20 Septembre 1853 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Hisana émergea de son sommeil avec le corps totalement endolori. Nauséeuse elle se eu comme réflexe de se tenir la tête pour essayer de soulager la migraine affreuse qui la prenait.
- Regarde papa ! La Madame, elle se réveille ! Couina une voix aiguë, prenant son courage Hisana ouvrit alors les yeux, elle fit face à deux prunelles brun clair qui la regarda avec de grand yeux et qui avait le visage extrêmement proche. Elle voulut reculer mais cette dernière le fit en premier. Cette dernière était en tailleur à même le sol et se balançait de droite à gauche avec enthousiasme.
- Bonjour ! Clama-t-elle d'une voix forte et joviale, Hisana grinça des dents un peu sonné. Je vous appelle depuis toute a l'heure mais vous vous réveillez pas, vous devez être très très fatigué. Continua cette dernière Hisana se remit sur ses genoux et regarda plus attentivement.
La fille devait physiquement avoir 7 ans en vue de ses joues encore pleines de graisse de bébé et de sa petitesse, elle avait l'air de bonne humeur mais ça n'enlève pas son expression douce. Mais derrière elle se trouvait un homme à la stature imposante et il se ressemblait tellement qu'il n'y avait aucun doute que ces deux étaient le père et la fille. Elle voulut parler mais seule un son rauque y sortit. Elle n'avait pas parlé depuis longtemps.
- Vous allez bien ! Est-ce parce que vous avez soif ou faim ? Vous êtes quelqu'un comme moi et papa avec du reiatsu ? Elle questionna vivement n'ayant pas confiance en sa voix Hisana elle fit non de la tête.
- Alors vous êtes perdue ? Elle hocha de temps en temps avec lenteur encore un peu endormie.
Elle se souvenait d'être partie de Inuzuri totalement chambouler, elle avait laissé Rukia.
Rukia…
Sans qu'elle ne puisse se retenir, elle se mit à pleurer de toute ses larmes, éclatant dans un sanglots étranglé. Mais aussitôt elle craque, que deux petit mains l'enlacèrent et un corps chaud se colla contre elle.
- Amaya, on ne touche pas les gens ainsi sans leur demander, c'est mal polie. Réprimande doucement une voix masculine, mais Hisana s'en fiche, elle serrait le corps contre elle de la petite fille qui tapotait comiquement son dos.
- Mais la madame est triste, je n'aime pas quand les gens sont tristes ! Ce plaignit cette dernière à son père. C'est comme Itoe-chan, Itoe-chan cesse toujours de pleurer quand je lui fais un câlin. Et puis elle doit avoir peur si elle est perdu la vallée, tu me dis toujours qu'il ne faut jamais que j'aille dans la vallée toute seule parce que la vallée elle est très très effrayante. La gamine ne cessait de babiller à l'attendrissement et l'agacement de son père qui finit par céder au flot de paroles incessant.
Hisana ne pouvait que se sentir réconfortée par le petit corps d'enfant qui la collait en frottant maladroitement son dos. Depuis combien de temps n'avait-elle pas même un simple geste d'affection…
- Allez Maya-chan laisse respirer la demoiselle maintenant. Dit le père d'une voix un peu plus forte et plus dure, la fille obéit docilement en s'écartant. Hisana pouvait dire que malgré qu'elle semblait bien portant et en bonne santé pour une fillette de son âge elle était petite.
- Êtes vous blessée ? Demanda ce dernier avec sérieux, elle hocha négativement de la tête à part peut-être ses pieds abîmés elle ne semblait pas avoir de blessure physique.
Elle ne dirait pas la même chose de son cœur et de son âme.
- Vous venez d'Inuzuri n'est-ce pas ? Il continua, elle ouvrit grand les yeux de chocs au fait qu'il avait deviné si facilement. Son esprit tourna à toute vitesse et elle recula brutalement.
- Ne me renvoyez pas là-bas ! Couina-t-elle non elle ne voulait pas retourner là-bas.
Elle ne pouvait pas retourner là-bas avec tout ce qu'elle y avait fait.
L'homme sembla grimacer mal à l'aise, mais la petite fille rebondit aussitôt.
- Inuzuri ? Papa c'est pas le 78ème district plus au sud ? Demanda la fillette avec curiosité
- En effet… Le père s'approcha d'Hisana et lui tendit une main amicale. Ne vous inquiétez pas, on ne vous fera rien, on va juste vous ramener à la ville plus bas dans la vallée. Dit ce dernier avec douceur Hisana resta méfiante, elle ne faisait pas confiance à la douceur apparence de l'homme elle connaissait très bien ces personnes qui faisait des faux semblant. Pour mieux les avoir par la suite. Elle ne pris pas la main et l'ignora en restant recroqueviller.
- Ne me touchez pas ! Gronda-t-elle en un feulement, ce dernier haussa un sourcils circonspect mais n'insista pas. Elle ne voulait plus qu'un homme la touche. Non plus jamais elle laisserai un homme la toucher.
- Vous vous appelez comment madame ? Interpella la fillette, elle semblait sentir la tension grimper et bien que petite elle semblait avec un regard brillant de compréhension.
- Hi...Hisana. Hachura-t-elle. Pour une raison inconnue, elle ne pouvait s'empêcher de la petite fille brune. Elle ne semblait pas méchante ni malveillante comme elle pouvait le pressentir chez le père, même si elle ne pourrait dire qu'il s'était simplement de la méfiance pour la gente masculine ou une simple intuition envers le personnage.
La petite fille par contre, pouvait clairement rationaliser ce soudaine attachement.
Rukia.
- Vous n'avez nulle part où aller… Ce n'était pas une question mais un constat que la gamine expliquait à voix haute. Papa on peut l'emmener à l'Okiya ? Gazouilla-t-elle avec excitation, faisant réagir le père avec un léger tic nerveux agacé.
- Amaya, elle doit peut-être aller quelque part. Et je doute que Ran appréciait qu'on lui apporte quelqu'un sans son autorisation. Tenta-t-il d'expliquer mais la fille explosa dans une sorte de crise.
- Mais papa, elle a dit qu'elle venait de Inuzuri. Les gens d'Inuzuri ou des gens plus au sud on pas de maisons, ça veut dire qu'elle à nulle part pour aller. Clama l'enfant avec hardiesse.
- C'est une inconnue Maya-chan, et ce n'est pas ma décision. Surenchérit le père. Mais la fille s'illumina avec un sourire malicieux.
- C'est pas une inconnue, c'est Hisana, puis de toute façon tante Ran cherche à embaucher une Banba ! Argumenta la fille avec un air fier et arrogant alors que ce son père souffla. Je veux qu'elle vienne à la maison.
- Amaya ne refait pas de caprice. Gronda le père, Hisana se sentait assez mal à l'aise.
- Je ne veux pas causer de problème… Commença la brune un peu embarrassée d'assister à une dispute de famille. Je vous remercie de m'avoir trouver je vais juste. Mais elle n'eut le temps de continuer sa tirade que la fillette chouina.
- Non c'est bon madame, vous allez venir avec nous et aller à l'Okiya de tata Ran, n'est-ce pas papa ! Son père s'étouffa scandalisé.
- Amaya ! Tu ne peux pas forcer les gens comme ça ! C'est impoli. clama-t-il. Mais Hisana était surprise de l'aplomb de cette dernière.
- Mais tu as dit que si je voulais vraiment quelque chose je pourrais l'avoir si j'étais gentille et que je faisais tout ce que tu faisais ! ajouta la fille en pleurant. J'ai été une enfant sage pendant tout ce temps, je veux que Hisana vienne maintenant ! Elle tape du pied et son père cette fois-ci craque et lui donne une pichenette. Aïe !
