Eren, lui répondis-je en souriant. Ça me touche beaucoup ce que tu dis.

- C'est normal. »

On se sourit et je remarquai qu'on était tous les deux très émus. Eren me tendit ses bras et on se fit un énorme câlin. En attendant que la commande arrive, Eren et moi parlions de tout ce qui s'était passé dans nos vies lorsque nous ne discutions plus trop. Nos commandes arrivèrent très vite et Eren s'est jeté sur ses nouilles.

« Attend que ça refroidisse un peu non ?

- Oui… Tu lui ressembles tellement…

- De qui ?

- Je t'expliquerai après. On mange et on en parle au dessert. D'accord ?

- Oui. »

Nous mangions alors en silence. Pas un silence lourd et pesant. C'était un silence calme et reposant. Eren était si mignon lorsqu'il mangeait ses nouilles. En prenant mes baguettes, je vis qu'il s'était arrêté de manger et qu'il fixait mes doigts.

« Qu'est ce qu'il y a Eren ? Quelque chose ne va pas ?

- Tes ongles…

- Oui ?…

- Ils sont MAGNIFIQUES !

- Oh tu trouves... »

Je ne pus m'empêcher de rougir. Alors comme ça, Eren veut vraiment me draguer…

Nous finîmes nos bols et commandâmes nos desserts.

« Le bleu de tes ongles… Je pense que c'est mon bleu préféré ! Le bleu acier... »

Après cette phrase, Eren se mit encore à rougir et à être pensif. Merci infiniment Christa...On passa au dessert. Je voulais vraiment dire à Eren ce que je ressentais maintenant. Il était calme, heureux et moi aussi. Je me suis préparée à ce qu'il refuse, je serai triste mais je garderai la tête froide face à lui. J'irai pleurer dans les bras tout mou d'Armin… Eren avait commandé des perles de coco et moi, j'avais pris un gâteau de riz. Eren s'arrêta de manger et me fixa :

« Écoute, faut qu'on parle…

- Oui ?

- Ça faisait un temps que je voulais te le dire mais je n'osais pas. J'avais trop peur de ta réaction…

- Dis-moi tout. »

Eren était vraiment devenu nerveux. Il gigotait beaucoup et regardait ses mains. Il allait me déclarer sa flamme…

« Depuis un certain temps, je suis tombé amoureux… Cette personne est très chère à mes yeux et je l'aime beaucoup. Par contre, j'ai un lien avec elle et ce lien est plutôt tabou tu vois…

- Oui… Oui, je vois…

- La couleur de tes ongles, c'est la même couleur que ses yeux. »

Eren était devenu tout rouge et gêné. Cette phrase résonna dans ma tête. Le temps s'était comme figé. Des yeux bleu acier… Je n'ai pas les yeux bleus… Il continua :

« J'ai passé la journée avec cette personne avant de venir manger avec toi. »

Cette fois-ci, c'était sûr. Eren ne parlait pas de moi. Je voulais pleurer, faire sortir toutes les larmes de mon corps... Mais j'étais comme paralysée.

« Alors, pour commencer, ne t'énerve pas. D'accord ? »

POV EREN

Lorsque j'ai annoncé à Mikasa que j'aimais quelqu'un, elle était restée immobile. Je pensais que c'était parce qu'elle était attentive et qu'elle attendait la suite de l'histoire.

« C'est un homme. »

Mikasa lâcha sa cuillère et la fit tomber. De base, elle a de très bons réflexes. Elle rattrape toujours ce qu'elle fait tomber. Mais là, rien. En même temps, ça doit compliqué d'apprendre que son meilleur ami d'enfance est gay. Mais je sais qu'avec le temps, elle s'y fera.

« Un homme ?

- Oui. Un homme. Et pas n'importe lequel en plus…

- Qui c'est ?

