12 Mars 1892 ; 25ème district Sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Lorsqu'elle entendit Sôsuke rentré en trombe dans l'Okiya, la surprenant de manière qu'elle fit tomber la vaisselle au sol. Elle sentis tout de suite qu'il y avait un problème à propos de sa sœur. Mais ce fut le cri de Ran qui lui fit rendre compte que cela devait être très grave.
Ran ne criait jamais pour quelque chose concernant Amaya. Hisana se précipita à l'étage vers la chambre de la fille. Elle ouvrit le Shoji en la claquant brutalement révélant un Sōsuke totalement bouleversé tenant de façon désespérée la pré adolescente qui était mollement pendant à ses bras les yeux grand ouvert. Semblable à une poupée de chiffon.
- Maya ! Cria-t-elle en allant à ses côtés mais Sôsuke la tenait plus fortement contre lui. Silencieux, la seule détresse visible c'était ses yeux écarquillés à l'extrême et ses iris rétractés au maximum, comme s' il était en état de choc. Hisana respira un bon coup pour se calmer, elle devait rester calme, si même Sôsuke n'arrivait pas à garder son sang froid.
- Un médecin ! Kiyoko va chercher un médecin en ville ! Cria Ran dans le bâtiment ramenant toutes les filles. Hisana toucha la peau d'Amaya, elle était froide.
- Sôsuke-san, il faut la lâcher je ne peux pas voir si elle… Elle ne termina pas sa phrase. Mais le père compris ou elle voulait en venir et avec difficulté déposa délicatement la jeune fille sur le sol. Hisana put alors coller ses doigts à sa carotide.
Il y avait un pouls. Faible mais son cœur battait. De même que sa poitrine montait et descendait avec lenteur. A vrai dire, à par sa peau froide on aurait dit qu'elle dormait.
- Qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda la brune en regardant l'homme qui se tenait la tête entre les mains angoissé. Hisana voulait à son tour se laisser gagner par la panique mais non elle devait rester calme.
- J'ai… Il n'arrivait pas vraiment à parler sa voix était rauque et croassante. J'ai été trop loin. Hisana fronça des sourcils, perdant patience.
- Sôsuke ! Dites moi ce qui c'est passé pourquoi Amaya est comme ça ?! Répéta-t-elle impérieusement en regardant sa sœur, elle avait l'air morte. Sans vie. Puis elle compris. Vous avez utilisé Kyoka Suigetsu sur elle ! Expira-t-elle d'horreur, il hocha de la tête nauséeux.
Prise d'une pulsion folle, elle le gifla avec toute la force, même si elle était sur que cela ne lui ferait pas mal, elle pensait au moins que la gifle pouvait faire passé toute sa colère.
De ce qu'elle savait de Kyoka Suigetsu, le zanpakuto pouvait faire des illusions d'une telle perfection que le cerveau croirait que c'était la réalité. Elle en avait la preuve avec Ran tous les jours, Ran détestait profondément Amaya par rapport à sa mère, pourtant Ran ne pouvait rien dire ni faire quoique ce soit contre Amaya depuis qu'elle était sous l'emprise complète de Kyoka Suigetsu, elle ne l'avait connue que comme ça mais Mika et Orika qui était ancienne pouvait témoigner de la différence flagrante. Ran était une sorte de marionnette.
Mais elle restait encore humaine, en tous cas assez en bonne santé mentale. Mais elle n'avait pas besoin d'être Shinigami pour penser que les illusions ne pouvaient servir qu'à contrôler. Et en vue de l'état d'Amaya, Hisana conclut que cette dernière était dans un état de choc profond.
- Espèce d'enculé ! C'est plus fort que toi de faire du mal aux autres ! Hurla-t-elle en rage lui lançant un objet de décoration au passage qu'il évita de justesse en regardant Hisana choqué. Ça suffisait pas que tu la manipules, fallait qu'en plus tu lui baises totalement la tête ! Regarde la ! On dirait un légume ! T'espérais à quoi en la mettant sous hypnose pour lui faire je ne sais quoi ! Tu crois que c'est comme ça qu'on éduque un enfant ! En les punissant par de la torture psychologique parce que monsieur n'est pas content ! J'espère que t'es fière de toi ! S'égosillait cette dernière en finissant par lui jeter tout le mobilier dessus.
Ce fils de pute avait fait mal à sa sœur, sa petite sœur adoré ! Elle finit finalement par se laisser tomber et éclater en sanglots pour aller à côté du corps inerte au sol, caressant son visage, la voir ainsi si inerte la rendait malade. On dirait vraiment qu'elle était morte. Elle caressa tendrement ses cheveux en reniflant.
- Qu'est-ce qu'elle à fait pour que tu lui fasses ça… Elle craque finalement pour la coller à son tour contre elle. Hisana ne remarqua même pas que le concerné n'avait absolument pas rechigné à tout ce qu'elle lui avait dit acceptant clairement la vérité.
Elle voulut encore l'accabler et le frapper encore mais les deux furent coupés par le médecin de la ville. Elle pouvait finalement voir Ran affolé. Elle n'avait jamais vu Ran ainsi, les yeux écarquillés, décoiffé et se rongeant les ongles.
Le médecin voulut parler à Sôsuke mais ce dernier était totalement mutique. Comprenant qu'il n'aurait rien de l'homme, il s'intéressa de plus près à la fille au sol. Après une auscultation, il conclut rapidement.
- Son apathie semble être dans un état de sidération assez profond. Elle est réveillée, mais le traumatisme psychique qu'elle a subi devait être assez intense car pour manifester un tel état de sidération anxieuse, son cerveau à fait comme un burn out pour protéger le peu conscience qui doit le rester. Je ne peux rien faire pour ça, dans ce cas je pense qu'il faut juste attendre, je suis désolé. Dit ce dernier avec tristesse en rangeant sa mallette.
- Il n'y a vraiment rien qu'on peut faire ? Demanda Sôsuke d'une petite voix miséreuse.
- Non, je reste un simple civil et je m'occupe plus d'un bras ou d'une jambe cassé que des traumatismes psychiques, ce qui à provoqué ça est d'ordre spirituel et psychologique. Vous ne trouverez pas grand monde dans le Rukongai qui pourrait l'aider. La seule chance c'est pour elle c'est le Seireitei ou l' Institut médical central de Junrinan. Le médecin bien que triste, demande paiement à Ran et part aussitôt.
- Je vais chercher quelqu'un de compétent, je vais le faire au plus vite. Et sur cette déclaration il est parti en Shunpo la laissant avec Amaya.
13 Mars 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Sôsuke ne revenue que le lendemain soir accompagné de ce qui semblait être un très noble médecin. L'air altière et droit. Elle ne fiait pourtant pas à ses yeux des iris fins. Sôsuke avait le visage stoïque et chuchotait à voix basse avec. Hisana retint toute fois que le médecin l'appelait lieutenant et semblait assez familier avec lui.
Hisana les fit entrer dans la chambre avec aigreur mais elle devait laisser ses sentiments de côté pour Amaya, elle en avait besoin.
- Est-ce qu'elle est comme ça depuis hier ? Demanda-t-il d'une voix douce Hisana hocha de la tête.
- Oui, nous lui avons tout de même fait prendre un bain et essayer de la nourrir mais elle ne réagit à rien. C'est comme si elle dormait ou qu'elle était paralysée. Expliqua Hisana en ne pouvant s'empêcher de lancer un regard torve à Sôsuke qui accepta en silence.
- Je vois, vous avez dis qu'elle à subit une attaque d'un Zanpakuto de sous-type esprit c'est bien ça ? Ce dernier hocha de la tête et la brune ne put se retenir de faire un commentaire sarcastique.
- C'est lui qui a fait ça avec son épée. Ne put-elle s'empêcher de révéler en pointant du doigt l'épée ranger dans son fourreau. Sôsuke lui lança un regard mauvais, n'appréciant clairement pas la confidence. Le médecin si il est choqué ne le montre pas. A vrai dire il semblait totalement indifférent. s'agenouillant au côté de la fille et tendant la main dans un murmure la lumière bleu pastel s'y dégageait et scanna le corps de la fille.
- Physiquement elle est en excellente santé. Toutefois, son Hippocampe est en suractivité et semble enflammé. La blessure de miss…
- Aizen, c'est ma fille. Révéla toutefois le père d'un air contrit, mais le médecin acquiesça sans broncher.
