Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Non, je ne fais pas du tout l'inverse de ce que j'ai dit hier.
Je répondrais aux reviews dès que je pourrais, vraiment navrée !
Inspiration : « Pas d'attachement, pas de souffrance » (toujours Pinterest ^^)
Commencée le mercredi 20 décembre 2017.
Terminée le mercredi 20 décembre 2017.
Pas d'attachement, pas de souffrance.
C'est bien comme mantra. Derek l'aimait beaucoup. Il ne s'attachait plus. On l'avait attaché de force à une famille et sa famille était morte. Il s'était attaché à Paige, et Paige était morte. Il s'était attaché à Jennifer, et Jennifer avait tenté de les tuer. Il avait tenté de créer une meute, et sa meute avait été décimée.
Alors Derek avait décidé de cesser de s'attacher.
Après avoir vu ses griffes transpercer la poitrine de Boyd, il avait promis. Ne plus jamais s'attacher. Il avait dit à Scott de se débrouiller. Et il avait rudoyé encore plus Stiles, en profitant pour passer ses nerfs. Braeden était rentrée dans sa vie et il avait appliqué à la lettre son nouveau mantra : pas d'attaches.
Tout le paradoxe se situait ici. Bien qu'il le veuille, il ne pouvait pas délester de toutes relations humaines. Même lui, le solitaire, avait besoin d'un minimum de contacts humains. Mais il ne voulait pas s'attacher. Alors il allait vers des gens qu'il était sûr de ne pas aimer.
Braeden était froide, manipulatrice et terriblement ennuyeuse. Et baiser avec elle était vaguement amusant. Cela suffisait à Derek.
Il rencontrait des gens dans des bars, braillards, saoulards, et parfaitement inintéressant. C'était parfait.
Sa vie n'avait pas beaucoup de saveur, mais il ne souffrait plus.
Mais c'était sans compter Stiles.
Stiles était un ouragan. Il rentrait dans votre vie sans vous le demander.
S'il avait besoin de vous, il venait vous voir.
S'il voulait passer du temps avec vous, il se satisfaisait des « non » pendant un certain temps, puis imposait sa présence.
Stiles, c'était le garçon qui venait déposer des plats fait-maisons dans votre congélateur quand vous aviez le dos tourné.
Stiles, c'était le garçon qui savait quelles dates étaient difficiles, quand est-ce qu'il fallait s'imposer et quand est-ce qu'il fallait s'effacer.
Stiles, c'était le garçon qui organisait un repas de noël avec tout le monde, pour pouvoir inviter le seul solitaire du groupe, sans qu'il ne se sente seul ou redevable.
Stiles, c'était le garçon qui s'arrangeait pour que tout le monde ait un cadeau, mais ne vous forcez pas à offrir quelque chose à tout le monde, sachant pertinemment que ce serait un casse-tête.
Stiles, c'était le garçon à qui on pouvait s'attacher si facilement.
Et Derek essayait, encore et encore de s'éloigner mais Stiles ne le laissait pas faire.
Stiles, c'était le garçon qui venait vous aider à faire vos cartons pour votre déménagement au Mexique et qui tenait à vous dire au revoir juste avant que vous ne partiez, pour être sûr que vous ayez envie de revenir.
Stiles, c'était le garçon qui, apprenant que vous reveniez à Beacon Hills, crochetait la serrure de votre maison pour aérer, changer les draps, remplir le frigo, balayer et laisser un mot de bienvenue sur la table. Comme si vous lui aviez vraiment manqué. Pour vous donner l'impression qu'enfin, vous rentriez à la maison.
Stiles, c'était le garçon qui vous donnait l'impression d'être à la maison, qu'importe où vous vous trouviez.
Et Derek grognait et le rudoyait. Et Stiles répondait, mordait, criait. Et revenait toujours. Parce que c'est ce qu'on fait quand on est ami. On se dispute et on se pardonne.
Et Derek était terrifié. Terrifié par cet homme qui s'imposait dans sa vie, la rendant moins fade mais tellement plus risquée. Il était sûr que s'il perdait encore quelqu'un, il ne s'en relèverait pas. Il était sûr que s'il perdait Stiles, il en mourrait.
Quel choix lui restait-il ?
La réponse vint de manière tout à fait inattendue. Un jour, on frappa à la porte du Loft. Derek ouvrit. Et tomba sur Noah Stilinski. L'homme semblait fatigué et un peu gêné.
Il demanda à entrer et Derek le laissa passer, allant préparer deux cafés.
