Bonjour les p'tits chats !

J'espère que vous allez bien ? De mon côté ça va, mon emploi du temps s'est stabilisé et mon cerveau retrouve toutes ses fonctionnalités ahah.

Je voulais, encore une fois, vous remercier pour toutes vos reviews, suivis etc... sur cette histoire. J'en suis la plus heureuse !

Place maintenant au neuvième chapitre, du point de vue de notre cher Drago.

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Elena : Hey ! Ahah merci pour tes théories, j'ai adoré les lire. Alors, je ne vais évidemment pas te spoiler la suite ni le pourquoi du comment ils vont en venir à se séparer, mais je peux te dire que c'est, effectivement, une simple dispute, pour l'instant... ;) Mdr Mon pauvre Viktor ! On l'aime, mais pas avec Hermione, ahah. En tout cas, merci pour ta review, elle me fait très plaisir !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 9

Drago rentra de l'entraînement avec une sensation d'épuisement positive.

Il sentait qu'il avait bien travaillé et que cette fatigue était une bonne fatigue. Il continuait à prendre une dose élevée de potion dopante tous les jours afin d'être performant aux entraînements et il fallait avouer que ça faisait son effet. Il se sentait mieux et malgré quelques coups de mou parfois, il tenait bon. De toute façon, il ne pourrait pas se passer des bienfaits de ces potions. Sans elles, en ce moment, il n'était pas sûr de tenir la route.

Comme il avait déjà pris sa douche au centre, il se dirigea directement vers la cuisine afin de préparer à dîner. Il s'attela à la préparation d'un saumon en papillote avec des légumes verts et un peu de riz. Ce n'était pas un repas très joyeux, sur le papier, mais après un entraînement, son organisme ayant fourni un effort physique important, il devait prendre un repas léger et digeste.

Il dîna dans le silence de sa cuisine, avec pour compagnie l'édition de la semaine de Quidd'Mag. Il était en train de lire un article écrit par Weasley à propos du prochain match des Canons de Chudley quand il entendit sa cheminée ronfler, signe que quelqu'un allait arriver.

Vu qu'il n'attendait personne, Drago quitta la salle à manger pour le salon afin de voir qui arrivait et il vit Astoria sortir de la cheminée. Elle paraissait hagarde et ses yeux étaient rougis.

- Astoria ? Ça ne va pas ? s'enquit-il, inquiet, tout en s'approchant d'elle.

Des larmes coulèrent sur les joues déjà humides de la jeune femme.

- Astoria ? Parle-moi, il se passe quoi ?

Il prit son visage dans ses mains et la força doucement à le regarder.

- Je me suis disputée avec Daphné. Elle m'a dit de telles horreurs, tu n'imagines même pas.

Drago roula des yeux.

Daphné, la grande sœur d'Astoria, était une sacrée pimbêche pleine de principes tous plus foireux les uns que les autres. Elles se disputaient souvent, ce n'était pas la première fois qu'il ramassait Astoria à la petite cuillère après une de leurs disputes.

- Qu'est-ce qu'elle a dit, encore ?

- Que j'étais une incapable. Que je devrais avoir honte, à mon âge, de me contenter d'un plan cul sans avoir encore trouvé de mari, que je suis la risée de la famille parce que je n'ai pas un poste à responsabilités au Ministère, et que je ne suis bonne qu'à vivre dans, je cite, "l'ombre d'un pauvre joueur de Quidditch sans avenir".

Quelle harpie, cette Daphné ! Si Drago se sentit un peu piqué en plein dans son égo, il eut la délicatesse de ne pas le montrer et de ne rien dire. Il n'en avait pas grand-chose à faire de ce qu'elle pensait de lui, en revanche, son amie semblait ébranlée par tout ça.

- Tu sais que c'est faux, pas vrai ? Tu vaux bien mieux que ce que ta misérable sœur veut te faire croire.

- Mais peut-être que…

- Non, elle a tort, affirma Drago. Toi, tu es honnête et droite, tu ne vis pas qu'à travers le venin que tu craches. Daphné, c'est tout ce qu'elle sait faire, passer sa vie à dire des horreurs et à faire sa langue de pute, pardonne-moi l'expression.

Astoria renifla et passa ses doigts sous ses yeux humides.

