Les Ennemis de Loki

Résumé : Débarrassé de l'horcruxe qui est en lui, Harry retourne sur Midgard et se charge de ses ennemis les uns après les autres, couplant une alliance d'une part auprès des Avengers et d'une autre auprès d'Odin. Ni Voldemort, ni Thanos ne pourront se dresser sur son chemin.

Sequel Le Dieu Maudit et Le Réveil de Loki


Chapitre 1 : L'Exorcisme

Odin entendit dire que le jeune Harry, la réincarnation de Loki, était dans le domaine de Lady Eir en compagnie de sa douce épouse afin d'y subir un rituel d'expulsion d'âme. Se sentant encore fort concerné et coupable de tout ce qui était arrivé à son fils adoptif et soucieux de son bien-être maintenant qu'il était de retour, il prit le chemin de l'aile médicale de la citadelle.

Il n'y était pas encore arrivé qu'il entendait déjà les cris déchirants du sorcier. Il hurlait à s'en casser la voix tellement il souffrait. Tous les passants s'arrêtaient un instant pour écouter et faire une petite prière pour le malheureux avant de reprendre leurs activités. Le Roi d'Asgard s'approcha des guerriers et meilleurs amis de Thor qui attendaient dehors et vint aux nouvelles.

« Cela fait bien une heure qu'il hurle ainsi, » fit Fandrall, la tête baissée. « Quoi que cela puisse être, cela le torture. »

Aucun des autres guerriers n'osa dire quelque chose de péjoratif sur le sorcier. Ils avaient tous compris leur immense erreur et espéraient pouvoir la réparer. Hélas, durant les trois semaines de séjour d'Harry Potter au Royaume d'Asgard, pas une seule fois ils avaient pu être en tête à tête avec lui. Le Midgardien les fuyait probablement. Et ses deux enfants le surprotégeaient dès qu'il était question d'eux. Les seuls vraiment tolérés auprès du sorcier étaient Thor, Frigg et Odin, bien que c'était à contre cœur pour ce dernier. Surtout ce dernier.

Soudain, les cris cessèrent. Odin pénétra dans l'antre de Lady Eir afin de s'enquérir directement auprès d'elle. Harry était inconscient sur la forge spirituelle, pâle et couvert de sueur, retenu par ses deux fils et Thor par les bras et les jambes afin qu'il ne bouge pas et Frigg maintenait une pierre sur son front. Le Roi put voir progressivement la pierre pure et translucide s'assombrir et devenir aussi noire que du charbon. L'âme parasite qui habitait le corps de son fils… ou du moins sa réincarnation.

Cela lui faisait étrange de considérer cet adolescent, presque un homme, comme Loki alors que ce dernier avait été exécuté à peine quelques années auparavant. Les années ne s'étaient pas écoulées suffisamment pour qu'un enfant puisse naître et grandir pour atteindre l'âge de seize ans. Odin se demandait ce qu'avait fait la Déesse de la Mort, et surtout quels en étaient les desseins.

« Vous pouvez le ramener dans ses quartiers, » fit Lady Eir après avoir vérifié les constantes du sorcier.

« Attendez, » dit Thor. « Il a parlé de certaines choses à Midgard. Est-ce que vous pourriez l'examiner totalement ? »

« Que dois-je rechercher ? »

« Des traces de mauvais traitements, » répondit le Dieu du Tonnerre.

Frigg et Odin se figèrent.

« Papa va pas être content que vous lui fassiez cela dans son dos, » commenta Jormungandr sans pour autant empêcher la guérisseuse de commencer l'examen.

« Nous sommes en droit de savoir ! » clama le blond.

« Techniquement, c'est un Midgardien, donc non. Mais bon … »

« Toute cette histoire est ambigüe même pour nous, Jor, » intervint Fenrir en se dirigeant vers la fenêtre. « Plus vite on saura, plus vite on sera fixé. Et qui sait … j'irais peut-être m'occuper de quelques Moldus. »

« Papa a dit qu'il s'en chargerait lui-même ! »

« Mais Papa est devenu trop doux ! »

« Il est un enfant du vingtième siècle, » répliqua simplement Jormungandr en haussant des épaules. « Autre siècle, autres mœurs, autres valeurs. »

Tous les regards se portèrent vers Lady Eir quand elle fut prête à remettre un diagnostic complet du corps d'Harry.

