Bonjour !

J'espère que vous allez bien, que vous tenez le coup avec tout ce qui se passe en ce moment... J'espère remonter le moral des troupes avec ce nouveau chapitre !

Déjà, je suis super contente de vos retours sur le précédent chapitre. Mon petit piège a bien fonctionné et je suis assez fière de moi, héhé.
Alors, certes, Hermione ne va pas soigner Drago, mais je vous garantis qu'ils vont être amenés à se recroiser ;) Faîtes-moi confiance, c'est bien une Dramione et je sais où je vais.

Je vous remercie pour votre présence depuis le début, ce n'est que le quatrième chapitre, mais je vous sens déjà au taquet !

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Delph : Hey à toi ! Effectivement, ils seront en pleine possession de leurs moyens pour se mener la vie dure ;) Merci pour ta review !

La Vandale : Hey ! Quelle énergie tu mets à vouloir saboter ce pauvre Viktor, ça me fait rire ahah. Je ne compte pas le tuer... Je suis désolée ! Mais tu es bien sur une Dramione, promis ;) Merci pour ta review, je suis contente que tu aies apprécié le chapitre.

Guest : Hey ! Héhé, je suis contente que mon petit stratagème ait fonctionné. Merci pour ta review ! J'espère que tu aimeras la suite.


CHAPITRE 4

Ce soir-là, en rentrant chez elle, Hermione était au bord de la crise de nerfs. Si bien qu'elle claqua violemment la porte derrière elle, accompagnant son geste d'un grognement de rage. Elle jeta son sac sur le canapé, envoya valser ses chaussures et sa veste d'un bout à l'autre du salon tandis qu'elle marmonnait pour elle-même toutes sortes d'insultes à l'encontre de beaucoup de personnes différentes.

- Quels cons ! Tous autant qu'ils sont ! Je vais les tuer… Grrr je les déteste !

Elle n'arrivait pas à comprendre comment son chef de service avait pu se laisser si facilement corrompre par cette bande de Serpentard ! Le chef médicomage Faessel était quelqu'un de très professionnel, d'habitude, il n'avait pas pu se laisser influencer ainsi sans que quelqu'un lui ait promis quelque chose. Il y avait forcément un pot-de-vin derrière. En tout cas, peu importe, ce qu'il avait fait avait suffi à la mettre hors d'elle.

- Qu'est-ce qui t'arrive, chérie ? demanda Viktor qui venait de sortir de son bureau, probablement alerté par le vacarme qu'elle faisait.

- Il m'arrive que mon chef de service m'a fait un sale coup ! J'ai horreur d'être prise pour une imbécile !

Viktor tenta de l'enlacer, mais elle le repoussa. Elle n'avait rien contre lui, bien entendu, mais elle n'était absolument pas d'humeur à être tendre ou à recevoir de la tendresse. Il ne lui en tint pas rigueur, se reculant simplement d'un pas.

- Faessel ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

- Tu te souviens du patient qui joue pour les Pies de Montrose, qui a été admis chez nous il y a quelques jours et dont je me suis occupée du diagnostic ?

- Oui.

- Eh bien il se trouve que Faessel m'a attribué ce patient !

Viktor fronça les sourcils.

- Je ne vois pas où est le problème. Tu cherchais justement un nouveau challenge, t'occuper de la rééducation d'un sportif de haut niveau, c'en est un.

- Laisse-moi terminer, grogna-t-elle. Tu connais l'entraîneur, Flint, et leur adorable capitaine, Malefoy, ces deux idiots ont corrompu Faessel et ont exigé que la rééducation de leur poursuiveur se fasse au centre d'entraînement des Pies !

Viktor grimaça.

- Ah… Là c'est autre chose.

- Évidemment ! s'agaça Hermione. Ils n'ont pas les équipements nécessaires, ni le matériel, ni l'environnement ! Ça va être un véritable calvaire !

Hermione se laissa tomber dans le canapé avec un lourd soupir.

- Tu as tenté de changer les choses ? demanda calmement Viktor en s'asseyant à côté d'elle.

- Tu penses bien que oui, mais Faessel n'a rien voulu entendre. Flint et Malefoy ont dû lui faire un lavage de cerveau, il n'arrêtait pas de me dire que c'était mieux pour le patient d'être dans un environnement familier, entouré de ses coéquipiers.

Viktor dodelina de la tête.

- Ce qui, en soi, n'est pas totalement faux…

- Tu ne vas pas t'y mettre ?! s'écria-t-elle, les yeux exorbités.

