Chapitre 6 : Des Alliés Inattendus
Harry tomba à genoux sur le sol, haletant. Il avait peut-être un peu surestimé ses forces. Un rire amusé arriva à son oreille tandis que la main de Jor apparaissait devant ses yeux.
« Laisse-moi t'aider pour le voyage de retour, d'accord ? »
« Volontiers. » Le Gryffondor inspira profondément pour reprendre son souffle. « Merlin, j'avais oublié que je n'étais plus aussi puissant… »
« Harry … Potter … »
Harry se retourna et fixa le Gobelin. Ce dernier était figé de surprise.
« Je présume que mon illusion est tombée, » fit le sorcier sur le ton de la conversation.
« Dès l'instant où on est arrivés ici, » confirma Jormungandr. « C'est sympa ici, d'ailleurs. On est où ? »
« Nulle part en particulier, » répondit la réincarnation de Loki. « C'est juste un paysage que j'ai créé de toute pièce en lisant quelques œuvres de fictions à Alfheim. Des plaines et des bois à perte de vue. Et j'ai construit une maison là-bas. Il ne doit plus en rester grand-chose malheureusement. »
Après avoir marché une centaine de mètres, ils purent en effet voir les ruines d'une maison nordique dont le toit s'était effondré.
« Je suis navré, je suis trop affaibli pour pouvoir donner plus de confort que ça dans l'immédiat, » s'excusa Harry en s'asseyant. « Et je ne referai pas ce voyage avec autant de monde de sitôt. »
Il se laissa tomber dans l'herbe, couché pour quelques secondes, avant de se mettre plus convenablement en tailleur.
« Pourquoi nous avoir emmené ici, Mr Potter ? Et pourquoi être venu à Gringott's en premier lieu ? Si les Mangemorts vous attrapent… »
« Je serai livré à Voldemort sur le champ, oui, je suis au courant. » La créature avait pâli et regardait partout autour de lui. « Ne craignez rien pour le tabou. Il ne peut pas venir ici. Je ne suis même pas sûr qu'ils ont pu ne serait-ce que percevoir le fait que j'ai énoncé son nom à voix haute. Les défenses sur ce lieu sont si anciennes que je doute même qu'elles soient connues des créatures de Midgard. »
« Vous parlez comme si vous étiez une créature âgée de plusieurs siècles. »
« On peut dire cela comme ça, » fit pensivement Harry. « Je n'ai pas tout à fait menti en venant à Gringott's avec Thor. Nous sommes bien Thor et Loki d'Asgard et nous sommes bien venus pour affaires. Elles ne sont peut-être juste pas celles que vous espéreriez. »
« Je vous écoute. »
Harry sortit le diamant noirci de sa poche. Les sourcils du Gobelin se froncèrent à la vue de la pierre. Le Sorcier le lui donna pour qu'il puisse l'examiner.
« Cette pierre n'est pas ordinaire, » fit Gripsec après un instant.
« En effet. Cette gemme contient une âme. Un fragment d'âme pour être précis. Celle de Voldemort. » Les yeux du Gobelin s'écarquillèrent de surprise et d'horreur. « Vous comprendrez que tant que ces fragments d'âmes existeront, il sera impossible d'arrêter Voldemort. »
« Vous souhaitez l'aide des Gobelins pour détruire ce genre de magie ? »
« Non, » répondit Harry en récupérant la gemme.
Il la lança à Jormungandr.
« Nous savons déjà comment les détruire. Le venin de Jor est particulier. Mais j'ai besoin de l'aide des Gobelins pour arriver auprès de l'un des horcruxes se trouvant justement au sein de la banque dans un des coffres. »
« Vous voulez cambrioler un coffre donc. »
« Non plus, » répondit Harry. « Je suis suffisamment riche et capable pour me débrouiller sans avoir à voler. Ce que je souhaite, c'est récupérer l'artefact qui contient l'âme de Voldemort afin Jormungandr la détruise. Ensuite, l'artefact, quel qu'il soit, sera remis à son exacte place, intact et purifié. »
Il fit un geste à l'Ase-Serpent pour qu'il détruise l'horcruxe qui avait été déplacé dans le diamant. Ce dernier retrouva rapidement sa brillance et sa transparence. Il était intact, comme si l'âme n'avait jamais été présente. Harry récupéra la gemme et la tendit à nouveau au Gobelin.