- Les blessures de Miss Aizen sont uniquement d'ordre psychique. L'état dans lequel se trouve, le traumatisme psychique qu'elle a subit à entraîner un afflux d'excitation suffisant pour mettre en échec les mécanismes de défense habituellement efficaces de son esprit, les traumatismes assez graves ou répéter produit souvent un état de sidération et entraîne à plus ou moins long terme une désorganisation dans l'économie psychique. C'est pour cela que cette jeune fille ne répond à absolument rien.
- Est-ce qu'elle pourra être guérie Yamada-san ? Demande Sôsuke d'une voix douce.
- Oui, je vais calmer l'inflammation dans son cerveau et la mettre dans un coma artificiel histoire de laisser son esprit se remettre en douceur. Je vous ferai une ordonnance d'anxiolytique qu'elle devra prendre lorsqu'elle se réveillera mais… Sôsuke le coupa
- Mais quoi ?
- Il est trop tôt pour évaluer, toutefois je préviens que je ne peux rien faire pour ce qui sera des séquelles. Je ne peux pas voir ce qu'elle à vécue de façon imaginaire dans votre illusion lieutenant Aizen, mais des traumatismes d'une telle ampleur à un enfant. Cela la suivra toute sa vie. Même avec un accompagnement médical adapté.
- Qu'est-ce que vous voulez dire par là !? Interpella Hisana avec urgence
- L'exposition à un événement traumatique peut engendrer des séquelles psychologiques importantes chez les personnes qui en ont été victimes ou témoins. Lorsque celles-ci persistent, on parle de syndrome de stress post-traumatique. Les quarante-huit premières heures nous plongent dans un état de stress aigu, avec son lot de peurs intenses, de sentiment d'horreur et d'impuissance, et de crises d'angoisse. Passé ces premiers moments, le mal s'installe de façon plus diffuse. Changement de personnalité, introvertie ou extravertie, troubles du sommeil, cauchemars, troubles cardiaques, réaction d'hypervigilance, symptômes de réminiscence, sous forme de flashs traumatisants, irritabilité, baisse de la concentration, pertes de mémoire… Chez certaines personnes, le stress post-traumatique peut faire apparaître des troubles plus invalidants dans la vie sociale comme une agoraphobie ou de l'agressivité. Cela dépend du type de trauma. Elle sera hantée par des images, des sons, des odeurs, qui leur font revivre sans cesse son calvaire, ils sont dans un état d'alerte permanent. Le bruit d'une porte qui claque, une image suffit à réveiller la peur enfouie et le sentiment d'un danger imminent. Leurs réactions sont amplifiées, leurs émotions décuplées. Elle ne sera plus elle-même. Hisana se mit à pleurer silencieusement et Sôsuke mit sa tête entre ses mains dévorer par la culpabilité. Je peux toutefois prévoir le genre de trouble de personnalité auquel elles pourraient être : Dans son cas cela penche pour l'amnésie dissociative, la dénégation, déréalisation, ou aux pires dissociations psychiques. Amaya avait maintenant les yeux fermés, avait pris quelques couleurs et semblait maintenant juste dormir. J'ai tous ce que je pouvais faire. Sôsuke-san. Le médecin regarda le lieutenant demandant quelque chose en silence.
- Je vois…
20 Mars 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Elle ouvrit les yeux sur le plafond de sa chambre.
Elle n'avait pas mal, a vrai dire elle ne ressentait aucune douleur, comme si elle s'était réveillée d'un simple rêve. Elle compris que cette fois c'était la réalité. Les illusions qu'elle avait subi était certes très réaliste au niveau des sensations, elle pouvait encore sentir le fantôme des sexes des hollows dans ses entrailles ou la douleur de se faire arracher les ongles. Mais ce n'était que des fantômes, ce n'était pas réel. Elle ne voulait pas que ce soit réel.
" Rien de tout cela est vrai, Amaya, ce n'est qu'une illusion, rien de tout cela n'est réel".
La voix de femme qui lui avait parler l'avait assurer que ce n'était que Kyoka Suigetsu. C'est grâce à cette voix qu'elle avait finalement réussi à s'en sortir. Une fois qu'on avait conscience que c'était faux, tout était plus supportable. Elle pouvait prendre ce recul objectif qu'avait un spectateur.
- Je suis là, ne t'inquiète pas. La voix lui susurra doucement et elle inspira plus fortement, prenant une grande inspiration d'air Elle se sentait bien, paisible, apaisée.
Tout était fini.
Elle entendis en loin de la céramique se briser et un crie féminin. Elle ferma les yeux et grogna au son strident, elle ne supportait pas les bruits trop fort.
- Oh kami, tu es réveillée ! Oh Kami ! Elle sentit deux bras la serrer brutalement, instinctivement Amaya chassa et poussa brutalement de toutes ses forces la personne qui l'enlaçait.
Elle ne supportait pas qu'on la touche. Elle regarda finalement Hisana propulsé dans le mur avec choc et douleur. Elle voulait dire qu'elle était désolée.
Mais elle n'était ni désolée ni capable de parler. Sa gorge était comme bloquée. Scellé.
Des bruits de pas se firent entendre et elle regarda d'un air morne Ran, Mika et Kiyoko arriver regardant avec choc Hisana qui grommellent et elle-même.
- Hisana qu'est-ce qui c'est passé ? Demanda Mika en s'approchant de la brune d'Inuzuri. Ran de son côté s'approcha d'elle pour essayer de s'assurer qu' elle allait bien.
Elle ne voulait pas de Ran, elle ne voulait personne. Elle saisit son poignet en chemin et le brisa d'une pression. Elle hurla. Le hurlement la fit sursauter de douleur et elle alla se réfugier dans un coin de la pièce totalement recroqueviller sur elle même tremblante.
Elle ne supportait rien, ni personne, elle voulait être tranquille. Elle ne voulait rien entendre, ni sentir ni toucher ni goûter rien ! Rien le néant. Comme si la moindre chose la replongerait dans ses cauchemars.
- Elle m'a cassé la main ! Cria la femme en regardant son poignet pendant mollement avant de regarder la fille avec terreur. Mais Amaya ne saisissait pas les émotions, elle ne saisissait rien du tout.
A vrai dire elle ne reconnaissait plus vraiment tout le monde, ce qu'elle savait c'est qu'elle n'était pas seule et par conséquent elle n'était pas à l'aise.
- Ran, Hisana je pense qu'il vaut mieux éviter le contact physique, elle semble être encore sous le choc. Rationalisa Mika en la regardant d'une manière inquisitrice aux yeux de la geisha la jeune fille ressemblait plus à une bête sauvage effrayée dans sa cage. La lueur dorée de ses yeux était inquiétante, si quelqu'un s'approchait d'elle, sans doute elle mordrait ou tuerait. A vrai dire Mika pensait qu'Amaya ne saisissait même pas qui elles étaient.
- Laissons la tranquille. Déclara la Geisha austère mais Hisana resta tout et se releva pour l'approcher. Amaya siffla de mécontentement, elle ne voulait pas qu'on s'approche d'elle.
- Maya-chan c'est moi Hisana. Commence cette dernière avec douceur, je suis ta sœur je vais pas te faire de mal promis. Amaya resta calme en regardant la brune s'approcher, Elle gonfla son Reiatsu pour essayer de la dissuader mais à part lui donner de la sueur froide cela ne fit rien. Je vais te toucher le bras et je vais te ramener à ton lit puis je t'apporte à manger. Je suis sûr que tu as faim.
Hisana très délicatement de la pulpe de ses doigts posa sa main sur l'avant bras. Amaya donna un son menaçant de sa gorge mais ne fit rien. Finalement Hisana se permet de caresser doucement comme pour l'apaiser. En susurrant des mots rassurants.
Amaya finit par comprendre qu'Hisana ne lui ferait rien et elle la suivit avec méfiance jusqu'au futon ou elle s'allonge dans la couette jusqu'au menton. Comme si la couverture pouvait la protéger, les yeux grands ouverts, prêts à réagir au moindre geste brusque.
Hisana lui donna à boire une simple soupe miso. Amaya accepta la cuillère sans rechigner en ne faisant pas attention à quand elle débordait ou en faisait couler. Elle avait faim et elle avait de la nourriture qui arrivait à elle. Reput elle finit finalement par se rendormir épuisé.
12 Mai 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Amaya n'était plus la même quand elle fut réveillée. Elle était maintenant reléguée à une sorte de sauvage qui ne supportait rien, pas la lumière ni les odeurs trop fortes, et surtout pas le contacte. Et elle regarda la jeune femme d'Inuzuri comme si c'était une étrangère.
