Note : Toutes mes excuses dans l'erreur de mise à jour. C'est corrigé !
À neuf heures pile, Emma était assise à côté d'elle dans la salle d'attente du service maternité. Elle était venue la chercher chez elle à huit heures quarante- cinq et s'était arrêtée au Granny's pour prendre deux cafés allongés. Regina réalisait que la clinique de Storybrooke était peu fréquentée, surtout la maternité puisque rares étaient les naissances. Le docteur Whale apparut enfin, habillé d'une blouse blanche.
— Bonjour Regina, Shérif, salua-t-il.
— Emma m'accompagne, elle est dans la confidence, expliqua Regina.
Whale acquiesça d'un signe de tête.
— Parfait. Venez, nous allons procéder aux examens.
Regina lança un coup d'œil à Emma qui lui sourit et passa devant elle afin de rejoindre la pièce où se trouvait l'échographe.
— Prenez place ici, demanda Whale en récupérant des gants qu'il enfila.
Regina obéit et s'allongea donc sur une sorte de grande chaise longue en cuir bleu. Elle ouvrit les boutons de son chemisier, réalisant être plus gênée de se dénuder devant Emma que devant son médecin. Elle écarta les pans de tissu blanc, laissant entrevoir un soutien-gorge de dentelles noires. Whale apposa sur son ventre le gel lubrifiant nécessaire à l'examen.
— Bien, voyons voir si ce petit être est une fille ou un petit garçon.
Regina s'en retrouvait excitée, priait intérieurement pour qu'elle ait une fille. Whale récupéra la sonde de l'échographe qu'il plaça sur le ventre de la Reine afin de débuter son observation. Regina attendait, patiemment, son regard sur l'écran, mais incapable de distinguer ce que Whale saurait voir. Ce dernier resta silencieux un moment, un trop long moment. Regina fronça les sourcils et le regarda, incertaine.
— Il y a un problème docteur ?
— Un instant, fit-il...
Restée à l'écart pour laisser à Regina un peu d'espace et de pudeur, Emma s'approcha, n'appréciant guère cette réponse :
— Quoi un instant ? Qu'est-ce qui se passe ? interrogea-t-elle.
Whale ôta la sonde et les regarda à tour de rôle avant de s'adresser à Regina :
— Écoutez... J'ignore comment j'ai pu passer à côté lors du premier examen...
— Quoi ?! lança aussitôt la Reine.
— Vous attendez des jumeaux Regina, une fille et un garçon.
Le regard de Regina s'agrandit sur ces paroles. Des jumeaux ? Elle attendait des jumeaux ? Comment Whale aurait-il pu lui annoncer meilleure nouvelle ? Son regard brillant d'émotions se posa sur Emma qui demeurait muette, interloquée.
— C'est merveilleux, fit Regina.
Whale finit par sourire, soulagé par la réaction de la Reine malgré son erreur lors de son premier examen.
De son côté, Emma n'en revenait pas. Comment Regina pouvait-elle attendre des jumeaux ? La magie était-elle à ce point capable de créer ? Elle ne savait comment réagir. D'un côté, elle sentait un brin d'excitation et de joie quand elle songeait à la grossesse de Regina et d'un autre, elle en demeurait confuse, amère. Parce que Regina n'était pas sa femme et ces enfants ne lui appartenaient pas. Elle ne pouvait se laisser aller à l'amalgame, aux illusions même si elle se trouvait dans cette pièce avec elle.
Cependant, elle lui sourit parce qu'elle était heureuse pour elle.
— C'est incroyable tu veux dire... Des jumeaux Mills. Storybrooke n'aura qu'à bien se tenir.
Regina referma les boutons de son chemisier, n'arrivant à croire à une telle annonce. D'une part, sa grossesse impossible se déroulait à merveille, mais elle attendait une fille et un garçon. Elle regarda Whale tout en se rasseyant.
— Merci docteur, je vous rappelle pour notre prochain rendez-vous.
— Très bien, je vous laisse, répondit-il en comprenant que la Reine voulait être seule avec le Shérif.
