Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davi.

Note : Bonsoir ! Ce fait quelques jours que cette histoire est écrite mais … j'ai eu la flemme de la poster …

Et à la base, ça devait absolument pas être ça comme histoire ! Mais je jure que mes mains font ce qu'elles veulent !

Inspiration : Je me demande toujours si c'est la bonne voiture avant de monter dans un uber. Et si je montais dans la voiture d'un particulier par mégarde ?

Commencée le mardi 26 juin 2018

Terminée le mardi 26 juin 2018

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Stiles était perdu. Genre, vraiment perdu. Ça ne serait pas particulièrement grave s'il ne commençait pas à faire nuit. Et s'il n'avait pas rendez-vous dans un restaurant chic pour faire la rencontre de la famille Hale aka la nouvelle belle-famille d'Isaac.

Quelle avait été son idée, à lui aussi, de tomber amoureux de la fille d'une des plus influentes juges du comté ?

Bon, il fallait avouer que Cora et Isaac étaient mignons tous les deux. Mignons à en gerber et à en faire du diabète mais mignons. Boucle d'Or était réellement amoureux et il fallait avoir les yeux crevés pour ne pas voir que Cora était complètement folle de lui. Beaucoup pensait qu'ils avaient trouvé la bonne personne et qu'ils feraient leur vie ensemble.

Alors quand Isaac avait débarqué chez lui, paniqué, parce que Talia Hale voulait rencontrer sa famille, il avait compris le problème.

Parce qu'Isaac ne parlait jamais de son père violent. Il disait qu'il avait eu une enfance « difficile ». Euphémisme. Quand il avait eu 16 ans, il avait été émancipé. Le soir-même, Stiles avait amené valises et sacs en plastique dans la chambre d'ami de la maison Stilinski, déposant le fatras dans ce qui était à présent la chambre d'Isaac. Même si celui-ci n'était pas au courant.

Boucle d'Or avait été touché par ce geste mais avait essayé de refuser, arguant qu'ils n'avaient pas à faire une telle chose, et qu'il allait se débrouiller. Stiles n'avait pas eu le temps de commencer une diatribe enflammée que le Shérif avait expliqué calmement mais d'une voix sûre, qu'ils en avaient parlé avec Stiles, que non seulement, ça ne les dérangeait pas mais qu'ils étaient même heureux de le voir là. Isaac aurait bien argumenté jusqu'à ce que le Shérif finisse sa phrase par « fils ». Alors Isaac accepta. Il accepta le bonheur qu'on lui proposait et s'installa chez les Stilinski.

Isaac n'avait pas de famille à présenter. A part une mère morte, un frère mort, et un père qui ne l'était pas encore mais que personne ne pleurerait.

Sa famille, c'était Stiles et le Shérif.

Stiles le savait. Le Shérif le savait. Isaac n'osait pas y penser.

Donc, bien sûr, Stiles avait dit « on sera là ». Et les yeux de Boucle d'Or avaient laissé filtrer sa joie.

Voilà pourquoi il était habillé comme un clown, chemise blanche rentrée dans un jean cintré et chaussures cirés, paumé dans un quartier inconnu d'une ville qu'il connaissait peu.

Oui, parce que ça aurait été trop simple de faire ça chez l'une ou l'autre des deux familles. Il avait fallu le faire dans un restaurant chic, dans la ville d'à côté, parce que « les Hales y étaient toujours bien reçus ».

Il avait beau trouver Cora adorable, la famille Hale commençait déjà à lui taper sur les nerfs.

Il s'était rendu compte que ramener des fleurs pourrait être une chose « polie » alors il avait cherché un fleuriste. Qu'il n'avait pas trouvé. Mais il s'était perdu. Avec un téléphone avec pas assez de batterie pour utiliser un GPS et retrouver le restaurant.

On dirait le début d'une mauvaise blague. Isaac allait le tuer s'il n'était pas là.

Il alluma déclencha internet (7% de batterie). Tapa « taxi » dans internet. Cliqua sur le premier lien. Uber. Stiles pensa à ce débat pour savoir si ce n'était pas de la concurrence déloyale envers les taxis. Mais sa vie était en jeu. Il entra l'adresse. Chevrolet en approche : 2 minutes. Ouf. (4% de batterie. Internet et la localisation faisait littéralement fondre sa batterie).

