Bonsoir,

j'avoue j'ai ralentie le rythme (et ce n'est que le début, je vois arriver l'indigestion des fêtes d'ici), mais j'espérais tellement que vous seriez plus nombreux à me donner votre avis, snif. Bon je me fais une raison hein, si certains ne l'ont pas fait c'est que le travail n'est pas à la hauteur. Aussi je redouble d'effort pour essayer de produire un meilleur contenu sur ce quatrième chapitre qui, je l'espère, vous divertiras plus que le précédent.

Le crayon suspendu au dessus d'une feuille A4 le rouquin attendait. Il était installé sur un petit bureau de fortune soit une planche posée en équilibre sur deux tréteaux. Il avait consciencieusement aligné ses trois bics, sa gomme et son taille crayon dans l'espoir que ce semblant d'ordre l'aiderait. Il avait aussi allumé la lampe d'architecte parce qu'on était au beau milieu de la nuit et que c'était bien le seul moment où des idées aussi dingues pouvaient frayer une voie dans son esprit.

Dans trois jours c'était l'anniversaire de Temari. Un événement que la blonde avait réussi à esquiver depuis sa majorité en prétextant du travail et une forte aversion pour les banderoles et les confettis. Malgré la mauvaise volonté qu'elle y mettait, Gaara et leur frère Kankuro s'étaient toujours fendus d'une attention. Pour Kankuro, le cadet de la fratrie, c'était facile. En général, il lui envoyait des perles, des pendentifs dorés, des pierres somptueuses polies par les meilleurs bijoutiers du pays et Temari, même si elle le traitait d'abruti au téléphone, avait un sourire enchanté au visage.

Gaara lui il avait toujours du mal. Il n'avait pas d'argent comme son frère. Il se sentait retomber à la case enfant de six ans, hésitant entre un collier de nouilles et un dessin. Cette année il aurait pu mettre sa lettre d'acceptation à l'université dans une enveloppe mais ce cadeau n'était pas un cadeau, à la rigueur une bonne nouvelle, mais ça n'avait rien d'un présent et sa soeur ne manquerait pas de lui rappeler que c'est pour lui et lui seul qu'il devait réussir sa vie.

Il écrivit sur le papier mat « Chère Temari. »

Le roux avait une calligraphie allongée avec des majuscules amples, un style très élégant derrière lequel on imaginait une personnalité raffinée. Dommage que tous les mots qui tournaient dans sa tête, toutes les émotions qu'ils ne parvenaient à faire passer à sa soeur : sa reconnaissance, son admiration, sa tendresse… ne veuillent pas passer la frontière de sa plume. Il éprouvait une pudeur terrible à l'idée de se mettre à nu sur cette feuille vierge. Il avait le sentiment que ses tournures de phrases allaient le rendre ridicule, qu'elle allait lui tapoter la tête gentiment après l'avoir lu, embarrassée pour lui sans doute.

Gaara eut une grognement rageur et se prit la tête entre les mains. Il n'y arriverait jamais. Le pépiement de Gus s'éleva, interrogateur. Le petit oiseau avait repris du poil de la bête depuis bientôt deux semaines qu'il logeait chez les No Sabaku. Le rouquin n'osait pas le dire à son aînée mais il l'avait aperçu voler sur quelques mètres il y a deux jours. Gus était attachant au final, il redoutait de lui rendre sa liberté.

Il tendit la main pour permettre au volatile de grimper sur son épaule chose que ce dernier fit sans se prier. Leur relation s'était aussi beaucoup améliorée et Gaara se vantait tous les matins auprès de Temari d'être probablement quelque chose comme la réincarnation de Noë.

Il était adossé près de la fenêtre contemplant le Paris de nuit. Il regardait la multitude de lumières, les voitures qui filaient à toute allure et la pluie qui tombait doucement, sans bruit. Il la trouvait bien triste sa ville d'adoption. Ca lui faisait pensait à sa voisine.

Cette grande brune qui ne savait que sourire avec un regard peiné. Ce femme étrange qu'il esquivait consciencieusement depuis l'épisode des médicaments. Il se sentait honteux de s'être autant emballer en découvrant le post-it que lui avait laissé Temari sur le frigo. C'était drôle ce picotement qui l'avait saisi ce soir là. Ce sentiment très dense qu'une victoire l'attendait au cinquième étage.