Il sortit et Regina s'assit en voyant Emma se rapprocher. Être enceinte de jumeaux n'était pas anodin. Regina aurait de grandes responsabilités quand ceux-ci viendraient à naître. Parmi la foule de questions qui se posa, une évidence lui traversa l'esprit et elle demanda :
— Je sais que c'est un peu soudain pour te demander ça, mais j'ose malgré tout te le demander. Accepterais-tu d'être leur marraine, Miss Swan ?
Étrangement, Emma ne fut pas satisfaite de la proposition de Regina. Elle savait pourtant qu'elle lui offrait un privilège témoin d'une confiance réciproque et sans condition. Au fond d'elle, sa première réaction s'était basée sur le fait de n'être justement que la marraine. Cette fois, elle devait s'écouter et non se forcer à accepter une chose qu'elle ne parviendrait pas à assimiler ou assumer avec conviction. Quelque chose la poussait à refuser envers et contre tout.
— Même si ça me touche, je ne vais pas accepter, lui confia-t-elle d'un air désolé. Je ne suis pas certaine d'être une bonne marraine...
Regina fronça aussitôt les sourcils sur ce refus qu'elle n'aurait pu prévoir d'aucune façon. Emma semblait contrariée, vexée, mais pourquoi ? Qu'avait-elle fait ?
— Mais... Miss Swan, je... Je n'ai que toi ici... Tu es la seule en qui je peux avoir confiance.
Emma s'était attendue à l'étonnement de Regina et, peut-être la décevait-elle sur ce refus. Mais elle ne pouvait accepter ce rôle de marraine auprès de ses jumeaux. Son cœur, son âme semblaient en total désaccord avec cette idée. Sa présence ici, dans ce cabinet, n'était pas pour quémander ce genre de faveur, de statut pour ces bébés à naître.
— Ça n'a rien à voir avec le fait que je ne me sens pas capable d'aimer ces jumeaux, expliqua-t-elle. Mais je suis désolée, Regina, je ne peux pas. Je serai déjà leur tante...
Et Regina en oubliait encore une fois certaines vérités. Ses pensées se tournaient vers sa sœur uniquement quand Emma se rapprochait d'elle. Le reste du temps, celle-ci n'existait pas. Comment pourrait-elle blâmer Emma de ce refus après cette explication ? Si devenir la marraine de ses enfants n'était pas incompatible avec son statut de tante, elle ne pouvait en demander trop à la Sauveuse.
— Je comprends, fit-elle en forçant un sourire, ce n'est rien. Et nous ferions mieux d'y aller si tu ne veux pas être en retard à ton rendez-vous à Boston.
Elles quittèrent la salle d'examen ainsi que l'hôpital et se saluèrent sur le parking avant qu'Emma ne s'en aille. Regina demeurait confuse au sujet de ce départ à Boston qu'elle considérait comme une séparation après la conversation qu'elles venaient d'avoir. Emma ne semblait pas dans son état normal, contrariée par quelque chose qu'elle n'osait lui confier. Cela relevait- il de leurs rapprochements indécents, de la formidable attirance qu'elles ressentaient l'une pour l'autre ? Regina s'en retrouvait d'autant plus perturbée. Une part d'elle se régalait de cette situation ambiguë, une autre la condamnait sans détour.
De retour au commissariat, elle dut pourtant poursuivre ce pour quoi Emma l'avait embauchée. Entre rapports à rédiger, recherches diverses pour compléter certains dossiers, Regina ne risquait pas de s'ennuyer. Mais l'idée qu'Emma quitte Storybrooke trois jours l'angoissait. De mémoire de Reine, Regina n'avait jamais prêté attention au temps qui passe, mais les jours à venir seraient d'un ennui et d'une morosité sans précédent. Des pas lourds résonnèrent sur le parquet du bureau et Regina releva les yeux sur une silhouette masculine qui venait d'entrer.
— Regina ? Qu'est-ce que vous faites ici ?
La concernée fut aussi surprise de reconnaître Sean, celui que tous connaissaient à Storybrooke comme Robin des bois.
— Peu importe, reprit ce dernier d'un air soucieux... Je dois voir le Shérif... Elle est là ?
— Je regrette, Emma sera absente jusqu'à la fin de semaine, je peux savoir ce qu'il se passe ?
