Hey !

Dixième chapitre de cette histoire... déjà ! Notre aventure n'est pas terminée, loin de là, mais quand même, on a déjà fait un petit chemin ensemble. J'en profite pour, à nouveau, vous remercier pour vos retours, je vous adore.

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira, il nous fait faire un sacré pas en avant dans l'histoire.

Bonne lecture !


Réponses à la review anonyme :

Elena : Hey ! Notre Hermione n'est pas en reste quand il s'agit de répondre, en effet. Drago a trouvé de quoi le challenger à ce niveau ;) Alors, sans te dire exactement combien il y aura de chapitres, je vais te dire entre 25 et 30 ;) Merci pour ta review !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 10

Assise dans un canapé de la salle de pause de Ste Mangouste, Hermione soufflait distraitement sur son thé chaud, perdue dans ses pensées.

La veille, elle avait pris un déjeuner surprise avec Malefoy et, depuis, elle ne cessait de penser à ce qu'il avait dit.

Déjà, il lui avait présenté des excuses un peu bancales. Enfin, elles paraissaient sincères, même s'il n'avait pas utilisé des mots explicites tels que "excuses", "pardon" ou "désolé", mais elles semblaient surtout venues de nulle part. Elle n'avait pas compris comment le sujet était venu sur le tapis.

Elle ne remettait pas en question l'honnêteté de Malefoy, bien que la démarche ne lui ressemble pas trop, mais c'était assez louche. Comme si ces excuses cachaient quelque chose d'autre. Mais quoi, elle n'en savait rien. Elle avait beau tourner et retourner ses mots dans sa tête, cela n'avait pas plus de sens.

Et puis il y avait autre chose. Elle l'entendait encore lui dire "Mes nuits sont agitées, mais ce n'est pas toi qui les peuples" et ces mots avaient fait résonner quelque chose en elle. Il voulait lui faire comprendre qu'il n'était pas seul la nuit, mais Hermione l'avait compris autrement.

En effet, elle avait des patients dont le sommeil était perturbé et les nuits agitées à cause de médicaments, notamment ceux qui étaient touchés par la maladie de Parkinson et qui, pour la soigner, prenaient des médicaments contenant de la dopamine, une molécule biochimique qui permet la communication au sein du système nerveux.

Alors, elle ne pensait pas Malefoy malade à ce point, mais elle se disait que, peut-être, son comportement étrange était lié à quelque chose de ce genre. Elle avait prévu de se renseigner durant sa pause déjeuner.

- Oh, toi, tu sembles bien loin dans tes pensées !

Hermione revint doucement à elle en entendant Sally-Anne lui parler.

- Complètement, avoua-t-elle. Je pensais à quelque chose et j'ai rapidement perdu le fil.

- C'est ton amoureux qui te fait perdre la tête, avoue !

Hermione pouffa.

- Alors là, pour le coup, non, pas vraiment.

- Tu rêvasses à cause d'un autre ?! s'exclama Sally, faisant semblant d'être choquée. Pauvre Viktor !

- Oh tu sais, Viktor, en ce moment, il est très préoccupé et il a des réactions un peu étranges. Vivement que la folie autour de ce Vega Millenium retombe pour que je retrouve mon petit-ami.

Elles discutèrent rapidement, mais Hermione n'entra pas dans les détails. Elle appréciait Sally-Anne, mais elles n'étaient pas proches au point de se dire les moindres secrets de leur vie privée. Hermione préféra rester floue et sa collègue sembla s'en contenter.

Après avoir bu son thé, elle salua Sally et repartit travailler avec ses patients jusqu'à la pause déjeuner. Elle grignota rapidement son sandwich, histoire d'avoir l'estomac un peu plein, puis elle partit à la bibliothèque de l'hôpital. Même ici, elle arrivait à trouver le moyen de se plonger dans un bouquin. Si Harry et Ron étaient là, ils se moqueraient d'elle.

- Bonjour Stanislas, dit-elle à l'attention de l'homme installé au comptoir de la bibliothèque. J'ai besoin de tes lumières, tu pourrais m'aider ?

- Je connais les moindres recoins de cette bibliothèque, répliqua fièrement Stanislas, alors bien sûr que je peux t'aider, Hermione. Dis-moi tout, de quoi as-tu besoin ?