- Je dis juste que l'argument se tient, mais je ne lui donne pas raison, se défendit Viktor. Un environnement familier le motivera, mais ce n'est pas l'idéal car ils ne disposent pas du matériel nécessaire.

- Ce qui m'énerve encore plus, c'est que Faessel se soit si facilement laissé corrompre, soupira Hermione. C'est quelqu'un que j'apprécie, il m'a beaucoup appris et il m'a soutenu dès que je suis arrivée dans le Service. Je ne le pensais pas capable de se laisser si facilement embobiner par deux Serpentard !

Sentant la colère se dissiper peu à peu chez Hermione, Viktor tenta une nouvelle approche. Il laissa glisser sa main dans son dos, le caressant de bas en haut pour l'apaiser.

- Parfois, on croit connaître certaines personnes, mais leur vrai visage se révèle tard. Par contre, Faessel doit savoir ce que tu penses de cette méthode, ne le laisse pas croire que c'est normal.

- Oh, ne t'inquiète pas, je lui ai dit tout le bien que je pensais de ses agissements, ironisa Hermione en venant se blottir contre Viktor.

Elle resta dans ses bras un moment, profitant de sa tendresse rassurante. Elle savait qu'elle pouvait compter sur lui dans ces moments-là, qu'il serait sans aucun doute une oreille attentive et un soutien indéfectible.

- Je n'en reviens pas que je vais devoir adapter mon planning pour un foutu joueur de Quidditch, râla Hermione.

- Hey ! s'offusqua Viktor, un sourire laissant comprendre qu'il n'était pas vexé.

- Rien contre toi, mon cœur, sois-en sûr. Puis toi, tu es un foutu joueur de Quidditch à la retraite, c'est différent.

- Je ne vois pas en quoi, mais soit, balaya-t-il en déposant un baiser sur son front.

- Mon planning est calculé à la minute près selon les besoins de mes patients. Je vais devoir tout chambouler maintenant, me déplacer, déplacer mon matériel…

Hermione soupira d'avance. Les semaines à venir risquaient d'être compliquées, le temps qu'elle trouve une nouvelle routine. Elle chassa un temps cette préoccupation, préférant se concentrer sur Viktor, ses caresses et ses baisers. C'était beaucoup plus plaisant que de se prendre la tête pour Flint et compagnie.


Assise dans sa salle de pause, alors qu'elle s'apprêtait à déjeuner, Hermione tourna la tête vers la porte entrouverte d'où dépassait la tête de Ron.

- Salut ! s'exclama-t-elle en lui faisant signe d'entrer. Que fais-tu ici ?

- Je passais dans le coin après un rendez-vous, lui répondit-il en lui faisant la bise. J'avais mon déjeuner avec moi et je suis passé voir si tu acceptais un peu de compagnie ?

- Bien sûr ! Installe-toi, ça me fait plaisir, ça fait longtemps qu'on n'a pas déjeuné tous les deux.

- C'est vrai. On a tous les deux des emplois du temps chargés en ce moment.

- Oh, m'en parle pas ! soupira Hermione. Je me plaignais de la routine qui commençait à s'installer et il m'est tombé une belle galère dessus !

- C'est vrai ?

Hermione expliqua alors toute l'histoire à Ron.

- Ça a l'air de t'étonner que Flint et Malefoy en arrivent là, dit-il.

- Non, ce qui m'étonne c'est que mon chef de service ait accepté. Parce que derrière, c'est moi qui vais en pâtir et mon patient également. Tu te rends compte, je vais devoir me déplacer tous les deux jours, voire tous les jours, au centre d'entraînement des Pies ! Et, par extension, supporter la vision de Flint et l'autre fouine…

- Tu sais que certains paieraient cher pour aller tous les jours au centre d'entraînement d'un des plus grands clubs de Quidditch de Grande-Bretagne…

Cessant de jouer avec les grains de riz qu'elle maltraitait du bout de sa fourchette, Hermione leva les yeux vers un Ron amusé.

- Ton boulot te permet d'assister à des matchs tous les week-end et tu peux avoir tous les accès que tu veux, ne va pas me faire croire que tu envies ma place.

- C'est vrai. En fait, supporter la fouine tous les jours ça ne me fait pas envie. Je me contenterai du week-end, de loin, sur son balai, là où je n'entends même pas sa voix.

Hermione eut un petit rire. Ron savait vraiment quoi dire pour lui changer les idées, elle appréciait vraiment qu'il soit venu lui tenir compagnie ce midi.

