Il était 21 h lorsque Harry peut enfin quitter cette réunion improvisée. Il n'y avait plus un élève dans les couloirs. Il faisait froid dans la pénombre de ce château enchanté.

Point de vue de HARRY POTTER :

J'avais peur de rencontrer Hermione, Ron et Ginny qui, j'étais sûr, allait encore me harceler de questions … Albus, à la fin de la réunion, m'avait annoncé que même s'il y avait normalement un couvre-feu pour tous les élèves sans exception, je n'avais pas à le respecter en tant qu'étudiant. Grace à ce statut, je peux maintenant quitter l'école quand je le souhaite, peux, même en présence d'élèves, tutoyer les professeurs et ne plus porter l'uniforme. Et, étudiant veut dire ne plus faire partie d'aucune maison donc plus de perte de points. Je ne pouvais même plus être collé ! Génial non ? De plus, étant préfet en chef, j'aurais le droit d'enlever des points aux élèves, mais n'aurai pas à faire de ronde. Les préfets m'enverront chaque nuit un parchemin faisant un résumé des événements de la nuit que je devrai ensuite transmettre aux professeurs dirigeant les maisons incriminées (si non-respect du couvre-feu par un ou plusieurs élèves). Un mot me venait à l'esprit. Liberté !

Les rayons du soleil caressaient mon visage, me réveillant de mon sommeil bienfaiteur. J'étais entouré par les bras d'Edward, le visage dans son cou, étendu entièrement sur son corps, le tenant par la taille. Il ne pouvait plus bouger. Je me rappelle qu'en rentrant, cette soirée m'ayant fatigué et ayant besoin d'un câlin, ne supportant pas bien la séparation lorsqu'il y avait des débordements émotionnels, j'avais emmené Edward dans notre chambre et avais quémandé la morsure pour ensuite m'endormir d'épuisement. Vu que le lien n'était pas encore stabilisé, ça avait dû le fatiguer. En effet, il dormait malgré son statut vampirique, ce qu'il ne faisait que rarement. Je caressai doucement son visage de mes lèvres, mes doigts frôlant de leur pointe ses côtes. J'étais au paradis. M'étant perdu dans mes pensées, je ne m'aperçus qu'à cet instant qu'Edward était réveiller, m'observant, me souriant, me touchant. Rouge de gêne, je m'excusai. Je n'eus même pas le temps de terminer ma phrase que ma bouche se faisait déjà happer par la sienne pour un ballet empli de douceur et de légèreté. L'éternité… Un terme vaste utilisé pour décrire une vie sans mort. Pourtant, lorsque j'y pensais, le visage éclairé d'Edward se gravait dans ma mémoire, faisant prendre une tout autre importance à ce mot indéfini.

- Je t'aime. Chuchota Edward, avant de l'embrasser.

Un seul mot. Paradis.

Il était maintenant 7 h 10. Le corps enseignant était descendu depuis une dizaine de minutes. Les élèves commençaient déjà à arriver en affluence lorsqu'un bruit sourd raisonna dans la grande salle et qu'une Hermione furieuse hurla :

- Harry James Potter !

N'ayant apparemment toujours pas retenu le fait que je ne m'appelais pas ainsi, je me désespérais déjà de la scène qui allait se tourner devant une bonne centaine de personnes. Je sus qu'Hermione avait découvert que je n'avais pas dormis dans mon dortoir et qu'elle n'avait pas apprécié. Je bâillai et me retournai vers la table des professeurs. Sirius me faisait un signe de paix, Remus avait une grimace sur le visage et plusieurs professeurs avaient l'air dépassé par la situation. Voyant que je ne m'intéressais pas à elle, elle n'en fut que plus furieuse. Elle s'avança à grand pas vers moi, suivis de Ron, le visage rouge d'énervement, et de Ginny, une expression outrée sur son visage.

- Harry James Potter, lorsque je te parle, écoute-moi !

