Bonsoir,

ravie de te (re)voir, j'espère que l'arrivée rapide de ce nouveau chapitre te fait plaisir. J'essaye d'y mettre la matière pour préparer la suite, j'ai fait quelques choix dans ma narration sur lesquels je reviendrais en fin de chapitre. Merci d'être là, des bisous doux.

Des temps courts et des temps longs, leur alternance immuable s'imposait à la vie déstructurée du benjamin. Il y avait le goût de la première gorgée de décaféiné à l'aube. Un moment qui s'étirait à l'infini lorsqu'il repoussait d'une main les rideaux opaques et dessiner des petits cercles sur les vitres embuées de l'autre. Il observait le Paris matinal, celui où s'affaire les petites gens et où se niche d'exquis secrets. Il y avait la boulangerie qui crachait des volutes de vapeurs sucrées à l'angle de la rue, un garçon les yeux rêveurs qui envoyait des baisers aériens à son amante suspendue au balcon trois étages plus haut et deux filles en robes de soirée et au maquillage défait dont les rires encore ivres inondaient les rues. Gaara inspira, savoura ce qu'il imaginait comme le parfum le plus suave de sa ville d'adoption.

La tasse vide fut reposée près de son matelas et il attrapa quelques « guenilles » comme les appelaient sa soeur avant de se réfugier dans la salle de bain. Etendu dans une baignoire rose et brûlante, le roux expira en fermant les yeux. Au milieu de l'eau il retrouvait un peu de l'apaisement tranquille de la torpeur.

Insomniaque, il avait quitté très jeune le confort des nuits complètes, un mal auquel ses parents n'avaient jamais trouvé de remède. Il n'existait pas un seul médecin, sorcier, scientifique, ou vaudou, pour le délivrer des ces interminables heures de pleine conscience. Les temps morts étaient absents de la vie du rouquin et c'était une croix qu'il portait à bout de bras.

L'eau était tiède et sa peau fripée quand il reconnut sa soeur dans l'embrasure de la porte. Il n'y avait pas de pudeur au sein de leur fratrie, ça ne le surprit pas qu'elle s'immisce dans la pièce après avoir croisé son regard. Temari était une jeune femme élancée, elle avait des jambes infinies et ne se privait pas de mettre des talons aiguilles pour en prolonger la ligne. Dos à lui elle examinait son visage dans le petit miroir, elle s'apprêtait à appliquer un rouge carmin contre ses lippes lorsqu'elle stoppa son geste.

« Je viens de rentrer. C'est bien un oiseau qui squatte ton lit ? Elle avait beau adopter une voix légère, Gaara savait sa soeur hermétique au changement.

- Oui, il s'est blessé en s'éclatant contre la vitre. Je le soigne et il repart.

- Hum-hum, bien sûr, apprenti vétérinaire maintenant, de mieux en mieux. »

La voix sèche et âpre de sa soeur fit grimacer le garçon. Temari avait un certain talent pour le cynisme et même après vingt ans de vie commune elle visait toujours aussi juste. Le roux se ré-adossa contre le mur de la baignoire soudain mal à l'aise d'être allongé. Elle ne le regardait même pas, elle était toute entière absorbée à peindre son reflet. Il la détesta pendant plusieurs secondes. Il resta le torse immergé de l'eau et son regard plein de douleur figé dans le dos de son ainée. Il lui fallait rassembler son courage pour répondre sans paraître toucher plus que nécessaire.

« C'est toi qui voulais que j'arrête les joints, je l'ai fait. Maintenant je ne dors plus. On peut pas tout avoir. »

Le bruit du capuchon du rouge à lèvres émis un bruit mat en se refermant ponctué par un rire sans joie de la blonde. Bien droite face au miroir, il pouvait la voir froncer les sourcils avec humeur.