C'était un jour particulier ce soir là. Il avait été accepté à la faculté. Il avait alors dans le coeur une fierté et une joie à abattre tous les soucis. Mieux que l'ivresse, la réussite l'avait bercé de confiance. Une confiance en quoi?

Il se mordit la lèvre, s'ébrouant et manquant de faire tomber son protégé au sol. La conviction de plaire ne lui réussissait pas. Gaara avait pourtant la côte habituellement, où il l'avait ? A quel moment avait-il arrêter de renvoyer des sourires aux jeunes femmes du bar ? Pouvait-il compter sur les doigts de la main le nombre de mois qui le séparait de son dernier flirt ? Il n'en était pas certain.

Il ne se rappelait pas quand au cours de ces dernières semaines, l'idée que sa voisine lui plaisait s'était infiltrée en lui. Il ne rêvait pas, son corps n'ayant que faire de songes extravagants quant enfin il s'abandonnait enfin à l'inconscience. Il ne l'avait pas vu si souvent. Pourtant elle lui plaisait, il en était convaincue.

Au départ, le rouquin avait confondu cette attirance avec de la curiosité.Il faut dire qu'elle était tellement en décalage cette fille. Tout l'immeuble était bouleversé par ses manies. Hinata était la première résidente qui sortait les poubelles le bon jour et trier avec rigueur ses déchets. Si encore elle s'était efforcée de la faire pour elle-même. Mais non, elle se chargeait des poubelles de chaque étage. C'était aussi la seule femme à aimer autant le jasmin. Enfin il le supposait puisqu'elle avait disposé pas moins de quatre pots de ces plantes odorantes de son étage jusqu'au rez-de-chaussée. Sa bizarrerie la plus mystérieuse restait ses vendredis nuits. Gaara était pour le coup bien le seul à bénéficier du spectacle.

A vingt-et-une heure pétante depuis trois semaines il était le témoin involontaire d'un air classique s'élevant mélodieusement suivis d'à-coups nets contre son plafond pendant deux longues heures. Il en venait à se demander si ce n'était pas un genre de sorcière entre ses fleurs, ses rituels et ses tendances écolo.

Il fit basculer Gus sur le lit. Il se demandait pourquoi elle. Si cette envie qu'il avait de voir ses yeux nacres et son sourire triste était un désir soudain, suscité par la nouveauté. Il se demandait ce qu'elle faisait dans la vie. Avec ses manières guindées et sa peau laiteuse, il ne l'imaginait pas travailler. Il se disait qu'elle était riche à souhait, que les études devaient avoir l'air bien mornes quand on a pas connu les fins de mois impossibles et le travail non qualifié.

Il pensait qu'il la voulait. Il aurait bien aimé qu'une semaine plus tôt devant sa porte, elle partagea cette envie de fêter sa grande victoire sur « son état végétatif ». A dire vrai, il ne savait pas trop si c'était elle qu'il voulait. Il voulait peut-être juste une fille, un peu de cette tendresse toute maternelle de l'autre sexe ou encore juste le triomphe exquis d'orner d'un sourire un de ces corps élancé à la démarche chaloupé.

Il était perdu. Il avait grandement envie de sortir. Aller voir d'autres femmes qui ne le regarderaient ni avec terreur, ni avec méfiance. Il en avait marre de rester cloisonné chez lui où son univers commencer à le faire suffoquer.

Le roux s'allongea sur son matelas en prenant soin de ne pas écraser son oiseau. Il se dit qu'il faudrait qu'il fasse une descente dans la boîte de Temari que ça ne pouvait que lui faire du bien de dérouiller un peu sa carcasse.

« … comme je te disais j'ai insisté. Je leur ai dit que s'ils faisaient quoique ce soit il n'aurait pas de prime de fin d'année. Sauf que tu sais comment ils sont, ils savant qu'en onze mois je vais oublier ma menace et que je ne suis guère rancunière… »

Vingt minutes qu'elle parlait en discontinue. Sa soeur avait beau être en général l'égal de Gaara concernant le silence et les mutismes respectueux dès qu'elle avait quelque chose à demander c'était plus fort qu'elle, la blonde se transformait en moulin à paroles. Comme si demander un malheureux service méritait autant voir plus de justifications qu'un adultère ou un meurtre.