Ils avaient tous les deux partagé une belle histoire d'amour durant quatre ans. Quatre années au cours desquelles ils s'étaient découverts et où, sur la fin, Hermione avait surtout découvert une facette de Ron qu'elle n'appréciait pas du tout.

Avec le temps, le jeune homme était devenu jaloux, presque possessif, l'empêchant de faire certaines choses, de sortir, de voir des amis. N'appréciant pas ce comportement et le fait d'être prisonnière de cette relation, Hermione y avait mis un terme. Durant quelques mois ils ne s'étaient pas adressé la parole mais maintenant, plus de quatre ans après cette séparation, leur amitié était redevenue aussi solide qu'avant, sans aucune ambiguïté. Ron avait reconnu ses torts et s'était excusé, prenant le temps de se faire pardonner et de regagner la confiance d'Hermione.

- Bon, assez parlé de mes tourments, lança Hermione. Toi, raconte-moi, ça va au boulot ?

- Je m'éclate toujours autant. Mes articles sont très appréciés, mon rédacteur en chef reçoit de plus en plus de retours positifs et il est très content de mon travail.

- C'est mérité ! Tu sais que tes articles sont les seuls que je lis à propos du Quidditch, et j'aime beaucoup te lire.

- Entre ça et le fait que tu sortes depuis un an avec Viktor Krum, alias le meilleur attrapeur de tous les temps et accessoirement PDG d'une société de fabrication de balais haut de gamme, je me demande comment tu fais pour ne toujours pas aimer ce sport.

- C'est barbare, je ne vous le répéterai jamais assez ! gronda-t-elle gentiment, le menaçant de la pointe de sa fourchette.

Ron leva les mains en signe de reddition tout en riant.

- Baissez cette fourchette, miss Granger, je suis innocent, pouffa-t-il.

Hermione lui tira puérilement la langue avant de terminer son plat.

- Je vais devoir te laisser, dit-elle dans un soupir las. J'ai rendez-vous au centre d'entraînement des Pies pour visiter leurs installations.

- Cache ta joie, s'amusa Ron en jetant un Récurvite sur sa vaisselle et sur celle de son amie. Tu me diras comment ça s'est passé ?

Elle hocha la tête.

- Tu viens toujours prendre l'apéro demain soir, d'ailleurs ? Harry et Pansy me l'ont confirmé.

- Je ne dis jamais non à un apéro entre amis ! lança-t-il en l'embrassant sur la joue. Courage, t'es la meilleure, montre-leur qui tu es. À demain !

- À demain, sourit-elle.

Ron avait des défauts, certes, mais maintenant qu'il était redevenu son ami, elle voyait principalement ses qualités. Comme le fait qu'il soit, d'ailleurs, un ami très attentionné quand il le voulait. Ses mots la rassuraient beaucoup, c'est pourquoi elle se dirigea d'un pas déterminé vers son vestiaire pour se changer avant de se rendre au centre d'entraînement, prête à leur montrer qu'on ne plaisantait pas avec Hermione Granger.


N'en déplaise à ses convictions, Hermione devait s'avouer que le centre d'entraînement des Pies de Montrose était impressionnant. Bon, elle n'allait pas prétendre qu'elle était séduite par les lieux, mais force était de constater que l'environnement était très professionnel.

Elle avait été accueillie quelques minutes plus tôt par le gardien qui, maintenant, lui faisait une visite guidée digne des meilleurs guides touristiques.

- Là, vous avez la salle de musculation attenante à la salle de soins et de massage. À droite, là, c'est la salle de pause. Les joueurs s'y reposent, ils y déjeunent, ils se détendent entre deux entraînements. Juste là, ce sont les locaux administratifs avec les différents bureaux et au fond, eh bien c'est le terrain mais ça, vous l'aviez compris vous-même.

Hermione lui sourit.

- Bien entendu. Ce sont de belles installations en tout cas.

- Le centre est sans cesse amélioré selon les besoins de chacun, ce qui fait que tout le monde s'y sent bien.

- C'est une bonne chose, dit-elle. Au moins, ça optimise les performances et les résultats.

- Tout à fait ! Allez, suivez-moi, je vous conduis au bureau de monsieur Flint, je crois qu'il vous attend.

- À la bonne heure…, marmonna Hermione sans que le gardien l'entende.