- Suffit maintenant ! Encore un caprice de cette manière et je sévit. Gronda l'homme, avec une légère montée de reiatsu faisant gémir la fillette. L'enfant ne plia pas à la pression mais semblait soudainement silencieux, les larmes bordant les yeux. Le père d'Amaya sembla réfléchir et prit une mine dépitée.
- Excusez ma fille, aussi mignonne qu'elle puisse être, elle a le tempérament d'une petite terreur. S'excusa-t-il, semblant totalement vaincue en ré-adressant sa main, Hisana la saisit cette fois-ci ce sentant plus en confiance. J'espère que cela ne vous gênerait pas trop de venir chez nous le temps que vous puissiez vous remettre, nous vous obligerons à rien toutefois. Dit-il Hisana préféra regarder le petit air satisfait que l'enfant abordait malgré ces yeux larmoyant.
- La petite coquine. Hisana ne pouvait s'empêcher de trouver ça adorable. Ce n'était peut pas très bien mais voir l'enfant rouler son père pour quelque chose d'aussi honorable lui faisait baume au cœur.
- Je n'ai nulle part où aller, mais je ne veux vraiment pas profiter de votre générosité. Dit Hisana mais une petite main lui saisit la sienne pour l'empoigner avec force.
- Pas grave, allez viens il va faire nuit !
Et c'est ainsi que Hisana fit la rencontre de celle qui sera, sa sœur, Amaya Aizen.
25 Septembre 1853 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Hisana s'était retrouvé embaucher sans comprendre en tant que serviteur dans un des Okiya les plus prestigieux de la société de l'âme. Et bien qu'un peu intimidée par austérité par le et le luxe de l'établissement la proximité de tous les habitant et le lien sororale qu'avait toutes des femmes donnait un environnement intime et extrêmement familial. Un peu comme un couvent.
Sauf ici on ne priait pas vraiment les Kami et on parlait de sexe à en faire rougir n'importe quelle prostitué.
L'Okiya Botan avait peu de membres. Elle s'était demandé pourquoi l'Okiya le plus riche de la soul society ne comportait qu'une Geisha et une Miko tout juste sortis de formation. La Geisha Mika avait glissé avec gravité que c'était parce que Sôsuke s'était débarrassé de l'ancien personnel car il a eu vent que les filles précédentes traitait mal la petite Amaya.
Hisana a demandé si c'était la vérité ou un mensonge. Mais Mika n'avait rien dit et était parti comme elle était venue. La laissant seule avec la fillette qui l'avait juste rafler à cet endroit.
Dans l'établissement, elle était la Banba, la nourrice. Celle qui s'occupait de la nourriture. Cela devait être facile en vue du fait qu'il n'y avait que deux personnes qui mangeait dans la maison. Mika et Amaya.
Mais elle avait juste sous-estimé l'appétit de la fillette. Et elle comprit très vite pourquoi elle avait été si vite embauchée. A vrai dire faire à manger était la tâche secondaire, après être la nourrice de Amaya Aizen. (Personne ne devait savoir le nom de famille de cette dernière ! Cela faisait partie de son contrat).
Et si Hisana avait trouvé l'enfant adorable la première fois. La brune au yeux indigo avait vite déchanté quand elle dû se confronter à la réalité de vivre avec elle.
C' était une petite chose douce et polie en apparence. Mais c'était pour mieux cacher son terrible caractère. Elle obéissait docilement pour mieux désobéir derrière. Elle s'amusait à tourmenter littéralement toutes les personnes qui lui donnaient envie y compris Hisana. Elle faisait une exception toutefois à sa tante Ran. Les deux filles s'évitent comme la peste.
Cela pouvait parfois être innocent et bon enfant, comme cacher des affaires ou faire des blagues avec des poils à gratter ou des bonbonnes d'eau. Mais parfois c'était beaucoup moins, c'était souvent du sabotage ou destruction Kimono ( on ne parlait pas d'un vieux kimono en coton mais de la soie la plus luxueuse des trois monde ! ) voler de l'argent. Cassé des objets. Annuler des rendez-vous ! Non c'était un véritable petit monstre mutin qui prenait un malin plaisir à faire des larcins.
Et il était littéralement interdit de la discipliner de manière forte. Soit elle se permettait de libérer son reiatsu (alors qu'elle n'avait pas le droit) clouant au sol toute les filles de l'okiya et du quartier, soit il était sur qu'elle irait se plaindre à son père et en vue de la mine terrorisé de Ran et Mika à la simple suggestion. C'était la pire chose qui pouvait être possible.
Mais Hisana étrangement était épargnée du mauvais tempérament d'Amaya. Et elle comprend pourquoi finalement la fille était aussi horrible.
C'était un jour de pluie. Un jour qui concordait au départ de Sôsuke après une semaine de visite. Toute les filles de l'Okiya l'avait superbement ignoré. Mika et Itoe était juste bourré au possible incapable de sortir de leur futon, Orika était renfermé et Ran ne parlait presque jamais à Amaya.
Et cela fut une évidence pour la brune aux yeux indigo. Quand elle vit cette petite enfant seule assise sur le perron sur la pluie en regardant la l'horizon vers la direction ou son père était parti qu'elle comprit pourquoi.
La fillette était juste seule, abandonnée à elle-même. Hisana passait tout son temps avec elle soit à l'accompagner à ses terrains d'entraînement ou à essayer de la courser pour éviter qu'elle fasse une bêtise.
Mais Amaya malgré ça était adorable. C'était une boule d'amour affectueuse. Elle enlaçait et câlina presque tout le monde avec une sorte d' hérésie. Surtout son père. L'enfant n'arrivait pas à lâcher son père sans au moins se mettre à pleurer de façon hystérique, crier, taper du pieds et le soudoyer de rester ou de la prendre avec lui. C'était même effrayant de la voir obsessionnel envers l'homme qui semblait clairement l'aimer mais qui pour le peu de fois ou il montrait une émotion semblait déchirer à laisser la fille derrière lui.
Puis un jour de janvier, elle n'avait jamais vu personne lui rendre son affection alors que dès le matin elle semblait chercher une présence, pas même Itoe qui le soir l'enfant venait la réconforter sur le fait qu'elle avait été vendue par ses parents. Parfois elle parlait posait juste une question et seule le silence lui répondait, tous trouvait subitement une occupation. parfois certains jours personne ne lui parlait ou lui posait même un seul regard. Et à par l'Okiya elle n'avait pas d'amis. Les petites Shikomiko de son âge semblaient soit avoir peur d'elle et de son Reiatsu imposant ou était trop prise par leur formation.
Hisana failli pleurer quand elle voit l'image de l'enfant rester des heures sur le perron sous la pluie les passant devant elle et les filles de l'Okiya l'ignorer comme si c'était un meuble. L'enfant bien que inexpressif dégageait un tel désespoir que pour Hisana la simple vue de ça lui donnait les larmes aux yeux et serrait son cœur de manière douloureuse.
C'était juste une enfant.
Hisana finit par ravaler ses larmes et se rapprocher de l'enfant avec un parapluie pour s'asseoir à ses côtés ignorant le froid et l'humidité qui prenait son yukata.
- Tu attends quelque chose Maya-chan ? Demanda Hisana avec douceur, la fille était inexpressive, comme une statue de glace. Cette dernière haussa les épaules de dépit.
- J'espère juste que papa viendra aujourd'hui. Dit-elle d'une voix morne, c'était étrange pour cette dernière Amaya savait très bien que son père ne venait qu'un semestre sur deux, et il était trop tôt pour ce dernier de revenir alors qu'il était parti i semaines.
