Chapitre Dix: Octobre - Kannazuki (神無月): Hé, tout iras bien, d'accord ?


En l'an 2205,

Afin d'anéantir l'Armée de l'Histoire Inversée, qui essaie de changer l'histoire,

Eux, qui sont nés d'épées,

S'engage dans un combat mortel aujourd'hui encore !

Bien sûr, Ichigo ! Faisons un peu de place de sorte que tout le monde puisse manger confortablement.

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L'été s'était changé en automne. Et quand bien même les températures restaient très chaudes, et le temps toujours aussi doux, lentement les couleurs s'estompaient, les arbres prenant des nuances grisâtres, leurs feuilles vert vif se peignant d'une teinte plus rouillée, rouge et orange tout à la fois ; la terre jaunissant au fil des jours, les fleurs la parsemant se fanant sans que personne ne remarque rien.

Sous le cerisier qui perdait lui aussi de ses coloris, la bonne humeur continuait toutefois de se répandre, rires et chants résonnant en chœur dans les airs. Installé à même le sol sur une nappe aussi rose que le furent les fleurs de cerisier en été, plusieurs Touken Danshi profitaient des tout derniers jours d'ensoleillement pour s'offrir une dégustation de sake en plein air, presque comme un au revoir à la belle saison.

Reposant sa coupe tandis que Jiroutachi éclatait d'un rire cristallin à quelques mètres de lui, le Sage fronça légèrement les sourcils en relevant son regard vers le Tachi qui lui faisait face, indiquant d'un ton hésitant :

« Eh bien, Houchou s'est assez bien habitué aux alentours de la citadelle depuis le temps, je suis sûr qu'il va bien. »

« J'ai dit à Ichigo qu'il avait juste besoin de se calmer un peu, mais il prend son rôle de grand frère très au sérieux. » révéla l'épée aux cheveux blancs, un air inquiet tordant les traits fins de son visage.

« Je sais. Je me souviens du temps d'avant son arrivée... » déclara le Saniwa, un sourire nostalgique ornant ses lèvres. « Je me souviens également de la façon dont Mikazuki et toi veilliez jalousement sur les Awataguchi. Bien sûr, Yagen et Honebami effectuaient une grande partie du travail, mais vous avez également fait votre part. »

« Haha ! Oui, eh bien... Nous avions tous deux une bonne relation avec Ichigo d'une manière qui nous était propre et bien différente. Alors, s'occuper de ses chers petits frères pour lui semblait naturel... » expliqua Tsurumaru en regardant ailleurs, avalant son sake d'un trait. (*)

« Je suppose que oui. » répondit le garçon, amusé par la gêne de son Touken Danshi.

Une brise légère souffla sur les branches de l'arbre sacré, les faisant s'agiter de façon si imperceptiblement qu'on aurait pu les croire toujours immobiles. Observant ainsi le temps changé, le Saniwa se perdit dans la contemplation de sa coupe de sake, le liquide transparent reflétant son regard d'or, l'esprit complètement vide.

Plissant subitement les yeux, il releva la tête vers son Toudan, qui en était déjà à son quatrième verre, suivant de près ses compagnons comme Jiroutachi et Fudou atteignaient leur septième avec des conséquences déjà importantes sur leurs mental, et que Taroutachi et Kogarasumaru paressaient volontairement sur leur sixième, l'air toujours calme.

« As-tu une idée de ce qui les a amenés à se disputer ? » demanda-t-il, brusquement curieux.