- Il me faudrait, s'il-te-plaît, tous les ouvrages que tu as et qui traitent des perturbations du sommeil.

- Ça va faire un sacré paquet de bouquins. Mais c'est comme si c'était fait !

Stanislas quitta son comptoir et se dirigea vers les étagères remplies de livres. Il les parcourut tout en agitant sa baguette autour de lui pour faire venir dans ses bras les livres dont il avait besoin, puis posa la pile d'ouvrages devant Hermione.

- Merci beaucoup Stanislas, ça me sera d'une grande aide. Je dois te les ramener quand ?

- Dans quinze jours, maximum.

- Ça suffira. Encore merci, répéta-t-elle tout en miniaturisant les livres pour les ranger dans son sac.

- Avec plaisir !

Elle sourit au bibliothécaire qui le lui rendit avec un geste de la main en guise d'au revoir, puis elle remonta dans la salle de pause de son service. Là, elle s'installa à une table et rendit à un premier livre sa taille normale. Les recherches pouvaient commencer et elle était impatiente, elle avait l'impression d'être revenue à l'école.


En fin de journée, fatiguée par sa journée de travail et l'esprit encombré par ses recherches, Hermione rentra chez elle.

Elle fut surprise, en arrivant par la cheminée, de sentir aussitôt une agréable odeur planer dans l'appartement.

- Viktor ? l'appela-t-elle.

- Je suis dans la cuisine, attends, j'arrive !

Elle sourit et attendit effectivement quelques secondes qu'il sorte de la cuisine, de la sauce tomate dans les cheveux et sur son tablier.

- Tu t'es battu en cuisine ou quoi ? demanda-t-elle en riant.

- Ne te moque pas ! J'ai voulu cuisiner, mais le pot de sauce tomate m'a explosé à la figure... Ne rigole pas !

- Pardon, se reprit-elle en calmant son fou rire. C'est tout à ton honneur, je suis désolée.

- M'ouais. Je sais que ces derniers jours je n'ai pas été le meilleur petit-ami du monde, du coup je voulais me rattraper. J'ai cuisiné et un bon bain moussant et parfumé t'attend dans la salle de bains.

Le sourire ravi qu'il affichait la toucha en plein cœur.

- Oh, c'est adorable, dit-elle en venant l'embrasser. Merci beaucoup.

- Merci à toi d'avoir été patiente. Ça va aller mieux, maintenant.

- J'ai compris que le lancement de ce balai te prenait du temps et ça, je ne te le reproche pas. Juste, je ne veux plus que tu sois jaloux de Neel, ou de qui que ce soit, d'ailleurs. J'ai connu ça avec Ron et je peux t'assurer que ça ne fait pas plaisir de revivre ça.

- J'ai été con, je sais, j'en suis vraiment désolé, dit-il tout en l'embrassant tendrement sur le front. Je sais que je n'ai pas de raisons d'être jaloux, mais j'étais contrarié par autre chose sur le moment et je me suis emporté. Tu me pardonnes ?

- Évidemment que je te pardonne, lui assura-t-elle. Enfin, tu seras pardonné à cent pourcent si ce que tu as cuisiné est bon !

- Ça l'est, je te jure !

Hermione sourit avant de se blottir dans ses bras, rassurée que cette mauvaise passe avec Viktor soit désormais derrière eux.


Hermione arriva la première dans le salon du Square Grimmaurd, via la cheminée, et Viktor la suivit juste après.

Ils dînaient chez Harry et Pansy ce soir, Ron devait également être présent, et Hermione était impatiente car cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu ses amis réunis en même temps.

- Bonsoir ! lança Hermione pour faire remarquer leur présence, puisque le salon était vide.

Un silence de quelques secondes lui répondit, puis la voix de Harry venant de l'étage.

- Hermione ? C'est vous ?

- En effet. Mais prenez votre temps, on vous attend dans le salon.

- Ok !

- Tu crois qu'ils étaient en plein milieu de quelque chose et qu'on les a interrompus ? demanda Viktor en riant.

- Merlin, j'espère que non, pouffa Hermione.

