Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonsoir.

Je suis désolée. Ca faisait longtemps que je n'avais pas posté. Et je suis désolée de vous poster ça. Vous pouvez me haïr. (j'ai essayé TenshinNeko mais mes mains ne m'ont pas obéi !)

Commencé et terminée le mardi 10 avril 2018.

Inspiration : THh world didn't end in a scream, or in a whisper. But rather one scream at time.

Le monde ne s'est pas fini dans un cri, ou dans un murmure. Mais un cri après l'autre.

Ça avait commencé de manière presque anodine. Et c'était peut-être ça le plus horrible. Une guerre avait tué des gens à l'autre bout du monde, la famine décimé un peuple pas trop loin mais pas assez près pour que l'on se sente concerné.

Juste assez filmé pour que pendant le repas, on se dise ''mon dieu, c'est horrible'' mais pas assez pour que ça nous reste au milieu de l'estomac et nous empêche de manger. Et de vivre.

La loi du ''mort-kilomètre'' avait encore de beaux jours devant elle. (*)

Puis, ça avait frappé le pays. Mais des lieux précis, et des personnes qui étaient là au mauvais endroit, au mauvais moment. Des événements qui secouaient la population mais qui leur donnait l'impression d'être des héros quand ils disaient qu'ils n'avaient pas peur.

Et puis, c'était survenu plus fréquemment, plus violemment, plus près. On s'était mis à craindre pour nos proches, pour nous. On avait commencé à faire des stocks de nourritures, à réfléchir à deux fois avant d'aller quelque part. Mais ça ne s'arrêtait pas et les héros sans peur se faisaient de plus en plus rares.

La Meute de Beacon Hills avait suivi tout ça avec le même sentiment que le reste de la population : de la tristesse pour ce monde qui partait en vrille, dilué dans les folies du quotidien. Avec un sentiment d'impunité supplémentaire : ils étaient des loups, des surhumains alors ils étaient moins vulnérables que les autres. Et puis, vu leur vie, ils risquaient de mourir pour d'autres raisons.

Ça avait commencé sans qu'ils ne s'en rendent réellement compte. Jordan Parrish avait été rappelé par l'armée pour un déploiement de grande envergure. Ils l'avaient serré contre lui, l'avaient fait promettre de revenir. Mais il ne pouvait rien arriver de terrible à un Hell Hound dans une brigade de déminage, non ?

Ils avaient tort. Il prit une balle dans la tête 2 mois après avoir été déployé. Ils l'avaient su avant que le téléphone ne sonne. Lydia avait crié. Même à l'autre bout du monde, elle sentait la mort des siens. Son cri avait déchiré le silence de la nuit. Les avait endeuillés. Les chasseurs avaient frappé à nouveau. Et la tristesse d'avoir perdu l'un des siens s'était mêlé à la fureur des jours passants. Ils se débarrassèrent de leurs ennemis comme s'ils tentaient devant eux ceux qui avaient l'arme contre le front de leur ami.

Lydia avait perdu un peu de cet éclat dans son regard. Le Shérif avait vu une ride de tristesse supplémentaire apparaître.

La fois suivante fut une véritable épreuve pour la Meute.

Erica et Boyd. Isaac et Allison.

Ils avaient voulu se faire une sortie de couples. Le centre commercial avait explosé. Ni leur ouïe fine, ni leur guérison rapide n'avait pu les sauver. Allison survécut juste assez longtemps pour leur raconter ce qu'il s'était passé. Le moment où Isaac s'était jeté sur elle pour la protéger de son corps avait eu raison de sa conscience. Elle avait plongé dans le coma et n'en était jamais sorti.

Le Shérif empêcha juste à temps Chris de se mettre une balle dans la tête. A la place, il partit traquer les responsables. Il les tua. Et mourut sous les coups d'autres. Ainsi s'éteignit la famille Argent.

Le deuil fut une épreuve. Derek les voyait mourir chaque nuit. Stiles était devenu surprotecteur et se rongeait les sangs quand son père partait en intervention. Scott passait son temps à marquer la Meute de son odeur, comme si sentir l'Alpha les protégerait des monstres humains. Lydia ne parlait plus. Elle ne supportait pas que sa voix apporte la mort et le désespoir.

C'est pendant cette vulnérabilité que les démons arrivèrent. Malia et Liam moururent dans leurs griffes, sous le regard impuissant de leur Meute et sous le cri de Lydia qui ne put s'en empêcher.

Mason était inconsolable. Stiles ne quittait plus le lit de Derek de peur de le perdre aussi. Lydia s'enfonça dans son mutisme. Et Scott se laissa dépérir.