« Vu l'âge qu'il a et sa nature, il est trop petit, » révéla cette dernière en fixant la forge spirituelle. « Il a déjà eu de nombreux os brisés et quelques-uns n'ont pas guéris correctement. » Fenrir gronda et Thor serra les poings. « Et il n'a pas été alimenté correctement pendant un temps. Cela dit, son cœur magique est intact et même est parfaitement développé pour son âge. Et il semble avoir, étrangement, quelques caractéristiques jotunniennes. »

« Il m'a révélé que parmi les ancêtres Potter, il y avait l'un ou l'autre géant, » informa le Serpent de Midgard. « Mais cela remonte à loin. »

« Pour le reste, à part la cicatrice sur son front qui comporte encore quelques résidus de magie néfaste, il est en parfaite santé. »

« Je le ramène à sa chambre, » fit le Dieu du Tonnerre en soulevant doucement le sorcier. « Il y sera mieux pour se reposer. »

xXxXxXx

Quand Harry se réveilla, la première chose qu'il sentit, ce fut la douce odeur de menthe. Il sourit à cela. Il adorait cette plante. Il l'avait toujours adorée. La seconde chose qu'il remarqua fut les paroles calmes de la Reine Frigg qui discutait avec Fenrir et Jor. Là où Odin supportait ces derniers pour ne pas vexer le sorcier, Frigg les avait traités comme des êtres normaux et non des monstres. Cela avait suffi à ce que les rapports entre eux soient cordiaux, voire même familiaux. Mais pas avec le prince ni le roi d'Asgard.

« Et si tu venais nous rejoindre, Potter, » fit Fenrir.

« On peut rien te cacher ! » Le Loup rit grassement. « Il y a encore du thé ? »

« Il y en a autant que tu en voudras, Harry, » répondit doucement la reine.

« Super. Je vais me prendre une douche rapide et j'arrive ! Et mangez pas tous les fruits ! J'en veux aussi ! »

Jor et Fenrir échangèrent un sourire.

« Vas-y doucement, Harry, » dit néanmoins Frigg, soucieuse. « Le rituel a été éprouvant. »

« Nan, ça ira. J'ai déjà été en bien pire état et je devais quand même faire la cuisine et le jardin… »

Harry ne prit pas plus de dix minutes pour se laver et s'habiller d'une de ses anciennes tenues qu'il avait magiquement adaptée à sa taille. En même temps, il n'avait plus de tenue midgardienne correcte et propre surtout.

« Joli Serpentard, » commenta Jormungandr avec un sourire.

A cela, le sorcier ne put répondre que par un sourire espiègle et un claquement de doigts. Il changea le vert par du rouge.

« Okay… pourquoi la couleur d'oncle Thor ? »

« Parce qu'il est un Gryffondor, » répondit Fenrir à la place de leur père.

« Et je refuse de porter les couleurs de Serpentard, tout simplement, » ajouta Harry en venant s'installer. « J'ai un problème avec son dernier descendant connu. Bonjour ! » Il prit avec reconnaissance la tasse de thé et en but une gorgée. « Hmmm … divin ! »

« Tu n'exagères pas un peu ? » demanda ensuite l'Alpha.

« Quand on a pour ainsi dire rien eu comme moi, tu savoures les petites choses de la vie. Et cette menthe-là, crois-moi que tu ne la trouveras jamais sur Midgard ! »

Ils profitèrent d'un moment en famille à échanger des banalités jusqu'à ce que la reine annonce le message de son mari.

« Odin voudrait te parler, Harry. »

« Qu'est-ce que j'ai encore fait ? » demanda le sorcier qui avait à l'esprit son passif en tant que Loki.