Ils se mirent à l'aise et s'installèrent dans le canapé avant que Harry ne descende quelques minutes plus tard.

- Désolé, s'excusa-t-il avec un grand sourire. Pansy arrive, elle est rentrée un peu à la bourre du Ministère et… hum, voilà. Vous allez bien, vous, sinon ?

Viktor serrait les dents pour ne pas rire et Hermione était un peu mal à l'aise. Les cheveux encore plus hirsutes que d'habitude de son meilleur ami et ses joues rouges ne faisaient aucun doute sur les événements qui précédaient leur arrivée.

- Tu as mal boutonné ta chemise, Harry, lui indiqua-t-elle.

L'intéressé baissa les yeux sur sa chemise et rougit encore plus tout en remettant les boutons dans le bon ordre. Il avait compris qu'elle avait compris, mais il ne chercha pas plus loin.

- Et sinon on va bien, répondit Viktor qui avait refoulé son fou rire. Et toi ?

- Super. Vous vous souvenez de la petite Olphéa dont je vous ai parlé l'autre jour ? demanda-t-il avant d'enchaîner suite à leurs hochements de tête. Elle a été adoptée hier par un jeune couple, une maman est sorcière, l'autre moldue, et elles sont adorables, douces et bienveillantes. Le courant est tout de suite passé entre elles et Olphéa.

- C'est génial pour cette petite puce, sourit Hermione.

- Oui, en revanche, c'est moi qui en mène pas large maintenant. Ça ne fait pas longtemps qu'elle est avec nous, mais je me suis drôlement attaché à elle. Elle va beaucoup me manquer.

- Vu comme tu as parlé de ses futures mamans, je pense qu'elles vous rendront visite, le rassura-t-elle.

- Oui, elles nous l'ont dit.

Harry leur raconta comment s'était passée la première rencontre entre Olphéa et ses mamans adoptives et Pansy, qui descendait à ce moment-là, fit un crochet par l'entrée pour ouvrir à Ron qui venait d'arriver.

Hermione aida Pansy à apporter l'apéritif à table et elle reprit sa place dans le canapé.

- Et toi, Hermione, le boulot ? demanda Pansy. Ça se passe bien ?

- Oui, super. J'ai des nouveaux patients à Ste Mangouste dont certains avec des pathologies nouvelles pour moi donc c'est intéressant de travailler avec eux. Et avec le poursuiveur des Pies de Montrose, ça se passe toujours aussi bien. Il progresse vite, il arrive à faire quelques pas sans béquilles.

- Tu penses qu'il pourra jouer bientôt ? demanda Ron après une gorgée de bièraubeurre.

- S'il continue les efforts en ce sens, oui, il pourra reprendre doucement l'entraînement très bientôt.

- Si je m'entendais bien avec Ulrich, le gars qui a fait le premier article sur l'accident de Decker, je lui aurais glissé l'info l'air de rien. Mais comme je ne peux pas me le voir, je vais me taire.

- Oui, et tu vas surtout te taire parce qu'il est hors de question que ce que je vous confie ne sorte d'ici. Neel n'a peut-être pas envie que son dossier médical se retrouve dans Quidd'Mag.

- Tu sais très bien que, même si j'avais eu l'article, je n'aurais rien titré sans ton accord ou celui de Decker, je suis professionnel. Et puis, de toute façon, je suis en ce moment sur un article de fond très complet qui me prend tout mon temps.

- C'est vrai ? releva Harry. C'est à propos de quoi ?

- Du dopage dans le Quidditch, répondit Ron. En fait, ça a commencé avec l'affaire Stellini, le batteur de l'équipe d'Italie qui a été suspendu à vie parce qu'il avait été contrôlé positif au dopage. On en discutait et mon rédacteur en chef a voulu qu'on sorte un article de fond très sérieux sur le dopage dans le Quidditch, pour informer les gens, et il m'a proposé d'en être l'auteur.

La fierté brillait dans le regard de Ron et Hermione était vraiment heureuse pour lui. Il s'épanouissait dans son travail et le fait que son rédacteur en chef lui fasse ainsi confiance en lui remettant l'écriture d'un article si important et si sérieux montrait qu'il était doué pour ce qu'il faisait.