« Hmm ? Je n'en suis pas sûr… Quelque chose en rapport avec le grignotage et le dîner, je crois. »

« Je vois. »

« Pourquoi ? Est-ce que cela change quelque chose ? »

« Non, non. Houchou est peut-être têtu, mais il n'est pas stupide. Il ne va pas inquiéter tout le monde en ne revenant pas. »

« Oui… je pense aussi… »

Et le temps passa. L'après-midi se transformant en soirée, le soleil se couchant lentement tandis que le ciel prenait les couleurs habituelles des longs crépuscules d'automne, puis la nuit apparut, aussi noire que le charbon et aussi morne que l'hiver, et ce qui n'était qu'une pointe d'inquiétude se changea en un torrent d'anxiété ponctué par le va-et-vient incessant de ses épées entre la citadelle et l'extérieur, et par les recherches vaines non plus d'un seul Tantou isolé, mais de tout un groupe de Touken Danshi disparus en mer.

Se tenant face à l'horloge temporelle, lui-même revenant bredouille après avoir fouillé la plage pour la centième fois, il observa avec exaspération comme un énième groupe de recherche revenait au domaine, l'air désemparé.

Soupirant, il croisa les bras sur sa poitrine, se laissant distraire par la clochette qui surplomber l'entrée, et sur laquelle était accrochée toutes celles de ses épées.

Et si….

« À quoi pensez-vous ? »

Sursautant légèrement, il se tourna vers la voix qui venait d'interrompre ses pensées, Hasebe se tenant près lui, aussi épuisé et inquiet qu'il l'était.

« À un moyen de les localiser plus efficacement. Cela dit, je préférerais encore attendre jusqu'à demain matin. Si je venais à utiliser ce moyen et que les Rétrogrades venaient à attaquer, nous serions dans une position délicate. »

« Je vois. Dans ce cas, nous devrions continuer les recherches. »

« Dis à Hachisuka de revenir se reposer, s'il te plaît. C'est lui qui cherche depuis le plus longtemps. Dis-lui que j'envoie Nagasone à sa place et que c'est un ordre. »

« Très bien. »

Demain matin… à la première heure…

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Déglutissant lentement, Kiyomitsu observa autour de lui avec appréhension. Jamais, au grand jamais, il n'était entré dans ce lieu auparavant, pas plus qu'aucun autre Touken Danshi d'ailleurs.

Il s'agissait d'une pièce spéciale. Là où la seule chose autorisée était de prier, prier et rendre hommage aux Dieux.

Le sanctuaire personnel du Saniwa. (1)

Murs de bois marron clair, dépourvu de toute décoration si ce n'était la longue corde de shimenawa qui les recouvrait sur toute leur longueur ; un autel de granit disposé en plein milieu, au fin fond de la pièce.

Et le Sage, agenouillé devant celui-ci, les mains jointes, le visage baissé, les yeux fermés, profondément concentré sur sa tâche.

Kashuu empêcha un soupir de franchir ses lèvres de peur de perturber la puissante force spirituelle qui régnait tout autour de lui.

Si seulement ces six-là ne s'étaient pas perdus, nous ne serions pas ici en ce moment…

Si seulement… car être ici signifiait que leur maître doive puiser dans son énergie spirituelle, ce qui n'était pas sans efforts. Les rechercher signifiait les localiser un par un, chaque tentative signifiant une perte temporaire des pouvoirs du Saniwa, et donc une perte de son énergie vitale.

Une goutte de sueur lui traversa le dos tandis qu'il grimaçait, la fatigue inévitable du garçon étant parfaitement visible à travers ses traits tordus par la douleur.

Faisant un pas en avant, l'Uchigatana ne fut arrêté que par le son discret d'une clochette dorée suspendue au poignet droit du Sage. S'agitant dans toutes les directions, elle résonnait en harmonie avec celles - il pouvait les entendre – des disparus, qui elles-mêmes se trouvaient auprès de celles de tous les Touken Danshi de cette citadelle.

Tournant la tête vers le bruit provenant de la cour principale, Kiyomitsu écarquilla les yeux de surprise avant de se re-concentrer à nouveau sur son maître, réalisant soudain qu'il se trouvait à présent à moitié évanoui sur le sol en pierre, le souffle court, prenant de grandes inspirations à intervalles irrégulières.

« Aruji ! » s'exclama-t-il, voulant rejoindre le Sage qui l'interrompit dans sa course en levant une main tremblante en l'air.