- Et puis, au moins, ton pauvre joueur de Quidditch sans avenir te fait régulièrement grimper aux rideaux, alors que son mari chiant comme la pluie n'a pas dû la toucher depuis le siècle dernier.

Malgré ses larmes, Astoria rigola et Drago en fut ravi.

- Allez, sèche tes larmes ma belle, dit-il en embrassant son front. Elle ne mérite pas que tu te mettes dans cet état-là. Elle est bête, prétentieuse et méchante. Toi, tu es intelligente, drôle, gentille et surtout, incroyablement belle.

Un léger sourire vint fleurir sur ses lèvres avant qu'elle ne pose sa bouche sur la sienne pour l'embrasser. Si Drago en fut étonné durant une seconde, il n'hésita pas à prolonger le baiser.

- Excuse-moi, dit-elle en se reculant. Je ne suis pas venue pour ça, à la base.

- Mais on peut toujours joindre l'utile à l'agréable, tu sais, si jamais tu as envie de te changer les idées…

Le sourire de Drago ne laissait aucun doute sur ce qui allait se passer et Astoria, après avoir ri, l'embrassa à nouveau. Un baiser dévorant, intense et fougueux.

Le jeune homme la porta sous les cuisses, sans cesser de l'embrasser, et elle enroula ses jambes autour de sa taille. Il traversa le salon pour s'asseoir sur le canapé et Astoria resta assise à califourchon sur lui, ses lèvres venant dévorer son cou de baisers, là où elle le savait particulièrement sensible. Drago, lui, glissa ses mains sur ses cuisses jusqu'à ses fesses qu'il empoigna fermement.

Puis rapidement, après s'être débarrassé de son tee-shirt, Drago baissa la fermeture éclair de la robe d'Astoria et fit glisser le tissu sur ses épaules. Ainsi, il pouvait librement taquiner sa poitrine déjà nue, puisqu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Il prit ses seins en mains et, après avoir lentement passé sa langue sur un téton déjà dur, il les embrassa, mordilla, joua de sa langue sur ces pointes dressées.

La jeune femme prit ensuite son menton entre ses doigts et l'embrassa pendant que sa main libre venait d'ouvrir sa braguette pour caresser son sexe déjà tendu à travers son boxer. Très peu envieux de passer deux heures aux préliminaires, Drago se débrouilla pour baisser son jean et son sous-vêtement après quelques caresses tout de même fort agréables.

Astoria semblait être sur la même longueur d'onde puisqu'elle se saisit de sa baguette pour leur lancer les sorts d'usage avant de décaler sa culotte pour se laisser retomber sur son sexe dressé.

Les mains de Drago parcouraient la peau veloutée d'Astoria, pendant que celle-ci ondulait sur lui, d'abord lentement puis, de plus en plus rapidement, lui arrachant des gémissements de plaisir de plus en plus forts.

En sentant l'orgasme qui arrivait, il attrapa la jeune femme par la nuque et attira délicatement son visage à lui pour l'embrasser. Il ne tarda pas à jouir en elle et Astoria le rejoignit quelques secondes après, dans un cri de plaisir très agréable à ses oreilles.

Faire l'amour avec Astoria était toujours très plaisant. C'était sauvage, explosif, le besoin de prendre du plaisir étant au-dessus de tout le reste. Elle connaissait son corps par cœur et lui le sien, ce qui permettait de toujours être en harmonie parfaite pour se satisfaire.

Lentement, elle se redressa et leur lança un sort de nettoyage. Ils se rhabillèrent en silence jusqu'à ce qu'un soupir de la part de la jeune femme trouble le calme.

- Je dois avouer que ça change les idées, admit-elle en riant. Ma harpie de sœur est très loin de mes pensées, là.

- Ravi d'avoir aidé, dit Drago tout en remontant sa braguette. Tu as dîné ? Moi oui, mais il me reste du saumon et je sais que tu adores quand je le cuisine avec de la sauce à la moutarde.

- Tu sais comment me parler, toi, rétorqua-t-elle tout en le pointant du doigt. Si tu n'étais pas toi, justement, je t'épouserais.

Drago pouffa.

