Bonjour les p'tits chats !

J'espère que vous vous portez bien en ce mercredi. Écoutez, de mon côté, ça va :)

Je suis contente de voir que, au fil des semaines, cette histoire continue de vous plaire. J'ai conscience que le Dramione met du temps à se mettre en place, mais il faut ce qu'il faut, ahah. Ils partent de trop loin pour que tout soit réglé en un claquement de doigts. Donc, merci pour vos reviews toutes positives. Ça me touche beaucoup !

D'ailleurs, ce onzième chapitre du point de vue de Drago est plutôt important. Pour ne pas dire très important... Je vous laisse découvrir par vous-même.

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Delph : Hey ! En effet, ça pue... Ce n'est qu'une question de temps avant que tout se renverse... Et on pourra compter sur Hermione pour ça ;) Je suis contente que tu aimes ce que j'ai fait de Ron dans cette histoire. Merci pour ta review !

Pamplelune : Heyy ! Contente de te retrouver ici, vraiment :D C'est cool d'avoir soulevé tous les points que tu appréciais. Merci, ça me fait plaisir ! Merci aussi pour ta review, j'espère que cette histoire continuera de te plaire.

Elena : Hey ! Je suis contente que tu apprécies cette version de Ron. Ça me plaît à moi aussi. Je l'ai souvent martyrisé dans mes histoires, celle-ci est ma rédemption. J'espère que la suite te plaira. Merci pour ta review !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 11

En arrivant dans l'atrium du Ministère via une cheminée, Drago sentit tout de suite les regards sur lui.

C'était très rare qu'il vienne au Ministère, mais dès qu'il le faisait, il ne passait pas inaperçu. Et comme il se complaisait dans sa notoriété et dans l'effet qu'il faisait aux gens, Drago ne cessait de sourire et de répondre aux sollicitations.

De plus, grâce à ses potions dopantes qui fonctionnaient parfaitement, il avait, en ce moment, un regain d'énergie tout à fait appréciable. Il jouait mieux, il était plus enjoué et, cerise sur le gâteau, il avait attrapé le vif d'or lors de ses deux derniers matchs. Alors qu'on ne vienne pas lui dire que ces potions étaient mauvaises car, grâce à elles, il se sentait bien mieux.

Il prit un ascenseur jusqu'au niveau 7 pour rejoindre le Département des jeux et sports magiques, plus précisément pour se rendre au bureau de Théodore. En tant qu'agent, il avait un bureau qu'il occupait de temps en temps ici lorsqu'il n'avait pas besoin d'être à l'extérieur.

Il toqua à la porte et entra après que Théo l'y eut autorisé.

- Ah, enfin ! Tu aurais dû être là depuis vingt minutes, pesta-t-il tout en reposant sa plume dans son encrier.

- Ce n'est quand même pas de ma faute si je suis la coqueluche des anglais. J'ai signé quatre autographes entre l'atrium et l'ascenseur, deux, justement, dans l'ascenseur, et un en arrivant devant ton bureau.

Théo soupira tout en levant les yeux au ciel, ce qui fit sourire Drago qui était en train de se servir un verre de whisky pur feu.

- Ne perds pas la main, lança Théo tout en faisant léviter son propre verre jusqu'à lui.

Drago le remplit également et vint prendre place en face de son ami.

- Comment vont les affaires ? demanda-t-il après une gorgée de whisky.

- Plutôt bien. Je suis en passe de signer un nouveau joueur et pas des moindres : Abel Lancaster.

- Lancaster ?! s'étonna Drago. Mais il est fidèle à son agent depuis la nuit des temps, il était déjà en contrat avec lui alors même qu'il était en sport études il paraît.

- Tes sources sont bonnes, oui, cela dit son agent est un ami d'enfance et il se reconvertit professionnellement, il en a assez du Quidditch. Du coup, il place son poulain avec le seul agent en qui il a confiance : moi.

Un sourire prétentieux prit place sur le visage de Théodore. Ce dernier n'était pas le plus arrogant des Serpentard, mais il avait tout de même sa place parmi eux. Drago le connaissait suffisamment pour savoir que signer un joueur tel que Abel Lancaster, qui n'était pas moins que le gardien de l'équipe d'Irlande, était une fierté pour lui.

