Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis !
Note : Bonjour ! A l'heure où j'écris ces mots, je ne sais pas à quel moment je posterais ce chapitre, mes parents débarquant aujourd'hui en Pologne. Ça dépend quand j'aurais un moment de libre
J'espère que ce chapitre vous plaira. J'ai regardé les chiffres hier. On est à plus de 16,000 visites. C'est … wow ! Je ne me rends pas compte ! Merci pour vos lectures, vos favoris, vos follow et vos reviews. C'est ce qui me pousse à écrire, vous faire apprécier une bonne (j'essaye) histoire !
Commencée le vendredi 29 juin 2018
Terminée le vendredi 29 juin 2018
Inspiration : voir à la fin pour éviter les spoils
R&R :
Hey !
J'aime toujours la masse silencieuse, n'hésite pas à commenter plus tard, même une fois de temps en temps, j'aime avoir les avis des gens )
Je n'ai même pas pensé à ce que le uber est devenu. Je suppose que Stiles a payé une facture atroce vu son temps de retard xD
Malheureusement, et même si une suite pourrait me titiller, les chapitres de Pérégrinations sont uniques ! Du coup, il n'y aura que ton imagination pour les histoires de Cora et Isaac ! Navrée ^^
Merci pour ta review, en espérant en recevoir d'autres )
Sterekement vôtre,
Math'
oOo
Ils ne pouvaient pas y croire.
Pas Stiles.
Stiles, c'était la loyauté faite homme. C'était le garçon qui était resté à leurs côtés alors que rien de tout ça ne le concernait.
Ils auraient pu attendre ce comportement de n'importe qui, réalisèrent-ils. Mais pas de Stiles.
Ils étaient tous assis dans le salon, silencieux, plongés dans leurs pensées. Ils se demandaient pourquoi. Ils se demandaient comment. Ils se demandaient depuis combien de temps.
Comment avaient-ils pu leur mentir pendant tout ce temps ? Eux, loup-garou qui se pensaient infaillibles. Eux, amis qui pensaient le connaître par cœur.
La porte s'ouvrit et l'air de la pièce se chargea en tension. Tous avait des questions et tous aurait leurs réponse, quoi que cela doit en coûter.
Lydia apparut, froide, la colère ciselant ses traits. Derrière elle, Stiles ne semblait ni penaud, ni coupable. Il semblait dans son droit, comme si ce qu'il avait fait se justifier. Comme s'il n'avait strictement rien à se reprocher. Ce visage dénué de peine ne fit qu'accentuer la rage de la Meute. Il les avait trahis et ne semblait même pas porter le poids de cette trahison.
Derek attrapa une chaise, qu'il posa au milieu de la pièce. Sans un mot échangé, Stiles s'assit dessus. On aurait dit un simulacre de procès, une mise à mort.
Tous se regardaient, pour savoir qui commencerait le premier. Ce fut Scott. Meilleur ami, presque frère, le sentiment de trahison le prenait aux tripes et marquait ses yeux d'un pli de tristesse.
- Pourquoi, Stiles ?
Seul le silence lui répondit. Stiles regardait devant lui, statique. La tête droite, les mains posées sur ses cuisses. Il ressemblait à une poupée de cire. Pour une fois, la Meute l'aurait aimé gesticulant et bruyant.
Scott ne semblait qu'avoir ce mot-là à la bouche. Pourquoi. Pourquoi avoir fait ça. Pourquoi avoir fait ça à nous. Pourquoi avoir fait ça à moi.
Et toujours que le silence.
Erica perdit patience. Elle se leva, laissa sortir ses griffes et les plaça à trois centimètres des yeux de Stiles.
- Tu devrais répondre, si tu ne veux pas finir dans le même état que ton grand ami.
Mais Stiles ne broncha pas. Il fixa les griffes sans qu'aucun sentiment n'apparaisse sur son visage. Aucune odeur ne se répandait dans la pièce. Il n'y avait pas l'odeur aigre de la peur. Ni doucereuse de la fierté. Ni celle acide de la culpabilité. Rien. Comme si Stiles ne ressentait rien. Ou avait si bien appris à se contrôler qu'aucune émotion ne filtrait de ce corps.
Scott posa encore des questions, beaucoup de pourquoi, mais pas un début de réponse ne passa les lèvres de Stiles. Déçu, il abandonna, se réinstalla sur le canapé, au côté d'Allison, qui le prit dans ses bras.
Erica, elle, était déchaînée.
- Je propose qu'on force les mots à sortir.
Elle regardait ses griffes et le visage de Stiles.
Derek gronda.
Elle le regarda, hautaine. Il fit luire ses yeux, et elle pencha la tête.
- Personne ne torturera personne.