- Levi Ackerman, le prof de maths. »

Le silence qui suivit le nom de mon bien-aimé fut long et lourd. Mikasa me fixait sans bouger, bouche bée. Je savais que ça allait être un choc. Il fallait que je sorte tout ce que j'ai à dire maintenant pour qu'elle puisse mieux avaler la pilule.

« Je sais que c'est un professeur, qu'il est plus âgé que moi… Mais on s'aime. On est ensemble et on le restera. Il va falloir que tu l'acceptes.

- Je… Je suis la seule au courant ?

- Non. Armin et Jean le sont aussi.

- Et Armin ne m'a rien dit, dit-elle en s'affaissant sur son siège.

- Bah non. Je lui ai demandé de rien te dire. Je voulais te l'annoncer en personne. Pourquoi est-ce qu'il te l'aurait dit ?

- Il était au courant de tout, mais il ne m'a rien dit... »

Mikasa paraissait perdue.

« Je sais que c'est choquant mais… Puisque je te considère comme ma famille, il faut que tu me comprennes.

- Ta famille… Ta famille ?! T'es sérieux là ?! »

Mikasa s'était levée en repoussant violemment sa chaise et avait plaqué ses mains sur la table.

« Tu ne comprends pas ? Tu ne comprends vraiment rien ? »

Elle s'était mise à pleurer et à trembler. Les trois clients nous regardaient.

« T'es vraiment quelqu'un d'égoïste tu sais... Tu ne prends en compte que tes sentiments et jamais ceux des autres !

- Mais si ! Je sais qu'il te faudra du temps d'adaptation mais tu t'y feras car tu es quelqu'un d'attentionné dans le fond.

- Mais c'est pas ça ! Tu n'as jamais remarqué la manière dont je te regarde ? Tu n'as jamais remarqué tous les efforts que je faisais pour paraître plus féminine à tes yeux ? Hein ?

- Quoi ?…

- Non, tu n'as rien remarqué ! Car tout tourne autour de toi ! Tu vois le monde comme tu as envie de le voir mais ça ne se passe pas comme ça Eren !

- Tu veux dire que…

- Que je t'aime ! Oui, je t'aime imbécile ! Depuis qu'on est tout petits ! Et c'est toi qui va devoir t'y faire ! »

Le choc était trop gros. Je voulais me lever, crier et pleurer. Mais mon corps ne suivait pas. À la place, je restais assis à regarder celle que je considérais comme une sœur pleurer. Les clients faisaient comme si ils n'entendaient rien. Je sortis de mon état de sidération pour me lever. Je frappe mes poings sur la table et fais face à Mikasa. Elle sursaute à cause de ma réaction.

« Le petit con qui t'a embrassé dans la voiture, c'était lui... »

Elle avait chuchoté cette phrase à elle-même. Mais personne n'a le droit d'insulter Levi de petit con !

« Tu me dégoûtes ! Tu me donnes envie de vomir… Comment as-tu pu me faire ça ? Depuis tout ce temps, tu t'imaginais des scénarios chelous alors que je te considérais comme une sœur !

- Il faut que tu prennes en compte mes sentim…

- Non ! Non, jamais ! Toutes ses fois où on passait du temps ensemble, toi tu pensais à… à me… Je ne veux même pas l'imaginer !

- Alors, tu ne veux pas essayer de me comprendre ?

- Non. Jamais. Dégage de ma vie Mikasa. Tu me dégoûtes. »

POV MIKASA

Eren ne se rendait pas compte que les mots qu'il employait étaient durs. Je me sentais mal. Mon ventre me faisait mal. Mon cœur me faisait mal. Ma tête me faisait mal. Eren venait de balayer plus de 15 ans d'amitié en un revers de main. Il me considérait comme une sœur mais maintenant, je n'étais rien à ses yeux. Son regard, habituellement si doux et prévenant avec moi, était devenu dur et froid. Je ne l'ai jamais vu comme ça. Même lorsqu'il se bat contre Jean. Tout ça, c'est de la faute de ce professeur de merde ! Tous ces efforts que j'avais fait pour lui n'auront servi à rien. Je ne sers à rien. Cette pensée me mit un coup au ventre. Un coup au ventre si fort que j'eus envie de vomir. Je plaquai ma main contre ma bouche et partis en larmes hors du restaurant.