« Rien. Du moins, je l'espère, » sourit Frigg. « Mais il souhaiterait malgré tout s'entretenir avec toi. »

Le sorcier soupira mais hocha la tête. De tout son séjour, il n'avait pas encore eu une audience officielle avec le monarque. Il ne savait pas trop à quoi s'attendre, d'une part parce qu'il était Loki mais aussi parce qu'il ne l'était pas tout à fait justement. Et que tellement de choses avaient changées en à peine quelques années.

« Eh bien… en fonction de ses disponibilités du jour… » Harry usa d'un clone pour voir si Odin était occupé, ce qui était le cas. « Il semblerait que j'ai du temps à perdre. Est-ce que quelqu'un se porte volontaire pour former ce corps à une quelconque forme de combat ? »

« Allez… pourquoi pas, » fit Fenrir. « Tu as assez combattu le gamin. »

« Eh ! » s'indigna Jormungandr en donnant un coup de pied dans le genou de son frère. « Je t'emmerde ! »

« Il est temps que tu combattes quelqu'un d'un peu plus coriace, » ajouta-t-il comme s'il n'avait jamais été interrompu. « A mains nues. »

« Ca marche. Par contre, on va sur le terrain d'entraînement pour ça. »

« Et il est où ? »

« A côté de la caserne. »

« Alors allons-y. »

« Allez-y doucement avec votre père, les enfants, » avertit calmement Frigg.

« Je vais très bien, » rassura Harry avec un sourire. « Dans le pire des cas, je guérirai. »

« Ce n'est pas un jeu, Harry ! »

« Non, c'est un entraînement, Mère. J'ai besoin de retrouver une certaine forme. Si Voldemort attaque, je peux l'avoir sans problème rien qu'avec la magie, ce ne sera pas aussi facile avec Thanos et ses sbires. »

La reine soupira mais hocha la tête. Elle pouvait comprendre.

Ainsi les trois métamorphes, car Harry en était à nouveau un, puisqu'il avait de nouveau les capacités de Loki, prirent le chemin du terrain d'entraînement. L'accueil là-bas ne fut pas du tout chaleureux. Si les Asgardiens observaient Harry d'un œil sceptique, ils étaient sur leurs gardes voire même le pied de guerre pour Fenrir et Jormungandr qu'ils voyaient tous comme des monstres.

« Allez… Montre-moi ce que tu as dans le ventre, Potter, » fit Fenrir en se tournant vers le sorcier.

Ce dernier sourit avant d'afficher un visage sérieux et de se mettre en position de défense, les deux poings relevés. Ils échangèrent quelques coups simples pour s'échauffer avant de finalement y aller plus franchement. Coups de poings, coups de pieds, bottes, feintes, … tout y passa. Et Harry se retrouva souvent à terre. Fenrir était bâti comme un ours en même temps. Lui avec ses soixante-sept kilos tout mouillé et sa petite taille, il ne pouvait pas l'avoir de face.

« Je pense à un truc, » dit-il soudain en tentant quelques coups sans succès, se faisant repousser.

« Quoi ? »

« T'as pas donné les règles. Avec ou sans magie ? »

« J'm'en branle. Le principe est de gagner. Te focalise pas sur les règles de combats asgardiennes. On n'est pas Asgardiens. »

« Okay… »

Harry joua alors d'autres feintes en se téléportant pour déstabiliser l'Alpha. Cela dit, ce dernier l'anticipait et le bloquait à chaque fois.

« Tu es trop prévisible, » dit Fenrir en l'immobilisant.

Il le tenait fermement contre son large poitrail, dos contre son ventre, les mains immobilisées dans une des siennes qui s'avéraient être aussi larges qu'un couvercle de casserole.

« Et ça, c'est prévisible ? » demanda Harry en frappant du plus fort qu'il put de son pied sur celui de Fenrir.

Il enchaîna ensuite par un clone sur lequel il transposa son essence pour attaquer l'Alpha de dos et lui donna un autre coup de pied un peu plus mal placé, entre les jambes, pour finir par lui monter sur les épaules et le faire totalement tomber au sol en jouant de son propre poids pour lui faire perdre l'équilibre. Ses jambes autour du cou de son fils étaient sur le point d'étrangler ce dernier.