Isaac intervint :
- Mais Derek ! C'est un traître. Et on ne sait pas à quel point il a comploté contre nous.
- Tant que l'on n'aura pas de réponse, on ne fera rien.
Erica répliqua, mauvaise :
- Du coup, tant qu'il se tait, on lui offrira le gite et le couvert. Tu as raison, il va parler beaucoup plus vite comme ça.
- Te supporter H24 Erica est la pire forme de torture que tu puisses faire. Même me crever les yeux serait plus charitable, comme ça, je n'aurais plus à te voir. Si tu pouvais me crever les tympans aussi, que je n'ai plus à entendre tes propos dénués d'intelligence.
Premiers mots que Stiles prononçait. Qui firent grogner toute la Meute. Sauf Peter, adossé contre les boiseries de la porte, qui souriait.
Erica ne se laissa pas faire, elle s'approcha, mauvaise.
- Tiens, il sait encore parler l'avorton.
Mais Stiles était retombé dans son mutisme.
oOo
Les questions durèrent des heures. Des questions sans réponse. Un à un, les membres se lassaient. Stiles était un mur. Ils avaient supplié. Ils avaient menacé. Ils avaient dit qu'ils étaient déçus. Ils avaient tempêté. Demandé gentiment. Rien n'avait fait fléchir la ligne de conduite de Stiles. Silence et obstination. Ils ne savaient plus quoi faire.
Alors ils l'enfermèrent dans la chambre d'ami du Loft, avec un peu de nourriture. Peut-être que le laisser réfléchir, seul, dans le noir était la meilleure solution.
La Meute était réunie dans la cuisine. La majorité était silencieuse. Seule Erica tempêtait à voix haute, depuis des heures. A tel point que la voix de Lydia fendit l'air, sèche et agacée.
- Oui, Erica. Tu es en colère. COMME NOUS TOUS. Est-ce qu'on est en train de casser les oreilles de tout le monde, cela dit ? Non. Alors, va aboyer ailleurs.
Erica eut l'air outrée et se tourna vers ses compagnons, à la recherche de soutien. Mais tout ce qu'elle trouva fut les regardes fuyants d'Isaac et Boyd et le visage dur de Derek.
Lydia reprit :
- Ça n'a aucun sens.
- Et qui est-ce qui casse les pieds de tout le monde maintenant ?
Erica était mauvaise. La rousse d'apprêtait à répliquer quand la voix de Derek retentit :
- Erica, ça. Suffit.
Il se tourna vers Lydia.
- Qu'est-ce qui n'a aucun sens ?
- Le comportement de Stiles. Ce n'est pas son genre.
- Je crois que tout ce qu'on pensait de lui était erroné.
Derek aurait voulu croire qu'il y avait une raison logique. Quelque chose qui ferait que ce n'était pas de la trahison mais de la survie. Mais la vie lui avait appris une chose : elle n'est faite que de trahison.
Lydia secoua la tête, obstinée. Son esprit logique s'opposait à l'idée d'un Stiles vil et manipulateur. Cela allait à l'opposé de tout ce qu'il avait fait et dit pour eux.
Elle quitta la cuisine et se dirigea vers la chambre. Derek la suivit.
- Ne fais pas ça, Lydia. Il ne dira rien et tu te feras juste du mal.
- Je n'ai rien à lui demander, juste beaucoup de choses à lui dire.
Elle déverrouilla la porte et entra.
oOo
Il était assis sur le lit, immobile, juste son genou qui tressautait de manière irrégulière. Il tourna la tête quand il entendit la porte s'ouvrir. A la vue de Lydia, ses yeux retournèrent fixer le mur.
- Je pense que tu l'as fait. Je pense que tu as collaboré avec l'ennemi. Mais je ne pense pas que tu nous aies trahis. Je te connais. Qu'importe ce de quoi ça a l'air. Tu dois avoir une raison. Peut-être que je ne la saurais jamais. Peut-être que tu ne veux pas nous la dire pour nous protéger ou pour te protéger. Mais je crois que tu es innocent. Et je continuerais à le croire tant que je n'aurais pas de preuve tangible de ta motivation à nous trahir.
C'est tout ce qu'elle avait à dire. Sans un regard en plus, ni un geste, elle se retourna et quitta la pièce.
Elle manqua le regard plein de reconnaissance de Stiles.
oOo
Le même manège reprit le lendemain. Il fut assis sur une chaise, on lui posa des questions, il se mura dans le silence.
A la différence qu'aujourd'hui, Lydia était assise à côté de Peter, au fond de la pièce, près de la porte. Comme témoin. S'assurant que rien de grave ne se passerait. Mais refusant de prendre part à cet interrogatoire.