« Il fallait bien que tu arrêtes pour avoir une chance de te remettre aux études. Tu es le seul à blâmer pour l'état végétatif dans lequel tu te maintiens. Papa dirait… »

Il y eut une grande éclaboussure lorsque Gaara s'extirpa de l'eau. Il attrapa une serviette à la volée et sortit en claquant la porte sous le regard mi apeuré mi hargneux de sa soeur qui lui criait dessus comme si la mince cloison qui les séparait avait été du béton armé :

« Vas y fuis ! Un an que je supporte ça ! Un an que tu refuses de faire face ! »

Les gestes rendus maladroits par la rage que sa soeur faisait vibrer el lui, il attrapa pantalon, sous vêtement, chaussures et deux pulls qui l'enfila l'un sur l'autre. Il s'apprêtait à s'emparer d'une écharpe mais en voyant le petit oiseau qui y sommeillait encore il n'osa pas. Ce fut cette vision d'innocence qui faillit le convaincre de faire machine arrière : aller voir sa soeur s'excuser d'être un reproche vivant à sa vie bien huilée, la prendre dans ses bras peut-être, l'inviter au fast-food surement…

Le bruit agressif des talons sur le parquet qui se rapprochait le fit violemment sursauter. Il couru plus qu'il de ne marcha jusqu'à la sortie, dévala plus qu'il ne descendit les escaliers et se jeta dans le Paris glacial de janvier. Il marchait d'une allure déterminée, empressé de mettre de la distance entre lui et la colère de sa soeur.

Il y eut une époque où l'inviter au resto suffisait à lui rendre le sourire. Un temps où il essuyait ses bévues avec des promesses sincères sur le moment ou des post-it avec des coeurs gribouillés dessus. Il avait abusé de ses méthodes, il le savait pertinemment.

Aujourd'hui sa soeur ne le croyait plu, ne se réjouissait plus des petites avancées de sa vie morne tel que l'apprentissage du repassage ou encore un travail intérimaire de quelques jours en restauration. Il l'avait usée à force de l'accueillir tous les matins dans une pagaille sans nom, souvent défoncé, rarement affairé à quoique ce soit de constructif. Il savait sa rancoeur légitime mais malgré tout il aurait donné cher pour que tout redevienne comme avant entre eux.

Certaines nuits, perdu dans les méandres de ses réflexions qu'aucun sommeil n'abrégeait il avait fait le dessein de trouver un vrai travail, ou mieux de faire des études sérieuses pour l'épater. Pour lui montrer qu'il en était capable, qu'elle avait eut tort de cesser de croire en lui et peut-être un jour l'inviter à passer la soirée dans son propre appartement. Pourtant au petit matin, toutes ses résolutions s'envolaient, la fatigue s'engouffrait dans son corps et il ne tentait même plus de lui résister.

L'insomnie avait cet aspect retord qu'en plus de laisser Gaara face à lui-même de heures durant, elle l'affaiblissait. Le garçon était tendu, ses nerfs fragiles et souvent un rien suffisait à le rendre colérique ou paniqué, comme pour l'oiseau la veille. Il avait souvent mal au crâne à ses yeux lui piquaient. Il perdait sa patience, devenait nerveux. Parfois son corps entiers gémissait, lourd, le clouant au sol.

Il finissait toujours par se rendre, raide, incapable de soutenir plus longtemps la perspective audacieuse d'une vie normale. Son corps n'était pas fait pour mener cette vie là et le plus drôle c'est le garçon se demandait si son corps était fait pour mener une vie tout court. Des fois quand il s'égarait au point d'en regarder des documentaires animaliers ils se faisaient la réflexion que lui n'aurait pas survécu s'il avait été autre chose qu'un homme.

Le tintement d'une sonnette lorsqu'il poussa la porte du premier bar de la rue adjacente le tira de sa tourmente. L'endroit ne payait pas de mine : deux tables, une banquette et quelques chaises autour du bar. Pourtant son odeur de poussière et de pâte de fruit dégageait quelque chose de chaleureux, on se sentait à l'abri plutôt qu'exposé, à l'aise plutôt qu'à l'étroit. Le mobilier en bois sombre, le velour vert bouteilles des sièges, la lumière jaune des ampoules polluantes,… tout avait l'apparence de cet autrefois attendrissant et faisait ressurgir des souvenirs embellis des petites rides la mémoire.