- Pourquoi aujourd'hui en particulier ? Sôsuke-san a sûrement beaucoup à faire au Seireitei. Tenta de rassurer Hisana avec douceur mais la fillette se recroquevilla sur elle un air miséreux.
- Oui mais aujourd'hui c'est mon anniversaire. Hisana se scandalisa, c'était son anniversaire et personne ne lui avait même dit un bonjour, elle s'apprêtait à retourner en furie pour s'expliquer avec au moins Ran mais l'enfant semblait comprendre car elle posa sa main sur la sienne pour la retenir.
- C'est bon, c'est normal. Personne ici souhaite mon anniversaire, ordre de ma tante. Dit-elle avec nonchalance mais cela ne trompait pas la tristesse dans la voix.
- Mais enfin pourquoi ! Elle pourrait au moins te le dire ou te faire un gâteau. Histoire de faire un geste ! Et pourquoi Ran ordonne cela. Demanda la baby-sitter perdue.
- Parce qu' aujourd'hui c'est le jour où j'ai tué sa sœur, ma mère. Expliqua-t-elle d'une voix lasse.
Hisana n'eut le temps de réfléchir qu'elle prit la gamine au dépourvue et la serra dans ses bras.
- C'est idiot de dire ça ! Pourquoi dire que tu aurais tué ta mère, tu étais un bébé. Couina Hisana, la fillette la regarda avec des gros yeux mais céda toutefois au geste et se fonda sur la silhouette svelte.
- Parce qu'elle est morte en couche, papa dit que Ran est comme ça avec moi parce qu'elle aimait vraiment ma mère et qu'elle est toujours en deuil. Dit Amaya avec neutralité. Je ne lui en veux pas trop, je me dis que si quelqu'un avait tué papa indirectement ou non je lui en voudrais aussi.
- Mais ce n'est pas juste. Dit Hisana en regardant l'enfant. Ni pour toi ni pour elle, mais la fille sourit avec tristesse.
- Depuis quand quelque chose est juste dans ce monde de toute façon ? Ajouta la petite brune avec une sorte de moquerie lasse. Hisana était un peu surprise de la soudaine maturité de cette dernière. Que ce soit juste ou non n'a pas d'importance si ce sont des faits, il faut faire avec. C'est comme ça qu'on avance dans la vie. Papa m'a jamais caché que j'avais un rôle dans la mort de ma mère, il à punit Ran pour avoir été abusive avec moi, mais Ran à le droit de ressentir de la colère contre moi. C'est normal d'être en colère, comme d'être triste ou heureuse.
Hisana resta un peu scotchée aux mots de la jeune Aizen face à elle. C'était sans doute la première fois que cette dernière montrait chez elle une maturité et une compréhension, totalement hors caractère à d'habitude.
Non ce n'était pas hors caractère c'était ce que Amaya était vraiment derrière le masque de petite fille capricieuse. Ses yeux étaient lourds et froids, ses épaules accablées, comme celle de quelqu'un qui avait trop vue ou entendue, trop vécue. Une sorte d'adulte coincé dans le corps d'un enfant de 8 ans.
Elle ne savait pas ce que son père lui faisait, mais Hisana appréciait de moins en moins le mystère tout autour des Aizen. Elle se demandait si c'était seulement que de l'entraînement ou quelque chose de plus lugubre. L'homme semblait capable de contrôler ou de plier les gens à sa guise.
Elle serait naïve de croire que soit prétexte que ce soit sa fille il épargnerait.
Un enfant normal ne devrait pas agir de cette manière avec autant de détachement, elle devrait crier pleurer et hurler de l'injustice. Non la fille accepta et ceux même si elle semblait en souffrir.
- Amaya. Dit Hisana avec difficulté la gorge prise par des sanglots naissants. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à ses propres choix à Rukia.
Avait-elle condamné Rukia à une vie brisée à être seule et incomprise comme Amaya l'était ?
- Arrête de faire cette tête ! Puis tout n'est pas triste t'es là maintenant non ? Tu te préoccupes de moi. Ce n'était pas une question mais une affirmation. Oui elle se préoccupait d'Amaya.
Elle aimait Amaya, c'était une bonne personne, même si elle pouvait se montrer méchante et égoïste elle n'avait pas un mauvais fond, elle n'avait juste pas eu de bon modèle.
Peut-être qu'en s'occupant d'Amaya dignement, elle pourrait se laver de l'abandon de Rukia. Expier le péchant d'abandonner sa sœur pour s'en occuper d'une autre tout aussi abandonner. Elle se redressa et regarda l'enfant dans les yeux avant de l'étreindre de nouveau sous la pluie.
- Oui je me soucie de toi Amaya. Répondit-elle avec lenteur alors que le petit corps chaud sous elle l'enlaça timidement
- Comme la famille ? Sa voix aiguë se brisèrent au dernier mots et Hisana l'étreignant plus fort.
- Comme une famille.
14 Juillet 1888 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Du jour au lendemain Amaya est devenue une personne beaucoup plus tranquille. Comme si la simple idée qu'elle comptait pour quelqu'un l'avait transformée. Même les autres filles étaient un peu perdues par le changement radical de comportement de la fillette.
C'est non avec une certaine aigreur qu'elle leur dit qu'un enfant avait besoin d'amour et d'attention, et pas seulement de la part de son parent. Ran l'accable de manière passive agressive pendant des semaines voire des mois avant de céder finalement à son tour et de devenir au moins plus cordiale avec Amaya. Hisana malgré le fait qu'elle n'était qu'une servante avait acquis un respect et un certain passe droit dans la maisonnée du fait qu'elle avait maintenant presque la pleine autorité sur la brunette infernale plus aussi infernale.
C'était fou que le simple fait de donner du soutien pouvait changer une personne. Amaya était devenue lumineuse, elle était encore un peu malicieuse mais de manière à provoquer un petit gloussement au souvenir de la frasque. Elle avait aussi pris l'habitude de s'entraîner plus. Elle restait toujours une sorte d'enfant hyperactif et au lieu de passer ses nerfs sur son entourage, elle la dégageait dans sa formation à devenir Shinigami ou à l'acquisition de connaissance. Hisana n'était pas une grande lectrice. Mais la jeune fille avait en sa position des ouvrages rares qu'elle finissait toujours par intéresser sur le sujet et demandait souvent à Amaya de lui faire la lecture ou de lui expliquer le roman. La jeune fille lui apprit même à écrire et lire et compter, chose qu'elle n'avait jamais acquis à Inuzuri, Hisana put alors profiter d'elle-même à ce qu'était la littérature.
En contrepartie Hisana lui confie sa vie Inuzuri, et Rukia. Elle épargnait les détails trop lugubres, mais. Le fait qu'elle s'était prostituée pour subvenir au besoin de sa sœur ne gênait aucunement Amaya, elle était compréhensive, et lui disait parfois qu'elle le pardonnait. Pas qu'elle avait besoin de pardonner Hisana, mais elle avait compris que la brune avait besoin d'entendre ses mots pour essayer d'apaiser la culpabilité.
Finalement l'écart entre les deux filles disparaît et devient finalement égale. Si Amaya était physiquement plus jeune approchant les 10 , elle avait vécu beaucoup plus d'années que Hisana qui semblait en pleine adolescence. Hisana nourrissait finalement même une profonde admiration pour Amaya au fil du temps qu'elle comprenait mieux ce personnage complexe.
De même que cette dernière en grandissant finit finalement par devenir un peu plus critique envers son père alors qu'avant elle n'en voyait aucun défaut. C'était peut-être dû au fait que Hisana n'aimait pas Sôsuke Aizen. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à l'homme comme mauvais et ceux même s' il avait toujours été correct et que Amaya ventait ses louanges. Mais toutes les filles de l'Okiya craignaient ou se méfiaient du père Aizen.