Elle n'avait pas dit un mot non plus depuis son réveil. A par quelque râle et feulement et les crie lorsqu'elle avait des terreurs nocturnes. Il ne restait rien de sa sœur. C'était un véritable calvaire de s'occuper d'elle. Mais elle le faisait car même comme ça elle restait toujours sa sœur adorer.
Elle était la seule où elle acceptait la présence. Mais Hisana concédait qu'elle ne devait pas rester longtemps dans la chambre dans le noir avant qu'elle finisse par s'énerver et de littéralement la propulser dehors. Cela était arrivé une fois ou deux quand Hisana avait trop insisté comme pour l'habiller ou la toiletter. Mais à par son cœur brisé en mille morceaux, elle était souvent indemne.
Parfois Amaya la regardait comme si elle reconnaissait pendant de brève instant mais ses espoir s'anéantissait, c'était souvent extrêmement rapide, à peine un battement de cils.
A vrai dire elle remerciait Kami que son père ne soit pas là. Elle se pouvait voir à l'avance que cela se passerait très mal. Si par malheur elle reconnaissait son père et qu'elle se remémorait qu'il était en cause. Elle pourrait juste le tuer. Ou alors Sôsuke la tueras.
Néanmoins Hisana était optimiste. Amaya semblait se remettre doucement mais sûrement. Maintenant elle obéissait sans rechigner mais cela devait être dans une routine très rigoureuse le moindre changement et elle paniquait et se mettait à être agressive.
Ran n'osa pas l'approcher, seul Mika et Orika venait parfois la voir. Amaya n'était pas hostile avec elles mais n'interagissait pas pour autant comme elle pouvait le faire avec elle. Amaya, bien que silencieuse, savait demander quelque chose par son regard.
Elle se demandait si Amaya était même capable de nouveau parler. Car maintenant 2 mois sont passés. Amaya était assez rétablie pour être plus expressive et parfois essayer de communiquer de manière primitive, mais aucun son ne sortait de sa bouche comme si elle était muette.
Elle prenait bien ses médicaments et par conséquent elle dormait beaucoup. Hisana n'avait pas encore tenté l'extérieur, mais Amaya pouvait maintenant sortir un peu dans le jardin. La jeune femme devait l'accompagné et ce n'était jamais plus de 30 minute. Mais juste le temps de faire un petit bain de soleil avant de retourner dans sa chambre. Elle n'était plus dans le noir et elle voyait souvent Amaya accoudé à la fenêtre regarder les gens passé.
Et puis Sôsuke revint.
Les deux personnes sont entrées dans une véritable guerre ouverte. De courte durée car Sôsuke du finalement revenir au Seireitei, lieutenant et sans doute futur capitaine oblige. Mais Hisana lui en voulait à mort. Si au début leur conflit était surtout dû à un manque d'affinité, c'était maintenant de la haine et de la rancœur.
Au moins le père avait appris une certaine humilité et semblait coupable. Elle précisait sur le semblait car une fois les émois des premier jours partis il était redevenu à son naturel ; Un salaud égocentrique et manipulateur.
Mais elle était surtout inquiète de la réaction d'Amaya, elle était devenue totalement imprévisible, qui dirait que le fait qu'il la voit ne la ferait pas régresser ?
12 Mai 1892 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Il s'était finalement décidé à aller voir sa fille pour voir où en était son rétablissement, il avait décidé de ne pas s'inquiéter davantage, sa fille s'en remettrait.
Il était arrivé à Kaimoya accueilli par des regards mauvais de la part de tous les membres de l'Okiya même de Itoe qui pourtant était la plus gentille, il suivit avec dépit Hisana, cette dernière lui expliquant brièvement comment ce sont passé ces dernier temps.
Il fronça les sourcils à la régression comportementale de sa fille. Néanmoins il comprit rapidement qu'elle était juste dans ses retranchements. Avec le temps elle reviendrait comme avant, il espérait rapidement pour qu'il puisse continuer sa formation. Il n'avait pas envie que ce petit événement puisse l'empêcher de passer du temps avec elle.
Sa fille lui avait manqué.
- Je le rappelle mais Amaya a besoin de délicatesse alors si tu pouvais juste éviter d'être ton connard habituel. Cracha Hisana avec mépris en ouvrant le Shoji, révélant une Amaya assise en train de lire un vieux livre adossé sur le bord de la fenêtre, elle se redressa pour voir son père. Et aussitôt elle jeta le bouquin et se tendit.
- Maya-chan c'est papa qui est là. Mais aucune réaction, Amaya se contentait de le fixer comme si il était inconnue, tous deux restèrent silencieux pendant un bon moment Hisana calfeutrer dans son coin à observer.
Il avait commencé à parler de banalité, son quotidien en tant que lieutenant, il avait même parlé de son disciple, Gin Ichimaru. Il le fréquentait depuis bien plus longtemps, mais il n'avait jamais osé en parler à Maya, il avait peur qu'elle fasse une crise de jalousie par rapport qu'il ait pris un protégé. Il aurait aimé la présenter quand elle était un peu plus vieille.
Mais la réponse d'Amaya n'était pas ce qu'il attendait, Ses yeux tournèrent au noir et or de manière dangereuse elle poussa un murmure a peine audible et terriblement rauque.
Hisana inspiré de surprise.
P….ars.
- Tu as dis quelque chose Maya-chan ? Répéta doucement Aizen en regardant sa fille, l'air de bête craintive disparue pour laisser place à un regard de pure haine.
- J'ai dit… pars ! Croassa-t-elle difficilement, son Reiatsu s'agita. Sôsuke était perdue.
Venait-elle vraiment de lui dire ça ?
- Je crois que j'ai mal entendue, ça faisait longtemps qu'on s'est pas vu tu n'es pas contente de me voir. Insista le père avec toute sa délicatesse possible mais au fond il commençait à bouillonner.
La réaction de sa fille ne se fit pas attendre et elle lui balança sur lui un service de thé posé devant elle.
- J'ai dit pars ! Sa voix était hachurée et graveleuse à peine perceptible dans un souffle. Je ne veux plus te voir ! Je veux que tu disparaisse ! Croassa la jeune fille, la voix douloureuse d'avoir trop parlé alors qu'elle haletait. Je veux que tu disparaisses !
- Amaya, je suis désolé que les choses ont dérapé mais c'était pour ton bien ! Tenta-t-il de s'expliquer un peu ébranlé de la violence du rejet de sa fille.
- M...mon bien ? Elle poussa un cri de rage terriblement stridente et casser proche du désespoir et cassa un meuble. Tu m'as... torturé... pour... mon bien ! Elle commença à rire d'une voix sifflante. Pauvre fou ! Tu es tellement... illusionné par le fait que parce que je suis ta fille, je suis juste comme une extension de toi-même. Cela ne te viens même pas à l'idée que je suis ma... propre... personne ! Elle se mettait alors à pleurer de manière hystérique, roulant au sol et tapant des poings gémissant. Je ne suis pas comme toi ! Je ne serais jamais comme toi ! Je préfère mourir que te ressembler, je préfère revivre tout ce à quoi tu m'as fait croire avec Kyoka que devenir un de monstre à ton image !
- Amaya… déclara-t-il en s'approchant d'elle mais elle le chassa d'un hurlement terrible, avant de devenir rigide sans émotions. Elle le regarda droit dans les yeux, Sôsuke était malade.
Il y avait tellement de haine, de souffrance et de colère et tout ça c'était contre lui.
Sa fille ne l'aimait plus, elle le rejetait, même elle ne voulait plus de lui.
- Pars ! Dit Amaya de manière tranchante. Pars et ne reviens jamais, tu n'es plus jamais le bienvenue ici.
- Mi Hija… Mais elle le coupa
- plus de mi hija maintenant, tu n'as plus personne, tu es seul et tu le resteras, comme tu l'as toujours été, et tu sais pourquoi ? Parce que tu n'aimeras jamais rien d'autre que toi-même. Elle devint cette fois-ci extrêmement calme en ignorant totalement son père comme s' il n'existait plus rangeant le mobilier renversé et se remettant.
Sôsuke n'entendit plus Hisana qui lui criait dessus et lui disait d'aller se faire foutre en le poussant, il n'entendait que les derniers mots de sa fille.
Tu n'as plus personne, tu es seul et tu le resteras, comme tu l'as toujours été. Tu sais pourquoi parce que tu as jamais rien d'autre que toi même.
Sôsuke comprit pour la première fois de sa vie ce qu'était de perdre quelqu'un qu'il lui était chère, avec le goût aigre dans la bouche qu' en plus c'était de sa propre faute.