Elle le suivit jusqu'aux locaux administratifs, à savoir des bureaux très clairs et très bien aménagés. Le gardien toqua à la porte surmontée d'une plaque rectangulaire où il était gravé "Marcus Flint - Entraîneur" et ils furent invités à entrer.

- Monsieur Flint, miss Granger est là.

- Ah, merci Rémi.

Le gardien hocha la tête, offrit un sourire à Hermione et sortit de la pièce, la laissant en tête à tête avec Flint qui, assis à son bureau, n'avait pas levé le nez de son parchemin.

Cherchant certainement à la provoquer, Flint resta silencieux quelques minutes, à faire comme si elle n'était pas là. Et comme Hermione ne voulait pas entrer dans son jeu, elle attendit sagement, et avec le sourire, qu'il la prenne en considération.

Ce n'est qu'au bout de cinq longues minutes qu'il posa enfin sa plume et leva les yeux vers elle.

- Je t'en prie, assieds-toi, l'invita-t-il.

La jeune femme prit place sur une chaise.

- Je suppose que tu es fier de toi ? demanda Hermione, non sans ironie.

- À propos de ?

- Oh, ne te paies pas ma tête, Flint, s'il-te-plaît, c'est insultant. Je te parle de la rééducation de monsieur Decker, tu as fini par avoir ce que tu voulais. Mais sache que ce n'est vraiment pas l'idéal pour lui.

- Il paraît que tu es l'une des meilleures dans ton service, alors qu'importe où se passe cette rééducation, je suis sûr que tu vas faire des miracles.

- Ne t'inquiète pas, j'ai avec moi une liste de tout le matériel nécessaire pour que ce miracle opère.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? s'enquit Marcus. Tu as du matériel à Sainte Mangouste, non ?

- Ah, parce que tu penses que je vais déplacer mon matériel à chaque fois ? Oh non ! Il faut que j'aie tout sur place. Ne veux-tu pas le meilleur pour la santé de ton poursuiveur ?

À en croire ses mâchoires qui se contractaient, Hermione en déduisit que son petit jeu provocateur avait eu l'effet escompté. Cela-dit, ce n'était pas que de la provocation, mais la simple réalité. Elle ne pouvait pas déplacer son matériel à chaque séance, c'était impossible, et elle ne pouvait pas non plus emprunter du matériel à l'hôpital et le laisser indéfiniment ici.

Il fallait qu'elle ait tout sur place pour optimiser la rééducation de Neel Decker.

- C'est pourquoi je t'ai fait ça, dit-elle en faisant glisser un parchemin jusqu'à lui. C'est une liste de tout le matériel nécessaire pour la rééducation de monsieur Decker. Je commencerai mon travail avec lui lundi, dès sa sortie de l'hôpital. J'espère que tu auras fait en sorte que j'aie ce qu'il me faut.

Les sourcils de Flint se froncèrent dangereusement jusqu'à ce qu'il se mette à sourire, et Hermione se fit la réflexion que c'était probablement la première fois qu'elle le voyait avec une telle expression sur le visage.

- Dans ces moments-là, je me dis que tu aurais mérité ta place à Serpentard, lui dit-il.

- Tout sauf ça, je t'en prie, répliqua Hermione en levant les yeux au ciel. Est-ce que tu pourrais me montrer l'endroit où j'aiderai monsieur Decker dans sa rééducation ?

- Suis-moi.

Marcus se leva et Hermione lui emboîta le pas. Ils prirent la direction de la salle que Rémi, le gardien, avait qualifié de salle de soins. Effectivement, tout le nécessaire de soins était présent, qu'il s'agisse de petites blessures ou de plus importantes.

Marcus ouvrit une porte qui menait sur une grande salle quasiment vide, à l'exception d'un placard, d'un banc et d'une table de massage. Elle était relativement sombre, mais spacieuse.

- On t'a libéré cette salle. Ça te convient ?

Pour la forme, elle aurait bien trouvé quelque chose à redire, mais il fallait bien qu'elle reconnaisse l'effort fait par Marcus pour que la rééducation se passe au mieux.

- C'est très bien, merci. Une fois que j'aurai le matériel nécessaire, je pourrai l'aménager au mieux. Mais je devrais pouvoir faire quelque chose de pas mal.

- Tu vas finir par te dire que ce n'était pas une si mauvaise idée de faire cette rééducation ici.

- Non, n'abuse pas, ça ne sera jamais une bonne idée. Mais je dois reconnaître que tu y as mis du tien et j'apprécie.