Il adorait Astoria, elle était formidable et une amie en or mais, effectivement, il ne pourrait pas être réellement en couple avec elle. Ils étaient trop proches et trop complices pour qu'il puisse envisager quelque chose de sérieux avec elle.

- Comment s'est passé ton entraînement ? lui demanda-t-elle alors qu'ils se dirigeaient vers la salle à manger.

- Plutôt bien. Marcus me fait toujours chier parce qu'il me croit responsable de toute la misère du monde, mais ça va. J'essaie de l'ignorer tout en faisant mon boulot.

- C'est quand, votre prochain match ?

- Dans deux semaines, contre les Canons de Chudley.

- Et comment tu le sens ?

Drago haussa les épaules.

- Plutôt bien. Disons que je fais en sorte que les choses se passent le mieux possible.

- Tu veux dire que…

Astoria ne termina pas sa phrase, mais Drago comprit les mots manquants. La jeune femme soupira et le regarda un peu de travers. Elle savait tout de sa prise de potions dopantes, mais telle l'amie loyale qu'elle était, elle n'avait jamais rien balancé. Il savait ce qu'elle en pensait, ils en avaient discuté plusieurs fois, mais elle ne l'avait jamais trahi.

- Oui, ça veut dire ça.

- Drago, souffla-t-elle. Tu…

- Je rien. Tiens, mange, lui ordonna-t-il presque tout en poussant vers elle une assiette qu'il avait réchauffée.

- Eh, oh, ne crois pas que tu vas me faire taire avec un pavé de saumon, Malefoy. Je pensais que tu avais arrêté de prendre ces merdes.

- C'était le cas, oui, mais après la défaite contre les Faucons, il fallait que j'assure contre les Harpies, donc j'ai fait le nécessaire. Nécessaire qui ne fut pas suffisant, visiblement, donc j'ai augmenté mes doses et là, je me sens prêt à déplacer des montagnes.

- Tu sais ce que j'en pense, soupira Astoria. Je n'ai jamais réussi à te faire entendre raison à ce sujet, Théo et Blaise non plus, d'ailleurs, mais fais attention, je t'en prie.

- Tu parles comme si tu étais ma mère, marmonna-t-il.

- Je ne suis pas ta mère, mais je suis ton amie et je ne veux que ton bien. On en a vu des joueurs de Quidditch qui ont vu leur santé décliner à cause de ces merdes. Ils ont ruiné leur carrière pour rien. Je ne veux pas que ça t'arrive.

- Il ne m'arrivera rien, Astoria, je fais attention.

- Tu te penses différent et supérieur aux autres, mais ce n'est pas le cas. Tu es un être humain, comme nous tous, tu as tes failles, tes défauts, et Merlin sait qu'ils sont nombreux, tu n'es pas infaillible. Je sais aussi que tu es têtu et que rien de ce que je pourrai dire ne te fera changer d'avis, mais je te demande juste de faire attention à toi.

- Mange, ça va être froid.

Il la défia du regard de surenchérir, mais il avait parfois tendance à oublier qu'Astoria n'avait pas été répartie à Serpentard pour rien. Menaçante, elle le pointa du bout de sa fourchette.

- La prochaine fois que tu me donnes un ordre comme ça, je te la plante entre les yeux. Et estime-toi heureux que ce ne soit pas ailleurs.

Drago esquissa un sourire tout en levant les yeux au ciel.


Nouvelle journée, nouvel entraînement.

Drago arriva de bonne heure au centre, tout comme la plupart des joueurs. Il salua Adam, Willa et Sebastian qui étaient déjà là, Aimee et Cristal étant entre les mains du médecin de l'équipe pour une consultation de routine.

Il prit le temps de préparer son balai avant de se diriger sur le terrain. Là, il vola quelques minutes et fit deux ou trois exercices pour se mettre en jambes. Rapidement, il fut rejoint par ses coéquipiers et Marcus, alors il redescendit au sol.

- Bon, écoutez-moi tous ! lança Marcus d'une voix forte pour que tout le monde entende. Le match contre les Canons approche et bien qu'ils soient en bas du classement, il ne faut pas les sous-estimer, d'accord ? Ils ont un bon jeu et, surtout, une excellente défense. Leur attaque est passable, mais leur défense est difficilement franchissable.

- On va faire quoi, alors ? demanda Aimee. On blinde aussi notre défense ou on renforce notre attaque ?

