Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.
Note : Bonsoir ! Je reviens pour une nouvelle histoire de Pérégrinations, pas la plus originale, mais j'espère que cela vous plaira !
Commencée le 1e janvier 2018, à 4h du matin.
Terminée le 12 janvier 2018, dans le train, sur le retour à la demeure familiale.
Pour Mikawaii-chan : Je viens de lire ta première review, je suis heureuse de te voir là ! Mais simple curiosité, pourquoi avoir hésité à lire ? Tu n'es pas en retard, ces histoires sont faites pour passer le temps, au rythme de chacun. Tu n'arrivera jamais en retard ! :) J'espère que ce sera une bonne lecture pour toi ! Sterekement vôtre,
Stiles avait le palpitant qui battait la chamade. Il tenta d'annihiler la douleur dans son cœur et serra fort les paupières pour faire refluer ses larmes. Il voulait mettre une barrière avec les sentiments qu''il ressentait pour éviter que le loup garou dans son lit ne ressente sa détresse ... et son horrible secret.
Ils étaient couchés dans son lit et ils venaient de terminer une très intense séance de sexe, comme les sex-friends qu'ils étaient. Depuis quelques temps, ils avaient décidé qu'ils pouvaient dormir ensemble. C'était plus agréable que de voir un des deux se rhabiller et s'en aller dans l'obscurité. Alors un jour, Stiles avait demandé timidement s'il pouvait rester et Derek avait répondu par un grognement vaguement heureux.
Le loup avait passé un bras autour de son torse et avait plongé son nez dans sa nuque, son souffle chatouillant agréablement Stiles. Derek avait dit ''bonne nuit'' et avant que l'hyperactif eut le temps de répondre, il ajouta ''je t'aime''.
Avant de se reprendre.
Avant de dire que c'était un réflexe. Que ça n'avait aucune signification.
Stiles sentit son cœur se tordre mais répondit tout de même ''bonne nuit'' en tentant de rire, retenant de toutes ses forces le ''je t'aime et pas par réflexe'' qui voulait forcer ses lèvres closes.
Quand Stiles se réveilla le lendemain, Derek avait quitté son lit et lui se sentait idiot.
Règle n°1 : On ne tombe pas amoureux de son sex friend.
Règle n°2 : Si on a brisé la règle n°1, tout arrêter immédiatement, ou l'on risque de se brûler.
Stiles était têtu. Il avait rompu la règle n'1 et s'était persuadé qu'il pouvait continuer sans être blessé.
Game Over.
Il devait arrête là. Il devrait arrêter là. Mais il était devenu comme accro. L'odeur de Derek, les muscles de Derek, les grognements de Derek, le sourire de Derek. Son instinct de protection envers les gens, sa tendresse envers les siens, son inaptitude à communiquer avec des mots et ses sourcils exprimant une palette d'émotions. La douleur sourde qu'il cachait sous des tee-shirts moulants et l'empathie pour ceux qui avaient vécu des pertes tapie dans ses yeux.
Derek était comme un immense tableau : impossible de voir tout ce qui le constituait d'un coup d'œil. Il fallait faire un pas en arrière et regarder l'homme dans son ensemble. Dans chacune de ses actions, dans les quelques mots qu'il prononçait et dans tous les gestes qu'il effectuait. Dans ses questions silencieuses et ses exclamations muettes.
Stiles avait pris ce recul dès qu'il avait compris qu'ils auraient besoin de Derek. Pour mieux le comprendre. Pour mieux savoir comment lui parler. Et sans s'en apercevoir, il avait fini par être fasciné par cet homme. Petit à petit, il nota ses expressions, compris ses réactions et il finit par être capable de savoir comme t il allait à la manière dont il se mouvait.
Il n'en tomba pas amoureux à ce moment-là. Derek était une énigme et Stiles avait toujours adoré les enquêtes policières.
Et puis, un jour, ils s'étaient embarrassés, ils avaient couché ensemble. Et Derek avait posé les bases de leur relation. Sex-friend. Stiles avait hoché la tête et Derek lui avait ravi les lèvres à nouveau.
Non, ce qui l'avait fait tomber, c'étaient les moments en sus. Les petites discussions avant ou après, les caresses plus tendres qu'on pourrait s'y attendre pour des membres qui pourraient écraser un crâne à mains nues, la barbe frottant dans sa nuque. C'était Derek qui se laissait découvrir sans vraiment s'en rendre compte. Qui écoutait les mots de Stiles avec attention et y répondait avec obligeance.
Stiles était perdu et malgré lui, il aimait ça. Il aimait savoir ce que Derek cachait aux autres, il aimait être cet interlocuteur privilégié. Il aimait regarder le monde et penser : ''je sais des choses que vous ne saurez jamais, je connais un homme que vous n'aurez jamais la chance d'apprécier.''.
Quand la solitude l'engloutissait, il lui suffisait de se dire ''haïssez-moi si vous le voulez, il existe un homme fabuleux pour qui je compte.''
Mais parfois, la réalité le heurtait, comme hier soir. Derek n'était pas son ''ils vécurent heureux''. Ils n'étaient que deux hommes trompant l'ennui, une manière d'oublier la solitude, mais tout cela était voué à l'échec. Il n'y aurait pas de happy end.
C'est ce qu'il écrivit sur le papier qu'il laissa bien en évidence sur le bar du Loft.
Stiles était un homme de mots, tout comme Derek. Mais ce dernier ne savait plus les prononcer, alors que Stiles adorait sentir les syllabes rouler sur sa langue. Cependant, le loup n'avait pas perdu sa faculté d'écouter et il saurait lire entre les lignes.
''Je t'aime et j'ai peur d'en crever.''
Voilà le message qui s'affichait en filigrane de cette lettre. Il fuyait, prétextant ses études pour sauver son cœur.
Stiles eut un sourire amer, avant de déposer la missive sur la pierre froide sur laquelle il avait adoré être embrassé par Derek.
Il attrape son sac et dit Adieu à tout un pan de sa vie.
XXX
Les gens étaient ennuyeux. Leurs sujets de conversation étaient banals et peu intéressants. Stiles ne cessait de se demander pourquoi il avait accepté de participer à cet échange. Et puis, la raison lui revenait et il tentait d'être moins dur envers ses camarades, de se lier. Mais néanmoins, l'ennui l'habitait face à la fausseté des gens. Et malgré lui, les gens lui rendaient bien.
Son quotidien était baigné de solitude et il n'arrivait pas à savoir si cela le peinait ou le rendait fier.
Un jour, quelqu'un frappa à la porte et Stiles s'étonna. La tristesse ne prévenait pas avant d'entrer d'habitude.
Il ouvrit la porte et deux lèvres arborent sa bouche alors qu'une poitrine le maintenait contre le mur.
''Je t'interdis de me quitter à nouveau.''
Et Stiles entendit la phrase que Derek ne prononça pas : ''ou j'en crèverai.''
Stiles jeta un coup d'œil aux curieux qui venaient de voir cet homme se jetait sur Stiles comme un assoiffé sur un oasis. Il claquage la porte du pied avec indifférence.
''Haïssez-moi si vous le voulez, il existe un homme fabuleux qui m'aime.''
XXX
Voilà, j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à laisser votre avis, j'adore savoir ce que vous pensez !
En vous souhaitant une bonne année !
Sterekement vôtre,
Math'