- Eh bien trinquons à ta nouvelle recrue, lança Drago. Félicitations !

- Merci.

Les deux hommes firent s'entrechoquer leurs verres avant de boire.

- Et toi, ça a l'air d'aller, supposa Théo. Tu as meilleure mine que ces derniers jours.

- J'ai attrapé le vif d'or sur les deux derniers matchs, ce qui nous a fait gagner et nettement remonter dans le classement, alors forcément, ça va. Marcus a abandonné son idée de me mettre sur la touche, j'en suis ravi.

- Tu prends toujours… ?

Il ne finit pas sa phrase, mais Drago comprit.

- Oui, en ce moment, c'est nécessaire.

Théo ne surenchérit pas, mais soupira, ce qui traduisait tout ce qu'il pensait de cette situation. Cependant, Drago lui sut gré de ne rien dire.

- Je te dirai seulement de faire attention. Tu as vu ce qui est arrivé à Stellini, en Italie ?

- J'ai vu, oui, mais me concernant, si quelqu'un vient à apprendre ce que je fais c'est que c'est toi, Blaise ou Astoria qui aura vendu la mèche.

En effet, ils n'étaient que trois à savoir. Enfin, quatre si on comptait la personne à qui il les achetait, mais elle n'aurait aucun intérêt à le dénoncer. Mais, malgré tout, il savait qu'il devait se méfier de Granger. Elle n'en savait peut-être rien, mais il la savait suffisamment intelligente et maligne pour pouvoir comprendre, si elle le voulait.

- Bon, à part ça, dit Théo après une nouvelle gorgée de whisky. J'ai eu une proposition de contrat te concernant, dis-moi ce que tu en penses.

Théodore lui expliqua qu'il avait rencontré le responsable marketing d'une marque de prêt-à-porter et qu'il voulait que Drago soit l'égérie de leur nouvelle collection. En soi, il n'était pas contre les contrats publicitaires, c'était intéressant, il voyait autre chose et ça lui faisait une source de revenus, mais il avait toujours peur que ça l'éloigne du Quidditch, ce qui était le plus important.

C'est pourquoi il prenait le temps, à chaque fois, de négocier tous les termes du contrat.


Le soir venu, en rentrant chez lui, Drago envoya un patronus à Astoria pour lui proposer de venir passer la soirée - et potentiellement la nuit - avec lui si elle le voulait. Quelques minutes plus tard, une louve argentée fit son apparition dans son salon, délivrant le message de son amie qui lui confirmait qu'elle serait là d'ici une demi-heure.

Drago profita de ce moment pour aller se doucher et enfiler une tenue plus confortable. Astoria était déjà dans son salon lorsqu'il revint.

- Bonsoir, la salua-t-il tout en nouant le cordon de son pantalon de jogging.

- Salut beau blond, tu vas bien ? s'enquit-elle tout en venant l'embrasser sur la joue.

- J'ai passé une bonne journée et je m'apprête à passer une bonne soirée, donc ça va. Et toi, comment vas-tu ?

Ils ne s'étaient plus revus depuis l'épisode Daphné et il espérait que son amie allait mieux depuis.

- Ça va, approuva Astoria. J'ai revu Daphné, elle m'a encore accablée de reproches, du coup j'ai pris la décision d'arrêter de la voir, c'est mieux pour ma santé mentale. On se verra à Noël et aux anniversaires, ce qui est largement suffisant.

- Je suis content que tu aies pris cette décision. Ça n'a pas dû être facile, mais, comme tu dis, c'est mieux ainsi je pense.

- Je pense aussi. J'ai envie de vivre sereinement, sans la constante menace de ma sœur au-dessus de ma tête qui me dit que je suis une ratée.

- Tu es tout sauf une ratée, Astoria, et tu le sais.

- Heureusement que j'ai des amis pour me le dire, déclara-t-elle avec un petit sourire.

Drago la rassura d'un baiser sur la tempe avant d'aller chercher une bouteille de vin blanc au frais.

- Tu as vu que tu avais du courrier ? lui dit Astoria.

- Non, je n'ai pas pris le temps de regarder. Tu peux le prendre et le poser sur la table basse ? Je vais regarder.