Mais c'était surtout par Amaya qu'elle apprenait plus sur Sôsuke Aizen, des détails par ci et par là, presque insignifiants mais qui lui faisait froid dans le dos si on gardait l'information seule.
L'homme était un manipulateur et n'hésitait pas à faire du chantage émotionnel à sa fille, de même que des menaces et des contraintes, jamais rien de physique mais clairement psychologique. Au final Amaya était coincé dans une relation ultra dépendante de ce dernier, cela avait pour effet de l'infantiliser face à l'homme et aussi de détruire le peu de personnalité individuel dont elle faisait preuve. Nombre de fois ou elle se maudissait de laisser Amaya partir avec lui. La brune revenait toujours comme formatée. Plus froide, indifférente, sans vraiment d'amour ou d'émotion. Bien sûr à partir d'un moment Amaya finit par s'en rendre compte elle-même et confronter son père. Hisana eut la peur de sa vie.
- Je n'apprécie pas que vous montiez ma fille contre moi, Hisana-san. Elle était en train de faire une tâche quand la voix chaude et suave résonna derrière elle. Montrant alors l'homme ici debout avec une grâce et un air paisible, contrastant avec le tranchant de son regard scrutateur. Hisana manqua de s'effondrer au Reiatsu ambiant autour de lui.
Hisana était morte de peur face à Aizen, ce n'était pas le type d'homme auquel on pouvait se dresser. Mais Hisana aimait Amaya plus que tout alors difficilement elle lui fit face.
- Je ne ferai pas ça si vous ne la manipulez pas de cette manière. Amaya n'est pas que votre fille, c'est aussi une personne avec ses propres émotions et idées. S'opposa Hisana avec aplomb malgré le fait qu'elle manqua de peu de s'effondrer au sol à chaque instant. Aizen fit une moue légèrement mécontente.
- Je suis son père, la façon dont je décide de l'éduquer me revient entièrement. Ce que je constate, c'est que c'est à cause de vous. Amaya refuse de faire ce que je lui demande et se rebelle. Parce que je cite « Je ne pense pas que c'est quelque chose qu'Hisana me ferait faire ». Si au début il semblait garder son image de père bienveillant, elle disparut rapidement pour devenir pierreuse. Nous avions jusqu'à votre arrivée une relation fusionnelle, en osmose. J'aimerais pouvoir la conserver. Mais Hisana était scandalisée.
- C'est ma sœur ! Et ce que vous disiez en fusion comme vous le dites si bien c'est juste de la manipulation et du chantage émotionnelle. Nombre de fois que j'ai entendue dire que si elle ne respectait pas ce qu'elle disait vous la punissez ne venant pas la voir alors que vous avez vous même inscrit en elle ce besoin d'être avec vous. Et excusez moi, mais oui en effet je ne trouve pas ça normal qu'un père oblige sa fille à tuer, torturer ou manipuler des hollows, voir des gens ou de la poussé dans ses retranchements physique de manière à qu'elle prenne parfois de semaine à s'en remettre. Vous la bousillez et encore je ne sais pas tout. Je ne sais pas tout ce que vous lui faites faire mais je suis sûr que ce n'est pas quelque chose qu'un père devrait faire à son enfant. Hisana était impressionnée par elle-même pour avoir pu dire tout ce qu'elle avait sur le cœur face au père de sa sœur. Alors que ce dernier semblait clairement devenir de plus en plus hostile.
- A vous entendre on croirais que je torture ma fille de la pire des manière qui soit. Exagéra-t-il d'un air dramatique. Hisana serra des poings alors que ce dernier se rapprocha. Ma fille ne m'obéit pas par chantage, mais parce qu'elle m'aime et qu'elle cherche à avoir ma reconnaissance et à me faire plaisir, pas parce que je la manipule comme vous semblez le croire. Il approcha son visage pour être à quelque centimètre pour lui susurrer des mots d'une voix mielleuse. Mais nous savons tous que ce qui fait que vous me détestiez c'est la jalousie que vous éprouvez pour moi et Amaya. Vous êtes une âme faible et insignifiante capable de rien, et votre seule accroche dans ce monde est ma fille. Qui fera tout pour moi alors qu'elle ne fera rien pour vous, si je lui demandais de vous tuer, elle le fera. Vous le savez n'est-ce pas ? La brune tremblait alors que la nausée la prit, elle déglutit pour se retenir alors qu'elle blanchissait à vue d'œil.
- Je dirais que c'est plutôt vous qui êtes jaloux de l'amour que me porte Amaya. Si vous me menacez c'est parce que vous savez que Amaya n'hésite pas à se mettre face à vous pour moi. Vous n'avez plus l'exclusivité sur votre fille et ça vous énerve ! Parce que votre petite fille chérie n'est plus l'enfant que vous pouvez faire manipuler à votre guise mais une personne capable de voir vraiment ce que vous êtes ! Un monstre. A l'étonnement de cette dernière, Sôsuke se mit à rire. Perdant Hisana.
- Je peux voir pourquoi elle vous apprécie toutefois, vous êtes vraiment intéressante Hisana-san. Dit-il avec entrain entre deux gloussements. Mais je crois que vous ne semblez pas réalisé que moi et Amaya somme pareils. Identique. Si je suis aussi monstrueux que vous le prétendez alors vous ne savez pas vraiment ce qu'est ma fille. Ce dernier lui adressa un sourire carnassier.
- Nana, Papa je peux savoir ce que vous faites ? Coupa la concerné en apparaissant au bord de l'entrée de la cuisine. Laissant apparaître une Amaya d'environ 10 ans. L'air sérieux voir inquiet en voyant les deux personnes réunies et la tension entre eux.
- Oh rien je discutais un peu avec ta sœur. N'est-ce pas Hisana-chan ? Dit ce dernier avec entrain, Hisana hocha de la tête pour affirmer, contredire le père ne serait pas bénéfique.
Amaya n'était pas dupe et les regarda tous les deux, surtout son père avec un petit air circonspect avant de finir par hausser les épaule de faite.
- Je vois, j'ai terminé mon sac papa, c'est quand tu veux. Dit cette dernière avec enthousiasme avant de s'avancer vers l'homme pour lui prendre la main. Hisana ne laissa pas échapper la poigne plus que brutal sur la main de sa fille ainsi que le tiraillement saccadé à ses côtés comme si il avait peur que Amaya s'envole.
Hisana pensait avoir raison quand elle disait qu'il était jaloux. Sôsuke semblait être très possessif sur Amaya. D'une manière malsaine comme si par le fait qu'elle soit sa fille c'était aussi sa propriété, sa chose.
- On se revoit dans une semaine, Nana ! Je te ramenais un cadeau comme toujours. Et les deux disparurent en Shunpo laissant Hisana soupir de soulagement à la fin de la pression de Reiatsu sur son épaule mais de nouveau accablé par l'inquiétude.
12 Mars 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Amaya pouvait dire que quelque chose avait changé chez son père ces 5 dernières années. Elle ne savait pas vraiment ou le placer mais ce qu'elle savait c'est que leur dynamique n'était plus aussi fusionnelle et coordonnée. Son père est devenu plus distant, plus insensible, moins à son écoute. Et elle le ressentait dans son comportement et dans la façon dont il s'entraînait, elle se retrouvait beaucoup plus facilement avec des blessures graves qu'à l'accoutumé.
Et la encore une fois. Alors qu'il était censé profiter de leur voyage dans le monde humain comme presque chaque fois tous les ans. Son père ne lui avait pas adressé un seul mot depuis leur arrivée en Chine. A vrai dire elle en perdait même le goût de la beauté du paysage. Elle ne savait pas où il allait vraiment mais c'était a vraisemblablement de ville en ville sur le littoral. Père cherchait quelque chose.
