Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonsoir ! Cet OS n'aurait vraiment pas du être écrit, je travaille, enfin, je devrais, enfin, je le ferais si j'en avais (je vous jure que je culpabilise en voyant les autres courir dans tous les sens mais mon chef est pas là pour me filer du taf et j'ai fini celui qu'il m'a donné ! J'ai l'impression d'être un poussin, je suis mon tuteur …) Enfin bref, tout ça pour dire que cette histoire est une faute ! ^^
Inspiration : une phrase de Pinterest (j'ai fini par me faire un dossier Prompt, pour les phrases dans ce genre !) Never trust a survivor until you find out what they did to stay alive.
Commencée le mercredi 13 décembre 2017
Finie le mercredi 13 décembre 2017
En espérant que cela vous plaira !
Il y a quelques années, il aurait peut-être été terrifié. Il aurait essayé de faire parler son agresseur, ce serait sans doute fait frapper parce qu'incapable de se taire plus de deux minutes.
Il aurait prévenu son kidnappeur qu'il était le fils du Shérif et si ça avait été lié au surnaturel (pour quelle autre raison aurait-il été enlevé ?) il aurait affirmé appartenir à une puissante meute. Tout en priant pour qu'aucun ne soit blessé en le libérant. Parce que c'était obligé, qu'ils essaieraient de le libérer.
L'homme aurait demandé des informations sur sa meute, et Stiles aurait tout fait pour ne rien dire. Pour ne pas parler de son presque frère, Alpha malgré lui, de sa meilleure amie, sœur de la Mort elle-même, de son ex-petite-amie, plus sauvage qu'humaine, des louveteaux, que la douleur n'avait pas encore usé et qui étaient brave à la limite de l'inconscience, de ce psychopathe de loup-garou, presque fou mais profondément protecteur envers cette meute qu'il aimait malgré lui, et de ce loup que la vie avait brisé mais qui avait continué à vivre malgré tout.
Il se serait tu, lui pourtant incapable de le faire, pour protéger ces gens qu'il aimait. Tu autant que possible, tu jusqu'à ce que la douleur le brise et la folie le guette.
Mais Stiles n'avait plus 16 ans. Il n'était plus perdu dans un monde dont il ne savait rien, un monde auquel il n'appartenait pas. Oh, bien sûr, il n'était pas une créature surnaturelle et leurs ennemis pensaient qu'il était un maillon faible, un boulet, celui qu'on a pris en pitié. Longtemps, certains membres de sa meute l'ont pensé. Mais il avait prouvé sa bravoure et son utilité. Et lui aussi avait été blessé, esquinté et avait redouté s'être perdu dans les méandres de l'obscurité. Le Nogitsune avait changé sa perception des choses. Il était devenu un monstre sanguinaire et violent et avait craint de ne jamais se retrouver. Les mois qui suivirent avaient été difficiles, pour tout le monde. Pour lui, qui se voyait tuer dans le moindre de ses songes, et pour les autres, qui voyaient malgré eux l'assassin d'Allison. Qui était-il pour les blâmer ? C'est ce qu'il voyait lui aussi dans le miroir.
Il y avait eu les morts, les blessés, la douleur, le sentiment d'être perdu dans un monde trop grand et trop dangereux. Il y avait eu cette sensation de noyade, quand les problèmes leur tombaient dessus et que le monde semblait s'écrouler autour d'eux.
Mais ils avaient survécu, sans trop savoir comment. Ils avaient été à bout de chaque problème, de chaque ennemi, tentant d'oublier le sang qui coulait et ces victoires au goût amer de défaite.
Alors le voilà, Stiles. Bien silencieux dans sa cellule de deux mètres carrés. Bien peu apeuré par l'odeur rance de la mort qui suintait des murs. Il n'était pas rassuré, mais il était loin de la frayeur qu'on attendait de lui, loin de la terreur qui l'aurait habité des années auparavant.
