Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonjour !

Cette histoire est la dernière de ce pseudo-marathon ! (comment ça, ça fait 3 fois que je dis ça ?) Non, mais cette fois, c'est vrai ! Une autre histoire sera postée, mais une qui date de plus longtemps et qu'il faut que je finisse !

Merci à tou(te)s pour vos reviews, je réponds ce soir, je vous poste ça en coup de vent !

TenshinNeko, ne me tue pas !

Inspiration : "They say I am a traitor. Maybe I am. All I know is that I did what I had to do. " (toujours Pinterest ! ^^)

Commencée le lundi 18 décembre 2017

Finie le mardi 19 décembre 2017

"They say I am a traitor. Maybe I am. All I know is that I did what I had to do. "

Ils n'étaient que des hypocrites. Il fallait surtout avoir une morale, des principes à respecter, la notion du bien et du mal. Il y a une époque où Stiles aurait été d'accord. Une époque où son plus grand dilemme était « mentir ou non à son père à propos de sa présence chez Scott le mardi soir ». Mais ensuite, sa vie était devenue digne d'un roman de fantasy. Et des gens (parce que pour Stiles, ils étaient des gens, avec une volonté qui leur était propre) avaient décidé de les tuer. Sciemment, ils avaient admis que tuer des enfants, sous prétexte qu'ils ne leurs ressemblaient pas, était correct.

Voilà, comme ça. J'éventre un adolescent parce qu'il a été mordu par hasard, je brûle un enfant parce qu'il est quelque chose sur lequel il n'a aucun pouvoir.

Alors, il tenta de garder sa notion du bien et du mal comme on lui avait appris, comme la société la définissait. Ne pas tuer. Mais quand cela devient tuer ou être tué ? Ne pas tuer mais laisser quelqu'un d'autre, un innocent, mourir. Ne pas faire souffrir. Mais quand la personne a des informations qui pourraient sauver tant de gens ? Quand notre victime n'en est pas une ?

Il y a les cas où l'on peut plus ou moins facilement se pardonner. J'ai tué mais j'ai sauvé un innocent. J'ai blessé mais j'ai eu la vie sauve. Et il y a les autres cas. Où ce n'est pas la raison mais la colère qui guide nos gestes. Quand on veut faire souffrir celui qui a le sang de notre meilleur ami sur les mains. Quand on veut faire la peau à celle qui a privé un adolescent de sa famille. Ces cas où l'on trouve plein de raisons logiques à nos actes, mais bien après les avoir perpétrés. Quand, à force de se tourmenter pour savoir si l'on est devenu aussi monstrueux que nos ennemis, on se raccroche à des faits si ténus que l'on ne comprend pas pourquoi on devrait y croire.

Des cas où, objectivement, on serait tenté de dire que ce n'est pas justifié, que c'est de la violence gratuite, le mal sans notion de bien. Mais ce serait avoué que l'on est devenu un monstre, un de ceux contre lequel on s'était promis de se battre. Alors on se raccroche à rien pour ne pas sombrer.

Mais Stiles avait fini par sombrer. Il avait fini par accepter que des situations exceptionnelles appelées à des règles spécifiques. Et que la morale ne s'appliquait pas lorsque l'on combattait les monstres. Il se rassurait en se disant que ses amis étaient là pour l'empêcher d'aller trop loin. Mais au fond de lui, il savait que certaines choses devaient être faites. Il savait que Gérard Argent devait mourir, ainsi que tous ses acolytes, parce que rien ne les arrêteraient jamais. Que leurs fausses croyances les aveuglaient à un tel point qu'ils auraient continué, coûte que coûte.

Scott se leurrait. Parce qu'il ne voulait pas abandonner ses croyances morales.

Isaac se leurrait. Parce qu'il avait peur d'être aussi abjecte que son père.

Liam se leurrait. Parce qu'il pensait que personne ne voulait réellement sa mort.

Lydia se leurrait. Parce qu'elle voyait la mort mais refusait de la donner.

Malia se leurrait. Parce que, même si elle proposait avec désinvolture de tuer quelqu'un, elle savait pertinemment que quelqu'un l'arrêterait.

Erica se leurrait. Parce que pour elle, tout cela était un jeu. Jusqu'à ce qu'on la kidnappe et qu'on la torture. Depuis cela, elle ne prenait plus part à ces débats sur la moralité, sachant quelque part que sa réponse ne serait pas bien vue.

Boyd se leurrait. Il espérait que si on ne le voyait pas, on ne l'attaquerait pas.

Seul Derek et Peter avaient conscience de l'horreur du monde. Cela doit être une des conséquences de sentir avec son odorat de loup la chair brûlée de sa propre famille.

Mais les deux hommes avaient agi de manière contraire. Derek avait fui. Peter avait traqué.

Aujourd'hui, après ces épreuves, Stiles comprenait. Il comprenait le besoin de se cacher pour lécher ses blessures. Et il comprenait ce besoin presque compulsif d'avoir le sang de ces assassins sur les mains.

Alors, quand un énième débat sur la moralité commençait, il essayait d'argumenter. Sur ce nombre d'ennemis croissants et leur violence, et leur immoralité. Mais c'était un dialogue de sourd. Il avait fini par arrêter d'exposer son avis. Quand Scott annonçait qu'ils attraperaient les méchants, les menaceraient et les mèneraient hors de leur territoire, il hochait la tête. En sachant pertinemment que s'il avait 2 minutes avec eux, malencontreusement, ils périraient. Il croisa le regard de Peter et il sut qu'il n'était pas le seul.

Peter Hale n'était peut-être pas la personne à qui il voulait ressembler. Mais certaines choses devaient être faites. Et s'il le fallait, il prendrait cette responsabilité. De toute façon, ses nuits étaient déjà hantées par les cauchemars.