Elle ne se plaignait pas. C'était déjà une chance incommensurable d'aller dans le monde humain. Mais ce n'était pas comme d'habitude et ça lui déplaisait fortement.
- Nous nous arrêterons là pour aujourd'hui. Dit-il d'un ton sec en rangeant Kyoka Suigetsu dans son fourreau. Amaya se laissa tomber au sol et lâcha sa propre épée qui n'était qu'un katana banal. Elle était surprise de voir que la lame ne s'était pas brisée sous les coups rageurs de son père. Elle se remettait haletante de son entraînement en Zanjutsu.
Même si elle pensait que c'était une période où elle était un sac de frappe. Elle voulait commenter à voix haute mais elle se mordit la langue pour se retenir. En vue de l'humeur massacrante de son père ne valait mieux pas dire quelque chose qui pourrait le rendre plus susceptible.
- Tu ne tiens pas l'épée assez fort, et tu manque de souplesse dans tes esquives. Tu dois travailler plus sur ton endurance. Tu ne peux pas compter sur ta régénération rapide pour perdurer le long d'un combat. Tes Shunpo on été mauvais tu ne t'es pas déplacée de manière stratégique. Son père succéda à une suite de critiques et de reproches acerbes sur ses compétences et elle encaisse silencieusement toutefois quand il elle qu'il ne semblait pas s'arrêter et continuer à cracher son venin elle craque.
- C'est bon j'ai compris e me suis fais battre comme de la merde pas besoin d'enfoncer le couteau dans la plaie ! Craqua-t-elle excéder en se relevant s'appuyant sur son genoux. Ma performance n'aurait pas été si mauvaise si tu ne t'étais pas acharnée sur moi ! T'es tout autant fautif. Finit-elle par révéler, le regard de son père devint assassin.
- Je te demande pardon ? Siffla ce dernier.
- Quoi ! Depuis qu'on est arrivé tu ne cesses de faire des critique sur tout et n'importe quoi ! Et tu ne m'entraînes pas vraiment tu passes tes nerfs en me prenant comme un vulgaire punching ball ! Mais enfin regarde moi ! Je suis littéralement cramé de partout ! On ne sait pas arrêter depuis 3 jours de faire des Shunpo de droite à gauche sans même se poser à l'hôtel ! Et tu marmonnes comme un fou sorti d'asile ! Si ça continue, ramène moi directement à la maison. Je suis pas venue avec toi pour subir tes humeurs. Râla Amaya d'une voix vicieuse. Son père resta stoïque quelque instant avant de voir son visage muer et devenir coléreux. Il monta en pression son reiatsu sur elle l'obligea à tomber à genoux sous la force et à suffoquer.
- Je suis ton père Amaya. Commença-t-il d'une voix doucereuse. Et je ne tolérerais pas plus longtemps le ton que tu emploies envers moi. Il appuya de nouveau et Amaya pouvait sentir sa cage thoracique grincer dangereusement. Ni ta médiocrité, je ne n'ai pas élever une bonne à rien fainéante et geignarde ! Qui se permet en plus de faire la rebelle. Il lâcha finalement son Reiatsu, Amaya avala l'air goulûment. Kami l'adolescence. Gémit-il pour lui-même alors que Amaya lui lance un regard assassin dans le dos.
- Espèce de connard. pensa-t-elle hargneusement en se relevant essuyant la perle de sang coulant de son menton et le suivant docilement sans un mot tout au long du voyage, ne cessant de regarder l'homme avec la rancœur palpable.
Finalement, son père à décidé de rentrer à Kaimoya plutôt que prévu. Amaya ne put s'empêcher de se sentir soulagée. Elle commençait sérieusement à perdre patience et voulait qu'une chose, que son père rentre au Seireitei passé ses nerfs sur ses subordonnés et non elle, elle voulait retrouver Hisana et se plaindre comme toute bonne pré-adolescente.
Mais il ne partit pas et resta plus longtemps insistant sur le fait qu'elle ne progresse pas assez vite. Amaya gémit, ils n'étaient rentrée seulement pour avoir plus de hollow à sa disposition.
Elle avait pour devoir de traquer un hollow qui faisait un peu de bordel dans la vallée. A vrai c'était un double travail car les gens de Kaimoya, s'étaient aussi plaint d'un nouveau hollow qui avait ravagé leur réserve de poissons et avait fait quelque mort dans le port la nuit. C'était de la traque. Un de ses exercices favoris. Son père la surveillait plus loin en guettant le moindre de ses faits et gestes dissimulé sous une cape cachant son reiatsu.
Elle trouva finalement le hollow. Qui mangeait la carcasse d'un cerf. Amaya pouvait en jugea à son apparence et le Reiatsu que c'était un Adjuchas. Elle fut prise alors par le plaisir du combat.
Elle attaqua en embuscade ce qui ressemblait à un croisement entre un poisson scorpion et une grenouille. Son épée se planta dans sa cuisse et un hurlement jaillit du masque Ichtyen. Sifflant une malédiction d'une voix humaine dédoubler. Il balança directement un bala qu'elle esquiva facilement pour contre attaquer avec un Shakkaho assez méchant pour lui brûler à carbonisé sa chair.
- Saleté de Shinigami, je vais te tuer ! Ce dernier attaqua de front en sautant avec l'aide de ses cuisses puissantes, la bouche bien en grand Amaya profita de son rapprochement pour exécuter cette fois-ci un Soren Sokatsui Qui brûla sa bouche. Ce dernier hurla la mort en gémissant reculant de plus loin avant de pousser un cri qu'elle reconnut tout de suite. Une sorte de gloussement.
- Merde il n'est pas seul. Commenta Amaya avant d'esquiver de justesse un cero venant cette fois-ci de derrière. Un hollow un peu plus petit apparaît, ressemblant aussi à une grenouille mais avec une sorte de croisement reptilien. Elle relança une charge créant beaucoup de fumée et pendant que Amaya toussa. Les deux bêtes disparurent.
C'était pas un Adjuchas mais un couple. Amaya détestait car il était toujours beaucoup plus agressif. Elle voulait demander à son père de l'aide mais elle doutait que ce dernier accepterait du coup elle finit par se convaincre qu'elle devait continuer et aller éliminer ce couple tapageur.
Elle les traça toute la nuit et elle ne cessait de marmonner son mécontentement face à l'intelligence des deux hollows. Néanmoins au petit matin elle finit par trouver leur tanière dans une des zone les plus reculée de la vallée près des marais. Elle n'aimait pas aller dans les marais car de Kaimoya c'était sans doute la zone plus plus dangereuse. Même son père n'aimait pas trop y aller. Elle savait qu'il y avait un Vasto Lorde qui y habitait, bien qu'elle n'eut jamais de problème avec et les pécheurs non plus. Ce vasto lorde était paisible, elle savait que c'était surtout par accord tactique que personne ne dénonçait ne rapportait au Shinigami sa position et en échange personne ne pénétrait dans son territoire ou alors juste le temps de passé.
Elle devait donc faire vite. Elle trouva finalement le nid où se trouvaient les deux grenouilles, elle avait attaqué le mâle car c'était celui qui était en garde de l'entrée. La femelle devait être plus au loin.
Elle ne prit pas la peine de combattre et même si c'était risqué. Elle décida d'utiliser un Kido de très haut niveau. Kurohitsugi. Au final à peine son champ réciter, la grenouille n'eut le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu'elle finit déchiqueter de partout dans un amas de chair à cause du cercueil noir. Avec pour seul échos, son crie de douleur.