Il revint une petite minute après, deux verres de vin blanc lévitant devant lui avant de se poser tout seuls sur la table basse du salon où Astoria avait déposé le courrier.

Drago se saisit des différentes enveloppes et se mit à trier son courrier, mettant de côté ce qui ne semblait pas important. Dans le lot, une lettre attira son attention. Elle était seule, sans enveloppe, c'était un parchemin jauni et l'écriture dessus était brouillonne, comme si la personne avait écrit vite.

Les sourcils froncés, il déplia le parchemin.

- Qu'est-ce que c'est ? demanda Astoria, assise à côté de lui dans le canapé.

- Par tous les Fondateurs, merde ! jura-t-il. Merde, merde, merde !

Astoria glissa jusqu'à lui pour lire le parchemin à voix haute :

- "Ton dopage va être dénoncé à la presse et tu n'auras plus que tes yeux pour pleurer. Quand tout le monde saura que tu te procures des potions dopantes auprès des Carrow dans l'Allée des Embrumes, ta carrière sera finie, Malefoy"

Elle plaqua sa main sur sa bouche.

- C'est signé ?

- Tu penses bien que non ! s'écria Drago en froissant le parchemin. Je ne sais pas qui a écrit ça, mais les personnes au courant de l'histoire se comptent sur les doigts d'une main…

Il coula un regard en coin vers Astoria qui fronça les sourcils.

- Tu es en train de m'accuser, là ?

- Je ne t'accuse pas, je dis simplement que tu fais partie des personnes au courant et qui auraient, potentiellement, pu me balancer.

- Je n'en reviens pas ! s'exclama-t-elle en bondissant sur ses pieds. Tu es réellement en train de penser que j'aurais pu t'écrire ce genre de lettre ? Non mais tu vas pas bien mon pauvre Drago ! Non seulement ces potions te bousillent la santé, mais en plus, elles te font perdre la tête !

Drago prit son visage dans ses mains, ses coudes appuyés sur ses genoux et grogna de colère.

Évidemment que non, il ne pensait pas qu'Astoria ait pu faire ça, mais les faits étaient là et la colère avait parlé pour lui. On le menaçait de balancer son dopage à la presse et si la personne mettait ses menaces à exécution, il était foutu. Adieu Quidditch, adieu carrière, célébrité et renommée.

Non seulement on connaissait ses faits, mais dans les détails, en plus. La personne savait qu'il se procurait ses potions auprès des Carrow et, en y réfléchissant, il n'était pas sûr que ses amis aient cette information-là.

- Je suis foutu, Astoria…

- Non, je ne te laisserai pas te morfondre sans que tu te sois battu. Ce n'est qu'une menace. Sans preuves, cette personne ne pourra pas réellement prouver ce dont elle t'accuse.

- Rien ne me dit qu'elle n'a pas de preuves. Tu sais, j'ai réussi à passer à travers les mailles du filet jusqu'à maintenant lors des tests anti-dopage, mais je ne suis pas certain d'y arriver à chaque fois.

- Et rien ne te dit qu'elle en a, des preuves, la rassura Astoria. Écoute, je connais quelqu'un au Département de la justice magique qui est en mesure de faire une analyse graphologique et…

- Et tu vas montrer à un collègue à toi un parchemin sur lequel il est écrit noir sur blanc que je me dope ? Il n'y a pas que moi qui perds la tête, visiblement.

- Je n'aurai qu'à l'oublietter !

- Non. C'est très gentil de ta part, Astoria, mais je refuse de te mêler à cette histoire. Il faut que je trouve une solution seul.

- Hum…

Délicatement, elle vint caresser son dos et Drago dut avouer que ça l'apaisait un peu.

- Tu veux que je reste pour te changer les idées ? lui demanda-t-elle et il comprit le sous-entendu.

- Hum, non. Enfin, tu peux rester si tu veux, mais je n'ai pas la tête à ça.

Astoria hocha la tête.

- Je comprends. Tu as besoin d'une amie et je suis là. Je serai toujours là, ok ? Et ne t'avise plus de penser que je pourrais te trahir de la sorte.

- Désolé, la colère a parlé pour moi.

