Disclaimer : Le monde de Teen Wolf appartient à Jeff Davis.

Note : Bonjouuuuuuuur,

Ça faisait longtemps ! Vous m'avez manqué ! Je reviens avec un petit texte, j'ai hésité à le poster seul mais il appartient à ce recueil alors : Enjoy !

As usual, merci à la merveilleuse PiccolinaSandra pour sa correction et son soutien (depuis 2 ans déjà !)

Inspiration : (Pinterest)

« - You know I'll win

- And you know I'll fight »

Commencée le jeudi 2 juillet 2020

Terminée le jeudi 2 juillet 2020

.II.

Peter était un assassin doublé d'un psychopathe qui n'avait qu'un intérêt : lui-même. Il fallait être toujours plus fort, toujours plus puissant. Et qu'importe si ça impliquait de tuer sa nièce, de torturer son neveu, de s'allier aux pires ordures. Tant que ça l'approchait un peu plus de son but ultime : être intouchable.

Stiles avait passé des heures à y réfléchir, écoutant les histoires de Derek à propos de son dégénéré d'oncle. Et il en était arrivé à une conclusion : Peter avait sûrement toujours eu une personnalité « borderline ». Mais, entouré de sa sœur l'Alpha, de sa Meute, il avait réussi à garder les pattes sur terre. Mais ensuite, l'incendie. Les années passées dans le coma, bloqué dans son propre corps. La rééducation. Et sans doute les heures à réfléchir à une vengeance. Et des nuits à craindre que ça puisse recommencer. Que faire pour empêcher les chasseurs de le laisser pour mort encore une fois ? Devenir plus fort, toujours plus fort. A ce moment-là, la folie avait dû lui faire perdre le sens des réalités. Que devenir plus fort impliquait de tuer sa nièce. Et perdu dans sa terreur, cette solution lui avait semblé viable, justifiée, logique.

Alors, quand Peter avait disparu pendant des mois, tout le monde avait craint le monstre qu'il était sans doute parti réveiller. Tout le monde craignait ce qu'il était capable de faire. Tout le monde craignait son retour. Tous savaient que ça impliquerait sans doute beaucoup d'inquiétudes, pas mal de sang et un vrai risque de mourir.

Cela n'avait pas manqué. Peter était revenu. Toujours le même visage aux pommettes aiguisées, le même sourire rusé qu'il pouvait parfois légèrement adoucir, les mêmes yeux enflammés. Un peu plus fou. Un peu moins humain. Un peu plus Peter.

Stiles pouvait voir dans ses yeux danser la flamme de la folie. Quand le monde qui tournait autour de lui ne le touchait plus. Petit à petit, il sombrait dans son monde, constitué de nombreux ennemis et de si peu d'alliés. Dans ce monde, Peter était seul et luttait contre tous. Dans ce monde, Peter luttait même contre lui-même. Et pour l'avoir été de nombreuses fois, Stiles ne conseillerait à personne d'être l'ennemi de Peter Hale.

Ils étaient face à face, dans ce hangar perdu au milieu de nulle part. Bien sûr que c'était un piège. Et Stiles en avait eu conscience bien avant de foncer dedans. Mais en face de lui, c'était toujours Peter. C'était la seule famille de Derek. C'était un membre de la Meute, malgré tout. C'était un Hale. Alors il avait foncé. Sans trop savoir s'il allait secourir un ami ou confronter un ennemi. Là, en face de lui, Stiles ne savait toujours pas.

Et il s'en foutait. Il se battrait quand même. Stiles s'était toujours battu. Contre ses ennemis, pour ses amis.

Ils tournaient en rond, se faisant face, ne se quittant pas du regard. Ils dévoraient l'autre des yeux.

Stiles savait que Peter voulait aller après la Meute. Et Peter savait que jamais Stiles ne le laisserait faire. Peter s'arrêta et pencha la tête, fixant toujours Stiles. Et enfin, il parla.

- Tu sais que je vais gagner ?

Bien sûr qu'il allait gagner. Mais Stiles avait du mal à voir quelle fierté il pourrait en retirer. Encore heureux que le loup-garou pouvait le battre, sinon, il aurait été un piètre loup.

- Et tu sais que je vais me battre.

Oui, Peter savait ça. Plus têtu que Stiles, ça n'existait pas. Le loup se jeta sur Stiles, assez vite pour qu'il soit surpris, pas assez pour qu'il ne tente pas de l'esquiver. Il y eut quelques passes qui démontraient clairement que Peter ne faisait que s'amuser, comme un chat jouant avec une souris à moitié morte. Stiles n'aimait guère la comparaison mais ne se faisait pas d'idée sur son rôle.