POV EREN

Lorsque Mikasa fut partie, je me rassis à ma place. Je fixais mon dessert avec désarroi. Tout avait si bien commencé… Levi avait raison. Mikasa m'aimait. Elle ne me considérait pas comme un frère. Je plaquai mes mains sur mon visage. Elle était amoureuse de moi pendant tout ce temps… Levi avait vu juste. Et dire qu'Armin était au courant et qu'il ne m'a rien dit ! Il faudra qu'on parle lui et moi.

« Si Mikasa te déclare sa flamme, promet-moi de garder ton calme. Ok ? »

J'enlevai les mains de mon visage. Levi… Je lui avais promis de garder mon calme si Mikasa me déclarait sa flamme. Merde ! Je pris mon téléphone, sortis du restaurant en payant l'addition et appelai Levi.

« Levi !

- Oï gam… euh princesse. T'as quoi ?

- J'ai merdé !

- Ça ne change pas de d'habitude…

- Arrête ! J'ai gueulé sur Mikasa et elle partit en courant !

- Pourquoi tu lui as gueulé dessus ?

- Parce qu'elle m'a avoué ses sentiments…

- Merde ! T'es où ?

- Devant un restaurant de nouilles.

- Plus précis ducon !

- Sur la grande place, c'est placé sur un carrefour. Tu ne peux pas le rater.

- J'arrive. Reste là. »

Levi raccrocha. Je me sentais mal et je tremblais. Je m'en voulais d'avoir dit des choses horribles à Mikasa mais… je le pensais réellement. J'aurais dû lui dire tout ça de manière plus douce mais c'était plus fort que moi. Je me sentais aussi mal car je n'avais pas respecté ma promesse envers Levi. J'espère qu'il ne m'en voudra pas. Je jouais avec mes doigts en attendant l'arrivée de mon sauveur.

Il arriva cinq minutes après. Il m'invita à monter dans sa voiture et il démarra ensuite rapidement. J'attachai ma ceinture de sécurité en silence.

Nous étions déjà à 100 mètres du restaurant. Levi ne me parlait pas, ne me regardait pas. Je n'osais rien dire car je ne voulais pas plus l'énerver.

Vingt minutes plus tard, nous étions arrivés devant l'immeuble où il habitait. Il s'est garé, a coupé le moteur et est resté sur son siège. Habituellement, Levi sort toujours rapidement de sa voiture mais là, il n'a pas bougé d'un poil. La tension était palpable. Il fallait que je dise quelque chose :

« Désolé... »

Levi me jeta un regard pour la première fois depuis qu'il est venu me chercher. Il paraissait étonné.

« Désolé… Désolé... »

Tout le stress, le chagrin et la colère explosèrent d'un coup. Je fondis en larmes devant Levi. Il retira sa ceinture et la mienne pour me prendre dans ses bras.

« Je te préviens tout de suite. Je ne sais pas réconforter les gens... »

Il me garda dans ses bras une bonne dizaine de minutes. Je m'étais bien calmé grâce à lui et je me sentais déjà beaucoup mieux. Mais je ressentais comme un vide en moi. Levi avait toujours ses bras autour de moi. Je voulais sortir car je commençais à étouffer. Il a du muscle ce bougre !

« Le… Lev…

- Chut princesse. Je commence à capter le truc là.

- Quel chtruc ?

- Comment réconforter quelqu'un.

- Tu m'échtouffes... »

Levi déplia tout de suite ses bras pour me laisser respirer. J'avais la tête toute rouge et le souffle court.