Le roux n'en pouvait plus, il se pinçait le nez, fronçait les yeux, s'efforçait de ne pas hausser le ton de peur qu'elle se rétracte violemment si il avait le malheur de laisser éclater son agacement. Il la connaissait par coeur. La torture était longue mais nécessaire. Un mot et sa soeur allait déprimer pendant les deux prochains jours avec un regard d'animal blessé ce qui était bien pire que ces explications sans fins.

« Enfin, voilà, ils organisent mon anniversaire demain soir. Je… Je voudrais… Si tu veux plutôt, tu peux, enfin, tu pourrais… Venir.

- D'accord. »

La réponse sobre de Gaara fit écarquiller les yeux de l'ainée. Ses paupières battirent l'air lentement, adoucissant les traits si durs de sa frangine.

« Vraiment ? Ca ne te gêne pas ? Et puis tu restes le temps que tu veux, surtout ne te sens pas forcé, je sais que tu as cours le lendemain et …

- Temari, j'ai dit que j'étais d'accord. En plus, je me disais justement que ça me ferait du bien de sortir, j'ai l'impression que la dernière fois que j'ai fait un truc de mon âge remonte à l'année dernière. »

Le sourire qui fleurit sur les lèvres de la blonde valait tout l'or du monde. Un apaisement inhabituel peignit ses traits. Il y avait même une lueur de fierté au fond de ses grands yeux verts. Gaara lui aurait presque fait remarquer que c'était trop, que le sentimentalisme ça ne leur allait pas et puis que ce n'était pas le bout du monde. Il ne vit pas arrivé les bras chaleureux de sa soeur qui l'enserrèrent avec toute la brutalité d'une femme élevée au milieu d'hommes.

« Oh mon petit frère si tu savais comme ça me fait plaisir. »

Le rouquin se laissait faire incapable de répondre à cette étreinte qu'il trouvait subie et non désirée. Elle en faisait trop et ça le mettait mal à l'aise. Il avait beau la savoir incapable de le piéger ou de lui cacher un détail compromettant, ces effusions de joie n'étaient sincèrement pas sa tasse de thé et il se retenait de ne pas la repousser. La blonde se dégagea de lui toujours aussi souriante. Elle le toisa avec ce petit air ravi qu'elle avait quand elle remportait un partenariat envié. La jeune femme devait croire que c'était son discours qui était venu à bout des réticences de son frère sans se douter qu'il était surtout venu à bout de la patience du concerné.

« Tu pourrais inviter la voisine, elle est bizarre mais si vous vous aimez bien c'est qu'elle doit être moins cruche qu'elle en à l'air, fit sa soeur avec légèreté.

- On se s'aime pas, rétorqua Gaara d'un ton qui n'appelait pas de réplique.

- Ah bon ? Ca me rassure, elle a vraiment l'air bête. »

La sincérité de sa soeur était parfaitement désarmante et Gaara clos la conversation d'un sourire mesquin avant de prétexter qu'il avait du travail à avancer s'il ne voulait pas gâcher sa récente inscription.

Elle le quitta sans se départir de son expression guillerette, poussant avec un bâillement la porte de sa chambre. La nuit venait seulement de commencer pour elle après tout.

Gaara s'affaira un peu autour de son bureau. Il n'avait pas tellement de travail et puis il était bon naturellement et avait une certaine avance sur le programme de la faculté. Au Maroc, les cours de sciences étaient plus difficiles qu'en France. Et puis il avait toujours cette compétence rare des autodidactes à apprendre avant tout par lui-même et vite. C'était la principale raison pour laquelle il avait été retenu, malgré ses appréciations médiocres et son taux d'absentéisme alarmant les résultats étaient là. A vrai dire, la seule chose que le rouquin devait vraiment se dépêcher d'avancer c'était le cadeau de sa soeur.

A défaut d'inviter l'Hyuga qu'il espérait bien se sortir de la tête ce soir, le No Sabaku avait choisi d'inviter un de ses rares amis parisien avec l'aval de son aînée : Naruto. Un garçon qu'il avait connu dans son pays d'origine lors d'un échange. Naruto Uzumaki était un blond aux iris azurs qui définissait l'antonyme de la discrétion. Aussi loin qu'il s'en rappelait, il ne savait pas parler, il criait, il s'exclamait, il était en tête de tous les projets du plus scolaire à la pire connerie. Naturellement, leur relation avait démarré sur fond de haine, et, il fallait l'avouer, une certaine rivalité.