23 Janvier 1904 ; 25ème district sud Kaimoya, SOUL SOCIETY
Se reconstruire… c'est dur.
C'est ce que Amaya conclue ce jour, là elle c'était lever avant que le soleil se lève, quand le vent était encore froid, l'air humide et le ciel noir comme l'encre. La neige tombant en gros flocons en de petites taches grisâtres sous la voûte nocturne. Puis elle est sortie de la ville.
A cette période de l'année la glace était assez épaisse pour qu'elle puisse y marcher dessus. La ligne de ses pas laissés dans la neige. Elle voulait juste avancer sans se retourner, avancer sans avoir de but. Juste partir loin de tout. Comme c'était son quotidien depuis ce jour-là. Elle ne supportait pas les autres, elle ne supportait qu' elle-même le calme et la nature. Elle préférait passer sa frustration, sa colère, sa haine, sa tristesse son désespoir sur une créature que sur Hisana ou ses sœurs.
Parce que malgré sa rancœur. Elle n'arrivait pas à l 'oublier, malgré sa tristesse. Elle n'arrivait pas à s'en détacher.
Et depuis qu'elle s'était coupé les cheveux, dans une énième crime après un cauchemar dont elle avait oublié la consistance, même son reflet le suivait dans le miroir.
Même yeux, même visage, même expression. Chaque jour la promesse qu'elle s'était faite ce jour-là, d'être jamais comme, lui s'amenuise.
Et cela à la hantait, la rendait folle de d'exaspération et de chagrin. La fatalité du destin la rattrape.
Elle finit par s'allonger sur la berge plus , ou le soleil se levait sans apparaître derrière les nuages gris. Sur le sable froid et les pieds croisés, elle s'amusait à lancer des cailloux sur la berge pour les voir glisser.
Elle s'allongea et sortit un petit livre aux pages dorées de son Hakama, tourne quelque page avant de se fixer à l'une d'elle. Elle ouvrit la bouche la vapeur sortant d'entre ses lèvres craquelées.
- Eternel, ne me punis pas dans ta colère et ne me corrige pas dans ta fureur, car tes flèches m'ont atteint, et ta main a pesé lourdement sur moi. Il n'y a plus rien d'intact dans mon corps à cause de ta colère, il n'y a plus rien de sain dans mes os à cause de mon péché.
Elle tourna une page du petit livre, la gorge se serrant alors que ses yeux la brûlaient l'émotion tirant sa poitrine dans un étaux serré. Cela lui faisait mal de réciter ce psaume. Mais à chaque fois elle ne pouvait s'empêcher de recommencer.
- Car mes fautes s'élèvent au-dessus de ma tête; pareilles à un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi. Mes plaies sont infectes et purulentes à cause de ma folie. Je suis courbé, complètement abattu; tout le jour je marche dans la tristesse, car un mal brûle mes reins, et il n'y a plus rien d'intact dans mon corps. Je suis sans force, entièrement brisé; le trouble de mon cœur m'arrache des gémissements. Seigneur, tu connais tous mes désirs, et mes soupirs ne te sont pas cachés. Mon cœur est agité, ma force m'abandonne, même la lumière de mes yeux disparaît. Mes amis, mes compagnons, reculent devant ma plaie, mes proches se tiennent à l'écart! Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges, ceux qui cherchent mon malheur disent des méchancetés et méditent toute la journée des tromperies. Mais moi, pareil à un sourd, je n'entends pas; je suis comme un muet: je n'ouvre pas la bouche. Je suis pareil à un homme qui n'entend pas et qui n'oppose aucune réplique.
Elle arrêta sa lecture, dressant son regard vers le ciel gris et uniforme de la matinée.
Est-ce que le Roi des âmes savait sa souffrance ? Est-ce que Dieu avait mis cette épreuve sur son chemin ? Quel était le but de son existence ?
Hisana ne savait pas répondre à ses questions. Pas avec ses yeux améthystes pleine de larmes non versées et de pitié.
Mais elle continua à lire, comme un exutoire, comme si ce petit livre était sa lame et qu'elle tranchait le cœur d'une bête.
- Eternel, c'est en toi que j'espère; tu répondras, Seigneur, mon Dieu car j'ai dit: «Ne permets pas qu'ils se réjouissent à mon sujet, qu'ils s'attaquent à moi quand mon pied trébuche!» Je suis près de tomber, et ma douleur est toujours présente. Oui, je reconnais ma faute, je suis dans la crainte à cause de mon péché. Cependant mes ennemis sont pleins de vie, pleins de force; ceux qui me détestent sans raison sont nombreux. Ils me rendent le mal pour le bien, ils sont mes adversaires parce que je recherche le bien.
Elle récupéra sa respiration, essoufflée, les larmes brûlantes suivant un sillon sinueux sur ses joue pâles, et supplia.
-Ne m'abandonne pas, Éternel, mon Dieu, ne t'éloigne pas de moi
Elle ne pouvait vivre sans père, alors elle en trouva un autre, dans la figure de Dieu, du roi des âmes.
Parce que c'était son âme brisée qui le chantait, dans sa mélancolie. Sa seule rédemption fut dans la foi, celle de ses ancêtres sur terre. Celle de ceux qui l'avaient vécue.
Car au fond elle n'a jamais été vraiment vivante, ni jamais vraiment morte.
12 ans après ce jour, comme les 12 apôtres et à sa table qu'elle comprend pourquoi elle devrait se battre.
La vie était faite de rejet.
D'abandon.
D'humiliation.
De trahison.
D'injustice.
Mais c'était le propre de l'homme.
Et comme pour un homme, c'était pour c'est même homme qu'il c'était sacrifier et qu'il avait aimer.
Dans ce monde cruel, il y avait aussi sa beauté. Et chaque jour un peu plus, elle se rendait compte de son importance.
De la même manière qu'elle n'avait vécu que pour l'aimer, l'idolatrer, le chérir. Elle voulait reconnaître cette sensation, cette plénitude à se donner pour quelqu'un.
Elle voulait reconnaître cette sensation.
Ce reconstruire, c'est dur. Mais... ça en valait la peine.
21 Mars 1942 ; Okiya Botan / Kaimoya (快靄) ; 25ème District ZONE SUD.
Amaya froissait le papier qu'elle tenait dans ses mains baissant la tête alors qu'elle se mordit la lèvre inférieure. Le kanji « Admit » tamponné en rouge sur son dossier de l'académie Shin'ô la hantait et la fascinait à la fois.
Ce n'était pas le résultat qui la perturbait tant, elle savait qu'elle serait admis, lors de l'examen d'entrée à la fin de sa démonstration, on lui avait même proposé d'entrer directement en 6ème année. Elle avait les compétences physiques et la connaissance nécessaire pour.
Mais c'était le fait qu'elle s'était retrouvée si proche de lui après si longtemps. Seul quelque pauvre kilomètre la séparait de lui à la 5ème.
Et maintenant elle avait décidé que plus aucune distance ne les séparait. Sa douleur, la douleur de ce jours là n'était pas assez puissante face à son envie de le revoir.
Elle voulait revoir son père, son papa. Bien sûr elle lui en voulait encore mais sa colère n'était plus qu'une braise essoufflée maintenant. Pas même la haine de Hisana n'arrivait à la convaincre de rester éloigner de lui.
Elle ne savait pas comment serait sa vie maintenant, bien sûr elle pouvait toujours ignorer ce maudit sceau rouge, resté à Kaimoya avec ses sœurs. Mais… Là non plus elle n'avait plus la force.
Elle étouffait dans son berceau, elle était devenue trop grande maintenant pour rester calfeutré dans la vallée ignorante du monde qui l'entourait. Il était temps qu'elle s'envole.
Et pour ça elle devait rejoindre son père au Seireitei.
04 Juin 1942 ; Caserne de la 5ème division ; SEIREITEI.
Gin a été grandement intrigué par cette major de promotion tous fraîchement rentrée à l'académie Shin'ô, toute chose nouvelle avait de quoi le réjouir, surtout quand elle était des plus mystérieuse. Amaya Kaimoya était une jeune femme discrète et austère, l'archétype du 1er de la classe solitaire. Le regard vide de toute émotion et tranchant comme des lames de rasoir. Il aurait aimé lui faire quelque farce si ce n'est son instinct qui lui a déconseillé de le faire.
