Disclaimer : Magnificent Century est l'oeuvre de Meral Okay et de Timur Savci.

Résumé : Sah réalise peu à peu qu'Hatice n'ira jamais mieux. Elle ne sortira jamais de sa dépression, ne se remettra jamais de la mort de son mari et n'éteindra jamais le feu de la vengeance qui l'anime, quitte à ce qu'elle se perde dans sa quête. [Magnificent Century : Hürrem]

Note de l'auteur : Cet OS a été écrit lors de l'atelier d'écriture du Discord « La Fabrique à Plumes » sur le thème des images et citations. 30 minutes par image/citation, écrire sur l'image ou sur la citation inspirée de l'image. Citation 6: Francis Bossus : "La douleur est un feu que chacun alimente en soi."

Liste des dettes du Discord « Défis Galactiques » : 50 nuances de fandom méconnu + Ecrire sur une relation entre sœurs (Recyclage) + Quatre aspects de Leia : Horreur : Ecrire sur un perso cannibale ou écrire un texte drama + Ecrire sur un perso qui a des enfants (Qui est-ce?) + Maladie 16 : Dépression + Défi des adultes 271 - Psychologie : Dépression + Pangolin : Hadès - écrire une scène drama (Horoscope) + Titre du 27/06/2021 : C'était déjà trop tard

C'était déjà trop tard

La douleur est un feu que chacun alimente en soi. C'est la première phrase qui vient à l'esprit de Sah quand elle voit sa petite sœur. La blâme-t-elle d'être effondrée ? Non, bien sûr que non. Celui qu'elle pleure, c'est son mari, le père de ses enfants morts comme vivants, celui qu'elle qualifie d'âme sœur. Ibrahim assassiné dans la nuit et dont on ignore où le corps repose. Il était un traître, Soliman devait le punir même si lui aussi souffre d'avoir dû mettre à mort son ami d'enfance. Sa perte est grande autant pour sa famille que pour l'empire. Et Hatice, tendre Hatice, a toujours été très sensible, en proie aux mélancolies profondes et dangereuses.

Cela fait plus d'un an et elle vit toujours avec l'esprit tourné vers le royaume des défunts. Elle ne vit plus que pour la vengeance : elle veut préserver la mémoire de son époux, tuer celle qu'il a combattue toute sa vie. Plus rien d'autre ne compte. Même ses enfants passent après. Alors qu'il ne mérite pas une dévotion aussi grande. Ne l'a-t-il pas trompée avec Nigar ? N'a-t-il pas une bâtarde par l'ancienne kalfa ? Et pourtant, Hatice semble elle-même être un fantôme, ce spectre encore prisonnier d'une enveloppe charnelle qui n'attend plus que de rejoindre l'être chéri. N'a-t-elle pas dit, dans le pic de sa douleur, qu'elle ne voulait pas aller mieux car aller mieux signifierait oublier Ibrahim ? Même pour elle, qui déteste Hürrem autant que feu son beau-frère et sa cadette, cela devient inquiétant. Cela altère son jugement, lui fait faire des erreurs aussi idiotes que dangereuses.

Oui, la douleur est un feu que chacun alimente en soi. Il dévore sa sœur de l'intérieur, la consume et ne sera satisfait que quand il n'y aura plus que des cendres. Sah ne peut plus rien y faire. Elle ne peut que constater les faits et rester jusqu'à la fin.

FIN