Drôle d'époque, Gaara n'en avait gardé que peu de souvenirs. Son cerveau avait fait abstraction que ce qui restait une période tabou pour ses proches comme pour lui. Il était encore au lycée et était alors le parfait caïd d'un établissement de secteur où sa seule distinction résidait dans la position de son père et sa colère qui ne connaissait aucune borne. Il n'avait pas d'amis, seulement des camarades avec qui ils se tabassaient, ne se sortant du pétrin que grâce aux pots-de-vin que finissaient inévitablement par payer son père pour lui éviter la correctionnelle.

Il revit l'image des yeux si vivants de celui qu'il lui arrivait d'appeler mon frère. Un sourire doux apparut sur son visage. Le blond avait bien réussi au final. Il le savait dans une des meilleures classes préparationnaires de Paris et tous les professeurs de lycée qui n'auraient pas misé un kopeck sur lui étaient bien obligés de ravaler leurs répliques médisantes.

Naruto avait accepté avec plaisir sa proposition soulignant qu'il comptait bien prendre l'apéro avant de se rendre à l'anniversaire de sa soeur. La soirée s'annonçait mémorable. Temari en tant que gérante d'une boîte qui avait émergé du lot lorsqu'elle en avait pris la direction était adorée par son personnel. Elle disait souvent à Gaara qu'elle n'avait rien fait pour ça, qu'elle avait renvoyé des incompétents sans remord et n'avait jamais cherché à devenir la bonne copine de ses employés. Pourtant chacun l'admirait et la respectait pour la carrure de cette femme qui venue d'ailleurs, n'avait pas froid aux yeux et était de loin une gestionnaire sur-qualifiée pour son poste.

Gaara y pensait pendant qu'il versait un peu de sésame sur le comptoir pour laisser à Gus le plaisir de picorer pendant que lui même préparait quelques chips et sortait des poivrons marinés du frigidaire. Il se sentait bien et cet apaisement rare le rendait plus gai qu'à l'habitude.

Son invité débarqua avec une demie-heure de retard en poussant la porte sans frapper. Il embrassa familièrement son ami, riant de la façon que Gaara avait de se constiper sans oser dire quoique ce soit pour autant.

Le blond avait sorti avec entrain deux bières qu'il décapsula à même sa mâchoire accompagnant chacun de ses gestes d'une de ses phrases enthousiastes sur les études récentes de son ami, la gentillesse de sa soeur, le drôle d'animal de compagnie qu'il s'était trouvé,… un flot continu qui n'avait rien de fatiguant et auquel Gaara se joignait avec plaisir.

Les deux hommes parlaient depuis une heure, quelques cadavres de bouteilles à leurs pieds. Les études de Naruto étaient devenues le centre de la conversation depuis que le blond l'avait informé qu'il passait les concours d'ici à peine un mois. Moqueur Gaara lui fit remarquer que ce n'est pas en sortant en pleine semaine qu'il allait mettre le plus de chances de son côté et Naruto de rétorquer avec une sagesse qui manquait cruellement de crédibilité que s'autoriser quelques bouffées d'oxygène c'était le secret de la réussite.

Le garçon eut un éclair parce qu'il s'arrêta au milieu de sa phrase pour claquer des doigts, il passa la moitié de son corps par dessus le bar comme si la nouvelle était trop importante pour lui.

« Dis-moi Gaara, j'ai un doute mais tu n'aurais pas une voisine du nom de Hinata Hyuga ? J'ai vu son nom sur une des boîtes aux lettres je crois.

- Si, effectivement, tu la connais ? Le ton du rouquin s'était un peu assombri et il eut un regard suspicieux envers son vis-à-vis.

- Je ne suis donc pas fou ! Oui, elle est dans ma classe depuis l'année dernière, c'est le profil invisible mais redoutable. »

Le No Sabaku eut un petit sourire. Son ami avait cette façon de ranger chacun de ses futurs concurrents en profil. Des profils généralement stéréotypés au possible et qui ne disaient pas grand chose sur l'individu mais la voix plus basse qu'il prenait pour en parler était franchement hilarante.