« Ils sont proches… très proches… je ne… sais pas où… exactement… mais ils sont ensemble… sains… et sauf… » indiqua le Saniwa, soutenant son corps d'une main, l'autre se posant sur son front dans une vaine tentative de faire taire le bourdonnement qui résonnait sans cesse dans sa tête.

« Tous ensemble ? » répéta Kashuu, étonné. « Houchou également ? »

« A-Apparemment… »

« D'accord. Je préviens les autres dès que- »

« Avertis-les maintenant... » intervint le garçon aux cheveux cerisier, se tournant légèrement vers son épée.

« Mais ! »

« Ça va aller... On n'a pas arrêté de les chercher pendant près de deux jours d'affilée... ils doivent être inquiets… »

« B-Bien. Mais n'essayez pas de bouger trop vite ! Je reviens de suite ! » clama son Toudan en sortant précipitamment du petit sanctuaire.

Soufflant, le Sage posa une main contre la petite marche qui servait de support à l'autel et se releva, son équilibre peu sûr, dandinant légèrement vers l'avant.

Au moins ils vont bien. pensa-t-il avec soulagement alors qu'il essayait de marcher vers la porte coulissante, s'appuyant finalement dessus pour observer le ciel.

Juste un signe. Un minuscule petit signe… pria-t-il mentalement en se laissant retomber à terre, complètement épuisé.

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Il ouvrit avec lenteur ses yeux et tourna immédiatement la tête à sa droite, réalisant à travers la fine fenêtre en papier de riz que la nuit était déjà tombée. Les derniers rayons du soleil disparaissaient derrière les collines et les montagnes, la lune se levant alors que le ciel devenait noir, les étoiles brillant de plus en plus intensément.

Se redressant, il attrapa le haori qui reposait près de lui sur le futon, couvrant rapidement ses épaules avant de se lever pour se diriger vers la sortie. Et alors qu'il descendait les escaliers, il perçut les voix de ces Toudan disparus, et soufflant de soulagement à nouveau, il pressa le pas jusqu'à l'entrée du domaine pour les retrouver.

« Très bien ! C'est l'heure de boire pour célébrer notre retour sain et sauf ! »

« Je vais dormir pendant très longtemps… »

« Je suis rentré ! »

« Vous voilà enfin… Bon retour ! » lança-t-il, faisant face à ses Touken Danshi et à leur comité d'accueil avec un sourire chaleureux.

« Aruji ! » appela Akita en se précipitant entre les bras du Sage qui s'accroupi pour le recevoir. « Désolé de vous avoir autant inquiéter ! »

« Tout va bien. Je suis heureux que vous soyez tous en sécurité. »

« Vous sentez-vous mieux maintenant ? » demanda Kashuu, une main sur sa hanche gauche, la tête penchée sur le côté.

« Beaucoup mieux, oui. » indiqua le garçon en acquiesçant, avant d'être brusquement surpris quand surgit derrière lui son serviteur, les traits tirés par l'agacement bien qu'on pouvait également y lire un certain soulagement à revoir ses camarades.

« Vous savez ! Le maître a vraiment travaillé dur pour vous retrouver ! Vous devriez tous vous excuser correctement ! »

« Tu as raison. » déclara Ichigo, attristé. « Tout le monde. »

Abaissant la tête avec honte, les anciens naufragés s'inclinèrent légèrement, énonçant d'une seule voix :

« Nous sommes désolés ! »

« Si vous voulez bien excuser mon petit frère. Houchou s'excusera correctement demain, bien sûr. » ajouta solennellement le Tachi aux cheveux turquoise.

