Bonjour à toutes et à tous,

j'avoue que je n'avais pas pensé que je reviendrai sur fanfiction mais parfois les choses font que...

Cette fois ce n'est pas avec du Harry Potter que je reviens mais une fanfiction sur Esprits Criminels parce que les personnages collaient mieux avec ce qui me serre le cœur en ce moment et que je devais exprimer.

Cette fiction sera brève et mon incartade se terminera rapidement.

Je vous souhaite une bonne lecture si le cœur vous dit de me suivre ici et je m'excuse par avance des fautes.

Attention: dans cette fanfiction JJ et Will n'ont pas eu d'enfants et j'ai pris quelques libertés avec l'œuvre original.


Chapitre 1

La voiture se gara devant le petit pavillon de la banlieue de Washington étrangement sombre en cette soirée de fin septembre. Une jeune femme en descendit avant d'ouvrir le coffre pour saisir ses bagages. La scène était devenue familière du voisinage tant les deux derniers mois écoulés avaient vu ce manège se répéter. Mais cette soirée était différente de d'habitude et même elle le savait. Comme un pressentiment, un sixième sens qui lui serait la poitrine et l'estomac depuis la veille. Et pourtant, consciente de ne pouvoir échapper à son destin, elle enfonça la clef dans la serrure, pousse la porte et alluma la lumière.

Vide. Voilà le constat que l'agent Jennifer Jarreau devait faire ce soir là après quinze jours de formation à New-York, sa maison était vide. Will avait pris ses affaires et avait quitté leur location sans même la prévenir, accrochant juste un petit mot comme une dernière sentence, sur le frigo : « Nous nous rendions malades. ».

La jeune trentenaire laissa tomber son sac sur le sol et accusa le coup. Son histoire avec l'officier de police de la Nouvelle Orléans, avait, depuis le début, été rendue compliquée par la distance. Ils y avaient cru, s'y étaient accroché, elle était tombée enceinte et avait perdu l'enfant peu après qu'ils se soient installés ici. Jamais malgré leurs essais et les traitements médicaux ils n'avaient réussi à devenir parents, pas même une nouvelle grossesse n'avait tenté de s'implanter dans son ventre qu'elle avait fini par détester et qu'elle considérait désormais être aussi fertile que ces grands espaces désertiques que la vie avaient abandonnée.

La famille de Will, celle qu'il lui restait, ne l'avait jamais vraiment acceptée non plus. Son travail ne leur plaisait pas, tout comme sa manière d'être : trop réservée pour s'intégrer dans un clan déjà formé et fermé, empêtré dans des secrets et des considérations qu'elle ne pouvait et ne voulait comprendre.

Ce soir, seule dans cette maison, l'idée que c'est elle que la vie aurait du abandonner tout simplement, la traversa. Les larmes perlèrent au coin se ses yeux s'en était trop.

Elle n'avait jamais parlé de ses soucis de couple à ses collègues et elle ne leur en soufflerai pas un mot. Elle avait honte. Honte de voir que Will, comme ceux d'avant, était parti. Honte de lui avoir fait confiance alors qu'elle avait toujours mis des barrières autour de son cœur. Honte parce qu'au fond d'elle elle savait qu'elle n'aimerait jamais un homme comme elle l'avait aimé lui et ce,même si, au fond d'elle, elle savait qu'il ne la respectait plus depuis longtemps.

Elle avait remarqué ses retards le soir, ses sorties avec des collègues qui ne souhaitait pas qu'elle vienne. Son manque d'implication. Son détachement de ce qu'ils avaient appelé le projet B² quand ils étaient entré en PMA.

Tous les signes qui auraient du lui mettre la puce à l'oreille lui revenaient maintenant comme autant de boomerangs dans le cœur chacun y portant un nouveau coup toujours plus marqué et douloureux que le précédent.

Elle eut un regard pour son sac dans lequel se trouvait son arme de service et elle chassa l'idée. Elle devait monter prendre une douche, se laver de son voyage depuis New-York, se laver de ce qui venait de se produire. Elle savait que la salissure psychologique qu'elle essuyait ne partirait pas avec du savon mais elle voulait essayer.

La salle de bain, vidée des affaires de son amant était un nouveau coup porté à son coeur et à sa fierté. L'eau de la douche se joignit à celle de ses larmes. Les gouttes tombaient dans le bac indistinctement, comme s'ils ne devaient servir qu'un seul et même dessein : effacer les traces de salissures que seules les trahisons du cœur savaient imprimer au fond de votre être.

Une fois enveloppée dans sa serviette de toilette, JJ osa un regard vers son reflet dans le miroir couvert de buée qu'elle effaça d'un coup de main, effaçant par ce même geste les traces d'un baiser sur la surface cristalline. Elle avait les yeux rouges de ceux qui expriment la souffrance par les larmes, rien de fabuleux dans l'image de cette femme que le miroir lui renvoyait. S'il avait été magique, il aurait fallu qu'elle soit la dernière femme sur terre pour qu'il lui fasse un compliment.

A cet instant elle était loin d'être la femme qu'elle essayait de faire paraître forte au FBI. Elle était juste une femme bafouée, humiliée, trahie, qui se demandait si sa place sur terre n'avait pas été une erreur monumentale depuis le début.

Elle ouvrit la boite à pharmacie et aligna devant elle les boites de médicaments qu'elle avait. Faisant un bref inventaire mentale et calculant malgré elle, lesquels seraient les plus efficaces pour un sommeil profond et sans réveil.