« Pas mal, » grogna Fenrir en frappant la cuisse de son père. « Mais ce ne sera pas toujours aussi simple que ça. »

« Je sais, » sourit Harry en relâchant la pression. « On recommence ? »

Le Loup eut un sourire carnassier et hocha la tête. Ils reprirent l'entraînement, le sorcier usant de ruse et de magie pour abattre son adversaire à défaut de pouvoir le terrasser purement physiquement, et ce devant les guerriers d'Asgard partagés entre indignation et … non pas de l'acceptation. Il n'y avait rien d'honorable à combattre avec la magie. Mais … il y avait quelque chose.

xXxXxXx

Harry se tenait bien droit devant Odin, dans la salle du trône. Le Tout-Puissant monarque l'observait en silence depuis un moment, l'observant de la tête aux pieds.

« Loki… »

« Je me nomme Harry, Seigneur Odin, » corrigea calmement le sorcier.

« Mais ton âme est celle de Loki. »

« Oui et non. J'ai vécu des années sans le moindre souvenir de mon passé. Je considère être une fusion des deux. Et … Je préfère garder le nom d'Harry car d'un côté Loki est décédé sous votre ordre et de l'autre, ce nom m'a été donné par mes parents que je n'ai hélas jamais connus. Je tiens à le garder. » Le jeune homme soupira. « Pourquoi avez-vous demandé à me voir d'une manière aussi formelle ? »

« Tu te souviens de ton passé, de ton rôle, de ta patrie, il est temps pour toi que tu reviennes auprès de nous. »

« Je n'y tiens pas, Seigneur Odin, » refusa le sorcier avec politesse. « Vous vivez longtemps, des siècles là où je ne vivrais que quelques décennies. Je ne suis plus des vôtres. Je suis un Mortel, un Midgardien. Je refuse de venir m'exiler ici alors que j'ai des amis et des personnes que je considère comme ma famille. Vous ne me ferez pas subir à nouveau les tourments qui ont été ceux de Loki pendant des siècles. Je n'ai jamais été accepté ici alors que là-bas … »

« Ton corps a subi des traumatismes ! »

Harry serra les poings.

« Et j'ai subi de nombreux tourments auprès des Asgardiens ici sans avoir la possibilité d'être entendu parce que vous n'aviez pas le temps d'écouter mes soi-disants mensonges ! » s'énerva-t-il. « Je suis Midgardien ! En tant que sorcier, je ne vivrais pas plus de deux ou trois cent ans. Plus rien ne me retient ici plus que pour une simple visite ! Je ne suis pas de votre famille ! Mon destin est de finir à Helheim, là où mon âme résidait avant que vous ne m'accordiez une faveur. »

Odin serra la lance Gungnir avec colère. Toutefois, Harry ne le laissa pas reprendre la parole.

« Je viens vous offrir quelque chose en retour, si toutefois – plus que probablement – je survis à Voldemort qui menace Midgard. »

« Qu'apportes-tu ? »

« Une connaissance venue d'Helheim que Hela m'a donnée peu après votre départ. Thanos, l'ennemi qui m'a soumis et fait de moi sa marionnette, il a une faveur de Mort. Cela expliquerait pourquoi Heimdall ne peut pas le voir. »

« N'y a-t-il pas moyen de savoir où il est ? »

« Seule Mort peut potentiellement le savoir mais elle n'en informera personne d'autre qu'Hela ou son Maître. »

« Son Maître ? »

« Pour le moment, il n'y a pas de Maître de la Mort, du moins ce n'était pas le cas quand j'ai quitté Helheim. »

« Qui peut l'être ? »

« Je l'ignore, Seigneur Odin. Je ne sais pas trop comment il est sensé être éligible. Tout ce que je sais, c'est que le Maître de la Mort commande à la Mort. Mais je n'en sais pas beaucoup plus, je n'ai pas été suffisamment longtemps à Helheim pour en connaître les règles et lois autres que celles des morts. Et je ne faisais pour ainsi dire rien si ce n'est observer le paysage de brumes. »

« Que suggères-tu ? »

« Je ne suggère rien. Je ne suis pas un conseiller. Je n'ai fait que vous fournir une information qu'Hela m'a remise. Et je vous informe que même si je ne suis plus un citoyen d'Asgard, je reste fidèle au serment que j'ai prononcé il y a quelques années, juste au moment de l'affaire avec Jotunheim. La seule différence est que je suis le protecteur de Midgard et non plus d'Asgard à proprement parler. »

Odin soupira mais, d'un geste de son épouse, il ne put que finalement accepter.