Sean ne sut s'il devait se confier ou non à Regina, mais son expression reflétait un réel désespoir.
— Est-ce qu'elle vous a désignée comme son... Assistante, ou quelque chose comme ça ?
Regina se leva en lissant sa jupe d'un air naturel et évident.
— Je ne suis pas son adjoint, mais elle me fait confiance Sean, alors dites-moi ce qu'il se passe !
Ce dernier passa une main nerveuse dans ses cheveux. Avait-il seulement le choix de s'adresser à la Méchante Reine ? Nombre de rumeurs avaient couru en ville à son sujet depuis son absence remarquée au Granny's. Certains pensaient qu'elle avait quitté Storybrooke, mais lui s'était bien gardé de dire que Regina avait pour projet de lui louer un local. Contrairement aux habitants de la ville, il ne considérait pas Regina Mills comme la Méchante. Après tout, lui aussi avait fait certaines choses peu recommandables par le passé.
— Très bien... Je suis allé chez Killian, nous avions rendez-vous au port. Il n'est pas venu alors je suis allé chez lui puisqu'il ne répondait pas à mes appels... Mais quand je suis rentré...
Il détourna les yeux, dérangé à l'idée d'annoncer ce drame à Regina.
— Je l'ai trouvé mort dans son salon, termina-t-il en la regardant. Quelqu'un a tué Crochet.
Regina leva les sourcils sur cette information inattendue et l'image d'un suspect lui vint aussitôt à l'esprit. Il n'y avait qu'un seul homme dans cette ville qui en voulait au capitaine, du moins à sa connaissance, et le concerné n'était autre que David Nollan, le Prince cocu.
— Est-ce que je me trompe ou vous ne semblez pas surprise ? remarqua Sean en détaillant Regina qui ne disait rien.
Regina se pinça les lèvres. Elle ne pouvait révéler ses suspicions à Sean et une enquête devrait être ouverte comme Emma l'aurait fait si elle avait pu s'en occuper. Or, le seul autorisé à faire une enquête en l'absence d'Emma était l'adjoint au Shérif, autrement dit, le suspect numéro un.
— Est-ce que vous avez appelé les secours ou en avez parlé à quelqu'un ?
— Non, répondit Sean, je suis venu tout de suite ici, je n'ai touché à rien.
Regina récupéra le téléphone posé sur le bureau.
— Bien, ça nous évitera de trouver vos empreintes, dit-elle, je vais prévenir Emma.
Elle laissa sonner et la Sauveuse finit par répondre : # Oui Regina ?
— Nous avons un problème Miss Swan. Crochet a été assassiné, Sean est au poste et vient de me prévenir.
Il y eut un silence révélateur de ce que cette annonce signifiait puis Emma répondit :
# J'arrive tout de suite, tu m'attends avant d'aller surla scène de crime et ne prévenez personne.
— Bien sûr, répondit Regina. On t'attend. Elle raccrocha et regarda Sean.
— Emma est en route.
Un peu plus d'une heure plus tard, Emma rejoignit le commissariat où Regina l'attendait en compagnie de Sean. Elle n'était pas enchantée de les voir côte à côte. Regina avait servi un café à Sean qui s'était installé dans le fauteuil près du bureau de Regina. Il se leva pourtant à son arrivée et la salua :
— Shérif...
— Bonjour, fit-elle en jetant un regard sur Regina. Est-ce que vous êtes allés voir sur place ou vous m'attendiez ?
— Non, j'ai préféré t'attendre, lui répondit Regina.
Emma demeurait confuse et troublée. Crochet mort, elle s'interrogeait sur les circonstances d'un tel accident et surtout, sur l'éventuel responsable.
— Bien, allons-y dans ce cas.
Elle repartit vers la sortie, suivie de l'ancienne Reine et de Robin des Bois. Quelques minutes plus tard, ils se retrouvaient dans la petite maison de ville que Crochet occupait non loin du port. Sean lui ouvrit la porte et elle entra en premier puisqu'elle était le Shérif responsable de l'enquête. Le corps du pirate gisait sur le tapis du salon aux pieds de la table basse où reposaient encore deux magazines pour hommes. Le désordre ambiant dénotait soit un manque d'organisation criant soit une confrontation.