Amaya n'aimait pas chasser les hollow de haut niveau, de un à cause de la difficulté, mais surtout parce qu'il était plus intelligent et avait une gamme d'émotion plus vaste. Blesser un hollow de type Adjuchas n'était pas comme tuer un animal.
Son cri ramena aussitôt la femelle qui se mit à pleurer. Amaya était triste et sentait son cœur serrer par la culpabilité mais elle essayait au mieux de se déconnecter de ses propres émotions . Elle sortit de sa cachette laissant alors la grenouille reptilienne la regarder avec horreur et rage.
- Pourquoi tu nous chasses ! Pourquoi tu as tué mon mâle, nous n'avons rien fait ! Cria-t-elle sa voix stridente laissa clairement poindre de l'angoisse. Amaya voulait dire qu'elle était désolée, mais elle pensa plutôt au citadin mort à l'attaque.
- Vous avez attaqué des civils hier. Si vous avez été bien informé vous devez savoir que aucun hollow ne doit s'approcher de la ville. Dit Amaya, mais le hollow pleura et cria en donnant des coup de tête malheureux à la carcasse. Mais la femelle semblait ne pas vouloir attaquer accabler par la perte de son compagnon.
- On avait pas le choix ! Ils ont si faim ! Pleura-t-elle Amaya redressa son épée, prête à la tuer. Le geste finit par remettre la femelle dans une position d'attaque. Mais tu t'en fiches Shinigami ! Je vais te tuer ! Elle charge en lançant un cero. Amaya l'évite par la droite, et elle dû esquiver de justesse le hollow qui lui sauta dessus, alors qu'elle lança un Byakurai assez puissant, elle le toucha. Poussant un cri de rage, le hollow lâcha un autre cero. Elle profita de son attaque pour finalement Shunpo dans son dos et lui couper la colonne vertébrale à travers les picots.
La femelle cria et prise d'instant elle rampa vers la tanière. Amaya la suivit prédatrice se préparant à l'achever. Elle la retrouva recroqueviller dans le fond. Elle voulut dire quelque chose mais Amaya la coupa en tranchant sa tête.
C'était fini.
- C'est bon papa, j'ai terminé. Dit-elle d'une voix forte, son père arrive à ses côtés un air sérieux.
- Pas encore.
- Comment ça pas encore, j'ai tué le couple, a la base je ne devais avoir que le... Mais elle n'eut le temps de terminer sa phrase qu'elle se fit couper par un suite de petits cris et gémissements provenant de derrière la carcasse. Elle contourna le corps de la grenouille pour constater avec horreur ce qu'il avait derrière.
Elle ne fit pas attention au corps putréfiés des civils, ni aux ossements, mais à trois petits hollows gémissants qui n'arrivaient même pas à se tenir debout. Poussant des petits couinements plaintifs. Amaya les regarda totalement vaincue.
C'était des bébés.
- Kami, ils sont tous petits, ils ne doivent même pas avoir 1 mois. soupira-t-elle avec choc. Les bébé ne semblaient même pas avoir compris que leur parents était mort car ils gesticulaient maladroitement sur leur pattes. l'un d'eux poussa un gémissement vers le corps décapité de la femelle en couinant.
Elle était d'accord pour tuer des Hollows adultes, mais des bébés...
Elle regarda son père hésitante. La froideur à laquelle elles se confrontent était un message clair.
- Je ne tue pas des petits, papa, il n'ont rien fait. Dit-elle obtuse alors que ses yeux se concentrent vers la petite porté. Il était destiné à mourir, sans parents pour les nourrir mais tuer des enfants hollow était trop pour elle.
- Rien ne garantit qu'il mourront et qu'il ne chercheront pas vengeance ou causeront des dégâts. Amaya tu dois le faire. Dit-il avec un ton solennel mais Amaya ne voulait pas.
- Non papa. Tu ne peux pas me demander de tuer des enfants.
- Ce ne sont pas des enfants mais des Hollows.
- C'est la même chose ! Ce sont des bébés !
- Amaya…. Ne m'oblige pas à te forcer.
- Non papa. Sa voix vacilla. Non tu ne peux pas me demander ça, c'est trop. Je ne peux pas faire ça, je suis désolé. Sôsuke ignora sa plaidoirie et s'avança pour saisir l'une des bestioles par la patte arrière, ses cris se firent plus stridents.
- Je t'aide avec un tu t'occupes des autres. Et aussi froidement qu'il le déclara, il planta Kyoka Suigetsu dans la chair molle du petit qui cria de douleur alors de se faire couper en deux dans une suite de hurlement strident. Son père avait été sadique et avait fait tout cela avec lenteur et de manière à ce que le petit hollow souffre le plus longtemps possible. Une fois coupé en deux à l'abdomen. Son père laissa tomber la partie supérieure, ce dernier convulsa en de petit couinement en s'avançant vers elle comme pour chercher miséricorde avant de s'arrêter de bouger et de pousser son dernier soupir avec de léger tic nerveux.
Amaya vomit au sol sans grâce, regardant son père d'un autre œil. Mais ce dernier était toujours aussi naturel comme si ce qu'il avait fait n'était absolument rien. Normal.
Il se saisit d'un autre bébé qui cria plus fort et gesticulant, durement conscient qu'il allait avoir le même sort que le premier. Son père commença alors à lui couper une jambe. La cuisse rebondissant mollement au sol alors que le sang coulait. Amaya gémit, ne se rendant même pas compte des larmes qui dévalent ses joues.
- Arrête papa, s'il te plaît. Gargouilla-t-elle mais son père se contenta d'ouvrir l'abdomen du bébé pour cueillir à main nue ses boyaux et les restes de son sac abdominal pour les laisser dévaler au sol en des cordes macabres. Le petit hollow encore vivant gémissait en pleurnichant dans ses bruit très humain. Amaya sanglotait maintenant de manière brutale en manquant de peu de re-vomir la nausée dans la gorge.
- Il appartient à toi d'abréger leur souffrance Maya-chan. Dit-il avec douceur alors qu'il prit l'intestin et laissa pendre le bébé qui hurlait à la mort alors qu'il était pendue dans les airs seulement retenue par ses entrailles. Maya ressorti son épée et finit par couper la tête du bébé.
- Je suis désolé. Je suis désolé, je suis désolé. Elle répéta comme un mantra en regardant finalement la tête se détacher de la colonne vertébrale silencieuse. En s'approchant finalement du troisième qui avait fini par être silencieux, se collant maladroitement au corps de la mère comme pour essayer de se protéger. Elle fut rapide et lui coupa la tête, sans un bruit si ce n'est qu'un petit gargouillement. Mais Amaya se sentait souillée.
Elle pleurait à s'en arracher les cordes vocales. Agenouiller dans la charnière dont elle en était l'autrice. Elle sentit la main de son père se poser sur son épaules. La flattant.
- Tu as bien fait Maya-chan. Dit-il avec douceur. Tu dois comprendre que les émotions que tu portes peuvent entraver ton objectif, tu dois cesser de montrer de la compassion à ton ennemi, que ce soit un hollow ou un humain. Car eux n'hésiteront pas à te tuer. Mais Amaya ne répondit pas.
C'était faux, ce n'était pas bien ce n'était même pas question de sentiments, de compassion ou d'empathie. C'était de la dignité.
- Ne me touche pas ! Grinça-t-elle en chassant sa main d'une claque en se relevant. Tu ne vas pas me dire que ça ! Elle pointa tout autour d'elle la charnière où se trouvaient les deux Aizen d'une main tremblante. Que tout ça c'est pour mon bien ! Elle ne pouvait s'empêcher de frissonner. Mais encore là son père l'a déçu il ne réagissait pas de la manière escompté.
- Bien sûr que si. Amaya regarda son père avec horreur avant de se raffermir.