« Et alors ? Questionna le roux attendant visiblement une explication supplémentaire. »

Naruto lui fit un de ces précieux sourires qu'il avait déjà adolescent quand il expliquait au petit groupe de français comment ils allaient faire le mur pour aller boire. Le quartier musulman ne regorgeait malheureusement pas des bouteilles de vodka espérées par le blond, ils avaient fini au thé vert chez un Gaara railleur ce soir là.

« Tu vois cette fille, elle aurait bien besoin d'oxygène. Je pense que c'est une occasion unique de mettre la théorie en pratique, s'exprima son interlocuteur un air de conspiration au visage.

- c'est une idée débile, souligna froidement Gaara, en plus je crois qu'elle me déteste. »

Néanmoins son invité semblait s'en préoccupait autant que de la couleur du premier bavoir du roux et avait déjà ré-enfiler ses baskets en sifflotant la main sur la poignée de la porte. L'hôte avait envie de lui cracher au visage que c'était la soirée de sa soeur et qu'il n'avait aucune envie de revoir la Hyuga suite à leur dernière altercation mais il n'en fit rien parce que Naruto venait de tourner la tête dans une direction, une expression sérieuse sur son visage contrastant avec la couleur rosée d'un début d'hébriété.

« Gaara, depuis que je te connais, je ne crois pas avoir eu une idée autre que débile à tes yeux. Pourtant, toutes ces idées débiles font partis de mes meilleurs souvenirs, ça doit vouloir dire quelque chose non ? »

La rouquin ne répliqua rien, d'une part il était un peu alcoolisé et il avait peur que sa répartie ne soit pas à la hauteur d'une telle déclaration. D'autre part, ça lui faisait mal de l'admettre, mais le blond avait raison. Ses plus grands fous rires, ils les avaient eu ensemble. Ils les avaient parce que son camarade avait la fâcheuse habitude de foncer et parce que, autant être honnête jusqu'au bout, une fois dans la combine Gaara était de loin son meilleur équipier.

Il eut un sourire joueur et sans répondre il enfila ses baskets en grommelant que Gus était au moins aussi exaspéré que lui.

Ils montèrent les escaliers en riant faisant la course sur les vingt marches qui les séparaient du palier suivant. Ils avaient cette familiarité singulière, comme s'ils avaient toujours vécu ensemble, se considérant mutuellement comme frères de coeurs. Ils atteignirent la porte écrue du cinquième étage en haletant, s'appuyant l'un sur l'autre pour ne pas perdre un équilibre déjà précaire.

C'est le blond qui en bon demeuré qu'il était tapa sur la porte comme si sa vie en dépendait sans interruption. Gaara était mort de rire, il ne pouvait s'en empêcher. Il en avait mal aux côtes d'imaginer la façon dont la brune allait les renvoyer chez eux, surement outrée. Il aurait voulu prévenir son ami qu'elle détestait qu'on frappe à sa porte de cette façon mais il avait déjà trop de mal à reprendre son souffle pour s'embarrasser de paroles.

Les cris offusqués qui leur parvenaient de l'intérieur redoublèrent l'enthousiasme de Naruto. Derrière la porte, la voix froide et sèche de sa voisine résonna en même temps que le bruit des clés.

« Monsieur No Sabaku, je vous préviens que la prochaine fois j'appelle la po…

La porte s'entrebâilla et en relevant les yeux la jeune brune interrompit brutalement sa phrase.

Bon je crois qu'on entre dans le vif du sujet et j'espère que vous en êtes soulagés. Je ne sais pas si c'est un peu gros mon histoire d'anniversaire, je dois vous avouer que je m'éclate avec le job de Temari et les connexions possibles entre les différents personnage. L'arrivée de Naruto devrait vous avoir détendu autant que Gaara surtout que c'était l'occasion de jeter un rapide de coup d'oeil sur le passé de notre rouquin. Vous pensez qu'Hinata va y aller à cette fête ? Quelle relation peut-elle bien partagée avec Naruto ? Surtout commencez/continuez à me donner votre avis, je vous assure que c'est très enrichissant pour moi et que c'est vraiment un baume au coeur quand je tape le chapitre suivant de savoir qu'il y a des lecteurs vivants qui aiment (ou pas, je suis ouverte à la critique) l'histoire que j'imagine.

Aimablement vôtre,

Cap'