« Pardon, j'avais pas remarqué. »

Je regardai Levi avec stupeur. Il explosa de rire et je fus obligé de le suivre. Nous rîmes ainsi pendant cinq minutes. Lorsque le silence reprit place, Levi commença :

« Bon, trêve de rigolade. Explique-moi comment ça s'est passé et dis-moi tout ce que tu lui as dit. »

Je racontai alors à Levi comment tout s'était passé : le parc, l'érection, le restaurant, le vernis, la dispute… A la fin du récit, il se pinçait l'arête du nez.

« T'as été très dur pour le coup Eren.

- Mais je sais ! Mais je suis quelqu'un de spontané ! Il fallait que je lui dise ce que je pense et... »

Levi avait posé son index sur mes lèvres. Je le regardai, surpris.

« Tu sais, Erwin m'a dit que dans un couple, il faut dire ce que l'on ressent. Et bien, je vais te dire ce que je ressens en ce moment. »

Il s'était encore rapproché de moi et il déposa un baiser sur mes lèvres. C'était un baiser doux et tendre. J'étais très étonné. Je ne m'attendais pas à cette réaction.

« C'est vrai que tu as été dur avec Mikasa mais… Lorsque je t'avais demandé de ne pas y aller fort avec elle, je voulais au fond que tu le sois un peu. Parce que je ne peux pas m'empêcher d'être jaloux. Mon côté adulte et professeur voulait que tu sois gentil avec elle, mais mon côté petit copain le voulait autrement.

- Donc, tu ne m'en veux pas ?

- Si, si. Parce que si tu n'as pas respecté cette simple promesse, ça va être quoi dans le futur ? Il va falloir que je te punisse et après ça ira mieux... »

Il me fit un clin d'œil et je me raidis sur place.

« Mikasa représentait une grande rivale pour moi. Elle est hors course maintenant, donc je suis heureux dans le fond. Mais, vu les paroles que tu m'as rapportées, elle est capable de faire des choses dangereuses…

- Comme quoi ?

- Nous dénoncer ou pire...

- Non, elle n'oserait pas. Elle m'aime trop pour ça.

- Tu viens de la remballer.

- Oui mais quand même. Armin pourra la raisonner. Et comment ça pire ?

- Le suicide. »

Un silence de mort suivi la dernière phrase de mon amant.

« Le… Le suicide…

- Oui. Elle tenait réellement à toi. Mais tu ne le remarquais pas.

- Je vais appeler Armin pour savoir si elle est allée chez lui ! »

POV MIKASA

Je m'enfuis du restaurant et courus à toute vitesse. Les larmes me cachaient la vue. Je ne savais pas où j'allais. J'avais juste besoin de fuir. Loin. Loin d'Eren. Loin de mes amis. Loin de tout. Personne n'est au courant de ce que je ressens. Personne ne peut me comprendre. Je m'arrêtai pour reprendre mon souffle. Habituellement, je suis plus endurante. Où est-ce que j'étais ? J'étais entourée par des grands immeubles modernes. Je pris mon téléphone et appelai Armin :

« Allô Mikasa ? »

Je n'arrivai pas à sortir un mot. Je ne l'avais pas remarqué mais, j'étais toujours en pleurs.

« Mikasa ? Ça va ?

- Non…

- Que s'est-il passé ?

- J'ai envie de mourir Armin…

- Quoi ?! Non, non, non ! T'es où là ?

- Je sais pas…

- Cherche le nom de la rue et envoie-la moi ok ? J'arrive. »

POV ARMIN

Plus tôt dans la matinée…

« - En parlant de triangle amoureux…

- Oui ?

- Il ne se passerait pas un truc entre Reiner et toi ? »

Lorsqu'Erwin avait sorti cette phrase, je me suis figé sur place. Eren n'était pas seul, je vais aussi avoir des problèmes de triangle amoureux dans mon couple…

« Je… Non, bien sûr que non…

- Mimi, ne me mens pas s'il te plaît. Alors tu aimes vraiment Reiner... »

Erwin abaissa la tête et ne parla plus. Je secouai la tête de gauche à droite. Ce n'est pas possible, je ne peux pas tout gâcher comme ça. Rattrape-toi Armin ! Comme d'habitude.