Le Reiatsu bien que parfaitement étouffé était perceptible et lui criait le danger. Il reconnaissait que trop se type de Reiatsu. Il avait penser naïvement que c'était drôle à quel point elle ressemblait au capitaine Aizen ( il avait pensé jusqu'à là que c'était qu'une simple fangirl un peu trop passionné)
Il avait manqué de peu de s'étouffer quand il la vue à la 5ème division, les yeux rougis et les joues humides, l'air un peu trop radieux du capitaine derrière et surtout la ressemblance plus que traître entre eux deux. Le capitaine Aizen l'avait refoulé aussitôt avec un regard froid et de le dissuader de chercher quoique ce soit sur cette major de promo de sa voix suave mais lourde de sous entendue. Mais il n'avait pu s'empêcher d'au moins écouter à la porte quand la jeune fille venait de façon hebdomadaire à la 5ème et que le capitaine Aizen l'accueillait comme une véritable invité de marque.
S' il ne percevait que quelques mots à l'envolée, il avait compris que ces deux-là étaient extrêmement proches et semblaient définitivement de la même famille. Famille au terme de sang ce qui était assez rare dans le Rukongai. Plus tard, lorsqu'il la réprimande avec son Reiatsu et qu'elle sort l'air hagard en disant papa. Il ne put s'empêcher de sentir exatique à la nouvelle.
Le capitaine Aizen avait une fille, le capitaine Aizen...avait une faiblesse.
Il ne détestait pas Amaya Aizen spécialement, mais il était beaucoup trop content de voir enfin une bref à cet homme qu'il cherchait à nuire. Si tous plan pour la tué à été manigancer ils tombèrent à l'eau aussitôt. Mini Aizen comme il aimait l'appeler c'était mis à le détester farouchement et n'hésitait pas à se plaindre de lui à son père adoré qui lui cédait à chaque caprice à chaque fois qu'elle papillonnait de ses yeux de biche. (Il avait bien imaginé des choses d' Aizen, mais un papa poule qui se faisait marcher sur les pieds par sa fille arrogante n'était certainement pas l'une d'elle). Il se retrouve maintenant coincé dans une situation inconfortable et à devoir faire profil bas encore plus qu'avant. Les plaintes d'Amaya bien que superficielles n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd.
S' il voulait attaquer la fille Aizen, il se ferait découvrir aussitôt par le père ( s' il n'était pas tué avant par la gamine qui semblait trop innocente pour ne pas cacher son jeu) et tout ce qu'il avait prévu tomberait à l'eau. À l'inverse si son fantasme se réaliserait. Il ne doutait pas que la fille arriverait aussitôt à ses trousses pour le mettre en charpie et continuer l'œuvre du paternel.
Bloqué entre deux Aizen était une position qu'il enviait à personne. Il voulait rester vivant alors pour l'instant il se taisait et rongeait son frein. Il était patient de toute façon.
01 Mars 1943 ; Chambre d'Amaya Aizen, SEIREITEI
Après cette vision de son père, le reste de sa vie n'était rien de ce qu'elle ne se souvenait pas déjà clairement. Ces moments de peur et de doutes sur ce qu'elle était le soutien infaillible de Hisana et plus timidement ceux des autres fille de l'Okiya même Ran c'était réconcilier avec elle après ça.
Chasser son père de sa vie avait été chassé ce brouillard qui l'empêchait d'être elle-même. Il était même paradoxale que ce soit par la torture de Kyoka Suigetsu qu'elle à put se voir vraiment comme elle était. Elle n'avait plus Kyoka et ses illusions et l'admiration malsaine de son père qui l'endormait dans cette sorte de vie alternative à la sienne, elle avait jusqu'à spectatrice de ce qu'elle était, une sorte d'esprit détachée. Obéissant docilement à son père comme si elle n'était qu'une poupée. Comme si elle n'était vraiment qu'une extension de lui-même. Qu'une partie de lui, un membre comme un bras ou une jambe. Elle ne savait ce qui se serait arrivé si Hisana n'était pas entrée dans sa vie et elle ne le saurait sans doute jamais. A vrai dire il valait mieux ne pas le savoir. De toute façon ça n'avait pas d'importance car cela appartenait à la spéculation et non à la vérité.
Elle était maintenant en paix avec elle-même. Elle soupira de bien-être apaisé par les clapotis de l'eau alors qu'elle flottait. Tout était plus clair maintenant sa vie ne lui semblait plus être une suite aléatoire de regrets et de passivité.
Elle avait passé ces 50 dernières années à se battre contre tout, contre sa faiblesse physique, morale. Mais surtout contre elle-même. Déchirer cette façade d'enfant soumise, totalement manipulé lui avait hardiment et coûte elle ne s'était jamais autant remis en question que ces 5 dernière décennie.
Mais tout ça valait le coup. Elle avait la foi. Maintenant elle savait ce qu'elle était, ce qu'elle voulait faire. Elle n'était plus coincée dans cette sorte de brume qui la rendait à la fois insensible à la réalité et la coupait des autres. Les choses étaient dures mais elle n'acceptait plus l'injustice comme si c'était une évidence maintenant elle se révoltait, criait tapait du pied. Cela ne changeait pas forcément les choses, Mais elle était elle-même. Libre de ressentir. Libre de vivre
Même si elle avait commencé sa vie dans le sang, elle n'était pas destinée à continuer sur cette route. Elle voulait mettre fin à cette souffrance pas que pour elle mais pour tout ce qui avait été injustement victime. Ce n'était pas de la vengeance, la vengeance était la continuité du cycle.
Elle s'était échappée du cycle.
- Alors comment tu le sens ? Dit la femme, elle semblait assez heureuse. Amaya avait une bouffée d'affection pour elle. L'épée avait toujours été en elle une gardienne de l'ombre, elle n'avait pas besoin d'être toujours là ou de lui dire les choses pour la rassurer. Elle était ce qu'elle était à sa manière parfois douce, parfois dure. Parfois altruiste, d'autre fois égoïste. Elle était sa propre vérité.
- Je me sens...paisible, comme si j'ai finalement trouver toutes les réponses, même ceux dont j'avais même pas de question. Elle se redressa pour faire face à la femme.
Elle voyait finalement ceux à quoi elle ressemblait vraiment. Elle n'avait plus le bandeau rouge se montrait avec des yeux de hollows, la sclérotique noir et les iris d'un or pur à la fois inquiétant et fascinant. Comme elle à sa naissance.
- je savais que tu en serais capable, il fallait juste un peu te bousculer, tu es intelligente mais parfois qu'est-ce que tu peux être longue à la détente. Amaya sourit à la brimade. En pensant à ce qu'elle avait vu.
Sa mère, pendant tous ce temps elle avait souhaiter mettre un visage à la femme qui l'avait mis au monde. Ran l'avait toujours dépend comme une femme formidable tellement belle qu'elle hypnotisait tous ce qui portait un regard sur elle.
Son père ne parlait pas beaucoup, elle avait pensé qu'il devait l'avoir aimer assez pour qu'il est un enfant ensemble mais c'était plus complexe. A vrai dire Miyu et Sôsuke étaient vraiment similaires. Tous deux orgueilleux au possible et n'aimant rien d'autre que même dans un narcissisme exacerbé. S'aimant comme il aimait leur reflets.
Elle s'était sentie coupable de sa mort. Miyu était une femme certes attachante, mais égoïste, et même si elle avait de la pitié pour sa mort plus que dramatique, elle refusait de se sentir coupable d'une chose dont elle n'avait eu aucun moyen dessus, elle avait été innocente dans cette histoire.
Cela avait été la décision de son père depuis le début. C'était lui et son désespoir à combler se vide en lui. Son père était seul, tellement seul qu'elle se souvenait encore de se sentiment qui le prenait au tripe.
Mais c'était lui-même qui entretenait cela, c'était lui qui décidait de n'avoir aucun lien avec personne de n'avoir aucune compassion, aucune empathie. Elle avait raison quand elle disait qu'il ne l'aimait que parce qu'elle n'était qu'une partie de lui-même. Il avait été jusqu'à la incapable de la considérer comme une personne propre. Elle avait une âme, son âme à elle à elle seule. Pas parfaite, elle avait des cicatrices mais c'était intrinsèquement elle.
- Je suis triste pour mon père. Déclara-t-elle à la femme qui s'était allonger à ses côté regardant la voûte celeste riches en couleur et en lumière. Il n'arrive jamais à se sortir de ce cycle insidieux sans fin, même en lui montrant sa vérité, il est tellement dans le déni de ce qu'il est vraiment qu'il me semble impossible pour lui de faire quelque chose. c'est vraiment désolant. Elle se tourna sur le côté pour regarder la femme brune.
