Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonsoir. Je sais ce que j'ai dit. Mais juré, demain, y'a rien !

Avant tout, j'aimerais vous remercier pour tous vos commentaires !

Inspiration :« - I remember kissing you. Why do I remember kissing you?" (toujours Pinterest ^^)

Commencée le jeudi 21 décembre 2017.

Terminée le jeudi 21 décembre 2017.

Un matin, Stiles se réveilla et c'est comme si il découvrait une partie de sa vie. Parfois, un souvenir qu'il était sûr de ne pas avoir vécu surgissait dans son esprit, sans qu'il ne sache d'où ça venait.

Tout de suite, il pensa au surnaturel. Mais non. Parce qu'il avait déménagé, loin de Beacon Hills pour y échapper. Trop de mort, trop de douleur, trop de peine. Un jour, il en avait eu marre. Des énièmes ennemis avaient décidé qu'ils devaient mourir. Et Stiles avait décidé que ça devait cesser. Il avait demandé pardon à Scott de nombreuses fois mais jamais ce dernier ne lui en avait voulu. Il voulait une vie normale, avec des problèmes normaux, où il ne risquait pas sa vie à chaque instant. Alors il était parti. Après une grande fête, et la promesse de se revoir, tout en sachant que ça ne se ferait sûrement pas. Leurs vies allaient s'éloigner inexorablement. Ses amis resteraient dans ce monde à part, auquel ils appartenaient. Stiles allait reprendre pied dans une vie normale. Et ça n'avait pas manqué. Il avait régulièrement des nouvelles de Scott. Mais il ne voulait plus entendre parler du surnaturel et Scott ne comprenait pas forcément tout le bazar de sa vie normale.

Mais ce matin, alors que Stiles se faisait couler un café, un souvenir d'un pique-nique avec un grand groupe de personne, alors qu'il était sûr que ça n'était jamais arrivé.

Il entama sa journée de travail quand lui revint en mémoire un noël avec un tas de cadeaux et beaucoup de joie. Ce qui était impossible. Il avait toujours passé ses repas de noël avec ses parents, et en solitaire avec son père après la mort de sa mère. Alors, ce souvenir ne pouvait lui appartenir.

C'est à ce moment là qu'il comprit que le surnaturel revenait en force dans sa vie. Mais Stiles n'était pas réputé pour sa bonne foi et décida d'attendre. Ca cesserait bien tout seul.

Mais cela ne cessa pas. Toute la journée, des souvenirs qui n'étaient pas à lui l'assaillir. Pourtant, il reconnaissait les lieux. C'était Beacon Hills. Il reconnaissait les personnes. Son père, sa mère, des gens qui pourraient être des Hale mais ça n'avait aucun sens, parce qu'il ne les connaissait pas.

Et puis, alors qu'il s'apprêtait à passer une soirée devant un bon film, un souvenir plus puissant que les autres lui revint en mémoire. Un évènement qu'il était sûr de n'avoir jamais pu oublier s'il s'était réellement passé.

Alors, sur un coup de tête, il attrapa son sac, y fourra des affaires et prit la route en direction de Beacon Hills. Il y arriva deux heures plus tard, fatigué mais avec encore plus de souvenirs incompréhensibles.

Il arriva chez son père et ne trouva personne. Il ne s'en étonna pas. Il déposa ses affaires et fila chez Scott. Il trouva la maison vide aussi. Alors il se mit en route vers le manoir Hale, récemment reconstruit par Derek.

La maison était illuminée et il semblait y avoir beaucoup de personnes à l'intérieur. Il frappa à la porte et elle s'ouvrit sur une personne qu'il ne connaissait pas mais qui ressemblait beaucoup à Derek. Il fronça les sourcils. Ça n'avait aucun sens.

C'était un homme, musclé, sourcils broussailleux, et souriant. En fait, c'était Derek avec 30 ans de plus et un sourire.

L'homme se décala pour le laisser entrer, ce que Stiles fit avec beaucoup de précaution. Ces dernières années lui avaient appris à être méfiant et sur ses gardes. Il entra dans le salon et resta bouche-bée.

Il avait vu une seule fois la famille Hale, en photo, lorsque le journal avait parlé de l'incendie qui leur avait pris la vie. Une photo qui montrait toute la joie de vivre, et à quel point c'était un crève-cœur qu'une telle source de joie ait disparu.

Ils étaient morts.

Alors pourquoi étaient-ils tous souriant au milieu du salon, entourant un Derek extatique et un Peter abasourdi.