Il piétinait alors qu'il vit une Chevrolet ralentir. Ni une, ni deux, il sauta dedans et dit d'une voix précipitée :

- S'il vous plaît, je suis censé être dans 10 minutes au restaurant et j'aimerais ne pas me faire tuer par ma famille. C'est possible d'aller vite ?

- Vous allez vite descendre de ma voiture, déjà.

Stiles s'apprêta à faire une remarque sarcastique (« c'est difficile, comme métier, chauffeur sans client ? ») quand il fût pris d'un horrible doute.

- Vous n'êtes pas taxi ?

L'homme se retourna et haussa un sourcil. Stiles jeta un œil à son téléphone. La batterie rendit l'âme à ce moment-là.

Merde. Il était dans la merde.

- Mon père va me tuer. Isaac va me tuer. Cora va me tuer. Je vais louper le repas de rencontre.

L'homme, qui le regardait toujours, haussa le deuxième sourcil.

- Cora, comme Cora Hale ?

- Oui ?

L'homme soupira, avant de marmonner.

- Je vais vous emmener.

Stiles murmura un « Merci Merlin » avant de s'attacher. Ensuite, il se pencha vers le conducteur et dit :

- Vous le faites parce que c'est Cora Hale ? Vous espérez un coup de main de la famille ? Parce que je vous préviens tout de suite, je ne suis personne pour eux et je ne peux pas servir pour une future faveur. Ni même servir pour une rançon.

Comme l'homme ne répondait pas, Stiles continua :

- Non, parce que, il faut laisser tranquille cette famille ! La jalousie, c'est laid ! Et si vous avez un problème avec un jugement rendu par la juge Hale, c'est dans un tribunal que ça se règle !

La voiture s'arrêta et quand Stiles regarda autour de lui, il vit qu'il était arrivé au restaurant. Et d'après l'horloge de la voiture, avec 2 minutes d'avance.

- Allez-y, je vais me garer.

Automatiquement, Stiles fit ce qu'il dit. Ce n'est que quand il regarda la voiture partir, qu'il demanda :

- Pourquoi vous vous garez ?

Il aurait bien attendu pour avoir la réponse mais il allait finir par être en retard. Il entra dans le restaurant et attrapa immédiatement le regard d'un Isaac paniqué et de son père, visiblement rassuré de le voir là. Les deux étaient entourés d'une dizaine de personnes. Ah oui, quand les Hale se déplaçaient, c'était en meute apparemment. Il les rejoignit.

Cora le prit dans ses bras et il répondit à l'étreinte. Isaac l'introduit auprès de ce petit monde. Talia et son mari Aaron, leur fille Laura, son époux Jordan Parrish (un des adjoints de son père. Stiles ne savait même pas qu'il était marié. Encore moins avec qui !), Peter et sa fille Malia (il connaissait Malia parce qu'ils étaient dans le même lycée. Il l'avait toujours trouvé un peu flippante. Maintenant qu'il rencontrait son père, on pouvait dire qu'elle s'en sortait très bien !), et Rosetta, la mère d'Aaron (ils avaient invité les grands-parents ? Il fallait lui dire qu'il fallait amener toute la lointaine famille !). Et apparemment, il manquait encore le frère ainé de Cora.

Ils étaient clairement en infériorité numérique. Heureusement, Stiles pouvait prendre la place de 4 personnes avec son bavardage.

Ils s'assirent autour de la table, et Isaac n'y coupa pas, il se retrouva à côté de Cora, en face de Talia, diagonale de Laura et de Aaron. Peter était parti pour s'asseoir à sa gauche quand Stiles se faufila et prit sa place. Il aurait besoin de soutien.

Il restait une place de libre à côté sur diagonale, à côté d'Aaron. Elle était apparemment destinée à Derek, le frère manquant.

Qui arriva rapidement !

Puisqu'il était juste parti garer la voiture.

Il avait un laïus sur l'importance de laisser la famille Hale tranquille … à Derek Hale. Qui, maintenant qu'il se tenait debout au milieu du restaurant, laissait apercevoir à quel point il était canon.

Stiles était damné.

Il sentit Isaac gémir à côté de lui quand il vit la carrure dudit frère et il se rappela pourquoi il était là. Mission : soutenir Isaac !