« Comme vous pouvez le constater, le diamant est intact. J'ai conscience que voler Gringott's est une pure folie et je ne me risquerai pas. Mais rien ne m'empêche de faire affaire avec vous pour avoir accès à la voûte contenant l'horcruxe, l'assainir et repartir les mains vides mais le cœur plus léger de savoir qu'un pas de plus a été fait contre mon ennemi. Et je suppose que vous serez plus que ravis, vous autres Gobelins, de voir ces Mangemorts quitter vos halls et vos galeries et que vous puissiez enfin regagner votre indépendance. »
« C'est tout ce que vous souhaitez, Mr Potter ? »
« Hmmm… Peut-être une bourse de gallions venant de mon propre coffre pour dire que je puisse faire quelques courses quand je retournerai à l'étranger, » fit le sorcier en haussant des épaules. « Quand j'aurais plus de temps, je m'arrangerais avec vous pour un paiement plus approprié pour votre service, si toutefois vous me l'accordez, pour atteindre et détruire l'horcruxe. »
Le Gobelin Gripsec garda le silence un long moment. La proposition d'Harry était tentante bien évidemment. Un service pour un autre sans pour autant déroger aux règles de Gringott's puisque rien ne serait volé…
« Il y a des milliers de voûtes sous Gringott's, » fit-il platement. « Comment espérez-vous trouver cet objet sans vous faire repérer ? »
« Nous avons conçu un objet permettant de trouver avec exactitude la localisation de l'horcruxe de Voldemort et uniquement celui de Voldemort. C'est basé uniquement sur sa magie et son essence. Et vu que celui de Gringott's sera le seul présent, il n'y aura aucune interférence avec les autres magies. Les deux autres essences lui appartenant sont localisées au Manoir Malfoy. Du moins, la dernière fois que nous avons vérifié, c'était là-bas. »
« Je ne peux vous garantir quoi que ce soit, Mr Potter. Je dois en parler avec mes confrères Gobelins et avec le haut conseil. »
« Combien de temps cela vous prendra-t-il ? » demanda Harry.
« Une affaire de quelques jours, si vous me ramenez à Gringott's dans l'instant. »
« Très bien. Permettez-moi alors de vous lier magiquement à moi. Je ne tiens pas à être trahi. Vous ne pourrez pas parler de moi et mes compétences magiques particulières, ni même de mes alliés ici présents aux Mangemorts. »
« Je vous fais un serment magique dans ce cas, » fit Gripsec avec un sourire, montrant ses dents pointues. « Je ne parlerai de vos alliés à personne si vous me promettez en retour que rien ne sera volé et qu'en des jours meilleurs vous payerez votre dette envers la nation gobeline pour ce service particulier s'il est accepté par le haut conseil. »
« Cela me semble être un compromis acceptable, » sourit Harry en tendant la main, prêt à prêter serment.
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Harry attendait avec les Avengers au Square Grimmaurd. Jormungandr et Fenrir étaient présents également. Le Loup avait une belle estafilade sur le visage et était surveillé par Remus qui n'appréciait pas de le voir. Pourtant, il ne le sentait pas comme la personne l'ayant transformé. Il était mal à l'aise à ce sujet et en avait parlé avec Harry. Ce dernier n'avait fait que l'inviter à parler avec Fenrir. Il ne l'avait juste pas encore fait et le Loup n'avait pas cherché plus loin. Il ne forçait personne et avait suffisamment avec ses problèmes. Il était juste venu car Harry lui avait informé que la fin était proche pour Voldemort. Rien que cette éventualité le plaisait beaucoup car le vent de la vengeance pour ce qui était arrivé à sa meute soufflait à en grandes rafales.
Le Sorcier attendait que les membres de l'Ordre arrivent. Grâce à la radio Potterveille, beaucoup de personnes avaient été averties. Il avait une bonne nouvelle à annoncer à tout le monde. L'horcruxe qui était à Gringott's, dans la Coupe d'Helga Poufsouffle apparemment, avait été détruit. Il avait également récupéré la bague des Gaunt. Et avec cette dernière, la deuxième relique d'Hela, la Pierre de Résurrection.