Il dit alors la seule chose qui lui vint à l'esprit, sans filtre ni retenu :

- Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel ?!

Le silence prit place dans la pièce, rapidement.

Et soudainement, une tornade vint le serrer contre elle. Il resta les bras ballants, ne sachant pas quoi dire. Mais malgré lui, l'odeur douce des cheveux qui s'échouaient contre son nez, lui rappelait une odeur maternelle. Pas celle de sa mère mais quelque chose s'en rapprochant. D'une présence douce et protectrice qui lui avait manqué sans qu'il ne s'en rende compte.

La tornade s'écarta de lui et Stiles pu voir le visage souriant, les rides de joie au coin des yeux et les longs cheveux bruns de ce qui devait être Talia Hale.

- Tu ne te souviens pas, n'est-ce pas ?

- Je me souviens de choses qui n'ont pas existé.

Et d'un coup, il se rappela le souvenir qui l'avait revenir ici. Il se dirigea vers Derek – qui s'était levé à son entré -, se planta devant et lui dit :

- J'ai un souvenir où je t'embrasse. Pourquoi est-ce que je me rappelle t'avoir embrassé ?

A ces mots, l'assemblée eut l'air gêné et Derek ne savait vraisemblablement pas quoi répondre.

- Et pourquoi vous semblez tous avoir envie d'être ailleurs ?

Le silence assourdissant mit les nerfs de Stiles en pelote.

- Répondez !

Deaton perça la foule, ce même air gêné toujours sur le visage.

- Je peux peut-être t'expliquer. Mais d'abord, il va falloir qu'on te dise pourquoi la famille Hale est revenue.

Il lui fit signe de s'asseoir alors Stiles prit place sur le canapé. Il fut surpris de voir Derek s'installer à côté de lui, mais plus proche de lui que d'habitude, bien que ce soit subtil. Mais étrangement, cela ne dérangeait pas Stiles. C'était comme si chaque chose était à sa place.

- Les Hale ont dû disparaitre pour échapper à une menace. Et, chaque personne proche d'eux a dû être soumise à un sort d'oubli. Mais la menace a été éliminée, ils peuvent revenir et le sort d'oubli n'est donc plus utile. Les souvenirs qui apparaissent sont ceux qui ont été masqués par le sort.

Stiles était comme abasourdi. Il regarda tous les visages souriant autour de lui, de Talia Hale à Derek, en passant par Peter.

- Et c'est tout ? Vous nous avez volé nos souvenirs, et maintenant vous revenez alors tout devrait être comme avant ?!

Talia intervint :

- Non, bien sûr que non Stiles. On sait que vous avez grandi, et évoluez mais …

- Mais rien !

Stiles s'énervait. Ces gens l'énervaient.

- On n'a pas juste « grandi » ! On a grandi sans vous ! Vous êtes bien gentils à être heureux de me voir, mais je ne vous connais pas ! Et je ne vois pas pourquoi je devrais faire confiance à des souvenirs sortis de nulle part sous prétexte qu'Alan Deaton, qui est quand même le roi de la dissimulation et à qui on ne faisait plus confiance, nous a dit que c'était un sort !

Talia avait toujours son air patient sur le visage et ça énerva beaucoup Stiles. Si elle comprenait ne serait-ce qu'un mot sur deux de ce qu'il disait, elle aurait triste ou coupable. Pas compréhensive comme une mère devant un enfant faisant un caprice. Il plaça ses deux doigts sur nez et le pinça, avant de se remettre à gesticuler.

- Est-ce que vous vous rendez compte de la peine que vous avez imposé à Derek ?! Il ne pouvait pas « disparaitre » avec vous et grandir auprès de sa famille ? Vous avez pensé au fait qu'il serait brisé par votre mort et persuadé que ce serait sa faute ? Comment pouvez-vous ne pas avoir l'air coupable devant tous ce que vous lui avez fait endurer ? Vous êtes des monstres ! Qui fait ça à quelqu'un qu'il aime ?!

A ces mots, le visage de Talia se crispa.

- On ne pouvait pas l'emmenait avec nous, ça aurait été suspect.

- Suspect ? Vous vous foutez de ma gueule ? Qu'est-ce que ça aurait changé ? Vous avez torturé un adolescent parce que vous êtes des abrutis ?! A votre avis, comment est-ce qu'on se construit quand on voit toute sa famille mourir ? Vous voulez que je vous raconte comme il était quand je l'ai rencontré ? Comment il était brisé ? Comment osez-vous vous tenir là, comme si c'était votre place, après toute cette mascarade ?