- On va voir. On va travailler les deux modes de jeu et voir celui qui semble le plus adapté au jeu des Canons.

- Je pense qu'il faut renforcer notre attaque, proposa Drago. Si on blinde notre défense au détriment de notre attaque, c'est inutile. On va tourner en rond et se voler autour sans faire avancer le jeu. En revanche, si on renforce notre attaque, qu'on se montre plus forts et plus percutants, leur défense peut flancher et c'est là qu'on va pouvoir marquer.

Si Marcus le regarda un peu de travers au départ, il finit par se détendre et il semblait même considérer la proposition de Drago.

- Je prends note de ton avis, mais on va tout de même tester les deux modes de jeu, au cas où. Cela n'engage en rien.

Drago acquiesça d'un mouvement de tête. Il était content que, malgré l'état de leur relation professionnelle en ce moment, son entraîneur continue à lui faire confiance. Il n'était pas capitaine pour rien, par Salazar !

Après avoir écouté les consignes de Marcus, Drago enfourcha à nouveau son balai et s'envola.

L'entraînement dura deux bonnes heures. Deux heures durant lesquelles Drago ne pensa à rien à part voler et faire son travail correctement. Il fallait que Marcus voie son implication, sa bonne volonté et sa détermination, sans quoi il mettrait sa menace "banc de touche" à exécution.

Lorsqu'il toucha enfin le sol après deux heures, ils débriefèrent rapidement et ils partirent tous vers le vestiaire. Drago sentit une main sur son épaule, c'était Marcus qui venait de se mettre à son niveau.

- Continue comme ça. C'est ce Drago-là que je veux voir tous les jours à l'entraînement, celui qui vit pour le Quidditch.

Il lui fit un clin d'œil avant de le dépasser complètement et de rejoindre son bureau.

Drago, lui, partit se doucher et se changer. Comme il avait rendez-vous ici avec Théo dans l'après-midi pour des points professionnels à discuter, il avait prévu de déjeuner au centre. Il y mangeait rarement, mais il y avait une cafétéria de très bonne qualité ici.

Il prit une salade composée riche en protéines, une bouteille d'eau et un fromage blanc en dessert et, alors qu'il allait s'installer, il remarqua Granger assise à une table qui déjeunait également. L'envie de la taquiner fut plus forte que tout et il vint prendre place en face d'elle, sans demander l'autorisation de le faire.

- Tu permets, Granger ? demanda-t-il en s'asseyant.

Elle leva les yeux vers lui, étonnée.

- Ce n'est pas comme si tu avais attendu ma réponse pour le faire, de toute façon. Mais je t'en prie, installe-toi.

- Merci bien.

- Tu n'as trouvé personne d'autre à embêter, alors tu as jeté ton dévolu sur moi ?

- Tout à fait, tu sais très bien que tu es ma cible préférée.

- Avoue que ma présence ici, finalement, ne te déplaît pas tant que ça. Je suis venue chambouler ta routine et tu trouves ça bien de pouvoir me taquiner librement.

Drago posa sa main sur son cœur dans un geste théâtral.

- Par Merlin, je suis démasqué !

Granger leva les yeux au ciel.

- Tu as l'air d'aller mieux que ces derniers jours, dit-elle. Je me trompe ?

Drago haussa les épaules. Elle faisait bien évidemment référence aux fois où elle l'avait vu en pleine crise à cause des effets secondaires des potions dopantes. Il fallait qu'il fasse attention. En plus d'être médicomage, Granger était intelligente et maligne, il devait porter une grande prudence à ce qu'il disait pour ne pas éveiller ses soupçons.

- Je vais très bien, Granger. Quoi que tu aies vu, cela ne nécessite pas que tu t'y attardes.

- C'est plus fort que moi, admit-elle. Je suis médicomage, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter lorsque je vois quelqu'un avec une attitude qui me paraît étrange.

- Eh bien dépense ton énergie pour la rééducation de Neel plutôt que pour sauver ma pauvre âme. On a diablement besoin de notre poursuiveur en ce moment.

- Ne t'inquiète pas, ton poursuiveur va bien et progresse très vite. D'ici quelques semaines, il pourra reprendre le chemin de l'entraînement. À petite dose, bien évidemment.

