28 mars 1942; Okiya Botan / Kaimoya (快 靄); 25ème arrondissement ZONE SUD.
Le 25ème District de la Zone Sud, Kaimoya était souvent considéré comme un véritable havre de paix dans le Rukongai, isolé dans une immense enclave montagneuse et humide très dense qui la coupait admirablement bien à la fois des district plus proche du Seireitei, la préservant des pressions politiques que les nobles avait habitudes d'exercer dans l'ensemble de la société des âmes même si une grande majorité de leur maison de vacances s'y trouvait ici, tout en faisant une formidable barrière naturel avec une immense vallée bordant un immense lac nommé modestement Shiroi Mizumi (traduction : lac blanc) qui la protégeait des district plus au sud et plus prompts à la pauvreté et gangrené par la délinquance qui ne s'en rappel était souvent sujet à de fort mouvent migratoire vers le nord. Mais en vue de sa position complexe Kaimoya en était relativement épargné, les routes commerciales ne traversant pas la bourgade recluses, Quelque layon de forêt aux routes boueuse et torturé concédait néanmoins un passage à Kaimoya qui était en elle-même une modeste petite ville vivant de la pêche bordant la berge du lac avec d'iconique Funaya. Mais outre sa réserve Kaimoya n'était pas pourtant bien inconnue, loin de là, c'était le principal port de pêche du Seireitei, le lac étant le plus grand fournisseur de poissons , mais ce qui faisait sa notoriété c'était son Hanamachi. Le seul endroit au Seireitei ou vous pouvait voir c'est belle créature aussi distingué que mystérieuse qu'était les Geishas, Tous nobles de bonne famille du Seireitei était allé au moins plusieurs fois dans sa vie, Kaimoya était un terrain neutre où tout se réunissait pour goûter au plaisir artistique voir charnel des Geisha et des jeune Maiko.
Bien sûr, quelqu'une se démarquait par leurs talents, leurs charisme et leurs prix coûteux. La coqueluches du moment était Itoe, aussi belle qu'elle était indolente et lascive. Non loin concurrencer par Mika tout aussi belle mais d'un tempérament mystérieux et magnétique, il était autant de notoriété qu'elle était aussi rivale que complice toute deux issue de l'Okiya Botan, le plus grand Okiya de la ville tenu par Ran, ancienne Geisha toute aussi célèbre bien que moins sulfureuse que sa défunte sœur Miyu le fut du temps ou elle était en vie.
Mais parlons plutôt des résidents de l'Okiya Botan, Itoe et Mika était les Geishas avec d'autre filles dont Orika qui était la prostituée officiel de l'établissement, deux Maiko, Suzumi et Hisana, la dernière tous débutante restait d'une beauté à en faire pâlir Itoe , une seule Shikomiko, Utako, La Banba Wakaba qui s'occupait du service et de la cuisine, la Beebe, Kiyoko du ménage, le serviteur Sôji et Ran l'Okâ-san, comme il était l'usage de nommer la tenancière de l'établissement. C'était tout ce qu'il y avait de plus classique. Sauf qu'il manquait une personne en particulier. Amaya n'était ni Geisha, ni Maiko, encore moins une servante comme Wakaba, Kiyoko ou même Sôji. C'était une jeune âme de grande beauté mais, même si elle aurait pu aussi bien être une Geisha à son tour par l'expérience que son environnement lui avait apporté, ce n'était ni sa vocation, ni ses ambitions. C'était en tous cas ce que en révélait sa démarche affirmée et imposante reconnaissable par beaucoup, qu'elle était une combattante.
Elle marchait à un rythme réguler et soutenue sur la berge du lac blanc, seule dans la nature brute, les pieds nue s'enfonçant dans le sable, les Getas tenue dans sa main gauche, elle se montrait pensive depuis la matinée, elle aurait bien fuit toute agitation civiles encore longtemps si la fraîcheur du crépuscule n'avait pas commencer à lui titiller l'épiderme. Ses yeux d'un brun clair mais froid sillonnent son paysage sans un seul émoi, indifférente à la beauté des lieux qui était pour elle habituelle.
- Je vais finalement aller à l'académie Shin'ô . pensa-t-elle platement, s'arrêtant quelque instant pour regarder les reflets rosé que prenait l'eau sous les rayons du soleil couchant.
- Tu sembles penser que cela n'affecte pas de savoir que tu vas devenir Shinigami, tu vas perdre la liberté restée tu tiens tant. Répondit une voix dans son esprit, Amaya ne sembla avoir aucune réaction si ce n'est qu'elle reprit son chemin comme si elle ne s'était jamais arrêtée.