Il fit quelques pas et se tint debout, devant Talia.

- Allez-y, Alpha Hale – il cracha ses mots et pencha la tête pour offrir son cou – regardez ce que vous avez fait subir à cet enfant que vous aimez tant. Regardez la souffrance dans laquelle il s'est noyé par votre faute.

Elle ne semblait pas vouloir le faire alors il attrapa sa main et posa ses ongles à l'endroit où elle devait les planter. Elle se mordit la lèvre et finit par plonger ses griffes dans la chair tendre. Stiles plongea dans ses souvenirs, la dernière qu'il entendit fut le « nooooon », crié par Derek.

Stiles se souvint, il se fit un vrai plaisir de se souvenir de toutes ces fois où il avait observé la détresse et la solitude de Derek. Les moments durs où il aurait aimé avoir une famille, les dates difficiles comme les fêtes des mères, la date de leur mort, les dates de naissance. Tous ces instants qui se partagent en famille comme noël ou les anniversaires, que Derek avait dû passer seul, à cause de leur égoïsme. Et il se rappela sa manière de s'imposer dans sa vie. Le premier sourire qui lui avait dédié. Le noël qu'il avait passé avec les Stilinski, tout ce qui pouvait montrer que Derek avait réussi à dépasser cette perte, et à trouver un nouvel équilibre sans eux.

Face à ce constat, Talia enleva ses griffes et se transforma, grognant contre Stiles. Cependant, elle n'avait pas prévu que Derek se mettre entre eux, yeux bleus et griffes sorties, grognant contre ce loup-garou qui osait menacer Stiles. A cette vision, Talia fit un pas en arrière, comme choquée et reprit son apparence normale, ne pouvant quitter des yeux ce fils qui l'avait défiée.

Tout doucement, la compréhension se fit pour elle. Stiles avait raison. Elle ne pouvait s'attendre à retrouver son fils comme elle l'avait laissé et pour la première fois, elle sut qu'elle avait fait la plus grande erreur de sa vie et que ses actes ne l'avaient pas protégé. Ils pourraient passer tout le temps du monde ensemble, cette trahison laisserait toujours une trace. Elle l'avait abandonné. Peut-être pour les meilleures raisons du monde mais elle l'avait fait. Et qu'importe ses propos, il lui en voudrait toujours un peu. Qu'importe ce qu'il pourrait dire, il lui en voudrait toujours un peu.

Alors, malgré elle, elle se réjouit qu'il ait trouvé quelqu'un comme Stiles. Ou plutôt, qu'il l'ait retrouvé.

- Je vous hais.

Caché derrière Derek, Stiles n'avait pas fini de cracher sa haine.

- Parce que si ces souvenirs sont vrais, alors Derek et moi, ça aurait dû être une histoire d'amour épique. Mais vous nous avez volé ça aussi. Vous avez volé à votre fils le seul soutien qu'il aurait pu avoir dans cette épreuve. Combien de moments aurions-nous pu avoir si on s'était souvenu l'un de l'autre ? Si on n'avait pas eu à se redécouvrir, à s'appréhender à nouveau ? Vous nous avez volés ce temps et je vous hais pour ça.

Il serra la main de Derek, en signe de soutien, en signe d'affection, parce que sa peau chaude lui avait manqué, et il sortit. Sans un regard pour ces gens qu'il méprisait. Et il était désolé pour Derek. Il les aimait, c'était obligé et il l'avait forcé à voir le retour de sa famille d'un œil moins heureux, et il était navré pour ça. Et il était désolé pour lui. Parce que, quelque part, il allait forcer Derek à choisir entre sa famille et lui. Et il ne gagnerait jamais.

Il venait de perdre l'homme qu'il aimait. Il devrait sans doute être heureux qu'il ait retrouvé la famille qui lui avait tant manqué.

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Il entendit des pas se diriger rapidement vers lui et on lui attrapa le bras. Venu d'un passé qui avait laissé des traces, il commença à se dégager quand deux lèvres se posèrent sur sa bouche. Derek attrapa son visage entre ces deux mains douces et chaudes et il l'embrassa à perdre haleine.

- Merci. Je t'aime.

Ne me tuez pas ! J'ai compris la leçon, bientôt noël, on ne tue personne, on ne blesse ni Stiles ni Derek ! Bonne fin de semaine à vous !

Sterekement vôtre,

Math'