- Les illusions qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. Sa spécialisation dans illusions du monde se retrouve accomplie mais dans ce monde où l'illusion est automatisée et rangée au statut de réel, le mensonge se ment à lui-même. Expliqua de manière philosophique la ténébreuse, Amaya affirma de la tête.
- Il subit le contrecoup de ses actes par un effet boomerang. C'est pour ça que Kyoka Suigetsu ne lui accordera jamais le Bankai, car il est pris lui-même dans ses propres illusions. Et ce ne sont pas des mirages que quelqu'un d'autre peut briser pour lui.
- C'est exact. La femme sourit de ses dent blanche entre ses lèvres noirs. Donc tu vois claire dans tes sentiments pour lui maintenant ? Questionna cette dernière enjôleuse.
- Oui, je croyais qu'il l'aimait vraiment prendre pour ce qu'il était, mais c'était hypocrite je ne pourrais jamais accepter ça, enfant lorsqu'il me formatait, peut-être oui. Mais maintenant quand je vois ce qu'il est vraiment je me sens en colère et triste. Car je me rends compte que je n'ai aimé qu'un reflet que tous deux avons chérie. Mais qui n'était pas réelle, j'ai aimé cette image de père et lui aussi.
- Mais ce n'était pas la réalité.
- En effet ce n'était pas la réalité. Elle inspira profondément, fermant les yeux. Ce n'est pas comme avec Hisana ou Ichigo. C'est plus chaotique, je l'ai aime et parfois je les déteste. J'ai parfois envie de tout faire pour eux , je me sens capable de combattre le monde entier et d'autres fois juste de le détruire , de le déchirer tellement il me rend en colère ou agacé. Et si ce n'est pas contre eux c'est aussi contre moi. Je n'arrive pas à être vraiment constante avec eux, j'ai tout plein d'émotions qui me chamboulent et me détraque le cerveau. Je n'arrive pas à être aussi froidement raisonné avec mon père.
- Mais tu es sincère. C'est tout ce qui compte. Les sentiments ne sont pas des choses stables, elle varie, se régule, se bouscule et explose ou implose. C'est parce que nous sommes humains. Nous ne sommes pas parfait. Expliqua l'épée avec sagesse
- Je ne suis pas vraiment humaine pourtant. Amaya se redressa pour voir son reflet, elle voyait maintenant vraiment à quoi elle ressemblait, ses yeux était noir et or comme tous les hollows, la chevelure blanche coulant sur ses épaules, les canine pointue les griffes noir acérer. Elle avait l'air puissante, belle et dangereuse.
- Les hollows restent des Hommes même sans avoir de cœur. Amaya effleura l'eau ou ses yeux voilés de cils blancs alors que son regard la fixait avec l'intensité d'un prédateur.
- Pourquoi je n'ai pas une sorte de dédoublement de la personnalité comme Ichigo ? Demanda-t-elle à la femme
- Car le hollow est une partis dissocier de lui, elle s'est greffé à son âme et à en partis fusionné. Ce n'est pas à proprement parler un hybride alors que toi tu es la fusion parfaite entre Shinigami et Arrancar. A vrai dire si tu à spirituellement presque tous hérité du Shinigami, ton corps lui est clairement celui d'une arrancar, tu n'as pas de troue car tu as un cœur, tu n'as pas de fragment mais tu en as le corps... La femme caressa tendrement le reflet du visage dans l'eau.
- Oh je vois, c'est pour ça que moi et Ichigo on est toujours un peu…
- En tension l'un et l'autre ? Oui, lui-même ne s'en rends pas compte mais son hollow intérieur l'as clairement senti, de la même manière que deux animaux de la même espèce se reconnaissent par instinct. Nous avons de la chance que tu sois une femelle d'ailleurs, les mâle sont beaucoup moins agressif envers les femelles car il cherche plus à essayer de s'accoupler qu'autre chose.
- Hgg ! Ne mets pas Ichigo et accouplement dans la même phrase s'il te plaît c'est déjà assez embarrassant comme ça. La femme se mit à rire de la gène de l'adolescente.
- Ah vous les ados êtes si susceptible et hormonaux, un rien vous enflamme. Amaya bouda en regardant la femme rire.
- J'ai réussi à passer ton test ? Demanda Amaya de manière plus sérieuse. La femme s'arrêta de rire progressivement avant de regarder Amaya avec fierté.
- Je m'appelle Aum Shinrikyo. Mais à part si tu cherches à me libérer, appelle-moi seulement Aum. Le monde intérieur d'Amaya se fait balayer par un vent chaud qui lui fouetta le visage, comme une caresse, elle sentit finalement le poids d'une épée sur sa hanche. C'était toujours scellé mais ce n'était plus qu'un simple Asauchi.
C'était Aum, son zanpakuto.
- Aum Shinrikyo. La Vérité suprême d'Aum. Ça en jette quand même. Amaya se releva en s'étirant. Elle regarda le ciel. Il ne faisait plus nuit mais l'aurore ou un soleil se levait à la surface colorant le ciel et le lac de reflets chatoyant orange, doré et rose et parme.
Je vais devoir me réveiller, j'ai encore beaucoup de choses à faire aujourd'hui.
- Un cambriolage à préparer peut-être ? La jeune Aizen hocha de la tête. J'ai confiance en ta réussite, je dois dire que c'est quand même audacieux. Même si je suis capable de montrer toute vérité, celle du Roi des âmes est beaucoup trop vaste pour que tu puisses la voir sans te transformer en légumes. Amaya grimaça.
- J'ai certes très envie d'en savoir plus sur le Roi, mais je préfère me concentrer sur le Kido temporel. Je vais rester dans les choses réalisables. Elle regarda la femme obscure avant complicité. A plus tard Aum.
- A plus tard... Amaya Aizen.
02 Mars 1943 ; Bibliothèque de l'académie Shin'ô, SEIREITEI
Bon mais c'est pas tous mais on à du pain sur la planche ! Déclara vivement Amaya en claquant ses manuels sur la table. Ichigo lui grattait furieusement sur son livre ne prenant même pas en compte l'arrivée théâtrale de son amie. Elle installa un Kido de confidentialité qui fit installer le silence tout autour de eux deux. Amaya tapait de pieds attendant impérieusement que le jeune Shiba lui daigne son attention. Ichigo soupira agacer.
- Amaya je révise. Soupirait-il lasse, il fut confronté à une Amaya l'air plus que déterminé. Et j'en ai besoin, on a pas moins d'une semaine avant les exams finaux. J'aimerais les réussir.
- C'est à propos de ça, on n'irait pas à celui de science spirituelle. Ichigo s'écria indigné.
- Comment ça on y va pas ? Tu te rends compte que j'ai bûché dessus depuis des semaines et tu me dis comme ça on y va ! t'es folle, moi j'y vais ! Je n'ai pas révisé Onabara pour rien ! S'excita-t-il mais Amaya claqua le manuel pour le fermer ? Ichigo lui assassine une petite gifle pour chasser sa paume de l'objet de son activité. Laisse-moi tranquille.
- Nous nous y rendrons pas car ça sera ce jour là où on ira prendre ce qu'il nous faut aux Daireishokairô. Déclara-t-elle impérieusement. Ichigo se moqua avec sarcasme.
- Et comment tu vas justifier notre absence aux profs. Excusez moi monsieur, je vais aller cambrioler l'endroit le mieux du Seireitei et sécher l'examen ? Babilla l'ex Shinigami remplaçant.
- On n'aura pas à se justifier car à leurs yeux on sera présent. Mon père n'aurat qu'à produire une illusion de nous en train de les passer. Ichigo blanchit.
- Pardon ?
- Vu qu'il est un membre du corps professoral il aura accès au sujet d'examen, on les fera à l'avance chez nous et on lui donnera directement mardi matin il les placera par la suite dans la pile de correction à la fin de journée. Pendant ce temps, Gin ira à la 12ème division provoquer un court-circuiter au système de protection des infrastructures et Kaname fera diversion dans le Seireitei en faisant péter le Seikamon et en faisant une petite invasion de hollow dans le gotei 13 histoire de nous laisser le champ libre pour voler ce dont ont à besoin. Mais Ichigo la stoppa toute suite d'un geste de main
- Tu as parlé à ton père ? Expira Ichigo avec horreur. Amaya fronça des sourcils en voyant poindre l'accusation.
- Pas de ça idiot ! J'ai dit qu'on cherchait à en savoir plus sur le roi des âmes et il a accepté, il cherchait à y pénétrer depuis des lustres pour cette raison. Et comme ça cela justifierait à ses yeux pourquoi on est toujours ensemble. C'est juste un alibi.