« Non, Erwin écoute-moi. Regarde-moi aussi. »

Wiwi se redressa et me regarda.

« Je ne vais pas te mentir. Reiner me plaît. »

Erwin tiqua à cette phrase.

« Mais il ne me plaît que physiquement. Je ne suis pas amoureux. C'est de la simple attirance physique.

- C'est vrai ?

- Oui. »

Je lui souris pour le rassurer. Il se leva et me prit dans ses bras.

« Tu n'as pas de sentiment pour lui ?

- Non. Aucun. »

Erwin souffla. Il semblait plus serein. Moi aussi du coup. Car j'étais enfin totalement honnête avec lui.

« Tu ne m'en veux pas ?

- Je ne peux pas t'en vouloir d'être attiré par un garçon de ton âge.

- Merci Wiwi. »

J'étais rassuré et lui aussi. On resta ainsi durant quinze minutes. Il interrompit notre moment doux :

« Par contre, si j'apprends qu'il t'a touché ou qu'il entretient une relation amoureuse avec toi, je lui enverrais ma bande. »

Je ris doucement mais nerveusement.

« Quelle bande ?

- Moi même, Hansi et Levi.

- Ah oui…

- Oui, comme tu as pu le remarquer, Hansi est assez… dérangée. Et Levi peut se transformer en véritable chaton enragé.

- Ça doit être perturbant à voir.

- Haha. Je confirme. »

On passa l'après-midi à lire et à débattre sur nos lectures. C'était tellement instructif et apaisant. Vers six heures de l'après-midi, on se décida à commencer à préparer à manger. Erwin s'occupait de tout ce qui était salé et moi, je m'occupais du sucré. Je décidai de faire des choux à la crème et mon amant voulut faire une salade avec un rôti. On allait bien manger. J'aime beaucoup la pâtisserie, ça m'aide à me détendre tout en préparant les desserts. Et puis, c'est vraiment un domaine dans lequel il faut être précis. Ça me correspond très bien. Tout doit être millimétré. Tandis que dans le domaine de la cuisine salée, on peut se permettre de le faire au feeling, à l'improviste. Ce qui correspond plus à Wiwi. Lui et moi nous complétions parfaitement.

« On a fait de trop grandes portions Mimi.

- On pourra en garder pour demain.

- Bonne idée. »

Lorsque le repas fut prêt, nous prîmes la décision d'aller sous la douche. Je pensais qu'Erwin serait plus distant à mon égard après la révélation sur Reiner, mais au contraire. Il se collait à moi sous la douche et me faisait des dizaines de bisous tout doux sur la nuque. Pour tout vous dire, je ne sais pas si c'est juste de l'attirance physique ou plus ce que je ressens envers Reiner. J'aime bien son caractère. Il est à la fois fort et doux. Et il est super prévenant.

« Peut être qu'on pourrait faire un plan à trois avec Reiner... »

Je ne sais même pas comment je m'y suis pris mais mon pied dérapa et je tombai sous la douche. Je sentis la douleur que j'ai reçu à la tête lorsqu'elle frappa contre le carrelage. J'entendis Erwin crier mon nom puis, plus rien…

Quelques heures plus tard…

Je repris mes esprits que très tard d'après Erwin. Le soleil n'était pas encore couché et j'étais entouré par Wiwi et une autre personne que je connaissais pas. Je n'avais aucune notion du temps. L'inconnu était occupé à noter des choses sur un calepin. Mais où suis-je ? Je voulus me lever mais je ne le pouvais pas. Ma tête me faisait affreusement mal. Je pris appui sur mes coudes et posai mon dos sur des coussins que Wiwi venait d'installer. Je pris ma tête entre mes mains. Ça me faisait vraiment mal. Je remarquai que des bandages entouraient mon front.