— Vous n'avez rien touché ? demanda-t-elle à Sean.
— Non, rien, répondit-il toujours sur le seuil de la porte. Je suis allé directement au poste.
— Quelle heure il était quand vous êtes arrivé ici tout à l'heure ? l'interrogea Emma.
— Aux environs de midi. On devait se retrouver pour manger et comme il ne répondait pas au téléphone, je suis allé le voir chez lui... C'est là que je l'ai trouvé.
Emma acquiesça d'un signe de tête, attentive aux détails présents dans la pièce. Son séjour à Boston venait d'être écourté par un drame qui, normalement, ne survenait jamais à Storybrooke. C'était d'ailleurs la raison pour laquelle, elle avait pu garder son travail en tant que garante de caution et chasseur de primes. Les seuls délits qui remuaient la petite bourgade se résumaient à un excès de vitesse, une dispute un peu trop mouvementée ou une bière de trop qui conduisait à des comportements gênants... Emma avait dû intervenir quelques fois pour des affaires de ce type mêlant justement la victime. Parce que tout le monde connaissait le penchant évident de Crochet pour le rhum. Elle s'agenouilla près de son corps et récupéra un stylo dans la poche intérieure de sa veste afin de ne pas corrompre de quelconques preuves ou empreintes. Elle écarta le col de sa chemise à la hauteur de son cou et découvrit du sang séché. Il avait coulé sur le tapis qui l'avait absorbé ce qui expliquait l'absence de flaques sous le corps.
— Regina ? fit-elle, concentrée dans sa tâche, est-ce que tu as tes gants sur toi ?
Regina sortit ses gants en cuir et les tendit à Emma qui les enfila. Crochet était mort, mais malgré une infime compassion pour le marin, voir son cadavre étendu sur le sol ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle vit Emma soulever à peine sa tête malgré la rigidité du corps. Apparemment, ce dernier avait pris un coup violent à l'arrière du crâne.
— Qu'en pensez-vous Shérif ? demanda Sean.
— Je suis sûre de rien, répondit Emma.
Cette dernière se releva et observa la scène de crime. Crochet et son agresseur s'étaient forcément battus et l'ecchymose à sa joue témoignait de la violence de l'affrontement. La table basse était écorchée à un endroit et un meuble d'angle écarté de son emplacement d'origine. Elle s'en approcha, songeuse. Était-il possible que Crochet soit tombé contrece meuble ? Seul un médecin pourrait confirmer sa théorie.
— Regina, reprit-elle, appelle Whale qu'on nous envoie un médecin légiste.
— Bien, répondit la Reine en récupérant son téléphone.
Sean la vit numéroter et l'entendit s'expliquer avec le docteur Whale tandis qu'Emma continuait d'inspecter les lieux.
— Je ne connais personne qui aurait eu le courage de l'affronter, commenta Sean... Killian avait beaucoup d'ennemis, mais la plupart n'étaient pas assez courageux.
Emma était d'accord sur ce point même si l'idée que ce Robin des arbres sache raisonner l'agaçait. Elle fouilla l'intérieur du manteau de Crochet et en sortit un téléphone portable. Elle vérifia les appels entrants. Ceux de Sean étaient les derniers, mais elle fronça les sourcils en constatant que sa mère avait appelé Crochet. Elle fit défiler le journal d'appels et son constat fut plus troublant encore. Blanche appelait au moins deux à trois fois par semaine. Certes, Emma voyait peu ses parents depuis qu'elle était mariée, mais depuis quand Blanche et Crochet étaient-ils amis ? Elle s'empressa de consulter les messages textes et une fois de plus, trouva le nom de sa mère dans l'intitulé. Elle ouvrit le dernier en date d'aujourd'hui et put lire :
# J'ignore comment, mais David est au courant, je t'en prie, soit prudent, il est très en colère.
Emma sentit son sang se glacer. Au courant de quoi ? En colère pour quoi ? Une foule de suppositions lui traversa l'esprit tandis que ce message faisait de son père le suspect numéro un.
— Whale est en route, dit Regina. Il tient à s'occuper lui-même des examens préliminaires.