Le fameux Derek s'assit et fit un sourire en coin à Stiles. Ce saligaud se moquait de lui ! Mais il soutint son regard, jusqu'à ce qu'il entende son père et la juge parler travail. Il leva les yeux au ciel et entreprit de distraire Laura, qui semblait vouloir passer Isaac sur le grill.

Alors il entama la conversation sur un sujet banal et ô combien inintéressant mais qu'il entreprit de rendre drôle. Il dévia la majorité des tentatives de la sœur de Cora et elle le remarqua rapidement, au vue du sourire qu'elle laissa fleurir sur ses lèvres. Rapidement, elle tenta des entrées plus vicieuses, plus pour voir Stiles les contrer que réellement pour interroger Isaac. Au bout de 20 minutes de ce petit jeu, elle ne connaissait rien d'Isaac mais elle voulait bien adopter Stiles.

L'apéritif fut pris, ils en arrivèrent au milieu du plat principal. Bien sûr, Stiles n'avait pas pu éviter toutes les questions pour Boucle d'Or mais en même temps, le but de cette soirée était d'apprendre à le connaître, alors il ne pouvait guère faire barrage.

Ils avaient parlé de l'école, de ses résultats, de ce qu'il voulait faire plus tard, de ses loisirs et même de lacrosse. La seule chose que Stiles avait contré était les questions sur sa famille. Isaac lui lançait régulièrement des coups d'œil reconnaissant et le Shérif veillait, en grande discussion avec Jordan mais toujours une oreille sur la conversation.

Mais il semblait que cela devait absolument être abordé ce soir. Talia attaqua, sans aucune possibilité de filouter :

- Et sinon, Isaac, que font tes parents dans la vie ?

Magnifique manière de demander pourquoi ils n'étaient pas présents ce soir.

Isaac se referma discrètement sur lui-même. Epaules rentrées, tête légèrement baissée. Stiles se tendit et le Shérif cessa sa discussion pour écouter pleinement celle-là.

- Ma mère est morte quand j'étais petit.

Sur son père, pas un mot.

Laura renchérit :

- Lahey, c'est un nom qui me dit quelque chose. Ton père n'était pas capitaine de l'équipe de natation ? Et même qu'il entrainait son fils. Camden ?

« La garce. » A côté d'Isaac, Stiles bouillonnait. Son ami essayait de trouver la parade mais rien ne venait, et devant tous ces regards qui le fixaient, la seule qu'il put faire, c'est se lever et s'en aller.

- Je suis désolé. Je ne mérite pas d'être ici.

Et sur ces mots bafouillés, il partit.

Cora repoussa sa chaise, fusilla sa famille du regard et courut à la suite d'Isaac.

Le Shérif ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais Stiles ne lui en laissa pas le temps.

- Vous êtes content ?

Il minauda, imitant – très mal – la voix de Laura :

- Il me semble que ton père entraînait l'équipe de natation ?

Il reprit sa voix grave, mortelle.

- Ouais, et tu vas me dire que ça, c'est venu jusqu'à tes oreilles mais que tu ne savais pas que son frère était mort noyé ?! Tu me prends pour un con ou tu es juste aussi écervelée que tu en as l'air ?

Toute la famille retint un hoquet.

- Vous êtes tous dénués de compassion ou de cerveau ? Faut être aveugle pour voir qu'il n'a pas envie de parler de sa famille. Putain, il vous dit qu'il va venir avec la famille Stilinski – si vous aviez besoin d'un plus grand panneau pour comprendre qu'il y avait un truc qui cloche, c'est que vous avez besoin de lunettes – et vous, vous vous ramenez à 10, y compris la grand-mère, qui a l'air d'être tellement proche de vous, qu'elle confond les prénoms de Laura et Cora !

Il inspira une grande bouffée d'air. Talia sembla vouloir dire quelque chose mais il reprit la parole et elle sembla comprendre qu'il ne fallait pas l'interrompre.

- Ce gars a un cœur en or. Tout ce qu'il veut, c'est aimer Cora. C'est écrit sur son front. Il préférerait s'arracher la gorge que de la blesser. Ca ne pouvait pas vous suffire ? Il vous fallait absolument les détails macabres ? La mère morte, le frère mort. La solitude et la violence ? Vraiment ?

Il se tourna vers Talia, la fixant dans les yeux.

- Comment vous, vous, habituez à voir l'horreur du monde, et les comportements qui en découlent, n'avez-vous pas vu qu'il en présente toutes les marques ?