- Lorsque tu utilises mon nom, utilise le bon !

- Harry James Potter ! Hurla-t-elle, outrée, encore plus fort que la première fois alors que toutes les personnes présentes nous écoutaient. Le professeur Rogue dut sentir que cela allait mal finir, car il annonça d'une voix à glacer le pôle Nord :

- Miss Granger, si vous avez terminé de hurler, j'aimerais bien manger sans entendre un castor couinant comme vous. Allez-vous asseoir, je vous retire dix points.

Le sablier rouge et or apparu et sur les 50 points de départ, il n'en resta plus que 40. Faisant passer les Gryffondort en dernière place du classement des quatre maisons alors que les cours n'avaient même pas encore commencé. Humilier, Hermione, toujours suivis par ses compères alla s'asseoir en me lançant un regard noir, plein de rancœur, alors que je levais les yeux au ciel. Cette année, j'allais montrer au monde ce que je savais faire. Je n'allais plus laisser Hermione me marcher sur les pieds en se prenant pour la meilleure et se permettant donc de dicter ma conduite. Je sortis de mes pensées lorsque l'on me tapota l'épaule. C'était Neville.

- Je ne sais pas ce qu'il se passe entre toi, Hermione, Ginny et Ron, mais j'ai un mauvais pressentiment par rapport à ces trois-là. Fais attention d'accord.

J'acquiesçai et le rassurai, je faisais bien attention et je ne laisserai pas Hermione continuer à dicter ma vie, Ron profiter de ma célébrité et ensuite me hurler dessus par jalousie et encore moins me laisser me faire coller par Ginny.

- Tu sais Harry, quels que soient tes choix, sache que je serai toujours derrière toi. Nous sommes amis, j'ai confiance en toi.

- Merci Nev', ça me fait plaisir. Tu es un véritable ami !

Neville me fit un sourire puis continua son chemin pour rejoindre Luna à la table des Serdaigle. Je suis certain qu'il se passe quelque chose entre eux. Je me renseignerai plus tard !
_

Alors que je terminais de manger le copieux petit déjeuner déposer sur les longes tables de la grande salle, je remarquai qu'une heure était passée. Il me restait un peu moins de 50 minutes avant le début de mes cours particuliers. Aujourd'hui, je n'avais aucun cours normal, c'est-à-dire en commun avec les élèves de Gryffondort. Je savais que pour le déjeuner, Hermione allait me tomber dessus pour n'avoir participé à aucun cours et qu'ensuite, lorsque les professeurs lui auront expliqué que j'avais des études en plus sans toutefois détailler, elle allait me harceler pour savoir ce que je faisais en dehors des cours avec les professeurs. Je suis certain que par jalousie elle va péter un câble lorsqu'elle va savoir qu'elle ne peut pas participer et qu'elle ne peut connaître aucune information. Je vais en entendre parler longtemps… Et dire qu'avant je la croyais mon amie, je pensais que dicter mes actions ainsi était une bonne chose, car elle était mon amie. Je m'étais vraiment trompé sur son compte… Quand je pense au jour où mon cœur s'est brisé, le jour où j'ai découvert que Ron et Hermione était loin d'être mes amis… Ne voulant pas y penser et craignant d'être en retard pour mon premier jour, je sortis de mes sombres pensées pour me diriger vers mes appartements pour réunir les fournitures dont j'avais besoin.

9 h 05

- Harry, si nous sommes tous réunis pour ce premier cours c'est pour connaître ton niveau. Ce traitement sera le même pour chaque premier cours et ensuite nous ferons une petite réunion à la fin de chaque semaine. Ça te va, Harry ? Veux-tu changer quelque chose dans ton emploi du temps ?