- Ce n'est pas comme si je savais déjà tout sur ce qu'est être Shinigami, je suis formé depuis des années à en être un. La jeune fille posa finalement le pied sur les bitumes, elle chaussa ses Getas en prenant soin d'épousseter ses pieds des grains de sable restant avant de naviguer dans les rues dans un rythme plus soutenu. Si je prends même la peine d'aller à l'académie, c'est pour avoir encore du temps pour réfléchir en quoi je m'engage.
- Sans oublier que tu n'as pas trop envie de rejoindre la division de ton père immédiatement. Amaya grimaça au ton sarcastique de la voix qui résonnait dans son crâne. Voyant de nouveau le début du sermon poindre elle soupira de lassitude. Tu ne peux pas lui en vouloir éternellement. Amaya mit un sourd grognement à la réprimande de son Zanpakutô, même si elle ne savait que trop bien qu'il avait sans doute raison, elle restait encore beaucoup trop fragile à l'évocation de son père. Son père était un homme puissant, charismatique et intelligent, il s'était toujours occupé d'elle avec soin, l'ayant appris à marcher, écrire lire, se battre, tenir une épée, faire du Kidô, son père lui avait transmis son savoir et son temps, et avait parfaitement joué son rôle de père alors qu ' il fallait sans doute ressentir aucune obligation morale ou physique à s'occuper d'elle, Mais capricieuse comme elle avait été capturée elle avait pris ses bon traitement pour acquis, sauf que ce n'était pas le cas, c'était un privilège , elle avait expérimenté durement et cela lui avait fait mal. Depuis ce jour, il n'est plus venue la voir, et elle ne l'a jamais recontacté.
- Cela fait 50 ans depuis la dernière fois… La jeune femme réprima son amertume, étant arrivé à sa destination elle se déchaussa de ses Getas pour enfiler ses Zori intérieur, elle ne pris pas la peine d'annoncer sa présence, elle savait à cette heure les filles se préparait pour aller aux Ochaya. Elle monta à l'étage pour aller à la salle d'habillage.
- Cesse de t'agiter Hisana, Maya devrait rentrer rapidement. Résonna la voix partiellement agacé de Kiyoko à travers les Shôji en papier de riz, Hisana ne se contenta que de répondre d'un soupir indigné. Mais avant qu'elle puisse de nouveau gémir, Kiyoko serra brutalement le obi coupant court à la brune, en synchronisation Amaya ouvra les portes pour découvrir sa meilleure amie en pleine préparation avec les autres filles, les cheveux cirer en «pêche fendue», la peau peinte d'un teint immaculé comme la neige, les yeux maquillés sobrement de vermeil et la lèvre inférieure écarlate. Suzumi semblait vêtue de la même manière alors quelle discutait à voix basse avec Mika qui était déjà dans ses appariements sortis de la salle d'habillage en n'adressant même pas un salut à la brune, se contentant d'aspirer au bout d '
- Maya-chan tu es rentrée! Soupira Hisana de soulagement, elle tente vainement de s'approcher de retardataire avant d'être retenue de force par Kiyoko, les cheveux poivre-sel volant dans tous les sens prouvant des complications que la jeune Maiko lui apportait. Le rire de Itoe, en train de se poudrer le bout du nez, résonna.
- Bonsoir Maya-chan! Chantonna la geisha espiègle,
- Bonsoir Itoe. Répondit humblement la concern avant d'être interpellé par Kiyoko
- Rends-moi service Amaya et retiens cette maudite puce qui ne tient pas en place. Grogna la Beebe pleurnichant d'indignation alors qu'elle voyait le obi à moitié terminé se défaire. Amaya ne put se retenir d'accorder à sa meilleure amie un sourire goguenard.
- Je vois que tu es nerveuse pour ta première apparition en public. Déclara Amaya alors qu'elle fouillait dans les tiroirs pour sortir un ensemble de hana-kanzashi indigo, se mariant à la perfection avec la couleur son kimono de couleur pèche et faisant un rappel frappant avec ses propres prunelles de la même couleur. Amaya a toujours été admirative de la couleur des iris de Hisana.
- Comment veux-tu que je ne le sois pas! Je vais être avec Mika et tu sais comment elle est! D'autant plus que ce soir on reçoit des nobles du Seireitei. Pleurnicha la jeune Maiko totalement dépassée par les événements.
- Je t'entends Hisana! Cria la concerné outré à travers le papier de riz des autres pièces.
- Comme l'extrême majorité des clients. Répondu platement la brune à l'épée alors qu'elle enfonçait la décoration dans les cheveux d'encre de la concerné
- Non, je veux dire! Des nobles, très très nobles, une des cinq grandes familles. S'exclama Hisana de nouveau affolée, assez amusé, Amaya ne fit qu'arrêter les bras de sa meilleure amie en lui saisissant les poignées pour empêcher de ruiner sa coiffure comme elle avait l'habitude de le faire.