Et puis finalement, le loup dû en avoir assez et frappa Stiles. Ce dernier s'écroula par terre, conscient mais les yeux papillonnants et une douleur diffuse dans toute l'épaule. Peter lui mit un second coup et cette fois, Stiles tomba dans les pommes.

.II.

Il se réveilla quelques heures plus tard, groggy, perdu. Il vit Derek penché sur lui, semblant heureux de le voir ouvrir les yeux. Stiles avait mal à la tête mais tenta de se relever en murmurant à son alpha « Peter ».

Derek l'aida à se relever, vérifiant qu'il était solide sur ses appuis avant de le lâcher.

- Derek, Peter prépare quelque chose. Il faut le trouver !

La voix de Stiles était pressante. Il ne savait pas combien de temps il avait été inconscient mais c'était sans doute déjà suffisant pour que Peter mette la ville à feu et à sang.

- Derek !

Stiles cria quand il vit que Derek ne réagissait pas.

Puis, il se figea quand il vit les gouttes dans les yeux de Derek.

- Derek ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Stiles sentit la peur faire vibrer son corps. Derek semblait mou, fragile. Derek n'avait jamais l'air mou, fragile. Derek était la force brute et l'orgueil. Une grande catastrophe avait dû arriver pour pouvoir briser Derek.

- Derek ?

Le loup tendit un morceau de papier à Stiles, une feuille chiffonnée, un peu terreuse.

Stiles la prit avec moins de délicatesse qu'il ne l'aurait voulu.

J'ai déraillé. Je ne veux plus voir la peur dans tes yeux quand je reviens en ville, te demandant quelle douleur je vais encore créer. Je suis désolé de ne pas être à la hauteur de ta mère, de notre meute, de notre famille. Tu méritais un oncle fort et rassurant, tu m'as eu moi et j'en suis navré. Je ne supporte plus cette inquiétude qui fait vriller tes muscles quand je suis dans les parages. Comme je ne supporte pas l'inquiétude qui fait trembler tes os quand je ne suis pas là. Je n'ai pas été la personne que tu méritais. Je suis au moins fier de voir le loup, l'alpha que tu es devenu.

C'était la dernière fois que tu me voyais disparaître.

J'espère avoir la chance de rejoindre notre famille. Sinon, et bien, j'ai toujours préféré les étés chauds aux hivers glacés alors je devrais pouvoir me plaire en enfer.

Peter

PS : j'ai abandonné Stiles dans le vieux hangar abandonné à l'est. Il a tendance à mettre son nez partout et je refuse qu'on m'empêche d'avoir mon grand final. Garde-le près de toi.

Stiles se figea. Peter ne pouvait pas être… Pas définitivement en tout cas.

Il tendit la feuille à Derek. Releva la tête et osa à peine croiser son regard.

- Son grand spectacle ?

- Il s'est immolé dans les ruines de la maison.

Les larmes montèrent aux yeux de Stiles.

- Je suis désolé Derek, tellement désolé.

L'orgueilleux Derek qui ne flanchait jamais sembla se tasser encore un peu plus sur lui-même alors que les larmes coulaient le long de ses joues.

Stiles l'attrapa dans ses bras, le serra contre lui et tous les deux, ils se laissèrent tomber au sol, sanglotant. Ils pleurèrent la folie de Peter, ils pleurèrent la famille Hale, ils pleurèrent le pire allié qu'ils auraient pu avoir, ils pleurèrent le meilleur ennemi qu'ils n'aient jamais eu.

Ils pleurèrent pour l'âme de Peter, pour qu'elle puisse rejoindre Talia et leurs parents. Pour qu'il puisse vivre, enfin, avec sa femme et son bébé. Ils pleurèrent pour la paix d'un homme qui s'était laissé consumé par sa folie.

.II.

Voilà, j'espère que ça vous aura plu ! J'ai beaucoup aimé l'écrire et j'aime bien le Peter que j'ai essayé de dépeindre ! N'hésitez pas si vous avez des remarques, ou envie de parler de votre 14 juillet ou de ce que vous voulez !

Prenez soin de vous !

Sterekement vôtre,

Math'

PS : si vous êtes intéressé.e.s : j'ai posté une histoire sur Scott et Stiles et trois histoires sur Harry Potter