« Eh bien alors rouquin, on vient s'offrir une pinte à l'heure où les derniers soulards s'endorment ? »

La voix avait surgi d'un vieillard grand et large la face criblée de tâches de vieillesse. Il était à l'image de son bar, vêtu d'une chemise usée et d'un pantalon rapiécé il astiquait un verre distraitement en déchiffrant les titres du journal derrière ses petites lunettes rondes. Gaara aimait beaucoup le vieillard. Ils ne se connaissaient que depuis quelques mois et n'échangeaient jamais plus de quelques mots mais ils s'appréciaient. Cela se voyait à la façon que le barmaid avait de respecter ses silences et de ne jamais l'importuner peu importe l'heure où il venait. De la même façon le roux lui lisait parfois les articles écrits en serré quand ils étaient seuls ou lui faisait cadeau du dernier Libération en arrivant.

Il eut un sourire triste pour son interlocuteur et vint s'asseoir au bar face à lui.

« Plutôt un long déca s'il-te-plait.

- hum… je te fais ça, allume une clope si tu veux à cette heure la flicaille dort encore. »

Le gérant repoussa son journal sur le côté, sortit un petit cendrier en argile grossier et se retourna vers la grosse cafetière qu'il avait l'habitude d'appeler Chantal. Le jeune homme extirpa une indus du paquet du patron et l'alluma. La première taffe lui fit du bien. Il fumait peu désormais et savourait l'effet de la nicotine sur son corps. Il regardait le dos du vieil homme. Lui non plus ne dormait pas beaucoup, en tout cas Gaara ne se rappelait pas avoir jamais trouvé la porte de l'enseigne fermée. Il avait hésité plusieurs fois à lui demander s'il souffrait aussi d'un genre d'insomnie mais il s'était toujours ravisé, il respectait trop le gérant pour s'autoriser un droit de regard sur sa vie privée.

Le barmaid revint assortissant le café d'une bonne poignée de spéculos.

« T'as grise mine mon garçon, faudrait que pas que tu nous claques entre les doigts cet hiver. »

Gaara lui avait souri avec toute la sincérité d'un garçon de vingt ans qui s'enfuit de chez lui. Le vieillard avait repris son journal et le roux s'était mis à déguster lentement son petit déjeuner de fortune après avoir écrasé son mégot. Ils n'avaient rien fait, rien dit de plus, laissant les heures filer en silence.

Le rouquin avait fini par somnoler sur une banquette tout l'après-midi en attendant que les premiers clients ne viennent troubler sa tranquillité. Il avait voulu commander une bière mais Temari n'aurait pas aimé le voir rentrer avec le souffle alcoolisé. Il allait bien falloir qu'ils se rabibochent, on avait pas idée de se faire la gueule bien longtemps quand on vit ensemble. Sur le chemin il avait acheté des roses des sables à un épicier dans l'espoir de l'attendrir, ils en mangeaient des boîtes entières enfants.

En entrant dans le hall de l'immeuble il eut la surprise de reconnaître la chevelure corbeau et dense de sa voisine. Elle était agenouillée près d'une boîte aux lettres collant avec application une étiquette à son nom. Elle était nouvelle alors, il lui semblait bien que l'ancienne occupante était une vieille peau. Sa confusion de la veille le fit rougir et puis elle ne l'avait pas remarqué, il pouvait parfaitement se cacher et attendre qu'elle s'en aille.

La curiosité le démangeait pourtant, il avait envie de voir ce visage entr'aperçu la veille, la remercier en personne aussi. En attendant de prendre une décision il détailla sa silhouette à lumière du jour. Il n'y avait pas grand chose à en dire puisque les trois quart de son corps était noyé sous un col roulé gris foncé qui la protégeait des regards presque aussi efficacement qu'un voile intégral. La jeune femme devait avoir son âge, peut-être même moins songea-t-il en voyant ses larges pommettes et son visage rond.

Elle se leva et eut un petit cri en le voyant. Immédiatement, elle posa pudiquement sa main contre sa poitrine et baissa les yeux, joues roses et rire gênée.

« V…Vous m'avez fait peur. Ca fait longtemps que vous êtes là ? Je gêne le passage surement, je suis désolée. »

Et pour appuyer ses dires, elle se plaqua contre les boîtes aux lettres et l'invita d'une main à traverser le mince couloir qui menait aux escaliers. L'insomniaque sentit qu'elle n'avait qu'une hâte se débarrasser de lui. Son corps transpirait un embarras dont il ne comprenait pas les raisons, ça l'agaçait, sa façon d'agir laisser entendre qu'il était malvenu.

