Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonsoiiiir !

Voilà le nouveau chapitre promis ! J'espère qu'il vous plaira !

Merci à PiccolinaSandra pour sa correction et ses commentaires !

Commencée le : Mercredi 17 juillet 2019

Terminée le : Mercredi 17 juillet 2019

Inspiration : (Pinterest) "How terrible it is to love something that death can touch. "

.II.

Il le savait depuis le début. C'était un tourment dont on l'avait prévenu dès le début : être le compagnon d'un loup, c'est être le compagnon d'un soldat. Et ça implique de devoir parfois attendre le retour de l'être aimé. Espérer son retour. Espérer son retour, vivant.

C'est un de ces soirs. Un soir où un hurlement avait déchiré le ciel. Tous les loups s'étaient figés. En trente secondes, ils avaient tous abandonné ce qu'ils étaient en train de faire. Ils avaient embrassé leur moitié avant de se précipiter dehors pour se transformer et courir vers la menace.

Parfois, quand tous discutaient stratégie, Stiles passait des heures à leur dire que ce principe de se précipiter vers le hurlement, sans savoir ce qu'ils allaient combattre, sans plan, était suicidaire. Mais paraît-il que c'était instinctif. Quand ils se glissaient dans leur peau de loups, les humains n'avaient plus le contrôle. Les plans étaient inutiles, ils avaient l'instinct.

En quelques secondes, Derek l'avait embrassé et n'était plus là, laissant un Stiles un peu hébété. Comme à leurs habitudes, les compagnons laissèrent aussi leurs tâches en cours. Les enfants s'étaient déjà réunis, trouvant du réconfort dans la sensation de la peau des autres contre la leur, dans ce tas de louveteaux. Les adultes s'assirent sur le canapé. Il prit sa petite dernière de son berceau pour la garder contre lui. Le soudain changement d'atmosphère la mettait à fleur de peau.

Il s'assit à côté de Cora, sa belle-sœur. C'était une première pour elle. Habituellement, elle courrait aussi. Mais elle était enceinte et à cause de cela, elle restait en sécurité avec les non-loups. L'ironie, c'était que son mari, un loup aussi était parti. Eux qui avaient l'habitude de partir au combat ensemble, laissant les humains derrière, goûtaient au quotidien des autres : la séparation. Et pour Cora, la longue attente.

Stiles confia Emily à l'épouse de Peter et se leva pour aller guetter la fenêtre. Il attrapa un fusil à pompe. Il n'avait jamais eu à s'en servir, la menace n'étant jamais parvenu jusqu'à eux. Mais il se voyait comme le dernier rempart en cas d'échec de la Meute. Celui qui protégerait les enfants si les choses venaient à mal tourner.

Il fut rejoint par Cora. Ils scrutaient l'horizon. A la recherche d'un ennemi ou d'un ami.

Sa belle-sœur était fébrile, supportant mal cette absence. Stiles comprenait trop bien. Lui aussi avait eu du mal à laisser partir ces gens qu'ils aimaient au combat, sans avoir de possibilité de les aider.

- Comment tu fais ?

Sa voix était basse, posée. Elle ne voulait pas briser le calme de la maison, ce calme qui faisait que les enfants ne paniquaient pas et qui ne semblait que tenir à un fil.

- Je ne sais pas. Je le fais, c'est tout. J'évite de trop y penser, je suppose.

- C'est terrible d'aimer quelqu'un que la mort peut toucher.

- Mieux vaut-il aimer quelqu'un qui peut être fauché par la mort ou n'aimer personne pour se protéger de cette douleur et mourir avec des regrets ? Réfléchis-y, tu me donneras la réponse quand ils reviendront.

Il était un peu espiègle en prononçant ces mots mais au fond, il était très sérieux. Il quitta son poste d'observation pour aller faire un bisou à son bébé.

.II.

La gestion de la menace prit trois heures. Trois longues heures. Quand les loups revinrent, et que chacun avait retrouvé sa moitié, dans les bras de Derek, Stiles demanda à Cora :

- Alors ?

- Aimer. Je choisis aimer.

Stiles lui fit un sourire de connivence.

Il ne lui dit pas que c'était une réflexion qu'il avait à chaque fois que son mari s'en allait. Que chaque fois qu'il retrouvait ses bras, ils choisissaient « aimer » aussi. Mais qu'il n'était pas persuadé qu'il ne regretterait pas ce choix le jour où Derek ne reviendra pas.

.II.

36 chapitres ! Je ne savais pas en commençant que je ferais autant de chapitres. 310 reviews (à la dernière comptabilisation). Je ne savais pas qu'autant de gens liraient ces histoires, que je retrouverais toujours les mêmes noms, chapitre après chapitre, histoire après histoire. Je vous remercie du fond du cœur pour votre soutien à chaque publication, c'est pour vous que j'écris !

En espérant que ça vous ait plu !

Sterekement vôtre,

Math'

PS : TenshinNeko, t'as vu, j'ai tué personne ! C'est bien, hein ?