Ils appliquèrent le plan (fait par Stiles et Peter, approuvé par Derek, les autres ne comprenaient rien à la stratégie). Sans s'accorder, les deux hommes concoctèrent un plan qui leur laissait assez de temps pour accomplir ce qui devait être fait, si la situation le demandait.

Ainsi commença la traque. Le but, les isoler. Ils y arrivèrent. Stiles fut le premier sur les lieux. Il leur intima de partir et leurs ennemis lui rirent au nez. Ils menacèrent de s'en prendre à sa famille, à ses ami(e)s, à la ville tout entière. Alors, il sut qu'il n'y avait qu'une chose à faire.

Ils étaient dans les bois, leurs ennemis dans une petite clairière, cernée par les arbres. Stiles tira sur une corde. Un bruit retentit et un fil métallique se tendit, avant de passer à toute vitesse à 1 mètre 70 de hauteur. La majorité des hommes eurent la tête coupée, certaines avaient encore leur éclat de rire et leur moue goguenarde sur le visage. Il restait 3 survivants. Après 4 coups de fusil, il n'en resta plus aucun.

Stiles ne savait pas quel mensonge il allait donner. Il avait pensé à dire que c'était le piège des chasseurs qui s'étaient retourné contre eux mais il avait déjà dit ça la fois passée. Il pourrait brûler les corps et dire qu'il les avait trouvés comme ça. Il se retourna pour aller chercher de l'essence et se figea. La meute au grand complet était derrière lui. Et à leur mine ébahie, ils avaient assisté à tout.

Stiles ne dit rien. Il n'avait pas de mot pour se justifier. Pas non plus l'envie. Il savait ce qui allait être dit. De quels mots on l'insulterait. De quels maux on l'accuserait. Scott était en colère. Il commença à hurler. Mais Stiles ne l'écoutait pas. Il regarda Peter. Peter hocha la tête. Il avait ce qui devait être fait. Si les deux hommes étaient d'accord sur la culpabilité de leurs ennemis et leur mise à mort, alors sa conscience pourrait vivre avec ça.

Il s'en alla, comme ça. Il savait qu'il évitait la dispute mais il n'avait pas d'argument. Juste une grande fatigue. Il pourrait dire que ça devait être fait, qu'ils recommenceraient et que cette fois, ils auraient peut-être moins de chances, que peut-être l'un d'entre eux en mourrait. Il avait envie de lui demander, à Scott, s'il était prêt à prendre la responsabilité de la mort de l'un d'entre eux, parce qu'il avait voulu être miséricordieux. Mais il était las. Alors il laissa là un Scott gesticulant, passa devant une meute oscillant entre la surprise et le mépris et il s'en alla. Il ne voulait qu'une douche chaude, son lit et s'abrutir devant son ordinateur.

Il les planta là, et sans se retourner, repris le chemin de sa voiture. Plus de mensonge à inventer, Peter s'occuperait des corps.

Il n'arrivait pas à dormir. Malgré lui, le regard trahi de Scott le fixait même lorsqu'il avait les yeux fermés. Après que l'église ait sonné deux heures du matin, il se décida à se lever. Il rejoignit les seules personnes qui ne le feraient pas se sentir comme un monstre.

Le loft était silencieux et il savoura ça. Il enleva ses chaussures et apprécia de sentir le bois brut sous ses pieds. Il se posta au milieu du salon et il attendit. Il savait que l'on viendrait pour lui.

Cela ne manqua pas. Deux minutes plus tard, il entendit une marche de l'escalier craquer. Il sourit pour lui-même. Il pouvait être l'homme le plus silencieux du monde mais il faisait exprès de faire du bruit pour ne pas le surprendre. Peut-être craignait-il réellement qu'il lui attache une clochette autour du cou. Deux bras l'enlacèrent. Il se laissa aller contre ce torse chaud et musclé.

- Ils disent que je suis un traitre. Peut-être que j'en suis un. Mais j'ai fait ce qui devait être fait.

Stiles tenta de mettre toute l'assurance qu'il avait dans ces mots mais à la fin de sa phrase, sa voix se brisa. Il se retourna et enfoui son visage dans le cou de son petit-ami.

- J'ai fait ce que je devais faire pour les protéger.

- Je sais Stiles. Et un jour, ils s'en rendront compte. Mais tu ne peux pas leur en vouloir de s'attacher à cette part d'innocence et de vouloir croire que des adultes ne veulent pas vraiment leurs morts. Ils apprendront la leçon, Amour.

- Douloureusement, je suppose.

- C'est une leçon qui s'apprend toujours dans la douleur.

- Et si je continuai ainsi ? Ils pourront me virer de la meute mais aucun n'aurait à mourir !

Derek sourit face à cette loyauté. Il était prêt à ne plus jamais voir ses amis, s'il pouvait les protéger du mal qu'ils ressentiront forcément un jour.

- Ça ne marche pas comme ça, Stiles.

Il le savait. Comme lui l'avait appris douloureusement, ses amis allaient devoir le faire aussi. Mais il aurait aimé pouvoir leur épargner cette souffrance.

- Viens te coucher.

- Tout ira mieux demain ?

- Non, mais au moins, tu auras dormi.

Stiles sourit tristement. Derek attrapa sa main et le guida jusqu'à sa chambre. Demain, la guerre reprendra. La meute s'écharpera. Des mots violents seront prononcés et des gens seront blessés. Mais pour l'instant, ils avaient le droit à un peu de repos.

Voilà pour cette histoire, j'espère que cela vous a plu, n'hésitez pas à me le dire !

Strerekement vôtre,

Math'