Souriant de nouveau, le Saniwa se releva, sa main saisissant celle de son Tantou aux cheveux roses et s'avançant vers les cinq autres, il questionna avec malice :

« Et donc, cette partie de pêche. Vous avez ramené quelque chose, j'espère ?! »

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S'installant finalement, la saison automnale faisait enfin véritablement son apparition, le soleil fuyant face aux nuages gris cendrés venus par centaine et au ciel brumeux qui resterait ainsi pour ce qui allait être des jours. La fraîcheur d'une brise provenant du nord soufflait en continue sur la plaine, refroidissant aussi bien l'atmosphère que les plats reposants nombreux sur le plateau qu'il transportait avec lui à l'extérieur.

La fumée blanche qui s'échappait des différents mets s'évaporait à vue d'œil et il se stoppa face à la porte coulissante de l'entrepôt en portant un regard inquisiteur vers ceux-ci. Agrippant le plateau d'une seule main, il le fit tenir en équilibre sur son bras droit, et frappa résolument contre le chambranle de manière à être parfaitement entendu par l'occupant des lieux.

La porte coulissa sur le côté après quelques secondes d'attente seulement, et il fut accueilli par un Oodenta les yeux écarquillés de surprise avant qu'il ne se reprenne, s'empressant de saisir le plateau-repas avant que ce dernier ne se renverse.

« Merci. Je peux entrer ? »

« Mon frère… »

« Je lui ai dit que je m'occuperais du déjeuner aujourd'hui, et comme tu peux le voir, il n'y a que deux services. Donc, ce sera juste toi et moi, si cela te convient bien sûr. »

« Oui. Je vous en prie. »

S'asseyant autour de la petite table de fortune, le Sage attendit que son Toudan le rejoigne et, distribuant à chacun son plat, ils commencèrent leur repas dans un silence apaisant.

Les légumes ayant longuement mijoté dans l'oden fondaient délicatement en bouche et la viande de bœuf du nikujaga était tendrement assaisonnée, le tout réchauffant à la fois le corps et l'esprit.

Reposant ses baguettes, le Saniwa croisa les bras sur la petite table et, observant autour de lui avec curiosité, presque comme s'il découvrait l'endroit pour la première fois, il demanda innocemment :

« C'est un lieu un peu austère pour y rester toute la journée, non ? »

« Cela convient très bien à une épée comme moi. » répondit le Tachi, continuant à manger sans y prêter attention.

« Je vois. »

Soupirant avec amusement, le garçon aux cheveux cerisier secoua la tête avant de la relever vers sa lame, et avec plus de conviction cette fois, questionna de nouveau :

« J'ai également entendu parler de ce café animal, cela ne change-t-il pas ton point de vue sur la question ? »

Stoppant subitement sa main à mi-chemin entre sa bouche et le bol, Oodenta plongea ses pupilles couleur prune dans celles dorées du Sage tandis qu'une pomme de terre s'échappait de ses baguettes, retombant dans son bouillon dans un bruit qui rompit le silence ambiant.

« ... »

« Maeda se faisait une joie de te voir déjeuné avec tout le monde aujourd'hui, tu sais ? »

« Je l'ai déçu… » murmura Mitsuyo, le regard fuyant, s'enfonçant dans sa propre culpabilité.

« Je ne vais pas te mentir et dire le contraire. Ils étaient nombreux à croire en toi... et même s'il comprend, Sohayanotsurugi aussi te faisait confiance. »

« Désolé. »

« Ne t'excuse pas, du moins pas à moi. De mon point de vue, on ne peut espérer du changement qu'il survienne immédiatement. Il faut des siècles de destruction à une ville abandonnée pour qu'elle soit complètement effacée de l'histoire. Autrement, elle reste un vestige du passé duquel on prendra soin pour pouvoir l'étudier au mieux. Toi aussi, d'une certaine manière, tu es un vestige du passé. Alors, pas à pas, tu changes, tu te découvres à toi-même, et tu suis le chemin qui te convient le mieux. »

Écarquillant de nouveau les yeux, étonné, Oodenta prit un instant pour méditer sur ces paroles, ces dernières résonnant avec force en lui.