« Ça va Mimi ?

- J'ai un peu mal à la tête… Que s'est-il passé ?

- Je te le dirai après que le médecin soit parti. »

Le médecin intervint dans notre discussion.

« Votre neveu peut rester un temps s'il ne se sent pas capable de partir. Mais il peut s'en aller s'il se sent mieux.

- D'accord, nous verrons plus tard. »

Le médecin hocha la tête et partit ensuite. J'attendis qu'il sorte complètement de la pièce pour m'adresser à mon amant :

« Je suis à l'hôpital. Il s'est passé quoi ?

- Tu es tombé sous la douche. Après que je t'ai demandé si tu voulais un plan à trois avec Rei…

- Ok, ok. C'est bon. Pas besoin de détail.

- Haha. T'es vraiment coincé. C'est étrange, au lit tu l'es moins... »

Je rougis face à la remarque d'Erwin. J'essaie de changer de sujet :

« Il est quelle heure ?

- 21h30.

- Quoi ?! Mais il est super tard !

- Oui. Tu as pris du temps à reprendre tes esprits. J'ai eu très peur…

- Désolé.

- Tu n'as pas à t'excuser. J'aurais dû en parler plus tard. Tu as faim ?

- Oui, beaucoup.

- La voiture est dans le parking. On y va ? »

J'hochai la tête et me rhabillai avec des vêtements qu'Erwin avait rapporté en me transportant à l'hôpital. Il avait vraiment pensé à tout. Je me rhabillai donc et suivis mon petit copain. Il me prit par la main et m'emmena dans le parking.

« Tu leur as dit que j'étais ton neveu ?

- Oui. Il me posait beaucoup de questions. Cette réponse était la meilleure à fournir car ils ne vont pas chercher plus loin. »

On monta dans la voiture et Erwin démarra.

« L'hôpital est situé un peu loin de chez moi. Tu peux te reposer si tu veux.

- Merci Erwin. »

Je plaçai doucement ma tête contre la vitre. Je fermai les yeux et m'endormis aussitôt.

J'étais sur le lit d'Erwin, nu, à genoux. Des menottes serraient mes poignets. J'essayai de cacher ma virilité à l'aide de mes mains. J'attendais sagement l'arrivée de mon amant. Je tremblais de plaisir rien qu'en l'imaginant nu. J'entendis des pas venant de la salle de bains et me préparai à accueillir comme il se doit Erwin. Mais lorsque je fis plus attention aux bruits des pas, je me rendis compte qu'il n'y avait pas qu'une personne, mais deux ! Qui était la deuxième personne ? Je n'eus pas le temps de réfléchir. Deux grands blonds sortirent de la salle de bains. Ils étaient tout deux entièrement nus et me souriaient. L'un avait un regard tendre et attentionné et l'autre avait un regard sadique. J'eus un frisson d'envie. Reiner et Erwin se tenaient nus, devant moi.

Ils étaient si beaux. Les deux étaient très bien montés, je savais que j'allais prendre du plaisir mais je savais aussi que j'allais boiter le lendemain. Erwin grimpa sur le lit et se plaça derrière moi. Il plaça mes mains menottées à l'arrière de sa nuque et commença à toucher mes tétons. Reiner vint ensuite sur le lit. Il se plaça devant moi et démarra des mouvement de va-et vient avec sa main sur mon pénis. Je me sentais bien et détendu. Les deux hommes les plus beaux du monde étaient en train de s'occuper de moi sexuellement. Quel plaisir… Je commençai à gémir ce qui plut énormément aux deux blonds. Mes tétons étaient devenus tout durs et mon membre était déjà bien tendu et dressé. Erwin se mit un peu de lubrifiant sur les doigts et caressa mon entrée déjà palpitante. Lorsque je fis bien détendu, il inséra un premier doigt et pressa. Il rentra sans difficulté et fit de vifs aller-retours. Ça me procurait beaucoup de bien. Pendant ce temps, Reiner posa ses mains sur mes hanches et commença à me sucer. Il creusa les joues pour me procurer plus de plaisir. Et c'était réussi. Mes amants avaient accéléré la cadence lorsque je me rendis compte que ma hanche droite vibrait. Je regardai ma hanche et vis avec surprise que la main de Reiner vibrait et qu'elle émettait une sonnerie. Je touchai sa main pour voir ce qu'il se passait et soudain, sa main se transforma en téléphone. Un téléphone… Attend quoi ?