Harry vit défiler de nombreux membres dans la maison de son parrain. Hélas, pas autant qu'il l'aurait souhaité. Mais ce n'était qu'un détail encore… Ils n'étaient peut-être pas nombreux mais ils étaient puissants pour certains, et pour d'autres imprévisibles. C'était là la clef d'une victoire.
Il y avait juste un détail qu'il voulait voir changer avant la bataille finale et il avait envoyé du courrier. Une invitation avec un drapeau blanc. Il se demandait juste si l'homme accepterait cette main tendue… Il le méritait à ses yeux. Tout le monde méritait une seconde chance.
« Eh ! Harry ! » fit Natasha qui était à la fenêtre du hall depuis un moment à guetter les arrivants. « Il y a deux personnes qui sont sur la place juste en face, immobiles. Un peu trop pour que ce soit normal. »
Le Gryffondor fronça les sourcils et se leva. Il y aurait une taupe ? Non, il en doutait. Il n'avait fait que contacter les membres de la résistance par Potterveille. Juste une seule personne était l'exception. Quand il vit que deux personnes vêtues de noir, l'une légèrement plus petite que l'autre, se tenaient sur la place du Square Grimmaurd, il sortit sa baguette et ouvrit la porte. Il se tint sur le seuil, se sachant normalement invisible de toute personne n'étant jamais venu au préalable dans la maison. Pourtant, l'un des deux avait légèrement bougé.
Cela l'avait amusé légèrement, il savait de qui il s'agissait. Il fit une illusion de lui qu'il fit apparaître juste derrière eux.
« Pourquoi ne pas rentrer, professeur ? » demanda-t-il.
Snape et Drago, car la seconde personne était Drago Malfoy, sursautèrent et pointèrent leur baguette sur lui.
« Merlin, Potter ! Tu es taré ! » s'exclama le Serpentard. « Imagine qu'on veuille t'amener au Seigneur des Ténèbres ! Tu serais dans de la bouse de dragon ! »
« Essaie de m'attraper et on en reparle …, » répliqua malicieusement la réincarnation de Loki en lui tendant le bras.
« C'est une illusion, Drago. Potter est toujours sur le perron. »
« Je ne vois rien. »
« Parce qu'on ne t'a pas encore autorisé à entrer, Malfoy. Toutefois, étant l'actuel propriétaire du Square Grimmaurd et faisant confiance en Snape, je vous autorise tous les deux à entrer. Et le premier qui s'en prend à vous, il aura un dieu fripon sur le dos. »
« Un dieu fripon ? » fit le blond, les sourcils froncés.
« Une longue histoire, Drago. Très longue histoire. »
« Vous serez dans le bain en l'espace d'une soirée, » rassura le Gryffondor en leur faisant un geste vers le perron. « Vous pouvez entrer, » ajouta-t-il avant d'effacer son illusion.
« Mais … comment peut-il nous laisser entrer ainsi sans demander de garantie ?! » s'exclama discrètement le Sang-Pur en se tournant vers le Maître des Potions.
Tout en disant cela, ils s'avançaient vers la maison, le plus âgé guidant son filleul.
« Tout simplement parce que je sais envers qui Snape est fidèle, Malfoy, » répliqua Harry qui était appuyé contre le chambranle du perron. « Heimdall m'a dit dans quelles circonstances Dumbledore est mort et quel arrangement vous avez fait… Allez, entrez. Et mettez-vous derrière Jor et Fenrir. »
« Fenrir… Greyback ?! »
« Lui-même. Ce sont mes fils. Enfin… ceux de Loki. C'est bon Nat', ce ne sont pas des ennemis. »
« Très bien. Penses-tu que tout le monde est arrivé ? »
« Dans le pire des cas, je réexpliquerai… Il est temps que ce monstre soit éradiqué de la surface de Midgard. »
Quand ils pénétrèrent dans la cuisine, toutes les baguettes se tournèrent vers les deux Serpentards. Ce geste menaçant envers les deux derniers arrivants fit se relever les Avengers sans pour autant leur faire sortir leurs armes. Harry calma le jeu assez rapidement alors qu'il poussait doucement Snape et Malfoy vers ses fils.