Il fit un pas pour enjamber la distance qui le séparait de la brune et saisit la main restée en l'air. Il la serra avec cordialité fixant ses yeux très clairs qu'elle avait d'hors et déjà baissé craintivement vers le sol.

« Bonjour à toi aussi Mademoiselle… il scruta la boîte aux lettres où elle était agenouillée quelques secondes plus tôt, Hyüga ?

- Hyuga, Hinata dégagea vivement sa main de la prise du roux, je… je suis un peu pressée, vous avez réussi à sauver votre oiseau ? »

Tout en parlant elle avait gagné le bout du couloir imposant plusieurs mètres de distance entre eux. Gaara l'avait cherché avec cette poignée de main non consentie il devinait que la piètre opinion que semblait avoir la brune de lui n'était pas prête de s'améliorer. Mais ce regard… de nouveau les yeux très claires de son interlocutrice l'observait comme un pestiféré. Le plus intriguant c'est qu'elle ne semblait pas agir volontairement par mépris, simplement ses ressentis s'échappaient par tous les pores de peau, trop vifs pour être contenus. Elle lui rappelait les chats sauvages qu'il apprivoisait petit dans son pays natale.

« Oui, il devrait s'en remettre, toi aussi j'espère ? »

Ce semblant d'ironie de la part du roux ne sembla pas affecter la brune plus que ça. Elle eut un petit sourire comme si elle était elle-même consciente d'être dans l'excès. Le roux aimait bien ce sourire de femme triste au milieu de sa figure d'enfant, il pensa à la retenir sans oser le dire.

« Bonne soirée Monsieur.

- A toi aussi, il jeta un nouveau coup d'oeil à la boîte aux lettres, Hinata ! »

Il avait crié son prénom car sa voisine avait déjà disparu dans les escaliers. Il sourit. Il ne savait trop s'il s'agissait d'une gamine ou d'une adulte et cette ambiguïté qui planait sur sa personne suscitait tout son intérêt.

Les retrouvailles avec sa soeur ne s'étaient pas si mal passées, elle s'était ruée dans ses bras les yeux rougis de pleurs passés. Elle l'avait abreuvé d'insultes remplies d'angoisse, avait juré sur tous leurs ancêtres qu'il aurait sa peau, qu'elle l'aimait, qu'elle était désolé, fatiguée, perdue elle aussi… Il avait caressé son dos sans parler, conscient que ce soir elle s'usait encore un peu plus. Il se sentait responsable, lui, le seul coupable du charivari de la vie de sa soeur.

Il se dit que sans lui ça ferait longtemps qu'elle aurait invité le brun qui lui faisait de l'oeil au travail, qu'elle méritait une vie plus tranquille loin de lui et de ses problèmes. Elle était si frêle à cet instant qu'il s'en voulut de mépriser sa faiblesse. Elle si forte, si grande, si « réussie », son modèle en tout depuis qu'elle lui avait appris à crocheter les casiers au collège. Il parvenait à l'accabler si fort qu'elle tremblait, elle, son colosse.

Comme ces scènes le mettaient mal à l'aise et qu'il savait bien que tout ce qui pourrait dire serait maladroit voir blessant à cet instant précis, il prit l'initiative de secouer la boîte de roses des sables en se raclant la gorge.

Temari avait compris le message subliminal et avait quitté les bras de son petit frère qui la dépassait d'une tête pour lâcher un grand rire sonore. Le genre qui met mal à l'aise mais surtout le genre qui noie tout, qui emporte les quinze dernières minutes et qui remplie la pièce d'une joie violente.

Ils eurent un long regard, les yeux turquoise de Gaara plein de gratitude rivées dans ceux sombres de sa soeur chargée d'une compréhension toute maternelle. La blonde avait réussi se tour de main que de transformer ces dernières heures avant le travail en dessert dinatoire festif, poussant le vice jusqu'à remplir des flutes d'un mousseux « offert par le boulot ». Elle avait brillamment réussi à étayer chaque minute d'une conversation charmante sur les petits tracas du quotidien, les dernières loufoqueries de la nouvelle serveuse et les beaux yeux de son barman.