Emma devait se calmer. Un message texte n'était pas suffisant pour corroborer ses suspicions.
— Ok, Regina, tu vas rester là, j'ai quelques personnes à interroger.
Elle s'éloigna, mais Sean lança :
— Je peux vous aider ?
— Non, lança Emma d'un ton froid.
Pour l'heure, Emma ne songeait plus à sa jalousie envers Robin. Elle devait voir sa mère et son père avant d'être capable de poursuivre cette enquête convenablement.
Ce fut avec un sourire ravi que Blanche accueillit Emma quand elle ouvrit la porte de leur maison non loin du centre-ville.
— Emma, ma chérie, je suis contente de te voir, entre.
Emma entra, forçant un sourire moins enthousiaste que celui de sa mère. Dans la demeure, planaient des parfums sucrés de gâteaux au chocolat. Elle lança un coup d'œil dans la pièce sans voir son père.
— Où est David ? interrogea-t-elle.
— Je ne sais pas, répondit Blanche, il avait une course à faire. Pourquoi ? Ça n'a pas l'air d'aller.
Le mot était faible, songeait Emma. Elle regarda sa mère et annonça sans détour :
— Non, ça va pas, Crochet est mort !
Le sourire de Blanche s'effaça aussitôt et son regard sur Emma transparut autant de stupéfaction que de terreur avant de se détourner dans le vide.
— Killian... Est mort ? répéta-t-elle d'une voix bouleversée.
Emma redoutait ce qu'elle voyait en cet instant. Le regard de sa mère devenait humide, son choc évident. Ses soupçons se confirmaient en cette seconde et un sentiment de déception se mêla à sa stupéfaction. Elle passa une main nerveuse dans ses cheveux et détourna les yeux.
— C'est pas vrai, pensa-t-elle tout haut... Me dispas que toi et Crochet...
Blanche regarda sa fille et l'interrompit aussitôt :
— Emma, je peux t'expliquer...
Mais la colère s'empara d'Emma, car en un instant, elle renversait la situation, imaginait malgré elle que Regina la trompe avec Robin. Cette situation la touchait personnellement au-delà du simple adultère de ses parents.
— M'expliquer ? C'est ça que t'as dit à David ? Que tu pouvais lui expliquer ?! Ça fait combien de temps que ça dure et que tu le trompes avec Killian ?
— Ce n'est arrivé qu'une seule fois, David m'avait délaissé, je me sentais seule, tenta Blanche... Mais j'ai cessé de le voir, j'ai refusé de continuer !
Emma était trop furieuse pour plaindre sa mère ou ressentir la moindre compassion, pas en cet instant. Un homme était mort et son père risquait la prison. Elle marcha vers la porte.
— Je dois retrouver David !
Blanche la vit quitter l'appartement en claquant la porte, bouleversée...
Désemparé, David se tenait devant le bureau de Ruby Swan-Mills. Son expression reflétait la gravité de la situation.
— Vous devez m'aider, insista-t-il, vous êtes la Gentille Reine, vous avez forcément ce pouvoir.
Cette situation était des plus embarrassantes, songea Ruby. Déjà qu'on la sollicitait pour un rien dans cette ville, David Nollan lui demandait maintenant de ressusciter les morts. Elle ne s'était jamais employée à pareille magie, plus noire encore que le sort qu'elle avait jeté à tous les habitants de Storybrooke. Mais après tout, rien n'était impossible la concernant, d'autant que Crochet lui devait de l'argent et que cet argent serait nécessaire à renflouer les caisses de la Mairie.
— Bien, dit-elle... Je ferai mon possible, mais ce ne sera pas gratuit.
— Je ferai tout ce que vous voulez, annonça David, mais pitié, aidez-moi.
Ruby prit un instant et récupéra un post-It sur lequel elle inscrivit un chiffre.
— Vous devrez réunir cette somme... La ville a besoin d'argent et vous contribuerez ainsi à renflouer ses caisses.
David lut le montant et ses yeux s'agrandirent. Comment ferait-il pour réunir cinquante mille dollars ? Il trouverait forcément un moyen surtout si Ruby effaçait ce malencontreux accident contre Crochet.
— Vous les aurez, confirma-t-il.