- Il n'y a aucun problème professeur Dumbledort, tout me semble correct. Mais, sachez que depuis que j'ai appris la trahison de mes amis et que j'ai rencontré ma famille, ceux-ci n'ont pas voulu me laisser en première ligne du combat sans m'entraîner. Cela fait donc 3 ans qu'une famille de vampire ayant des dons et des connaissances très impressionnante m'entraîne. Pour certaines matières, j'ai largement dépassé le niveau requis !

- Vraiment ? Demanda Albus, légèrement surpris. Eh bien, c'est parfait, si nous jugeons que nous n'avons plus beaucoup de chose à t'apprendre, nous réduirons le nombre de cours de cette matière et si nous jugeons que nous n'avons plus rien à t'apprendre, nous supprimerons complètement la matière. Je sens que tu vas bien te reposer cette année…

Ce commentaire eut l'air de faire sourire plus d'un adulte. Ça me faisait plaisir, après tout, cela montrait qu'ils avaient confiance en mes compétences. Avoir des adultes qui croyaient en moi et mes compétences n'étais pas une chose dont je pouvais souvent me vanter, surtout pendant mes années à Poudlard (ma deuxième année, ma quatrième année …)

Le professeur McGonagall prit la parole :

- Bien, commençons simplement, explique-moi ce qu'est la métamorphose.

- Le terme " métamorphose " vient du latin " metamorphosis ", lui-même issu du grec " méta " qui signifie " après " et de " morphé " qui signifie " forme ". Le terme métamorphose est par analogie, une science, la série de transformations que subit un insecte depuis l'état de l'œuf jusqu'à l'état adulte, est une métamorphose, c'est sur cela qu'ont été basées les études faites sur la magie des métamorphoses. Car la métamorphose s'emploie pour exprimer le changement d'une personne ou d'un objet dans sa forme extérieure, même si le changement de forme est radical, il n'en demeure pas moins que le sujet métamorphosé garde toujours la spécificité de son état antérieur. La métamorphose humaine n'est pas synonyme de perte totale de l'identité. Bien plus, par un effet de grossissement, la métamorphose exagère les dispositions intérieures du sujet métamorphosé. Prenons un exemple, si quelqu'un tuait Voldemort, mais que les dieux par je ne sait quelle raison décide encore de le sauver de la mort en le métamorphosant en oiseau, ils vont choisir l'épervier, car c'était un homme agressif et qui semait la terreur. Bien sûr, le sujet métamorphosé reste identifiable. Car un œil avisé sur la magie peu percevoir les pellicules de magie qui recouvrent une métamorphose. (NDA : cette définition n'est pas de moi, je l'avais trouvé en lisant une fanfiction de Harry Potter, mais je ne me rappelle plus laquelle. Si l'auteur de cette définition lit cette histoire, qu'il se manifeste pour que je puisse identifier son pseudo et le nom de son histoire en information pour les lecteurs.)

Point de vue de l'auteur :

Le silence accueillis ses paroles. Les adultes présentes n'arrivaient pas à croire ce qu'ils entendaient. Ils étaient certains depuis quelques jours qu'Harry n'était pas ce qu'il laissait paraître, mais étai tout de même surpris. Lui qui était à peine moyen en cours et qui faisait faire ses devoirs à Hermione. La métamorphose était loin d'être un de ses sujets de prédilection et à chaque fois qu'il se faisait interroger, il n'arrivait jamais à grand-chose, que ce soit à l'oral ou en démonstration…

- C'est excellent Harry, bravo ! Je vais te demander de faire des choses des plus en plus dures, à la fin, nous aborderons le sujet de la transformation Animagus.

- Madame, je ne voudrais pas vous enlever votre travail, mais je suis déjà un animagus. Mes métamorphoses sont au meilleur d'elles même.

- Nous t'avons fortement sous-estimé… J'ai hâte de voir ce que cela va donner pour les autres cours ! Peux-tu s'il te plaît nous montrer ta forme animagus ?

- Bien sûr, je l'ai terminée en à peine quelques semaines et j'ai réussi à débloquer ses deux formes.