Il vit quelque chose dans la pupille de la juge. Un tressautement, une marque de culpabilité. Quelque chose. Bordel.

- Vous saviez.

Ce n'était pas une question. Pour quelques secondes, Stiles fut silencieux, abasourdi.

- Vous saviez. La mère, le frère, le père. L'émancipation. La violence, les mots, les coups, les enfermements. Vous saviez tout ça. Vous saviez et vous l'avez quand même interrogé sur sa famille.

La voix de Stiles n'était plus que dégoût. Et le visage de Talia se teintait peu à peu de culpabilité et de regrets.

- Vous devriez avoir honte. Quel était l'intérêt de tout ça ? La majorité de ces choses, vous auriez pu les savoir en regardant son dossier. Ou en demandant à mon père. Il vous aurait dit que certaines choses doivent restées tues. Mais non, il fallait absolument le blesser, lui montrer quelle famille aimante et unie vous êtes, quand il n'a eu qu'un père abusif pour grandir. Félicitations, vous avez réussi à blesser un gamin victime d'abus.

La fin de sa tirade laissa un blanc. Le visage du Shérif était dur. Talia et Laura semblaient honteuses. Le reste de la famille les regardait, ébahi par ce qu'elles avaient fait.

- Vous m'excuserez mais je vais faire l'impasse sur le dessert.

Il se leva, attrapa son portefeuille et laissa quelques billets sur la table.

- Je vous laisserais faire l'appoint.

Il sourit hypocritement.

- Famille Hale, au plaisir de ne plus jamais vous revoir.

Il quitta la table, et quand son père lui attrapa la main alors qu'il passait, il la pressa en retour. Signe de soutien, d'accord, de ralliement.

oOo

Retrouvé Isaac avait été simple. Il se cachait toujours au même endroit. Cora était avec lui. Elle était assise dans l'herbe, Isaac était enroulé sur lui-même, la tête posée sur les genoux. Stiles d'approcha.

Isaac s'était endormi, des traces de larmes encore brillantes sur ses joues. Cora fixait la tombe devant elle, relisant encore et encore « Katherine Lahey, femme et mère aimée ». Elle tremblait de froid mais faisait tout pour ne pas bouger, pour ne pas le réveiller. Stiles déposa sa veste sur ses épaules et elle s'y lova.

- Ils ont été odieux.

Il savait que c'était sa famille mais il ne pouvait pas la contredire.

- Si ça peut te consoler, quand je suis partie, ils faisaient moins les malins.

- Je ne peux pas croire que ma mère est fait une chose pareille.

Elle quitta la tombe des yeux, et regarda Stiles, rongée par la culpabilité.

- Je lui ai dit, tu sais ? Je lui ai dit que la famille était un sujet sensible. Peut-être que si je n'avais rien dit … ?

- Elle l'aurait fait quand même. Elle le savait.

- Pourquoi ? Pourquoi faire ça ?

- Je ne sais pas. J'ai beau retourné ça dans ma tête, je ne vois aucune raison.

Ils restèrent silencieux un moment, fixant la tombe d'une mère qui manquerait à jamais à son fils. Puis Stiles frissonna, à cause du froid. Il regarda ses amis, assis dans l'herbe.

- Aller, viens, on y va.

Il attrapa Isaac et le remit debout avec l'aide de Cora. Il se réveilla juste assez pour marcher mais Cora et Stiles se tenaient de chaque côté pour le guider. Ils le mirent dans la voiture et par automatisme, ils se dirigèrent vers la maison Stilinski.

Couché dans son lit, Isaac et Cora endormis dans la pièce d'à côté, Stiles tentait de comprendre pour quelle raison Talia Hale avait bien pu vouloir briser son ami.

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Le secrétaire lui courrait après mais il n'en avait cure. Il rentra dans le bureau qu'il savait juste habité de son propriétaire. Talia Hale releva la tête, surprise face à ce remue-ménage et le fut encore plus quand elle vit Stiles. Elle renvoya son assistant et l'invita à s'asseoir. Mais Stiles restait debout, à traverser la pièce de long en large. Il finit par s'arrêter et par se poster devant le bureau.