Hisana lui disait toujours que ce que lui demandait son père n'était pas bien. Elle ne s'était jamais vraiment posé la question de bien ou de mal. Même si c'était désagréable que ce soit physiquement ou mentalement elle avait cette sorte d'inconscience naïve que ses actes n'avait pas vraiment de conséquence. Son père avait toujours dépeint les choses de cette manière.
Mais là. Non, elle s'était sentie mal dès qu'elle avait tué le mal à l'entrée de la grotte. Mais c'était sa mission elle avait tué la compagne car il était sûr qu'elle n'aurait pas rester sans rien faire.
Mais les petits eux n'y étaient pour rien. Mais son père l'avait forcé. Il l'avait obligé à tuer ses petits car sinon il s'amusait à les torturer lentement devant ses yeux.
Hisana disait que son père la manipulait. Elle avait toujours dénié le contraire, mais maintenant elle voyait vraiment ce que son père était.
- Tu es un putain de malade ! Cracha-t-elle. Sa colère eut au moins le don de le surprendre car il ouvrit les yeux un peu plus grand. M'obliger à choisir entre tuer et voir des bébé hollow torturé. C'est mal. C'est complètement fêlé, malade, malsain, répugnant. Kami c'est inhumain. Et en plus tu oses dire que c'est pour mon bien ! Pour que je sois plus forte psychologiquement ? J'ai même pas 120 ans ! Elle s'énerva contre son père et prise de rage elle le poussa le faisant reculer. T'es un putain de fou ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ! Je te déteste. Son père devint cette fois-ci pierreux et rigide.
- Ne dis pas ça Amaya. Sa voix était douce, presque faible mais semblait clairement prendre une attention dangereuse. Je fais tout ça pour toi, tu ne peux pas me détester. Ses derniers mots semblaient bizarres comme s' il se parlait à lui même mais Amaya ignorait cela.
- Quoi ! Tu vas faire quoi ! Tu vas m'ouvrir en deux et me pendre dans les air avec mes entrailles comme celui-là. Elle pointa du doigts le concerné. Parce que là, je me demande vraiment si tu es même humain. Qu'est-ce qui me dit que tu ne me réserve pas le même sort ? Est-ce que même tu aimes comme ta fille ou je suis juste une sorte de jouet à tes yeux que tu t'amuses à décortiquer comme une de tes putains d'expérience.
- Amaya ne dit pas ça, tu sais très bien que je t'aime, tu es ma fille ! La voix de Sôsuke devint de plus en plus urgente, les pupilles rétractées à son maximum. Et je suis ton père, tu dois m'aimer, tu dois être comme moi ! Tu dois comprendre ! Il semblait haleter et prenait de plus en plus une figure inquiétante révoltant Amaya. Elle recula d'un pas rebuté.
- Non, je n'ai pas à te comprendre ni à t'aimer. Un père ne ferait jamais ce genre de chose devant son enfant, il ne la forcerait jamais à choisir entre voir quelqu'un être torturé ou de tuer. C'est de la folie ! C'est totalement malsain. Je ne veux pas te ressembler si ça signifie faire ça. Expliqua Amaya en reculant un peu plus. Tu peux pas m'aimer si ce que tu me demandes c'est de faire tout ça.
- Ah oui, je ne peux pas t'aimer. Tu veux voir ce que je ferais si je ne t'aimais pas ?! Il sortit son épée vivement et Amaya dressa la sienne en face d'elle prête à se battre. Je vais te montrer ce que j'aurais fait si je ne t'aimais pas fille ingrate. Il semblait totalement fou, les cheveux ébouriffés et l'air maniaque. Éclate Kyoka Suigetsu !
Amaya tomba dans l'illusion sans qu'elle puisse comprendre ce qu'il lui arrivait.
12 Mars 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Trouvé Shinji et le reste des hollowfier c'était révéler être plus compliqué qu'il le pensait. Il n'avait pas trouvé un seul échantillon de reiatsu depuis qu'ils ont été exilée dans le monde vivant. Il a d'abord cherché à Karakura qui était l'épicentre spirituel du monde humain. Mais il a vite conclu que Urahara et les hollowfier avait dû profiter de la liberté acquise pour partir un peu partout.
Il avait réussi néanmoins à avoir une trace d'eux en Chine. Prêts de la colonie britannique de Hong Kong et de Macao. Mais c'est avec une certaine rage qu'il comprend que Shinji et le reste du groupe à du partir se réfugier dans l'une des colonies britannique de l'époque. Le commerce maritime avait explosé. Et pour en avoir encore quelques souvenirs de sa vie humaine à l'époque Nanban. Les voyages en mer sur voilier étaient longs et pouvaient prendre des mois. Il était en colère car c'était une manière assurée de se rendre introuvable. Il avait passé toute sa courte vie humaine sur les bateaux commerciaux. Il connaissait très bien les caprices de la mer et des océans.
Jusqu'au bout, le capitaine Hirako l'aura énervé. Il décide donc de se concentrer davantage sur sa fille.
Amaya avait grandi, elle était devenue un peu plus grande (mais il n'avait pas besoin de beaucoup d'être devint pour savoir qu'elle serait le type de fille qui n'aura pas une poussé de croissance phénoménale, avec de la chance elle devrait à tout casser faire 1,55m à l'âge adulte ). Ses traits c'était plus affiné accentuent sa ressemble avec lui. Notamment au niveau de la structure du visage et du regard. Elle était aussi entrée dans l'adolescence, avec tous les inconvénients qui allaient avec cette période.
L'arrivée de Hisana était déjà un signe avant-coureur que Amaya était un peu moins manœuvrable qu'il avait prévu. Les incartades infantiles et sa naïveté avaient rapidement laissé place à un esprit critique et à de la ruse. Il aurait énormément aimé ses traits de caractère nouveau si semblable au sien si ce n'était pas retourné contre lui-même.
Il savait qu'il était de mauvaise fois et qu'il mettait ça sur le dos de la pauvrette d'Inuzuri qui était la seul jusqu'à qui désobéissait ouvertement au ordres qu'il avait donné à l'Okiya et qui apportait l'attention, la reconnaissance et l'amour que Amaya avait besoin. Le fait qu'il devait partager l'affection de sa fille et avec une étrangère le rendait amère à titre personnel mais aussi parce qu' en plus d'être désobéissante. Hisana était assez intelligente pour voir à travers son masque de personne bienveillante et décrypter les éléments anormaux dans les babillement d'Amaya. La brunette d'Inuzuri ne montait pas directement sa fille contre lui, mais était assez fine pour pointer du doigt les choses qui n'allaient pas pour que sa fille réfléchisse et tire ses propres conclusions elle-même. Amaya n'étant plus aussi crédule percevait facilement les choses qui n'allait pas.
Cela se conclut par une Amaya qui contestait presque chaque chose qu'il demandait et qui lui donnait souvent des regards torves et réprobateurs.
Il aurait bien voulu faire tuer Hisana, cela aurait été facile. Mais la encore, l'intelligence d'Amaya le freinait car sa fille aurait compris tout de suite que cela aurait été lui le fautif. Et il n'avait pas vraiment envie de perdre ainsi sa fille de cette manière pas avoir tous les efforts qu'il avait mit en elle.
Il aurait pensé qu'Amaya deviendrait comme lui. Qu'elle finira finalement par être si semblable à lui qu'elle trouvait naturellement sa place à ses côtés se suffisant à eux deux.
Mais si Amaya et lui étaient la même personne pour beaucoup de choses. Il ne pouvait être la pareil sur une chose : l'âme.