Brusquement, une idée frappa Hermione. Tant est si bien qu'elle sursauta toute seule et que sa réaction surprit ses amis et Viktor.

- Tout va bien ? s'enquit Pansy assise à côté d'elle.

- Oui ! Pardon, je viens de soudainement penser à un truc pour… euh, le travail.

- Alors qu'on parlait Quidditch ? s'étonna Ron. Tu ne cesseras de nous surprendre.

Hermione rit un peu. Il ne croyait pas si bien dire, celui-là.

Tout semblait clair maintenant. Elle espérait que sa théorie soit la bonne, autant qu'elle redoutait, justement, d'avoir vu juste. Si c'était le cas, cela impliquait beaucoup de choses et elle n'était pas sûre d'être prête à y faire face. Mais, justement, elle ne pouvait pas faire comme si elle ne savait pas.

Une fois l'apéritif terminé, ils passèrent à table pour déguster la tourte à la viande préparée par Mrs Parkinson. Pansy leur avait confié que depuis que sa mère était sous anti-dépresseurs, elle s'était découvert une passion pour la cuisine et que, depuis, elle n'arrêtait pas de préparer des petits plats.

Comme elle en faisait à chaque fois beaucoup trop, Pansy et Harry se retrouvaient souvent avec des tupperwares de nourriture comme aujourd'hui avec la tourte à la viande. Qui était, cela dit, très bonne.

Au moment du dessert, Hermione profita d'une conversation animée à table entre Viktor, Pansy et Harry à propos de politique pour s'éclipser.

Ron était parti aux toilettes et il fallait qu'elle le coince avant qu'il retourne à table. Comme elle savait qu'il allait passer par la cuisine pour se laver les mains, elle l'attendit là, sur le qui-vive.

- Hermione ? fit Ron, étonné de la voir dans la cuisine.

- Chut ! J'ai des questions à te poser, mais il va falloir faire vite, ok ? Et surtout, pour l'amour du ciel, cette conversation restera entre nous, d'accord ?

- Mais…

- Mais rien du tout, le coupa-t-elle. Il me faut ta parole, Ronald.

S'il en fut surpris, il ne le montra pas. Il se contenta de hocher la tête d'un air sérieux tout en s'approchant d'elle, non seulement pour se laver les mains, mais aussi pour préserver l'intimité de la conversation.

- Tu as ma parole.

- Bien. Je ne vais pas pouvoir être très explicite, mais tu vas rapidement comprendre. Le fait que tu parles du dopage dans le Quidditch m'a mis la puce à l'oreille par rapport à quelque chose, une situation à laquelle je suis indirectement confrontée en ce moment.

- Tu connais quelqu'un qui se dope ?

- Je n'en suis pas sûre, mais ça expliquerait beaucoup de choses. J'ai fait des recherches à Ste Mangouste et, jusque-là, je n'avais pas pensé au dopage, mais maintenant que tu en as parlé, ça me paraît évident. Est-ce que tu as des noms, toi ?

- Pas du tout. Et puis, le but de mon article, pour le coup, c'est d'informer et pas de dénoncer.

- D'accord, mais tu baignes dans le Quidditch toute la journée, tu n'as pas eu vent de quelque chose ?

- Il y a des rumeurs, évidemment, mais rien de fondé.

- Hum…

- Tu sais, ça serait plus facile si tu me disais carrément les choses, Hermione, tenta Ron.

- Je sais, mais je suis tenue au secret professionnel.

- Tu m'as dit que tu étais indirectement confrontée à la situation, non ?

Hermione considéra un instant les mots de Ron.

En effet, Malefoy ne lui avait rien confié, elle n'avait que des soupçons. Elle ne briserait pas son secret professionnel en faisant part de sa théorie à Ron. Et puis, elle avait une confiance aveugle en lui, elle lui aurait confié sa vie s'il le fallait.

Elle prit une longue inspiration et, après s'être assurée qu'on ne les écoutait pas, elle chuchota.

- Je ne dirai pas son nom, mais il s'agit de quelqu'un qu'on connaît et que je suis amenée à voir souvent ces temps-ci.