- Tu m'en vois ravi !

Drago prit une bouchée de salade et Granger de son plat de pâtes au pesto.

- Comment ça se fait que tu déjeunes ici, d'ailleurs ? s'enquit-il.

- J'avais une séance avec Neel, justement, et elle a duré plus de temps que prévu. Comme j'ai un entretien avec Marcus et votre médecin tout à l'heure, je n'avais pas le temps de rentrer chez moi pour manger, du coup, on m'a proposé de le faire ici et j'ai bien fait, c'est très bon.

À la fin de sa phrase, Granger fronça aussitôt les sourcils.

- Oui ? Qu'est-ce qui t'arrive ? lui demanda-t-il.

- Depuis quand tu t'intéresses à mon quotidien ?

Drago leva les yeux au ciel.

- Tu as tellement l'habitude que je sois méprisant, que ça t'étonne que je puisse être gentil.

- Eh bien oui, excuse-moi ! Tu ne m'as jamais donné l'occasion de voir que tu pouvais être sympathique !

Drago ne l'avait pas prévu, mais la conversation s'orientait en sa faveur.

En effet, il voyait là la parfaite occasion de mettre Granger dans sa poche en l'éloignant des soupçons qu'elle pouvait avoir à son sujet après ce qu'elle avait pu voir de lui. En jouant avec sa sensibilité et sa grandeur d'âme en lui présentant ses excuses, il pouvait suffisamment la surprendre et l'amener à penser à tout autre chose qu'aux questions qu'elle devait se poser à son sujet.

- Je le reconnais, admit Drago en dodelinant de la tête. J'ai été rude avec toi, par le passé, pour de mauvaises raisons. Enfin, à l'époque, je pensais ce que je disais, mais on ne m'a pas vraiment aidé à penser autrement. Je reconnais que j'ai été un con. Avec le recul, j'ai pris conscience que vous ne méritiez peut-être pas ça, toi et tes petits potes.

Granger plissa les yeux quelques secondes.

- Ça sonne comme des excuses… Ça en est ?

- Oui. Ne compte pas sur moi pour ramper à tes pieds en implorant ton pardon en larmoyant, ce n'est pas vraiment mon genre. Je suis peut-être sympa quand je le veux, mais je ne suis pas un Poufsouffle.

- J'avoue que ça ne te ressemblerait tellement pas que ça en serait amusant.

- Même pas dans tes rêves les plus fous, Granger.

- Rassure-toi, je ne rêve pas de toi, Malefoy.

Elle ancra son regard dans le sien, avec une once de provocation qui, il ne l'avouerait jamais à voix haute, lui plaisait pas mal.

- Moi non plus. Mes nuits sont agitées, mais ce n'est pas toi qui les peuples.

- Grand bien te fasse !

Elle repoussa son assiette vide et prit sa tarte à la framboise avant de croquer dedans. Drago, lui, retourna à sa salade protéinée en silence.

Il fallait qu'il reconnaisse que la présence de Granger pouvait s'avérer agréable quand elle le voulait bien et que lui était de bonne humeur comme aujourd'hui. S'il devait relever une chose, ce serait sa répartie. Elle ne se laissait pas marcher sur les pieds, elle répliquait fermement et c'était à chaque fois bien choisi et percutant.

Suffisamment pour lui donner envie de rester pour tout le déjeuner avec elle, et même quelques minutes après avoir terminé de manger, d'ailleurs.


Et voilà !

Que celleux qui pensent que Drago abuse se rangent à ma droite, merci ! Mdr

Là, on est clairement sur un Drago qui fait sa plus belle démonstration de Serpentard. Têtu, déterminé et manipulateur à souhait. Après tout, pour le moment, il se méfie d'Hermione, alors autant l'éloigner des soupçons qu'elle peut avoir. Évidemment, les excuses qu'il lui présente sonnent faux et c'est normal, il ne fait pas ça pour se racheter une conscience, mais pour l'embrouiller.

Drago qui fait du Malefoy !

Et à propos du lemon Drastoria, il est présent pour les mêmes raisons que le lemon Krumione ;)

J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me laisser une review, à me dire ce que vous en avez pensé ou à me poser des questions si, éventuellement, vous en avez.

Du love pour vous, à mercredi !