Amaya avait sa propre âme, et par conséquent, ses propres sentiments et émotions. Amaya était terriblement sensible et émotive, il avait d'abord mis ça sur le fait qu'elle était une hybride mais il se révélait que c'était en réalité un traits propre à sa personnalité.
Elle ne ressentait pas de vide comme lui, elle avait des émotions qui la bouleversaient dans la joie comme dans la tristesse, elle avait ses propres peurs, colère et dégoût.
Amaya bien qu'elle soit à moitié hollow, elle n'était pas vide. Et avait un cœur, un grand cœur.
Elle n'était pas comme lui. Il devait alors créer se trou. Pour que tous deux ne soient qu'une et même personne dans deux corps différents.
Il ne serait plus seul à ressentir ça.
- Tu es putain de malade ! Cria-t-elle tremblante, sa colère se fouetta à lui de plein fouet. Ne comprenait-telle pas que c'était pour son bien. Elle devait s'aseptiser de ses émotions gênantes. Cela l'empêcherait de faire les choses correctement et il ne pourra plus jamais être d'accord si elle se laisse ainsi dominer par ses émotions. C'était pas être malade c'était de la logique. Elle devait être raisonnée, l'émotion est l'ennemie de la raison, son émotivité la rend sotte.
T'es un putain de fou ! Mais qu'est-ce qui ne va pas chez toi ! Je te déteste. Il recula de surprise avant de regarder sa fille d'un nouvel œil.
Elle le détestait ? Impossible, elle ne pouvait pas le détester, c'était son père, il a toujours été gentil avec elle.
- Ne dis pas ça Amaya. Susurra-t-il, il était un peu choqué, jamais sa fille lui avait dit qu'elle le détestait. Cela ne pouvait pas être vrai. Sa fille l'avait toujours aimé, elle devait dire un mensonge sous le coup de la pression.
- Quoi ! Tu vas faire quoi ! Tu vas m'ouvrir en deux et me pendre dans les air avec mes entrailles comme celui-là. Elle pointa du doigts le bébé hollow à ses pieds. Parce que là, je me demande vraiment si tu es même humain. Qu'est-ce qui me dit que tu ne me réserve pas le même sort ? Est-ce que même tu aimes comme ta fille ou je suis juste une sorte de jouet à tes yeux que tu t'amuses à décortiquer comme une de tes putains d'expérience. Il avait fait ça pour qu'elle comprenne que le fait que ce soit un bébé n'avait pas d'importance, le fait que ce soit un enfant ne devait en rien changer ses objectifs. Rien ne devait aller sur son chemin. Mais Amaya ne semblait pas comprendre, elle l'avait pris comme une attaque personnelle.
- Amaya ne dit pas ça, tu sais très bien que je t'aime, tu es ma fille ! Dit-il avec une voix un peu chevrotante mais sa fille recula et lui lança un regard dégoûté, comme si elle ne le voyait plus vraiment. Et je suis ton père, tu dois m'aimer, tu dois être comme moi ! Tu dois comprendre ! Il haleta en commençant à paniqué, il ne pouvait pas perdre l'amour de sa hija.
Il n'avait que Amaya, c'était la seule chose qui le maintenait. Pas sa fille, pas sa fille. Elle était à lui, elle lui devait tous. Absolument tous.
- Sôsuke essaie d'être plus raisonnable. Il entendit la voix douce de Kyoka Suigetsu en sourdine mais il l'ignora, son corps était froid alors qu'il regardait les yeux d'Amaya, froide, rebutée.
Il n'avait jamais vu ce regard dans les yeux de sa fille. Non pas sa fille. Pas elle aussi elle ne pouvait pas lui faire ça
- Non, je n'ai pas à te comprendre ni à t'aimer. Un père ne ferait jamais ce genre de chose devant son enfant, il ne la forcerait jamais à choisir entre voir quelqu'un être torturé ou de tuer. C'est de la folie! C'est totalement malsain. Je ne veux pas te ressembler si ça signifie faire ça. Expliqua-t-elle avec froideur en reculant un peu plus. Tu peux pas m'aimer si ce que tu me demandes c'est de faire tout ça.
Quelque chose en lui se brise quand elle dit ceci. Il avait mal, son cœur lui faisait mal.
Elle ne pouvait pas l'aimer. Impossible ! c'était sa fille ! Sa petite fille ! Son enfant elle devait l'aimer c'était son père.
Mais non à la place il n'avait qu'une gamine ingrate incapable de voir tous ce qu'il avait fait pour elle. Il était en colère, non fou de colère et de rage !
- Sôsuke je t'en pris ne fais pas ça, tu vas le regretter. Plaida Kyoka Suigetsu une nouvelle fois, mais il n'en n'avait rien à faire. Si Amaya ne le comprenait pas de son plein gré , il allait la forcer la main.
- Ah oui, je ne peux pas t'aimer. Tu veux voir ce que je ferais si je ne t'aimais pas. Il sortit son épée vivement, la petite brune autour de lui se figea et se prépara à combattre, elle osait en plus se dresser contre lui ! Je vais te montrer ce que j'aurais fait si je ne t'aimais pas, fille ingrate. Il manqua de peu de rire à l'idée de comment il allait la remettre en place. Éclate Kyoka Suigetsu !
Elle tomba aussitôt au sol piégée dans son illusion alors qu'elle se mit à hurler à la mort. Se tenant la tête avant de gesticuler et se mettre à convulser.
Il avait utilisé Kyoka Suigetsu de la plus puissante manière, ainsi cela devrait briser assez Amaya pour qu'elle ne ressente rien, comme lui.
- Kami mais qu'est-ce que tu es en train de faire ! Cette fois-ci elle entendit le hurlement de Kyoka dans son esprit totalement scandalisé. C'est ta fille. Tu es en train de torturer ta fille !
- Je ne la torture pas, je lui donne une leçon. Elle me remerciera. Répondit Sôsuke à voix haute à son épée, regardant le corps d'Amaya d'un air contemplatif alors que la bile et la mousse s'écoulaient de ses lèvres et que ses yeux étaient totalement révulsés.
- Tu es en train de la détruire ! Arrête ! Arrête ! Elle va mourir ! Finalement Sôsuke regarda de plus prêt Amaya. Elle ne bougeait plus.
Il arrêta aussitôt Kyoka Suigetsu brisant l'illusion, se précipitant au côté de sa fille. Elle devrait normalement se lever. Quelque minute plus tard, toujours rien elle n'avait aucune réaction, les yeux droit devant elle. Sa respiration faible, elle ne semblait pas en vie. Il la toucha, elle était froide, non glaciale.
- Amaya. Il secoua doucement son épaule, totalement inerte il eut l'impression de toucher un cadavre.
Amaya. Il la secoua plus vivement la redressant dans une position assise, mais elle se laissa glisser mollement sur le côté. Amaya répond moi ! L 'inquiétude le prit aux tripes alors qu'il secouait plus fortement sa fille qui était toujours immobile, elle ne devrait plus être immobile, Kyoka n'était plus active.
Elle était en vie, son cœur battait et son Reiatsu pulsait toujours, mais elle était juste inerte. Il commençait à sentir sa gorge se serrer douloureusement alors qu'il ramenait sa fille contre lui dans un câlin. Mais rien d'autre elle se laissa pendre mollement. Maya adorait les câlins, c'était une fille affectueuse, elle ne manquait jamais l'occasion de l'enlacer.
Mais rien.
- AMAYA ! Il hurla en la collant contre lui, se balançant en essayant de la bercer, il la serrait contre lui, mais son corps était toujours froid, silencieux. Kyoka pleurait.
- Tu l'as brisé Sôsuke ! Elle pleura plus fort avant de hurler. Regarde ce que tu as fait. Tu as brisé notre fille ! Tu as brisé l'esprit de notre bébé !
