— Je t'assure que tout va bien se passer, Drago !

— Je l'espère, Théo, je l'espère… Tu ne reçois pas la presse britannique à New York, mais je peux t'assurer qu'il ne se passe pas une année sans qu'un article sur moi ne fasse la une de la Gazette… Toujours les mêmes absurdités, évidemment, à propos de mon passé et de mon choix de faire carrière en médicomagie… Je sais que Teddy en souffre.

— C'est un garçon solide, Drago. Il va très bien s'en sortir là bas, ne t'en fais pas. Tu en as parlé avec Harry ?

Drago soupira de lassitude et se passa la main sur le visage.

— Oui, évidemment. Il pense comme toi.

— Alors, écoute-le !

Drago laissa quelques secondes s'écouler avant de reprendre la parole.

— Tu sais, Théo, ce n'est pas mon fils biologique, mais j'aime tellement ce gosse… Je ne supporterai pas qu'il lui arrive quelque chose… Qu'il subisse du harcèlement ou des agressions comme j'ai vécu en Huitième Année. Je pourrais tuer sans l'ombre d'un remords la personne qui lui ferait du mal.

Des réminiscences de la Huitième Année surgirent dans l'esprit de Drago et il lui fallut lutter pour maîtriser ses tremblements.

— Je sais que tu l'aimes, Drago. Il ne se passera rien de ce genre. Respire, Drago, ça va aller, le rassura Théodore qui avait entendu son ami suspendre son souffle.

— Merci d'être toujours là, Théo.

— Toujours, tu le sais. Je te laisse, j'ai un déjeuner avec un client. Prends soin de toi et embrasse Harry pour moi.

— Je le ferais. Tu reviens pour Noël ?

— Bien sûr. À bientôt, Drago.

Drago raccrocha le téléphone moldu dont la maison était équipée depuis quelques années et pria tous les fondateurs pour que l'avenir lui donne tort.

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