Elle était redevenue cette grande soeur magique et inaccessible qu'il pouvait écouté des heures durant sans se forcer. Quand elle était partie un peu chancelante sur ses escarpins, il l'avait embrassé sur la joue, un geste rare, les coutumes françaises ressemblant parfois à de des hérésies à ses yeux.

Lui aussi il ne tenait pas trop debout après son départ. Il avait même un petit hoquet qu'il lui était insupportable d'admettre. Il était tombé dans son lit. Il faisait presque nuit maintenant. Le sommeil ne le gagnait pas et son début d'ivresse lui donner envie de poursuivre les festivités. Un pépiement anxieux l'alerta que son nouveau pensionnaire n'était pas de cet avis.

Bousculé par Gaara un peu plus tôt, l'oiseau était tombé de son nid de fortune et agitait vainement ces ailes cassées. Il l'avait oublié la petite bête. Il captura doucement la boule de plume dans sa paume et la posa sur le bar de la cuisine.

« Bah alors, on a faim ? »

Il n'eut pas de réponse si ce n'est les grands orbites noires et tétanisés de l'interpellé. Pouvait-il faire une crise cardiaque ? Ce serait drôlement con, il avait quand même failli s'embrouiller avec sa soeur pour lui.

C'est avec gaité que le rouquin commença à faire chauffer le lait sur les plaques. Il se resservit une petite coupe de champagne puisque rien ne semblait être trop beau ce soir. L'alcool conjugué à sa fatigue le plongeait dans une douce euphorie et il sifflotait avec entrain les airs qu'il avait entendu au café plus tôt, quelque chose chanté par des gens morts et trop romantiques. Une fois son camarade de chambrée repu il le reposa sur son lit et se demanda combien de temps aller durer le manège avant qu'il ne puisse lui rendre sa liberté. Hinata devait certainement en avoir une idée assez précise. Oui, c'était bien le genre de femme à avoir des idées bien définies sur tout : l'heure où on rencontre son voisin, la distance à établir avec un inconnu, les petits sourires tristes à offrir au lieu de réponses intelligentes…

Il regarda la bouteille de mousseux moitié vide. Il eut voulu trinquer avec elle ce soir là dans un état d'ébriété grandissant. Au lieu de ça, et parce qu'après tout il allait surement la croiser régulièrement maintenant qu'elle habitait le palier au-dessus, il se remplit un quatrième verre et lui porta un toast. Le roux fit un clin d'oeil à l'oiseau qui sur le moment ressemblait au complice idéal à ses machinations puériles.

Ce soir là Gaara ne trouva pas le courage de sortir mais il parvint à s'assoupir quatre longues heures de suite. Au réveil, ses muscles grimaçaient moins que d'habitude. Aussi, après s'être servi un doliprane et une plâtrée de pâtes dont il fit profiter Gus, l'oisillon fraîchement rebaptisé, il ouvrit son ordinateur portable et nota sur une feuille blanche tous les documents nécessaires à une inscriptions à l'université. Le jour se levait quand il rédigeait le troisième brouillon de sa lettre de motivation.

Je vais m'étaler un peu plus ici parce que j'ai des questions par rapport aux choix que je fais ou que je vais faire et que c'est ton avis qui m'aiguille. Je me suis dit que ça pourrait être sympa d'alterner les points de vue de Gaara et Hinata, ça laisse plus de mystère non ? Ecris moi, je peux encore y retoucher. A l'issue de ce deuxième chapitre tu dois aussi saisir que j'ai un problème avec les relations familiales (ou que je fais une sacrée fixette dessus) mais je trouve ça essentiel à la construction des personnages comme Hinata et Gaara qui par leur classe sociale et leur personnalité on surtout évolué au sein du cocon familial. J'aimerais bien ton avis sur ces relations, si tu les trouves réalistes ou bien absurdes, trop présentes... tout ce que tu m'écriras et bon à prendre. Ca ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'amis hein, d'ailleurs s'il ya des bouilles en particulier que tu aimerais voir dans les prochains chapitres c'est le moment de faire tes réclamations tu pourrais bien être exaucé.

Aimablement vôtre,

Cap'