Il fut décidé qu'ils habiteraient tous ensemble. Le Shérif et Mélissa se joignirent à la Meute à la demande de leurs enfants. Ils pensaient que créer un climat de sécurité leur permettrait de remonter la pente. Le Manoir était un bunker, aussi bien contre les humains que pour les créatures.

Personne ne sut qui avait envoûté Mason. Mais une nuit, il mit le feu au Manoir. Tout le monde s'en sortir. Sauf Stiles. Il était resté derrière pour être sûr que tout le monde était dehors. Le toit s'était effondré, lui bloquant la sortie. Il était mort sans crier, intériorisant sa souffrance, répétant seulement qu'il les aimait, les remerciant pour ces dernières années et demandant à ce qu'on prenne soin de soin de son père. A la fin, il ne répétait plus que ''je t'aime'' à un Derek se débattant pour retourner dans le brasier. Scott et John le gardèrent près d'eux, malgré la peine qui cisaillait leur cœur.

Ivre de rage et de tristesse, Derek trancha la gorge de Mason, alors que celui-ci ne comprenait même pas ce qu'il venait de se passer.

Lydia et Scott se mirent d'accord pour garder le Lycaon à l'œil, craignant un acte fou. Ils eurent raison. Ce dernier profita d'une inattention de la Meute pour se pendre à une des seules poutres encore solide de la maison calcinée.

La violence du monde semblait avoir touché Beacon Hills. Les vols et les agressions augmentèrent. Un cambriolage tourna mal. John Stilinski prit 2 balles dans le poumon. Il mourut avant d'avoir atteint l'hôpital. Sa dernière pensée fut pour ceux qui restaient. Lui n'avait pas peur, il rejoignait sa famille partie trop tôt.

L'esprit de Lydia se brisant petit à petit. Elle entendait la voix de gens qui n'étaient plus là, elle voyait des personnes qui n'existaient pas. Scott supplie Deaton de trouver une solution mais ce dernier lui répondit que, parfois, les maux n'étaient pas forcément surnaturels. L'Alpha se retint de lui arracher le visage avec ses griffes. Le monde lui avait pris sa Meute, c'était une chose qu'il ne savait que trop bien.

La mère de Lydia prit la décision, difficile, de la faire interner. Scott ne put qu'abdiquer, tout en sachant que ça ne l'aiderait pas. A qui pourrait-elle raconter la mort qu'elle sentait, ses amis morts et ce sentiment de Meute qui était devenu un fardeau ? Ils la penseraient définitivement folle. Elle était condamnée au silence, alors qu'elle était trop à l'étroit dans sa tête.

Il ne restait plus que Scott et sa mère. De toute sa Meute, de ceux qu'il appelait famille, il ne restait plus qu'eux.

Scott sut avant de réellement l'entendre. Un sixième sens. Son instinct. Il se précipita à l'hôpital pour voir un homme y entrer, une bombe autour de son torse et l'air de vouloir mourir. Il tenta de prévenir un maximum de gens, d'évacuer les patients, de mettre en sécurité sa mère.

Il ne saura jamais si sa mère allait bien. La bombe explosa. Un morceau de métal se planta dans le mur, l'empalant par la même occasion. Personne ne pouvait se remettre d'une telle blessure.

Ainsi, se dit Scott, ce n'est pas le monde surnaturel qui aura eu raison de moi. Il contempla la flaque de sang qui s'étendait à terre. Il pouvait entendre la voix de Stiles dans sa tête ''même avec un pouvoir de guérison, personne ne survit à une telle perte de sang.''. Il entendait sa mère hurler ''applique un point de pression''. Il entendait Derek murmurer ''parfois, la mort fait moins mal que la vie''. Et doucement, il entendit de moins en moins.

Le monde ne s'est pas fini dans un cri ou dans un murmure. Mais un cri après l'autre. Jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne pour les entendre.

oOo

(*) En journalisme, la loi de proximité est le principe suivant lequel les informations ont plus ou moins d'importance suivant leur proximité par rapport au lecteur. (source : Wikipédia)

Je suis désolée. Promis, le suivant sera plus drôle ! (le problème, c'est que j'ai l'impression que tout a été fait et que je me vois pas écrire un truc mièvre et vu 1000 fois …)

Merci pour vos commentaires et votre soutien !

Sterekement vôtre,

Math'

PS : PiccolinaSandra
Réponse à ta review "l'esseulée", en espérant que tu passes par là ! :)

Je vais bien. J'ai pas envoyé la lettre. Certaines vérités n'ont pas besoin d'être entendues, juste dites.

Pour Pansy, parce que c'est un personnage secondaire, que l'on peut modeler à l'infini. Et au fil de mes histoires, j'ai fini par aimer la tourmenter aussi :)