« Que font-ils ici ?! » s'exclama Ron Weasley. « Ce sont des Mangemorts Harry ! »
« Non. Enfin… C'est délicat. Je me porte garant pour Snape… »
« Il a tué Dumbledore ! » fit un autre membre de l'Ordre qu'Harry ne connaissait pas.
« Uniquement pour empêcher Malfoy de le faire ! C'était un accord entre eux ! De toute façon, Dumbledore était déjà mourant alors je ne vois pas où est le problème d'abréger la vie d'un homme à l'agonie ! »
Il appuya son propos en frappant la table du plat de la main. Il avait eu droit à une seconde chance alors qu'il avait clairement merdé. Il accorderait volontiers une seconde chance à quiconque la demandait.
« Il ne faut jamais se fier aux apparences. Elles sont certes contre eux, en particulier avec la Marque des Ténèbres à leur bras mais Snape n'a fait qu'appliquer les dernières volontés d'un mourant tout en sauvant un gamin. »
« Eh ! »
« Malfoy, la ferme ! » Harry se détourna de lui pour fixer les membres de l'Ordre. « Quant à Malfoy, je suis prêt à mettre ma main à couper qu'il a été forcé à agir en parfait connard. »
« Je ne te permets pas, Potter ! »
« Je me permets tout seul, merci bien, Malfoy, » rétorqua le Gryffondor avec amusement et malice. « Maintenant, le premier qui s'approche d'eux, il aura affaire à l'être le plus roublard de tout l'univers ! »
« Juste pour information, » commenta Steve en se rasseyant. « La dernière fois qu'il s'en est pris à quelqu'un, et encore pas tout à fait de sa volonté, New York a été partiellement détruite. »
« Ce genre de commentaires n'est pas digne de toi, Capitaine America, » rétorqua Harry avec amusement.
« C'est pourtant la vérité. »
« Il n'empêche, » rit le Gryffondor, un peu plus détendu. « Bon. On va dire que l'on va commencer. J'ai une bonne nouvelle. Je suis en bonne voie de nous débarrasser de Vous-Savez-Qui une fois pour toute. De tous les horcruxes qu'il avait créés pour se donner un semblant d'immortalité, il n'en reste plus que deux dont un qu'il garde constamment sur lui. De ce fait, nous pouvons nous préparer à une dernière bataille. Sincèrement, je ne sais pas pour vous mais je préfère personnellement choisir le terrain d'un affrontement pour pouvoir en tirer le meilleur avantage. »
« Comment avez-vous fait pour détruire les horcruxes sans ceci, Potter ? » demanda Snape en sortant l'épée de Gryffondor.
Il posa directement l'arme sur la table pour montrer qu'il n'était pas menaçant.
« Que cette lame reste bien sagement sur cette table ! » siffla directement Jormungandr en la voyant.
« Tu as peur de finir en brochette ? »
« Une fois me suffit amplement ! »
« Pauvre Jor…, » rit Fenrir en ébouriffant son frère.
« Fen ! Lâche-moi ! Pas devant des gens ! »
« Les enfants, on se calme ! » tempéra Harry en frappant dans ses mains. « Vous n'avez plus un siècle. » Il se tourna ensuite vers Snape. « Pour répondre à votre question, le venin de Jor est aussi voire plus mortel que celui d'un basilic. Il suffit amplement à détruire une âme. »
« Et en dehors de Nagini, qu'en est-il de l'autre horcruxe ? »
« J'espérais que vous pourriez me laisser entrez dans Poudlard, Mr le Directeur. Le dernier horcruxe s'y trouve et … une minute …. NAGINI EST UN HORCRUXE ?! »
Snape se pinça l'arête du nez en soupirant. Les explosions du Gryffondor, même s'il avait la mentalité de Loki qui l'avait profondément calmé et rendu plus mature, restaient légendaires et particulièrement bruyantes.