- Vraiment ? Mais une telle maîtrise est extrêmement complexe !

- Ma première transformation est toute petite et ne prend pas de place alors que la deuxième est son opposé en terme de taille. J'ai eu la bonne idée de m'entraîner dans une salle de classe fermée, j'ai été comprimé et j'arrivais à peine a respirer tellement je n'avais plus de place. C'est pour cela qu'après je n'ai plus jamais essayé de me transformer dans les salles de classe. J'ai trouvé un bien meilleur endroit pour le faire. Alors que je me baladais dans le château, avant le couvre-feu bien sûr… Continua rapidement Harry sous le regard des professeurs. Jamais je ne l'aurais fait alors que le couvre-feu était passé… Vu la tête que faisait Harry, il était difficile de le croire.

- Harry, nous savons tous très bien que tu ne respectes jamais le couvre-feu et que tu t'amuses à te balader avec ta cape d'invisibilité. De plus, lorsque tu as acquis la carte des Maraudeurs, il n'y a plus eu aucun doute de la manière dont tu arrivais à t'échapper de la surveillance des professeures et de Rusard.

- Ah… Dit-il, une goutte de sueur sur la tempe.

- Continu donc, qu'as-tu découvert qui n'était pas sur la carte ?

- La salle sur demande.

- La quoi ? Demandèrent tous les adultes de la salle.

Appartement personne n'en avait entendu parler. C'était choquant en ce qui concerne Sirius et Remus. Harry redressa la tête en entendant cela et sourit fièrement d'avoir découvert une salle que les Maraudeurs n'avaient jamais encore visitée.
- La salle sur demande, c'est une salle immense qui peut se transformer en tout ce que l'on souhaite. Il faut pour cela passer 3 fois devant en pensant fortement à comment l'on souhaite transformer cette salle.
- J'aurais tellement aimé découvrir l'existence de cette salle pendant mon séjour à Poudlard ! Cela aurait permis tellement plus de blagues, moins de problèmes et plein d'utilisations différentes.
- Je suis si heureuse qu'ils n'aient pas eu connaissance de cette salle ! Marmonna Minerva, une goutte de sueur sur le visage rien qu'à cette idée.
- Enfin, mon animagus est donc un lézard et sa deuxième forme un dragon. Je pense que le dragon signifie bien évidemment mon aptitude à voler et mon envie de liberté. Quant au lézard, sa petite taille me permet de me faufiler, de distancer mes ennemis et me couvrir des regards. Un peu comme ce que je fais avec ma cape d'invisibilité. Je pense que mes formes me permettent de faire ressortir des petits côtés de ma personnalité que je préfère garder pour moi ou que je n'expose que devant quelques proches.
Un blanc accueilli mon annonce. Je vis Dumbledort se tourner vers les autres adultes de la pièce et, en un regard, prendre une décision commune.
- Harry, je pense que tu devrais aller te reposer, nous devons réévaluer nos préconçus vis-à-vis de ton niveau. Rejoint donc Mr Cullen, je dois parler à tes professeurs et à nos collèges de l'ordre.

Je marchais silencieusement, la pénombre me suivant dans le long couloir vide vie. J'étais heureux. Mes cours allaient être allégés, ma famille était de retour à mes côtés et les personnes toxiques de ma vie en étaient sorti. Que demander de plus ? Enfin sauf la mort de Voldie bien sûr, ça, ça sera le nouveau départ que la Grande-Bretagne et moi-même avons grand besoin. La porte de mes appartements apparaissait au loin lorsque je sentis une impulsion dans mon dos. Je me mis instantanément en mode combat. Ma baguette en main, une position sur le qui-vive, j'analysais mon environnement. À l'endroit du bruit, un trou remplaçait le mur, celui-ci a quelques centimètres de mon ancienne position.
Quelqu'un avait tenté de me tuer.