Son agresseur vint le chercher pour l'attacher à des poutres. Bras en l'air, accrochés à des cordes, la douleur commençait à irradier doucement dans ses muscles mais il savait que ce serait bientôt pire. Quand il n'aurait plus la force de bander les muscles pour se maintenir, quand ses épaules porteraient tout le poids de son corps et que ses articulations se déboiteraient. Quand les cordes auront frotté contre la peau de ses poignets, jusqu'à ce que l'irritation se transforme en sang et que le moindre mouvement le fasse grimacer. Mais la faim, la soif et la douleur des coups annihileront la douleur de ses bras. Son corps finira par n'être qu'une unique source de souffrance et, providentielle, l'inconscience viendrait le cueillir.
Bien sûr, il eut les éternelles questions, les menaces et les coups. Mais Stiles ne s'affolait pas. Il savait que son agresseur ferait une erreur, une bêtise qui lui serait profitable. Alors il endura. Il sentit le sang couler le long de son nez, quand il se cassa sous un poing vengeur. La douleur irradia sous la peau de son visage et il grimaça. Le premier coup s'abattit dans son abdomen, comme s'il était un sac de frappe. Il tenta de contracter les abdos mais bien vite, le temps eut raison de ses maigres efforts. Il ne pouvait se courber, comme une tentative ridicule de se protéger des coups. Tendu, les pieds sur leur pointe pour essayer d'être en contact avec le sol, les poignets en sang au-dessus de sa tête, il se sentait exposé. Et les coups pleuvaient, sans répit.
Au bout d'un moment, son kidnappeur sembla en avoir marre et s'en alla, le laissant là, pendu par les bras. Stiles tenta de faire abstraction de la douleur et de réfléchir. La nuit commençait à tomber d'après la lumière qui déclinait par les meurtrières. Il avait été enlevé le matin. La faim commençait à le tirailler et l'envie de boire était forte. Il savait qu'il devait agir rapidement, avant que ses forces ne disparaissent. L'homme revint et cette fois, Stiles décida de parler.
- Laissez-moi deviner, vous voulez quelque chose et bizarrement, il n'y a qu'à Beacon Hills qu'on trouve ça ?
- Non. C'est une meute forte et dangereuse. Je compte les affaiblir. En m'en prenant à l'animal de compagnie.
- Tu sais que tu n'es pas le premier à venir.
- Oui, j'ai appris ça. Apparemment, vous avez beaucoup de chances.
- Quel dommage, si tu avais pris la peine d'observer, tu aurais remarqué que l'animal de compagnie que je suis s'est fait éjecter de la meute. Personne ne viendra me sauver, et personne ne me pleurera.
- Oh, pauvre petit garçon. Ton histoire me ferait presque pleurer.
En parlant, l'homme s'était approché, collant Presque son nez à celui brisé de Stiles. Ce dernier vit sa chance. Il projeta sa tête vers l'avant et sentit avec plaisir le nez de son ennemi se briser contre son front. L'homme hurla, et mis ses mains contre son visage par réflexe. Stiles appela ses forces pour bander ses muscles et se soulever. Il fit fi de la douleur dans ses bras et des plaies sur ses poignets, il oublia son abdomen couvert de bleu et contracta tous ses muscles. Il remonta les jambes, et avant que l'homme ne se soit éloigné, ses mains écartées de son visage mais toujours abasourdi de douleur, il enroula ses jambes autour du cou du kidnappeur. L'homme compris rapidement qu'il était attaqué mais Stiles tint bon, serrant ses jambes toujours plus, essayant de reproduire une manœuvre que Christopher Argent lui avait montré. Mais il n'avait jamais été bon pour briser une nuque avec ses cuisses. L'homme sortit un couteau et tenta de planter Stiles mais il tapait à l'aveuglette et finit par frapper les mains de Stiles, qui attrapa le couteau et resserra sa prise sur le kidnappeur. Petit à petit, son ennemi perdait ses forces, avant de s'écrouler, entre inconscience et mort. Stiles ouvrit les jambes et laissa l'homme tomber face contre terre, rajoutant un coup de pied pour être sûr qu'il ne fasse pas semblant. Une foi son ennemi à terre, il entreprit de couper la corde, malgré ses mains qui brûlaient et la douleur dans ses membres. Cela lui prit un peu de temps mais il tenta de faire au plus vite, ne voulant pas que l'homme n'ait le temps de se réveiller. Il finit par réussir à libérer ses mains et s'écroula sur le sol, son corps incapable de rester debout.