- C'est pas une raison pour servir sur un plateau d'argent l'un des plus grand secret du seireitei ! Maya, tu ne sais pas ce qu'il à fait dans l'avenir. Argumenta Ichigo avec horreur
- Mais je sais ce qu'il à fait dans le passé et je doute que ce soit guère mieux, mais Ichigo tu ne vois pas ou je veux en venir ? Tu as bien dit qu'il en savait sur le roi des âmes pour faire un pied de nez au Seireitei. Le jeune homme hocha de la tête. Alors pourquoi ne pas lui donner directement, comme ça de cette manière on lui donne assez d'information mais pas trop non plus, seulement sur quoi il est destiné à savoir. Ichigo ris quelque temps à réfléchir avant de s'illuminer.
- C'est du génie, tu veux contrôler l'information en ne donnant seulement ce qu'il est prédestiné à savoir dans l'avenir et rien d'autre, comme ça il n'y a pas risque à ce qu'il en sache plus. Cette dernière fit un grand sourire carnassier.
- Exactement, et ça aura le bénéfice d'occuper le temps de nos petites affaires. Il ne penserait qu'au Roi, pas à nous et au kido temporelle, deux oiseaux pour une pierre . Ichigo regarda Amaya avec admiration. Il s'avère qu'Amaya était intelligente, mais il ne pouvait s'empêcher d'être impressionné à chaque fois qu'elle en faisait la preuve devant lui.
- Tu prévois non seulement de la mettre à l'envers au Gotei 13 mais aussi à Sôsuke Aizen. Jésus Maya tu es diabolique ! Amaya rougit aux compliments mais pas mois sans être assez satisfaite.
- Pas que moi Ichigo, nous ! Je ne suis pas du futur mais imagine pour toi comment ça sera juste jouissifs de savoir que ta juste entourloupé tout le monde sans qu'il n'y voit quelque chose ! Toi un simple humain ! Ichigo se mit directement à l'imaginer et la simple pensée de la mine déconfite de Urahara en lui racontant tout ça lui faisait sourire.
Rukia et Renji en seront sur le cul.
- Du coup, si j'ai compris, Ta ton père qui s'occupe de faire croire à tout le monde qu'on est de gentil petit étudiant en train de faire nos examens de fin d'année tranquille, pendant que sa clique fait affoler le seireitei en cassant le Seikamon et Ah oui ! je vois et en rameutant à la fois les gradée et le corps Kido là-bas pendant que nous on va dans la grand galerie spirituel prendre ce dont on a besoin et quelques info sur le roi des âmes pour Aizen. Amaya hocha de la tête vigoureusement. Mais il y a toujours le problème de rentrer dedans incognito.
- Hum oui, pour ça j'aurais besoin de ton aide. J'ai déjà piqué à laverie de la 4ème des uniformes d'Omnitsikudo et mon père m'a donné deux exemplaires de cape de dissimulation de Reiatsu, une invention d'Urahara d'ailleurs. On sera spirituellement invisible mais on devra quand même faire attention à ne pas se faire voir. Ichigo compris.
- On va faire les ninjas.
- Et il faut aussi que tu voles le passé carte de Isshin Shiba, ton oncle, pour que je puisse faire des copies vierge. On ne peut pas rentrer sans passe carte. Ichigo blanchit.
Voler son père, même dans sa vie humaine il n'avait pas osé voler de l'argent dans le portefeuille de son père, il l'aurait tabassée. Mais il avait vraiment besoin de son passe carte. Il voyait très bien ce que c'était, il avait déjà entendu Isshin parler de comme quoi il avait pris une nouvelle l'ancienne étant trop vieille.
- Je la prends tu fais une copie et je la remets à sa place ? Demanda-t-il hésitant Amaya affirma pour le rassurer.
- Oui, je sais que cela peut être embêtant pour toi car cela signifie voler les Shiba mais vu que tu habites avec eux…
- Nan c'est bon tu fais déjà le plus gros du travail. Si prend une carte est la seule chose que tu me demandes, je le ferai. Rassura-t-il, pour réponse Amaya lui adressa un énorme sourire lumineux. Qui fait sauter son cœur et lui donne une torsion à son estomac. Le sang affluant brutalement à ses joues, il essaya de se cacher en y mettant sa main.
- Elle est plus jolie quand elle sourit comme ça. Ne peut-il s'empêcher de penser, embarrasser mais pas moins aussi heureux que ce soit lui-même qui en était la cause.
09 Mars 1943 ; Grande bibliothèque spirituel, SEIREITEI
C'était le jour J. Elle et Ichigo allaient aujourd'hui rentrer par effraction dans le Daireishokairô, il devait tous se rejoindre à 6h sur le terrain de l'académie. Au niveau de la petite zone boisée.
Elle y était déjà, seule elle regardait les deux cartes passe qu'elle avait créer dans la semaine. Elle n'avait pas réussi à faire plus qu'une entrée unique. Mais c'était tout ce dont elle avait besoin.
Elle était vêtue de l'uniforme de la 2ème division. Elle n'avait pas encore vêtue la cape car elle avait besoin que son père et les autres la repère au point de rendez-vous.
Comme elle la deviner, ce fut son père qui arriva en premier et en avance il lui adressa un sourire mutin et se permit même de lui caresser le sommet de la tête en guise de bonjour. Il était de bonne humeur.
- Bonjour Maya-chan, pas trop stressé ? Demanda-t-il gaiement, elle fit non de la tête en pouffant avec arrogance.
- Pas encore, puis je suis sur de notre coup. Le Gotei ne comprendra rien à ce qu'il lui arrive. déclara-t-elle en lui tendant sa copie de l'examen et celle d'Ichigo. Tiens, nos copies pour ce matin. Il les ramassa en les regardant avec un œil critique remontant ses lunettes.
- Tu as un sans fautes, pas que cela m'étonne, mais la copie de ton est très bonne aussi. A-t-il profiter des circonstance pour tricher ? La jeune fille fait non de la tête.
- Non Ichigo à vraiment travailler dur, et c'est un garçon très studieux. Expliqua cette dernière alors ce l'homme rangea les copie en prenant soin de pas les froissé dans son Haori.
- Il me tarde de le rencontrer réellement alors, cela me semble être un bon garçon bien qu'il ai l'air mal agréable à toujours froncer des sourcils. Amaya pouffa, elle était d'accord qu'Ichigo bien que beau garçon n'avait pas l'air très commode. Toujours à avoir un air renfrogné. Et qu'il soit un Shiba. Amaya gloussa plus fort il est vrai qu'entre son père et Isshin Shiba il n'y avait aucun amour perdu. Il y avait une vraie rivalité entre les deux capitaines.
- Il va avoir des rides précoces si il continue. Son rire gloussa et prit l'initiative de l'inviter dans une accolade. Amaya ne refusa pas se réfugiant sous son bras pour se coller contre son flanc. Profitant de l'étreinte pour se réchauffer en cette matinée fraîche de mars.
- Je suis heureux de faire ça avec toi mi hija. Déclara-t-il de but en blanc en la serrant plus fort contre lui. Cela m'avait manqué, cette complicité que nous avions tous les deux. Son père semblait sincère si elle en jugeait par l'expression mélancolique qu'il abordait et de la légère tristesse qu'elle pouvait sentir dans son reiatsu.
- Moi aussi papa, tu m'avais manqué tout court. Elle se mit sur la pointe des pieds pour l'embrasser longuement sur la joue, ce dernier se laissa faire et profitant du geste d'affection. Elle ne mentait pas, même si elle savait que son père ne l'aimait de façon terriblement complexe mais cela n'empêchait pas ses propres sentiment à elle d'être claire dans son esprit et lui exprimer
- Oh si ce n'est pas mignon, la famille Aizen qui se font des bisous. Interpella une voix moqueuse. Gin apparue aussitôt dans le bruit venteux caractéristique d'un Shunpo. Amaya manqua de sentir la chair de poule sur ses bras, elle savait qui était vraiment Gin maintenant. Il fut suivit rapidement par Kaname.
- Gin ne commence pas. Commenta ce dernier d'un ton dur.
- Aizen-sama, Aizen-san. Salua le capitaine de la 9ème avec politesse en faisant une révérence. Ravie de pouvoir faire officiellement votre connaissance, princesa. Amaya apprécie la politesse et lui laissa prendre sa main pour un baise main
- Nous sommes presque au complet, il ne manque plus que ton ami Shiba. Dit Aizen père. En effet Ichigo était toujours absent et il était déjà, elle allait le commenter quand elle le sentit venir en trombe en Shunpo.