- La branche principale des Tsunayashiro. À l'annonce du nom de famille Kiyoko, Itoe et Amaya ne put s'empêcher de grimacer d'inconfort, Elle ne pouvait que plaindre la pauvre Hisana, et la conforté dans son choix de ne jamais devenir geisha malgré l'insistance de sa tante Ran.
- Ma pauvre chérie je te plains, il sont vraiment pas marrant, je préfère de loin les Shihôin ils sont beaucoup plus réceptifs à nos arts. Commenta Itoe d'un soupir alors que Hisana gémit de nouveau sous un mouvement de Kiyoko.
- Tu n'en n'auras pas à t'en occuper de toute façon Hisana, tu resteras au shamisen ou à la danse. Kiyoko réussit finalement à nouer le nœud complexe du obi avec un petit souffle de soulagement. Écoute bien Mika et tout se passera bien.
- Est-ce que ma tante ou Mika m'ont demandé en guise d'assurance? Je sais qu'on me demande souvent d'être à l'arrière pour m'assurer que cela ne dérape pas avec le saké. Vu que Sôji est inutile face aux Shinigamis. Demanda doucement la brunette un air soucieux Hisana quant à elle la regarda avec des yeux pleins d'espoir.
- Pff comme si tu pouvais être utile face à des Shinigami du Gotei avec ton niveau. Remarqua venimeusement Suzumi jusqu'à la silencieux, Itoe non contente du ton la chassa d'un geste de main en silence, comprenant qu'elle devait obéir à l'aînée, Suzumi partis rejoindre Mika non sans manquer de lancer un regard mauvais à Amaya qui ne pris même pas la peine de relever, l'animosité étant assez banal venant de la Maiko.
- Non Maya-chan, tu dois préparer tes affaires pour l'académie et bien te reposer. J'ai cru comprendre par Ran que tu te rendras au Seireitei par toi-même. Kiyoko fronça des sourcils révèle particulièrement bien son âge avancé et les traits marqués par l'effort.
- Il serait beaucoup plus rapide pour moi d'y aller en Shunpo, ça me ferait faire un voyage de trois jours au lieu d'une semaine avec les commerçants. Répondit le concerné avec lassitude, au fond d'elle même elle ne se sentait pas véritablement prête à partir de Kaimoya. Elle n'était pas une créature d'habitude mais elle savait pertinemment que sa ville natale allait fortement lui manquer que ce soit les personnes qui ont composé sa vie comme les paysages enchantés.
- Je n'ai pas envie que tu partes. Déclara Hisana d'une voix beaucoup plus solennelle, maintenant entièrement vêtue et prête pour sa première apparition, Amaya ne pouvait s'empêcher de la trouver magnifique. Kiyoko et Itoe sentant la tension grimpant dans l'air eurent l'élégance de sortir en mimant une conversation banale.
- Moi non plus. Néanmoins, je pense pas avoir vraiment le choix.
- Pourquoi? Tu n'es pas malheureuse ici, si c'est à cause de ton père tu sais…. Répliqua Hisana d'un ton vindicatif avant de se faire couper.
- Ce n'est pas ça! La Maiko lui lança un regard circonspect. Enfin pas en grande partis, j'étouffe ici Hisana, j'ai déjà explorer mille fois la vallée, je connais tout le monde ici, j'ai beaucoup de Reiryoku et même si je le contrôle cela ne m'empêche pas de suffoquer dans ma propre pression spirituelle, si je ne m'entraînais pas je serais devenu folle ou j'aurais fini par craqué et tué tous le monde ici. Sans compter que… Je ne peux pas le fuir éternellement. S'explique la brunette avec force, Hisana se contenta d'avoir une mine attristé, Amaya savait que sa sœur de cœur supportait très mal les abandons à cause de son passé, mais elle ne l'abandonnait pas. Tu es irrationnel Nana, ce n'est pas comme si tu me reverrais plus jamais, je reviendrai pour les vacances, mes congés et puis on peut toujours s'envoyer des lettres. Le silence s'installa avant que l'apprenti Geisha rendit un soupir vaincue avant d'adresser un sourire triste mais non moins soulagé.
- Tu m'écriras chaque semaine?
- Chaque semaine sans faute! Les deux filles s'élancèrent dans une étreinte serrée, Amaya ne pouvait pas s'empêcher d'humer une dernière fois le parfum de poudre de riz et de fleur de cerisier de son amie, refusant de pleurer mais dont les perles lacrymales, restait cependant accrocher à ses prunelles bistre.