Il savoura le plaisir de pouvoir reposer ses bras et il aurait pu se rouler en boule et restait dormir là, mais il savait que son ravisseur pouvait se réveiller à tout moment. Alors il se força à se relever. Il se remit péniblement sur ses pieds et attrapa le couteau qui avait servi à couper ses liens. Déjà l'homme commençait à se réveiller. Stiles se dirigea vers lui et posa son pied sur sa gorge violacée.
- Ne jamais croire un survivant, jusqu'à ce que tu ais trouvé ce qu'il a fait pour rester en vie.
Et sur ces mots, Stiles lui trancha la gorge.
Il fut un temps, il l'aurait amené hors des terres de Beacon Hills en lui promettant mille tortures s'il osait revenir. Mais il avait appris qu'ils finissaient toujours par revenir. Que leur soif de sang et de pouvoir ne reconnaissait pas la douleur comme un frein. Il savait qu'il reviendrait, et cette fois, ils pourraient être moins chanceux. Alors il avait appris à mettre fin au menace avec rapidité et efficacité.
Il laissa le corps là, en train de se vider de son sang. Il récupéra le couteau, pour pouvoir s'en débarrasser plus tard. Il monta péniblement l'escalier qui menait à la sortie, et apprécia de sentir l'air frais sur son visage, après avoir passé la journée dans cette cave humide et sale. Il fit quelques pas dehors, et remarqua immédiatement la forêt de Beacon Hills juste devant lui, celle qui bordait la zone industrielle de la ville.
Les phares d'une voiture illuminaient le parking et mettaient en lumière les fines gouttes de pluie. L'eau faisait briller la carrosserie noire de la Camaro, et appuyé contre la portière conducteur, les cheveux mouillé et les bras croisés, Derek. Il fit quelques pas vers lui et le loup fit les derniers, le rejoignant, avant de le prendre dans ses bras.
- Tu es là depuis combien de temps ?
- Je suis arrivé pour t'entendre dire que personne ne serait triste si tu n'étais plus là.
Au ton du loup, il sut que cette phrase ne lui avait pas plu et cela le fit sourire, alors que son visage était enfoui dans le cou de Derek.
- J'ai voulu intervenir mais j'ai entendu ensuite son nez se briser alors j'en ai conclu que tu avais la situation en main.
- Je ne suis pas un faible humain.
- Je sais, Amour.
- Tu t'es inquiété.
- Pas plus que ça.
- Menteur, je n'entends peut-être pas ton cœur battre mais je sais quand tu mens. Tu m'appelles Amour quand tu t'es inquiété mais que tu essayes de le cacher. Ramènes-moi à la maison.
- A vos ordres.
Derek passa son bras contre flanc de Stiles et l'aida à marcher. Il aurait voulu le prendre dans ses bras et aller le plus vite possible à l'hôpital ou voir Mélissa mais il savait que l'humain ne le voudrait pas. Alors il se dépêcha de le mener à la voiture et les emmena à la maison du Shérif, où Stiles pourrait être soigné et aimé comme il le devait.
oOo
Voilà pour cette histoire ! En espérant que cela vous ai plu ! Peu de retour sur le sondage (histoire Harry Potter, pas histoire Harry Potter …). Faut lire les notes, hein ?! ^^
N'hésitez pas à commenter pour me dire si vous avez aimé, ou pas ? Ce que vous avez fait de votre journée ? Et si vous lisez ces lignes, si vous pouviez J'aime les canards en plastique dans les reviews, juste pour que je vois s'il y a des gens qui lisent ou si je peux écrire plein de bêtises ! ^^
Bonne soirée à vous, portez-vous bien,
Sterekement vôtre,
Math'