« Ce pour quoi j'étais à l'origine venu sur Asgard a été accompli. Je me dois maintenant de rentrer dans mon royaume et sauver mes amis. »

« C'est vraiment important pour toi ? »

« Ca l'est, Seigneur Odin. Non seulement pour mes amis mais aussi pour tous les autres qui sont en danger à cause de Voldemort. »

Le Dieu frappa finalement de Gungnir et lui accorda le droit de repartir en paix. Et une promesse de soutien quand Thanos viendrait envahir Midgard ou un autre royaume.

Harry s'inclina respectueusement avant de partir pour le Bifrost avec Fenrir, Jormungandr, Thor et, à la plus grande surprise du sorcier, Lady Sif et le Trio Palatin. Il n'avait toujours pas parlé avec ces derniers. Il n'était pas emballé par l'idée, surtout que leurs dernières 'entrevues' avaient résulté par un vol plané et une chute dans l'espace d'un côté et son exécution de l'autre…

Une fois dans la salle du Bifrost, le Midgardien observa un instant le Gardien, hésitant. Il se souvenait parfaitement de ce qu'il lui avait fait en tant que Loki. Finalement, il choisit de s'approcher de lui.

« Je suis sincèrement désolée de vous avoir transformé en statue de glace, Heimdall. C'était malheureusement nécessaire. »

« Après tout ce qui a été découvert, Prince Loki, ou devrais-je plutôt dire, jeune Harry Potter, tout est pardonné. Il est juste regrettable de ne pas avoir retrouvé le coupable des méfaits du couronnement. »

« Regrettable, en effet. »

« Vivez bien, Harry Potter. »

« J'en ai bien l'intention, » sourit le sorcier avant de s'écarter.

Il salua une dernière fois chaleureusement la reine, la serrant dans ses bras, et fit un simple hochement de tête en direction d'Odin. Il se tourna une dernière fois vers le Gardien.

« Heimdall, déposez-moi en Angleterre du côté de Londres pour que je puisse rentrer. »

« Non, pas Londres, » intervint Fenrir. « Même le côté moldu est relativement surveillé. Dépose-nous à Stonehenge, Jor et moi, on se chargera de le raccompagner chez lui. »

« Il faut que je rassure les autres… Dumbledore, Snape, le professeur McGonagall, mes amis… »

« Le directeur de votre école, Albus Dumbledore, est mort, tué par Severus Snape, » informa Heimdall.

« QUOI ?! Changement de destination ! Dépose-nous à Loutry Sainte Chaspoule, dans le Devon ! Il faut que j'aille au Terrier ! »

« Au Terrier ? » firent Thor et Odin, perdu, alors que les guerriers le regardaient les sourcils froncés, comme s'il était devenu fou.

« C'est le nom d'une maison, » soupira Harry. « C'est la demeure des Weasley. Il faut que je sache ce qu'il se passe ! Snape respectait Dumbledore ! Il ne l'aurait jamais tué sans une bonne raison ! Il ne l'aurait jamais trahi ! »

« C'est pourtant ce à quoi cela ressemble, » fit remarquer Thor.

« Ce n'est pas le cas, » intervint calmement Heimdall. « La mort a été un arrangement entre les deux hommes pour préserver un jeune garçon qui avait pour mission de tuer Dumbledore. »

« Malfoy… Snape tient beaucoup à ce garçon, » fit le sorcier pensif. « Il faut quand même que j'aille au Terrier. Il faut que je sois au courant. »

« Je vous y envoie. »

Le Bifrost fut ouvert et les trois métamorphes partirent pour Midgard, sans les autres guerriers qui, eux, iraient à la base Avengers.