Souriant avec douceur, le Saniwa tourna la tête vers la fenêtre, observant les branches se mouvoir au rythme de la brise, et déclara, non sans une pointe de tristesse dans la voix :

« Tu sais… je n'ai jamais pensé que ton pouvoir spirituel était le vrai problème. »

« Hmm ? Que voulez-vous dire ? » lança sa lame, ne comprenant pas.

« Chacun compose différemment avec sa propre légende. Si votre passé vous énonce les faits ainsi, vous n'avez aucun moyen de prouver que celui-ci est faux, pas plus que vous ne pouvez croire en d'autres choses. » expliqua calmement la Sage. « J'en ai déjà fait l'expérience autrefois... Mais vois-tu, parfois, votre passé lui-même est une erreur en soi. Combien de fois l'ai-je vu ... Conférer à un objet ou à une personne un titre qui ne leur convient pas. »

« Vous dites que... en vérité, mon pouvoir spirituel n'effraie pas les animaux ? » énonça le Tachi, abasourdi.

« Je pense que tu crois tellement en cette légende, que tu es celui qui a peur. Et cette peur, à son tour, effraie les animaux qui t'entourent. C'est le principe de cause et de conséquence. »

À nouveau, le silence retomba dans la pièce et, à nouveau, le garçon aux cheveux de cerisier sourit, amusé par la façon dont son Toudan était perdu dans ses pensées.

« Lorsque tu réaliseras cela. » continua-t-il, tendant une main vers le bras de l'épée pour attirer son attention. « Je suis sûr que tu feras d'énormes progrès afin de dépasser cette peur… Il suffit d'un peu de patience et de détermination. »

Fermant les yeux, Mitsuyo soupira lentement et, les rouvrant, hocha la tête en direction de son maître.

« Je vois… je vais essayer. »

« Si tu te sens vraiment prêt, alors je t'encouragerai de tout mon cœur. »

« Merci… »

Souriant chaleureusement à son Touken Danshi, le Saniwa lui offrit un clin d'œil complice avant de reprendre son repas. Avec un peu de chance, cela serait également le dernier qu'Oodenta prendrait probablement dans cet entrepôt.


Endnote:

(*): En référence au fait qu'Ichigo Hitofuri a partager la vie à la fois de Mikazuki et de Tsurumaru. Le premier auprès de Toyotomi Hideyoshi, la propriétaire de Mikazuki étant sa femme, Nene/Kodai'in. Et le second au sein de la collection impérial en tant que trésor sacrée, également aux côtés d'Uguisumaru et Hirano Toushirou.

(1): Une référence au Jeu en ligne, où il est fortement suggéré que lorsque que l'on forge une épée, le Saniwa prit les Dieux pour une bonne forge au sein d'un sanctuaire. En particulier pour les épées les plus rares.

Shimenawa: est une corde sacrée utilisée au Japon, constituée de torsades de paille de riz plus ou moins grosses en fonction de l'utilisation, et tressée de gauche à droite. Le shimenawa délimite généralement une enceinte sacrée et particulièrement l'aire de pureté d'un sanctuaire shinto mais il est populairement placé aux pas de portes lors des événements du calendrier shinto ou bien autour d'un autel.

Oden: L'oden (おでん) est un pot-au-feu japonais. Il consiste en des légumes longuement mijotés dans un bouillon de poisson (Dashi/algues) et de sauce soja. Les ingrédients varient en fonctions des régions, mais parmi les plus communs, on retrouve le radis blanc (daikon), le tofu et le poisson. On y rajoute également de la moutarde japonaise appelée karashi.

Nikujaga: Le nikujaga (肉じゃが, littéralement « viande-pomme de terre ») est un plat japonais constitué de viandes de bœuf, pommes de terre et oignons cuits dans un bouillon sucré au soja. On y rajoute parfois des légumes style carotte et de la pâte de Konjac (Konnyaku). Ce plat typique de l'hiver est généralement servi avec un bol de riz ainsi qu'une soupe miso.