- J'ai beau cherché, je ne vois pas pourquoi. J'ai lu les descriptions d'audience, j'ai regardé vos apparitions télé, j'ai parlé à vos collègues. Vous n'êtes pas cruelle. Vous n'avez pas interrogé Isaac pour le plaisir de le malmener. J'ai fini par me dire que cela devait avoir à voir avec votre métier. Vous savez quelque chose que j'ignore. Quelque chose que même mon père ignore. Et vous allez me dire ce que c'est.

- Pourquoi est-ce que je ferais ça ?

- Parce qu'Isaac a rompu avec Cora, persuadé que vous n'approuviez pas leur couple et qu'il n'était pas assez bien pour elle !

Talia soupira et réitéra l'invitation à s'asseoir, qu'il accepta cette fois.

- Le père d'Isaac a porté plainte.

Stiles s'étouffa.

- Pour quelle raison ?

- Un prétexte. Diffamation.

- Diffamation de quoi ?

- Il affirme qu'Isaac a menti quand il l'a accusé de maltraitance.

- Il se moque de qui ?! C'était i ans. Isaac vient d'avoir 21 ans et c'est maintenant que ce salopard s'inquiète de sa réputation ?!

Talia soupira.

- Tout juste, il vient d'avoir 21 ans.

La lumière s'alluma dans le cerveau de Stiles.

- Il veut l'héritage de son épouse.

Talia hocha la tête. A l'air d'incompréhension de Stiles, elle expliqua :

- Katherine Lahey est née Baldwish. Famille d'industriels, prospère. Quand elle a épousé Anton Lahey, ses parents n'étaient pas d'accord. Ils l'ont menacé de supprimer son héritage. Katherine leur a dit de le faire, mais qu'ils n'avaient pas le droit de faire ça à leurs petits-enfants éventuels. Ils sont tombés d'accord. Katherine ne toucherait rien mais l'hypothétique progéniture hériterait de tout. Or, Camden est mort et Isaac …

- Vient d'avoir 21 ans. Comment savez-vous autant de choses sur cette histoire ?

- C'était l'une de mes premières affaires. Katherine était impressionnante. Elle acceptait le rejet de ses parents, mais ne supportait pas que cela retombe sur ses enfants. Ses parents ont verrouillé le contrat, de manière à ce que personne ne puisse toucher à l'argent, même sous couvert de gestion pour le compte d'un mineur. C'est pour te dire à quel point ils avaient confiance en Anton.

- Mais, Isaac est émancipé depuis ces 16 ans !

- Et pour cela, il a touché une partie de l'héritage mais pas son entièreté. Ce qui est chose faite, maintenant.

- D'où la plainte.

Les deux restèrent silencieux. Mais Stiles avait toujours la tête emplie de questions :

- Pourquoi ce cirque, au restaurant ?

- J'aurais pu lui demander de venir dans mon bureau et être compatissante. Mais je sais que les mensonges tiennent plus difficilement en public, à l'improviste.

- Donc vous avez décidé de l'humilier devant votre famille et un restaurant entier !

- J'ai … fait une erreur.

Stiles se leva, mettant fin à l'entrevue. Il était fatigué de la bêtise humaine. Et déçu du comportement d'une femme qu'il estimait.

- Vous devriez aller voir Isaac. Tout lui expliquer. Et vous excuser, platement. Cela vaut pour Laura aussi. Et parler à Cora. Elle est persuadée que vous l'avez trahi.

Talia baissa la tête lorsqu'elle se rendit de toutes les erreurs qu'elle avait faites, et de toutes les personnes qu'elle avait blessées.

- Je le ferais.

Il n'ajouta rien, et s'en alla.

- Stiles.

Il avait une main sur la poignée quand il la rappela. Il se tourna vers elle.

- Merci. De prendre soin de vos amis. D'être loyal. Je n'aurais jamais à m'inquiéter pour eux, si vous êtes à leurs côtés.

Stiles accepta le compliment avec plaisir, ne pouvant pas rayer l'admiration qu'il avait pour cette femme.

Aujourd'hui, cependant, il avait une des leçons les plus importantes : personne n'est infaillible, ni les grands de ce monde, ni les petits.

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Voilà ! Je suis pas trop fan de la fin mais je n'avais aucune autre idée ! Et dire qu'à la base, ça devait être un Sterek …

N'hésitez pas à commenter ! Merlin que j'aime vos reviews !

Sterekement vôtre,

Math'