- Je ne devrais pas être là. Je n'ai aucune leçon à donner et tu n'as aucune obligation de m'écouter.
Derek s'assit et le regarda, oscillant entre surprise et curiosité, même si rien ne se devinait sur son visage buriné.
- Quand Claudia est morte, j'ai sombré. C'est loin d'être le moment duquel je suis le plus fier. Stiles venait de perdre sa mère et au lieu de pouvoir compter sur moi, il a presque aussi perdu son père. T'a-t-on déjà raconté comment on s'était rencontré, elle et moi ? Non, bien sûr que non, pourquoi l'aurait-on fait. On était au lycée. J'étais en couple avec une autre fille. Et puis, comme souvent, on s'est séparé. Et j'ai eu le cœur en miette. Mon premier chagrin d'amour. Claudia venait d'arriver d'une autre école. Elle ne me connaissait pas, ne savait rien de moi. Mais elle a commencé à me sourire, à me demander comment j'allais, à discuter avec moi. Quand je lui ai demandé pourquoi – j'étais vraiment de piètre compagnie – elle m'a dit que j'avais l'air triste, et que ça n'allait pas sur mon visage. Qu'il ne devrait y avoir qu'un sourire, et jamais cet air de tristesse. Alors elle essayait de changer ça. Et quand je souriais, elle souriait en retour. Au début, j'ai détesté cette fille qui se mêlait de ce qui ne la regardait pas. Mais, en cours de route, j'en suis tombé éperdument amoureux. C'était ça, Claudia. Elle s'imposait là où on avait besoin d'elle, là où elle voulait être. Elle voulait être à mes côtés, le sourire aux lèvres. Alors elle m'a rendu le sourire et je lui ai demandé de rester à mes côtés. Je la revois dans chacun des mouvements de Stiles. Dans sa maladresse, dans son sourire, dans ses éclats de voix et dans son rire. Et si tu savais à quel point ça a été douloureux au début, de voir cette miniature d'elle. C'était comme se rappeler qu'elle était morte dès que je posais les yeux sur lui. Mais ensuite, j'ai été heureux. De voir qu'il restait d'elle chez lui, que même si elle nous avait quittés quand il était trop jeune, elle continuait à vivre en lui.
Il prit une pause, but une gorgée de café noir.
- Quand on perd quelqu'un, on ne veut plus avoir à revivre ça. On se replie, on évite les autres, surtout les gens auxquels on pourrait s'attacher. Je n'ose imaginer à quelle souffrance tu as dû faire face et je suis à chaque fois admiratif de te voir toujours debout. Je me suis écroulé à la perte de la seule femme que je n'ai jamais aimée et tu te tiens fort, après la perte de tous tes repères. Mais n'abandonne pas. S'il te plaît. Voilà, c'est tout ce que j'avais à dire.
Il se leva, finit son café d'une traite, esquissant une grimace face à la brûlure sur sa langue, puis partit, comme ça, sans un mot en plus.
Derek ne dit pas un mot de la journée, ne fit rien. Il resta assis sur son canapé et réfléchit.
Et puis, le lendemain, après une nuit de sommeil et une douche, il se dirigea vers la maison des Stilinski. Il tapa à la porte et le Shérif lui ouvrit. Il dit :
- Vous avez tort. Ce n'est pas de Claudia que Stiles tient sa manie de s'imposer partout.
Puis, le Shérif se décala. Derek entra, monta l'escalier quatre à quatre et entra dans la chambre, après que Stiles lui ait permis d'entrer.
- Pourquoi tu veux absolument entrer dans ma vie ? Elle est un immense gâchis. Pourquoi veux-tu t'associer à ça ?
Stiles sembla comprendre l'importance de ce moment. Mais il était aussi surpris. Alors il dit la première chose qui lui passa par la tête.
- Parce que ton sourire est beau.
Et cela donna à Derek tout ce qu'il devait savoir. Pas parce qu'il était beau. Pas parce que c'était un loup-garou, ou qu'il était riche ou n'importe quoi d'autre. Mais parce que sa joie était belle. Alors Derek brisa la seule règle qu'il s'était imposé. Il fit deux pas pour entrer dans la chambre, attrapa le visage de Stiles et laissa ses lèvres planer à 2 millimètres des lèvres de l'hyperactif. Stiles franchit ces millimètres et embrassa Derek avec joie.
Contre ses lèvres, Derek sourit.
Voilà, j'espère que cela vous a plu ! Je ne le trouve personnellement, pas génial ! N'hésitez pas à partager vos sentiments (ou la fatigue de votre journée ^^)
Sterekement vôtre,
Math'