Il retourna dans la chambre sans avoir prononcé un seul mot.
oOo
Les jours s'égrenèrent, lentement. Peu à peu, la Meute se lassa du silence de Stiles. Même Erica se fit moins haineuse. Doucement, ils acceptaient. Stiles les avait trahis. Sans raison, ni motivation. Juste parce qu'il le pouvait, le voulait.
Ils recommençaient le même manège, Stiles assis et les autres autours. Mais il n'y avait plus de questions. Seulement des discussions lasses pour essayer de trouver un motif.
On en était là. A écouter Erica parler. Parce qu'elle était la seule à avoir encore des mots à prononcer, à encore avoir besoin de dire à voix haute qu'ils avaient été trahis, parce qu'elle n'arrivait pas à l'accepter. Mais même dans sa voix, la lassitude s'était installée.
- On s'est battu. Chaque putain de jour. Et il était là. On est des héros, des survivants. On a protégé cette ville, on a souffert, on a été blessé. On ne mérite pas un peu mieux que ça ?
Stiles rit. Sardonique, méchant. Tous les visages se tournèrent vers lui. Dans le fond de la pièce, Peter et Lydia avaient refocalisé leur attention sur lui. Les deux le sentaient, ils étaient proches de savoir quelque chose.
- Tu crois que tu es en vie parce que tu peux te battre ? Tu es en vie grâce à ce que j'ai fait pour vous sauver !
Le silence s'abattit sur la pièce. Tous craignait de dire un mot qui mettrait fin à l'explication que Stiles allait peut-être enfin leur donner.
- Des jours que je vous entends vociférer sur cette vie qui s'acharne sur vous. Pauvres loups, pauvres surhommes. Quelqu'un a-t' il pensé à ce que ça me faisait, à moi ? A nous ? Pauvres humains, retrouvés mêlés à ça par hasard ? Mais vous êtes tellement sûrs de votre force que vous en avez oublié votre cerveau.
Les yeux de Lydia s'éclairèrent. Tout d'un coup, tout fut clair. Face au silence de Stiles, elle murmura :
- Dis-leur. Tu as commencé, finis. Dis-leur ce que l'humanité implique dans le monde surnaturel.
- Une force différente. Une stratégie.
Il se replongea dans le silence, mais cette fois, plus comme s'il cherchait ses mots.
- Tu crois que ça m'a plu d'être aux côtés de Deucalion ? Tu crois que ça m'a plu de devoir traiter avec Ennis ? Tu crois que ça m'a plu de devoir paraître aimable avec Morell ? Non. Mais quand on n'a pas la force physique, on se repose sur autre chose. Ils vous auraient massacré. Regardez-vous. Une bande d'adolescents, passant plus de temps à se rebeller les uns contre les autres qu'à réfléchir. Des louveteaux, non entraînés. Tellement fiers d'être plus fort que des humains qu'ils en ont oublié qu'il existait des ennemis plus forts qu'eux. Si la meute de Deucalion vous avait attaqué comme elle l'avait prévu, vous seriez mort. Alors oui, j'ai collaboré. Oui, j'ai dû faire mes preuves pour qu'ils aient confiance en moi. Mais grâce à ça, ils ont changé leurs plans, ça les a rendu plus faibles, ça a fait de vous les vainqueurs. Ma trahison est la raison pour laquelle vous êtes toujours en vie.
Et sur ces mots, il se leva. Il les dépassa, eux qui semblaient comme figés face à ses révélations. Pas un ne fit un geste pour le retenir. Il s'arrêta devant Lydia, lui embrassa la joue. Il murmura :
- Merci. D'avoir cru en moi quand il n'y avait aucune raison.
Elle lui sourit doucement. Il regarda Peter.
- Tu savais, n'est-ce pas ? Pendant tout ce temps ?
- Bien sûr.
- Et quand as-tu été certain que ce n'était pas de la traîtrise ?
- Quand je les ai vus attaquer. La stratégie était mauvaise. Comme si elle avait été mise en place en fonction de croyances erronées sur l'ennemi. C'est là que j'ai su que tu avais sûrement été celui qui avait transmis les fausses informations. Brillant.
Stiles sourit.
Il quitta la maison. Il ne se retourna pas. Il ne pouvait pas regarder en face ces gens qui s'étaient dit ses amis et qui l'avaient condamnées sans se poser plus de questions.
La Meute le regarda partir.
Ce fut la dernière fois qu'ils le virent.
oOo
Voilà pour cette histoire, j'espère qu'elle vous a plu. L'inspiration, c'est Pinterest (comme d'habitude ^^) : "Do you think you are alive because of you can fight?
You are alive because of what I did to save you!"
N'hésitez pas à commenter, vous ne savez pas à quel point ça me ravit, surtout cette masse silencieuse que j'entends peu et qui pourtant toujours là !
Bon week-end,
Sterekement vôtre,
Math'