Je me réveillai en sursaut. Alors c'était un rêve… Dommage !

« Ça va Mimi ?

- Oui, oui. J'ai juste fait un rêve étrange.

- Oui j'ai entendu. Tu n'arrêtais pas de gémir et de murmurer « Reiner… Erwin... ».

- Quoi ?!

- Haha. Répond à la personne qui t'appelle. C'est peut être important. »

J'étais tellement surpris par mon rêve que je ne remarquai pas que mon téléphone sonnait. C'était de sa faute si mon magnifique rêve s'était terminé brusquement. Je le pris rapidement. C'était Mikasa. Je répondis.

« Allô Mikasa ? »

Mikasa ne me répondit pas.

« Mikasa ? Ça va ?

- Non…

- Que s'est-il passé ?

- J'ai envie de mourir Armin…

- Quoi ?! Non, non, non ! T'es où là ?

- Je sais pas…

- Cherche le nom de la rue et envoie-la moi ok ? J'arrive. »

Je raccrochai et restai devant mon écran, choqué de ce que venait de me dire mon amie.

« Qu'est ce qu'il y a ?

- Mikasa m'a dit qu'elle voulait mourir…

- Quoi ?!

- Elle va m'envoyer l'adresse d'où elle se trouve. On peut s'y rendre s'il te plaît?

- Oui bien sûr. Tu n'es pas en état de marcher seul. »

Mikasa m'envoya le nom de sa rue quelques secondes plus tard. Je la partageai à Wiwi et nous y allâmes rapidement.

Arrivés à la rue où se trouvait Mikasa, on la retrouva assise sur un banc. Elle était décoiffée, le maquillage sur son visage coulait dû à ses nombreuses larmes. Elle tremblait beaucoup. Je sortis et me rapprochai d'elle. Elle tenait sa tête entre ses mains et ne releva pas la tête lorsque j'étais à côté d'elle.

« Mikasa… Viens, monte dans la voiture.

- Armin... »

Elle sauta sur moi. Je la pris dans mes bras et elle fondit en sanglots.

« On va aller chez Erwin. Il a fait à manger. Tu pourras manger et dormir là-bas. »

Elle hochait la tête et je montai avec elle à l'arrière pour continuer à la consoler pendant le trajet. Erwin redémarra et partit en direction de chez lui. Il lui fallut plus de vingt minutes pour se calmer et pour qu'elle puisse s'exprimer normalement. Erwin nous prête alors des mouchoirs pour que Mikasa puisse sécher ses larmes et se moucher. On essuya aussi mon épaule qui avait pris cher.

On monta ensuite dans l'appartement de mon amant avec Mikasa. On allait bien s'occuper d'elle ce soir. On mit les couverts sur la table et on se servit. Mikasa nous assura qu'elle n'avait pas faim car elle avait déjà mangé des nouilles. Elle s'allongea sur le canapé et attendit que nous finîmes de manger. Mon téléphone sonna et je vis que c'était Eren. Je me levai de la table et allai dans la chambre.

« Allô Eren.

- Armin ! Tu as vu Mikasa ?

- Oui, elle est avec moi.

- Ouf… Tant mieux.

- Tu peux m'expliquer ce qui s'est passé ? Elle est vraiment dans un sale état.