Bien qu'il lui en coûte, Hermione lui sourit légèrement.

- Je te laisse te familiariser avec le lieu, je vais m'occuper de ta fameuse liste. Avant de partir, passe par notre bureau chargé de la sécurité pour qu'ils te donnent tous les accès au centre.

- Merci.

- Deux remerciements en l'espace d'une minute, c'est une sacrée chance ! se moqua Marcus tout en riant.

- Ne prends pas trop de mauvaises habitudes, ça ne durera pas.

L'entraîneur eut un nouveau rire puis il s'éclipsa, laissant Hermione seule dans la salle.

Elle prit sa baguette dans la poche de sa veste et utilisa les sorts nécessaires pour dépoussiérer la pièce, remettre en état la table de massage et vider le placard de ce qui ne lui serait pas nécessaire.

Au fond de la salle, une grande baie vitrée était condamnée et fermée à l'aide de planches de bois. Elle s'arma de courage et de patience pour utiliser les bons sorts et réparer ce qui pouvait l'être. Une fois fait, elle put enfin retirer les planches et ouvrir la baie vitrée.

La lumière du jour entra aussitôt dans la pièce, anéantissant ce côté lugubre, et Hermione resta coite. Elle avait désormais une vue complètement dégagée sur le terrain d'entraînement où quelques joueurs s'exerçaient dans les airs. Elle se surprit à penser qu'une vue comme celle-ci, bien qu'il s'agisse de Quidditch, était bien plus agréable que les murs blancs de Sainte Mangouste.


En sortant du bureau de la sécurité, Hermione eut la peur de sa vie en voyant passer devant elle un balai lancé à toute allure, chevauché par un joueur qui en descendit avec agilité.

- Non mais ça va pas ! s'écria-t-elle sans prêter attention à qui était sur ce balai.

- Tiens, Granger, que nous vaut l'honneur de ta visite ? ironisa Malefoy tout en retirant ses gants.

Par Godric, Malefoy. Entre tous, il fallait que ce soit lui. La main sur sa poitrine, à essayer de calmer la montée d'adrénaline après cette petite frayeur, Hermione le fusilla du regard.

- À ton avis, Malefoy ? Je ne suis pas venue chasser le nundu.

Qu'est-ce qu'il pouvait être agaçant avec ce petit air supérieur, là, son nez relevé et son sourire arrogant.

- Ça veut dire que Marcus a eu ce qu'il voulait alors.

- Vous êtes fiers de vous, j'espère. Quand monsieur Decker mettra deux ans avant de retrouver toutes ses capacités motrices, vous ferez moins les malins.

- On pourra remettre en doute tes compétences de médicomage, du coup, la provoqua Malefoy.

Hermione ouvrit la bouche, stupéfaite par son audace, et la referma, choisissant de ne pas entrer dans son jeu. C'était clairement ce qu'il recherchait, si elle en croyait son sourire en coin.

- Moi, au moins, j'aide les gens. Je ne vole pas après une stupide balle. Bonne journée, Malefoy.

Elle avança d'un pas pour le dépasser, mais il se décala pour lui barrer la route.

- T'as un problème, Granger ? siffla-t-il, les yeux baissés sur elle.

- Ça fait des années que tu me poses problème, répondit-elle sans se démonter et surtout en soutenant son regard. Tout pourrait très bien se passer si on s'ignorait, mais tu cherches constamment à me provoquer.

- Tu n'es pas en reste. "Moi, au moins, j'aide les gens, je ne vole pas après une stupide balle", l'imita-t-il avec une voix niaise.

Hermione serra les dents.

- C'est bon, Malefoy, pour le bien de tout le monde, on va arrêter de se calculer et ça sera tout aussi bien. Bonne journée.

Elle le bouscula pour passer et rejoignit la zone de transplanage à l'entrée du centre d'entraînement.

Quelque chose lui disait que ces séances de rééducation n'allaient pas être de tout repos et elle était déjà épuisée à l'avance. Elle espérait que Malefoy serait mature et qu'il ferait preuve de suffisamment d'intelligence pour ne pas la provoquer, ainsi tout se passerait bien pour tout le monde.


Voilà, j'espère que ce quatrième chapitre du point de vue d'Hermione vous a plu !

Comme dit dans une réponse à une review anonyme, Drago et elle sont en pleine possession de leurs moyens pour se mener la vie dure, vous en avez la preuve, héhé.

Il me tarde de lire vos reviews ! N'hésitez pas !

Du love pour vous, à mercredi !