Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis, je ne fais que massacrer son univers.
Note : Bonjouuur ! Ce n'était pas ça que je voulais poster au plus vite, mais comme d'habitude, alors que j'ai plein d'autres choses à écrire, je me lance dans une autre histoire !
Pas la meilleure. En fait, je l'aime pas. Mais le but de ce recueil est de ne pas travailler trop sur un texte, alors je me plie aux règles !
En espérant que cela vous plaise tout de même !
Inspiration : Pinterest :
"And at that moment, i saw the life leave her beautiful eyes, even if she was not dead."
Commencée et terminée le : samedi 10 mars 2018.
Stiles ne savait pas quoi faire, pas quoi dire.
C'était censée une opération banale, surtout pour une créature venant du surnaturel. Un truc ordinaire. Après tous les soucis qu'ils avaient dû affronter, les monstres contre lesquels ils s'étaient battus, ils étaient comme indestructibles.
Alors quand Parrish avait dit qu'il devait subir une opération, une banale intervention, personne ne s'était inquiété. Que pouvait faire un chirurgien contre un Chien de l'Enfer ?
Lydia l'avait appelé et il n'avait pas compris la gravité de la situation. Il était arrivé d'un pas tranquille, curieux. Il était arrivé dans le couloir de l'hôpital, avait vu ses cheveux roux voler quand elle avait tourné la tête vers elle et il avait contemplé toute l'inquiétude du monde sur son beau visage. Elle avait couru vers lui et il l'avait réceptionné dans ses bras sans comprendre ce qui se passait, la serrant fort contre lui par réflexe. L'entreprise était un peu compliqué par son gros ventre mais elle s'accrochait a lui avec tellement de force qu'il ne pouvait que l'étreindre en retour.
Elle murmura dans son cou, que l'opération ne s'était pas passée aussi bien que prévu, que son pronostic vital était engagé, que peut-être elle allait perdre son mari.
Il sortit son visage de son cou, les mains délicatement posées sur ses joues baignées de larmes. Il dit des mots avec forces, des mots sans signification ni sens dans son monde de douleur. Qu'il était fort, qu'il allait s'en sortir, que tout irait bien. Même à ses oreilles, ça sonnait faux. Alors il arrêta de dire des choses. Il la ramena contre lui, la guida jusqu'aux sièges, la tint pour qu'elle puisse pleurer. Elle s'endormit, là, contre lui, dans une position inconfortable mais il ne la déplaça pas, ne souhaitant pas la réveiller.
Il envoya un message à Derek pour le mettre au courant. Il se chargerait de prévenir la meute. Il mit un post scriptum pour que personne ne se déplace à l'hôpital. Lydia était incapable de gérer plus d'une personne à la fois.
Ils restèrent là, longtemps. Sans nouvelle. Il la força à manger malgré son refus. Il dû utiliser la carte ''bébé'' pour qu'elle s'alimente et il s'en voulut quand il vit sa bouche se tordre a l'idée que sa fille grandisse sans son père.
Il la laissa un instant pour se mettre en quête de Melissa, qui aurait peut-être des informations supplémentaires. Mais cette dernière était en repos et il ne savait pas s'il pouvait lui demander de revenir. Alors il retourna vers Lydia ils reprirent leur pose de statut, enlacés dans une position invraisemblable sur les chaises inconfortables.
oOo
Il la vit avant elle. La chirurgienne. Et à son visage, à la manière dont son regard passa sur Lydia, son gros ventre et son désespoir, Stiles sut que rien ne serait plus jamais comme avant.
Il attrapa l'attention de sa meilleure amie en lui caressant tendrement la joue et elle releva la tête, comme si elle savait que ce moment allait arriver. Alerte, fragile, son visage balançant entre tristesse et espoir, elle se retourna et se leva. Elle se dirigea vers le médecin et avant que cette dernière n'eut à dire un mot, elle se retourna vers Stiles.
Et à ce moment, il vit la vie quitter ses magnifiques yeux, même si elle n'était pas morte.
Aucun mot. Elle cria. Un hurlement de banshee. Elle hurlait la mort. Elle hurlait la douleur. Elle hurlait pour l'enfant qui ne connaîtrait jamais son père, pour la veuve qu'elle était devenue sans même être une épouse.
Elle hurlait à la mort et les loups jurèrent l'avoir entendu. Elle hurlait sa colère et son envie de vengeance sur un ennemi inexistant.
Stiles se leva, l'attrape et la serra le plus fort qu'il put. Il serra à craindre de lui faire mal. Il serra pour être sûr qu'elle ne s'en irait jamais. Il aurait aimé pouvoir prendre sa douleur, la soulager un peu de ce fardeau qui ne la quitterai jamais.
Elle tomba au sol et il l'accompagna. Son regard croisade brièvement celui de la chirurgienne. Elle ne savait pas comment réagir. La douleur, la tristesse, à colère, elle l'avait côtoyé maintes fois. Mais le désespoir de cette femme la bouleversait.
Stiles serra plus fort. Toujours plus fort. Pendant il ne sut combien de temps. Elle finit par s'endormir là, à même le sol, dans ses bras, épuisée.
Alors il passa ses bras sous ses genoux et sous son os et la porta.
La paperasse attendrait le lendemain.
Il l'amena jusqu'à ma voiture. Elle se réveilla brièvement mais son visage se tordit de douleur quand la réalité lui revint en mémoire. Elle se rencogna sur le siège, prête à nier ce qui allait devenir sa vie. Il la laissa faire. Il l'amena chez eux et appela doucement Derek. Ce dernier devait le guetter. Il lut tout ce qu'il y avait à savoir sur le visage de Stiles. Il ouvrit la porte et attrape délicatement Lydia pendant que Stiles ouvrait les portes jusqu'à la chambre d'ami. Il enleva précautionneusement les chaussures de sa meilleure amie avant de la recouvrir d'une couverture.
Il descendit et rejoignit la cuisine, ou Derek l'attendait avait un air triste sur le visage. Stiles commença à préparer un café. Puis, n'y tenant plus, il se dirigea vers le loup et se lova dans des bras.
Là, dans les bras de son mari, il fit ce qu'il retenait depuis le début d'après-midi. Il pleura.
Il pleura son ami.
Il pleura pour sa meilleure amie.
Il pleura pour l'enfant à naitre.
Il pleura pour eux et pour le bonheur qui venait de disparaître.
Voilà, j'espère que cela vous aura quand même plu ! Merci pour toutes vos reviews (auxquelles il faut que je réponde, je vais le faire, promis !)
En vous souhaitant un bon dimanche,
Sterekement vôtre,
Math'