« Depuis quelques jours, le familier du Seigneur des Ténèbres ne quitte pas le Lord. Elle est même dans une cage magique, bien à l'abri d'un quelconque danger. Personne ne peut l'approcher. »
« C'est vrai que c'est suspicieux juste pour un serpent…, » fit pensivement Harry en s'installant enfin sur une chaise. « Jor ? »
« Tout ce qui a des écailles, j'en fais mon affaire. Maintenant, pour la cage, c'est à voir quand je serai devant. »
« Alors ? » fit-il en se tournant vers Snape. « Comment pourrais-je pénétrer dans Poudlard sans me faire voir ? Je ne peux malheureusement pas y aller en tant que Loki et les Avengers non plus. Avec toute la maison Serpentard qui est au courant de mes liens avec eux, nous sommes tous grillés. »
« Si vous pouvez me dire où est l'horcruxe, je peux m'en charger, » dit le Maître des Potions.
« Je n'ai toujours pas confiance en cet homme, Harry ! » s'exclama Ron.
« Je ne te demande pas ton avis, Ron. Snape et moi, on est pareils ! On a été forcés à faire des choses qui nous plaisent pas et on vit avec nos erreurs. Par ailleurs, je ne te demande pas d'avoir confiance en lui mais confiance en moi. Si Snape nous fait un coup fourré, ce dont je doute, je te promets que je le tue de mes propres mains. »
« Harry tu t'arrangeras avec Batman plus tard, » intervint alors Tony. « Concrètement, tu penses déjà savoir sur quel terrain affronter Sauron et sa clique. »
Le sorcier ne put que pouffer aux surnoms, se retenant clairement d'éclater de rire. Toutefois, Batman allait parfaitement à Snape. Après tout il était la chauve-souris des cachots.
« Je pensais à un endroit peu fréquenté comme un cimetière. Et tant qu'à faire, pourquoi pas celui où Vous-Savez-Qui est revenu à la vie. Le village juste à côté n'est pas très peuplé. C'est un endroit relativement isolé. Si dommages collatéraux il y a, ils ne seront que minimes comparés à un combat sur le Chemin de Traverse ou à Poudlard. Et avec la proposition que je compte lui faire, il sera pris de court et ne pourra pas se préparer. Pas plus que ses hommes. Le tout est d'être prêts avant de lui faire une invitation dans les formes… »
« Potter est cinglé. »
« Pas autant que Loki l'était, gamin, » rétorqua Clint avec tristesse. « Je trouve Harry relativement sain d'esprit, au contraire. »
« Mais c'est quoi ce lien entre Loki et Potter ? Je ne comprends rien du tout ! »
« Je suis la réincarnation de Loki, Malfoy, » soupira Harry. « Si tu ne me crois pas, demande à Snape. Il m'a aidé à mettre de l'ordre dans tout ça au début. »
Le blond se tourna vers son parrain en quête d'une réponse qui lui dirait que le Gryffondr était complètement fêlé. Hélas pour lui, le Maître des Potions ne fit que confirmer ses dires.
« Mais dans quel univers parallèle je suis tombé ?! »
« Bienvenue dans mon monde, jeune padawan, » rit Harry.
« Jeune quoi ?! »
« Va étendre ta culture moldue, Malfoy, » soupira Hermione qui intervenait pour la première fois depuis le début de la réunion. « Tu comprendras la référence. »
« Hermione, dis à Harry qu'il ne faut pas … »
« Non, Ron, je ne le dirais pas. Je fais confiance en Harry. Et Harry n'est plus seulement Harry mais en plus Loki, l'un des êtres les plus intelligents et les plus retors qui puissent exister. Celui qui pourra lui faire un coup dans le dos sans en payer les conséquences n'est pas né. Je ne vais pas dire que m'allier avec la fouine me plaise mais dans certaines circonstances, l'ennemi de mon ennemi peut être mon ami. Si Harry les accepte, alors je les accepte aussi. Vous êtes libres de décider comme vous le voulez. »
Il y eut un grand silence dans la cuisine, jusqu'à ce que Remus finisse par se lever et tendre la main à Snape. Ce dernier l'observa un instant avant de finalement la serrer en silence.