- Désolé du retard, j'ai dû me faire discret, Kaien était déjà debout. Se justifia ce dernier un peu maladroitement clairement mal à l'aise. Amaya constata qu'il avait vêtue l'uniforme de la 2ème, le mettant en valeurs avec un justaucorps. Amaya apprécie la vue discrètement. Capitaine Aizen, Capitaine Tosen, Lieutenant Ichimaru, Amaya. Il fit une brève révérence avant de se ranger à ses côtés et de tendre un rouleau J'ai trouvé ça en fouillant hier soir je me suis dit que ça serait utile. Amaya ramassa aussitôt pour le dérouler, elle fut surprise de voir un plan de la bibliothèque.
- Tu as trouvé un plan. C'est génial ça va nous faciliter la tâche. Elle le montra à son père qui hocha de la tête positivement aussi.
- Bonne matinée à vous aussi Shiba-kun, dans ces circonstance je pense que vous pouvez abandonner nos grade et se contenter de nos nom est-ce que cela vous va ? Ichigo hocha de la tête pour faire comprendre qu'il avait compris. Amaya avait ordonné à Ichigo de parler le moins possible. Si ce n'était pas son père qui était le problème, ça serait certainement le serpent de Gin.
- Alors quel est le plan Aizen-san. Dit Tosen de manière professionnelle. Amaya se sépare finalement de son père pour lui laisser le leadership.
- Notre parti à nous trois sera de couvrir ma fille et son camarade le temps qu'elle puisse obtenir les ouvrages sur le roi. Nous ne commencerons rien avant 10h car cela correspond au moment où leur examen commence, Je serais celui qui les caches, il se trouve par hasard heureux que c'est moi qui surveille le partiel de science spirituel cette mâtiné. Les choses commencent à devenir sérieuses avec toi Kaname, tu devras poser les explosifs et les perturbateurs de Reishi dans le Seikamon à 10h23, les hollows devront techniquement arriver dans le quart d'heure qui suivent. L'homme de peau noir hocha la tête. Gin tu devras aller s'infiltrer dans la centrale d'énergie spirituelle et faire sauter le courant pour annuler les barrières de Kido autour de l'entrée du Daireishokairô pour permettre à Amaya d'y rentrer sans déclencher l'alarme. Tu devras le faire seulement quand tu entendras les cloches d'alarmes. Un hollow à pour mission d'aller à la 12ème pour faire passer ta ruse pour la sienne. Si tout se passe comme prévu, vous aurez le champ libre pour au moins 1h dans la bibliothèque de 10H45 à 11H30. Le temps qu'il réussisse à réinstaller le courant de particule spirituel. Expliqua le capitaine de la 5ème division avec sérieux, les deux étudiants hochant de la tête vigoureusement. De même que vous devrez vous faire absent le temps de l'examen par la suite. Nous partagerons le butin plus tard quand les choses seront taries.
- D'accord papa. Termina Amaya en hochant de la tête
- Compris Aizen-san. Dit à son Ichigo, il manqua de peu de frissonner au regard inquisiteur de Gin qui souriait un peu trop, la brune sentit le malaise de ce dernier et gronda contre l'argentée.
- Si vous n'êtes pas mignon. Dit Gin de manière trompeusement jovial
- Arrête de l'embêter Gin ! Siffla-t-elle venimeuse, ce dernier leva les mains en l'air, clamant son innocence.
- Mah ! Aizen-chan je n'ai absolument rien fait. Dit-il d'une voix chantante avant de se faire rappeler à l'ordre par un regard acéré de la part du père.
- Cessez vos enfantillages vous deux. Amaya, as-tu bien les capes ? Donne à ton ami et mets-le directement dedans. La brune sortis de son sac deux grande capes noir, elle donna la plus grande à Ichigo. Il enfila aussitôt. Vous attendez le signal d'alarme dans le parc prêt du Sokyoku soyez prêts. Et sur cela, les trois capitaine partirent en Shunpo.
- Oh enfin je peux respirer, j'ai cru qu'ils n'allaient jamais partir ! soupira Ichigo en expirant fortement en dégageant son stress. Gin donne toujours autant la pression comme ça ou il à un problème avec moi ? Parce que même dans le futur il me fait ce truc bizarre là. Dit ce dernier un peu agité.
- Je déteste Gin, je fais des efforts incommensurables pour éviter de me retrouver dans la même pièce que lui. Mais bon c'est la main droite de mon père je fais avec. Grogna Amaya. Allons au Sokyoku maintenant pour attendre le feu vert de mon père et allons étudier de plus prêt cette carte que tu nous as dénicher.
Tous deux Shunpo de la manière la plus discrète possible pour aller à leur terrain d'entraînement, elle décida toutefois de ne pas entrer en dessous de la colline car il devait quand même tous être à l'afflux de ce qui se passait dehors. Elle ouvrit grand le plan et elle grimaça à l'idée que l'endroit qu'ils allaient fouillé était absolument immense.
- On va devoir se séparer. Les rayons de Kido son vers le niveau 39 à 150 et ceux de l'histoire royale dans les dernier étage à partir de 220 à 222 le dernier étage. Ichigo se gratta la tête. Comment je vais faire, cela va être comme chercher une aiguille dans une botte de foin. se plaignit Ichigo. Amaya le rassura en tapotant son épaule pour le soutenir.
- Ne t'inquiète pas, mon père a une idée précise des ouvrages sur le Roi, il m'a fait une liste . Elle donna un petit papier qu'elle donna au jeune adolescent. Il a réussi à obtenir les noms de certains. Ichigo lut la liste en fronçant des sourcils.
- Je ne vois pas quelque chose sur l'Oken. Dit ce dernier de but en blanc. Mais je vois beaucoup de choses par rapport au Hogyoku d'Urahara. Enfin si j'ai bien compris. Amaya regarda Ichigo avec surprise en arrachant la liste pour voir de plus prêts. Et en effet il y avait un ouvrage ou deux sur les recherches scientifiques du bureau de développement technologique. Hey ! Me l'arrache pas des mains. Amaya réfléchit.
- Pourquoi veut- il en savoir plus sur le Hogyoku alors qu'il en a un lui-même ? Pensa sombrement Amaya avant de soupirer. Au final elle ne dit rien car elle voulait en savoir plus sur le Hogyoku, elle était juste dessus de savoir que son père ne savait pas en savoir autant qu'il prétendait.
- Tu pourras faire du chantages à ce sujet. Commenta Aum d'un air malicieux. Comme ça tu pourras le convaincre facilement de te laisser faire des recherches sur la hollowfication pour Ichigo, c'est une aubaine. Amaya s'illumina.
- T'as raison Aum. Se dit-elle à son zanpakuto. Je te propose qu'on se sépare directement à l'entrée pour que moi je puisse aller prendre mes truc de Kido et toi les ouvrages du roi pour mon père et on se rejoins 15 min plus tard à l'étage 178 en plein cœur des rayons scientifique. Ichigo hocha de la tête vigoureusement.
- Faudra être synchro sur le temps.
Tous deux discutèrent encore du plan et de comment il allait se débrouiller jusqu'à qu'il entendirent un alarme strident avec une voix féminine.
- Le Seireitei est attaqué ! Le seireitei est attaqué, tous les membres du gotei 13 doivent être à leur poste et se mettre en position défensive. La division de maintenance du corps nécromancien ainsi que la 7eme Division, 9ème Division et la 11ème sont demandées en offensive au niveau du Seikamon, je répète , tous les membres du gotei 13 doivent être à leur poste et se mettre en position défensive. La division de maintenance du corps nécromancien ainsi que la 7eme Division, 9ème Division et la 11ème sont demandées en offensive au niveau du Seikamon ! Scanda la voix féminine d'une manière robotique depuis les haut parleur alors qu'un bruit d'explosion se fit entendre ainsi que des cris.
- On y va ? Demanda Amaya avec détermination Ichigo hocha de la tête et présenta son poing qu'Amaya cogne avec le sien. C'était maintenant que tout se jouait.
Allait t-ils réussir ? Pourra-t-ils obtenir les livres de Kido pour qu'Amaya puisse faire le sors spatio-temporel
Pourront-ils rentrer à la maison ?
Le sort était jeté et enfoui dans les bosquets avec elle il resta en suspens le temps qu'elle lui sourit et lui donne toute sa détermination et son soutien.
Il se sentait sur le bord, prêt à tomber vers l'avenir. Pour revenir de la ou était à l'origine, demain.
- Oui on y va.