- Et toi, tu peux m'expliquer pourquoi tu ne m'as rien dit sur le fait qu'elle m'aimait ?

- Je lui avais promis de ne rien te dire ! C'est comme toi avec Levi ! Tu m'as demandé de ne rien dire, je ne lui ai rien dit ! C'est tout !

- Oui mais Levi c'est récent ! Mikasa, c'est depuis l'enfance !

- Écoute. Tu ne peux pas me reprocher de ne t'avoir rien dit. J'ai le cul entre deux chaises depuis trop longtemps. Si je t'avais tout dit, je perdais Mikasa. Et maintenant que j'ai tenu ma promesse avec Mikasa, je vais te perdre toi ! C'est n'importe quoi ! Je commence à être fatigué ! »

Et je raccrochai. Habituellement, je ne raccroche jamais une conversation tant qu'elle n'est pas finie. Je soufflai pour me calmer. J'espère que Mikasa n'a rien entendu.

Après avoir raccroché, je sortis de la chambre, me rendis dans le salon et je me plaçai sur un des fauteuils en face de Mikasa. Elle tenait un coussin contre sa poitrine et ne clignait plus des yeux. Je lui demandai ce qui s'était passé. Elle ne passa sous silence aucun détail. J'étais choqué à la fin du récit. Eren avait été très dur. En plus, d'avoir remballé Mikasa et l'avoir dit qu'elle le dégoûtait, il lui a aussi dit pour lui et Levi. Le moment était trop mal choisi.

« Armin ?

- Oui Mikasa.

- Pourquoi on est chez le professeur Erwin ?

- Euh…

- Ne me dis pas que tu es aussi en couple avec un prof ?!

- Non, intervint Erwin. Comme tu peux le voir, Armin a un bandage à la tête. Il était venu au lycée pour me parler d'un devoir supplémentaire qu'il voulait faire. Il est tombé dans les escaliers et j'ai dû l'accompagner à l'hôpital.

- Je n'avais même pas remarqué… Ça va ?

- Oui, ne t'en fais pas.

- T'es vraiment casse-cou…

- Oui, hihi…. Du coup, qu'est ce que tu vas faire ?

- Je ne sais pas. Peut être que je devrais le dénoncer…

- Qui ça ?!

- Bah Eren…

- Non ne fais pas ça ! Si tu l'aimes vraiment, ne fais pas ça.

- Je ne pourrais jamais être avec lui !

- Si tu l'aimais vraiment, tu voudrais son bonheur. Si il juge qu'il est heureux avec Levi, laisse-le. »

Mikasa ne répondait plus. Je pense qu'elle l'a mal pris et qu'elle a cru que je prenais la défense de mon ami.

« Si tu as du mal à oublier Eren, essaie de rencontrer quelqu'un d'autre. »

Elle acquiesça et se roula en boule. Erwin lui proposa une chambre mais elle refusa. Elle a dit qu'elle voulait rester sur le canapé. On la laissa donc ici. Pour ne pas éveiller les soupçons, je dormis dans la chambre des invités. Dans le couloir, je fis un baiser furtif à Erwin et je me rendis dans la chambre. Cette journée m'avait vraiment tendue : d'abord Erwin qui découvre mes sentiments pour Reiner, ensuite ma chute sous la douche et puis maintenant, mes deux meilleurs amis me font la gueule… En plus, je ne peux même pas me réconforter auprès de Wiwi. Quelle journée de merde...


Bon… Qu'en pensez-vous ? Vous avez aimé ? Le prochain chapitre est quasiment prêt… N'hésitez pas à faire une review, ça aide. Je sais que je force mais s'il vous plaît. Mais juste un petit mot, ça m'aiderai beaucoup. La critique peut être positive mais aussi négative. Alors, n'hésitez pas !

Dédicace à Bubblie, stickgirl512, Katerel26 et Lys. Kaiser

Bisous glacés.