Il suffit d'un regard appuyé entre eux pour qu'elle voie le bleu des yeux de Ron s'illuminer, signe qu'il avait compris

- Il se dope ?!

- Je n'en suis pas certaine, mais son comportement me laisse penser qu'il pourrait le faire, oui. Il dort mal la nuit, il me l'a dit, je l'ai vu frôler le malaise deux fois, il tremblait, il était pâle. Il est aussi dans un état d'excitation, parfois, qui me fait penser à ça.

- Par tous les caleçons de Merlin, souffla Ron.

- Je t'en prie, Ron, il faut que ça reste entre nous.

- Tu peux compter sur moi, Hermione, je te le promets, lui jura-t-il, les yeux dans les yeux, et elle en fut rassurée.

Étonnamment, parler de ça à voix haute la soulageait grandement. C'était comme si elle ne portait plus seule le poids d'une hypothèse qui, elle le souhaitait, n'était pas vraie.

- Pourrais-tu me laisser jeter un œil aux notes de ton article ? lui demanda-t-elle. Peut-être que je trouverai quelque chose qui pourra me conforter dans mon idée ou, au contraire, m'en éloigner.

- Bien sûr, pas de problème, lui assura Ron. Par contre, une question. Pourquoi tu te soucies de l'état de… de son état ?

- Il s'agit peut-être de lui, mais je n'en suis pas moins médicomage et humaine. C'est un sorcier comme tout le monde, qui mérite que je m'arrête sur son cas si je sens qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Je l'aurais fait pour n'importe qui, lui ou un autre.

Ron hocha la tête, signe qu'il comprenait. Hermione, de son côté, comprenait également que sa démarche puisse être surprenante. Il s'agissait tout de même de Malefoy, de celui qui l'avait harcelée quand elle était jeune et pas tout le monde aurait eu la même réflexion qu'elle à ce sujet. Mais elle considérait que tout le monde méritait de l'aide ou une seconde chance s'il en avait besoin.

- Je compte sur ta discrétion, Ron.

- Fais-moi confiance.

Par bonheur, Pansy choisit ce moment précis pour entrer dans la cuisine.

- Ah ! Mais vous êtes là, tous les deux, lança Pansy. On se demandait où vous étiez. Je les ai trouvés ! cria-t-elle à l'attention de Harry et Viktor.

- Je me lavais les mains après être allé aux toilettes, expliqua Ron tout en secouant ses mains humides.

- Et moi j'étais venue pour préparer le thé et le café pendant que vous papotiez, dit-elle, joignant le geste à la parole en se saisissant de la bouilloire qui, par chance, traînait près de ses mains.

- Laisse, dit Pansy en lui prenant la bouilloire des mains. Tu es invitée, ce n'est quand même pas toi qui vas préparer tout ça.

- Oh, tu sais, je préférais faire le thé plutôt que de vous écouter parler de qui va se présenter aux prochaines élections ministérielles, avoua Hermione dans un rire.

- Tu veux que je te dise un secret ? Je n'écoutais rien du tout de la conversation, j'étais seulement en train d'imaginer Harry à ce poste et moi en première dame.

Pansy se mit à rire et Hermione également.

En effet, Harry à la tête du Ministère de la Magie était une chose qui aurait pu arriver, la proposition lui avait déjà été faite, mais il l'avait refusée. Mais dès qu'elle imaginait son meilleur ami à ce poste-là, avec toutes les responsabilités que cela incombait, Hermione riait. Ce n'était pas du tout sa place.

Elles préparèrent le thé ensemble avant de l'apporter à table.

Hermione et Viktor ne rentrèrent chez eux que tard dans la nuit, après avoir passé une excellente soirée avec leurs amis. Hermione alla se coucher avec, en elle, un mélange de sérénité grâce à ses amis et d'inquiétude à cause de ses soupçons envers Malefoy.


Voilà !

Alors, qu'en avez-vous pensé ?

Ron est surprenant de maturité, pas vrai ? :D Mais j'avais promis qu'un jour, j'écrirai une histoire avec un Ron mature et cool, c'est chose faite. C'est son moment, cette histoire c'est son histoire ahah.

J'espère que ça vous a plu ? Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me les poser en review. J'y réponds toujours !

Du love, à mercredi !