- C'est pardonné, dit-elle en déposant un baiser sur son épaule et avant de lui tendre son verre. Tiens, bois un peu, ça ira mieux.

Drago accepta le verre et en but une bonne gorgée. En effet, la légère brûlure dans sa gorge fut bénéfique. Il souffla un grand coup et se laissa complètement aller contre le dossier du canapé.

- Tu as une idée de qui aurait pu t'envoyer cette lettre ? demanda Astoria après un petit silence.

- Non. Comme je t'ai dit, vous êtes les seuls au courant et… par Salazar !

Drago bondit sur ses pieds, furibond. Comment avait-il pu ne pas y penser tout de suite ?!

- Ça ne peut être que Granger !

- Granger ? s'étonna Astoria. Hermione Granger ?

- Qui d'autre ? Elle est au centre presque tous les jours, commença-t-il en énumérant les faits sur ses doigts. Elle m'a vu à des moments un peu, disons, suspects, on s'est croisés près de l'Allée des Embrumes et elle est médicomage, tout concorde ! Elle sait les horreurs qu'on peut trouver dans l'Allée des Embrumes et elle est suffisamment intelligente et maligne pour avoir fait le lien ! Bordel de merde, je vais la tuer.

Drago ne savait plus par quel bout aborder les choses. Utiliser le réseau de cheminées ? Transplaner ? De toute façon, il devait aller voir Granger, il ne pouvait pas laisser les choses en l'état. Mais, cela-dit, il ne savait pas où elle habitait. Ses pensées étaient tellement confuses qu'il partait d'un bout à l'autre du salon en marmonnant, sans pour autant arriver à du concret.

- Drago, calme-toi ! le pria Astoria tout en venant l'attraper par les épaules, se plaçant en face de lui. Tu es trop énervé pour réfléchir correctement.

- Bien sûr que je suis énervé ! Cette harpie de Granger me menace et je devrais rester calme ?!

- Tu n'en sais rien ! Ta théorie se tient, mais cela reste une théorie. Tu ne peux pas débarquer comme ça chez elle, pieds nus et décoiffé, pour l'accuser d'une chose !

- Je vais me gêner !

- Sais-tu au moins où elle habite ?!

Drago ouvrit la bouche et la referma sans rien dire. Finalement, Astoria avait raison. Il ne pouvait pas agir sous le coup de la colère, il n'était pas un fichu Gryffondor impulsif. Non, il fallait qu'il réfléchisse à autre chose et qu'il agisse à tête reposée.

La nuit portait conseil.


Le lendemain matin, Drago était reposé, ses idées étaient claires et il était déterminé.

Il arriva au centre d'entraînement des Pies avec la ferme intention de confronter Granger. Il savait qu'elle serait là aujourd'hui puisqu'elle avait une séance avec Neel et il savait aussi exactement quand elle arriverait, puisque Miss-Parfaite arrivait toujours à la même heure.

Il déverrouilla la porte de la salle de rééducation d'un Alohomora et s'installa sur un fauteuil, attendant patiemment que Granger débarque. Ce qu'elle fit tout juste cinq minutes plus tard, elle sursauta en le voyant là.

- Malefoy, tu m'as fait peur, souffla-t-elle, une main contre son cœur.

- Tu n'as pas l'esprit tranquille à ce que je vois, rétorqua-t-il sans bouger, toujours installé dans le fauteuil avec une attitude princière.

- Je suis tout à fait sereine, je te rassure, merci de t'inquiéter.

Alors qu'elle retirait sa veste, Drago verrouilla la porte et insonorisa la pièce. À juste titre, elle releva brusquement le regard vers lui, surprise.

- Je peux savoir ce que tu fais ?

- J'ai quelques questions à te poser et je pense que les réponses ne vont pas me plaire, donc je prends mes dispositions.

Granger se saisit de sa baguette, visiblement méfiante.

- Oh tu peux ranger ta baguette, je ne compte pas t'attaquer, lui dit-il calmement. Je veux juste parler.

Il se leva de son fauteuil et s'approcha d'elle à pas lents, comme un prédateur avançant vers sa proie.

- Je veux juste te mettre en garde. Tu me menaces, d'accord, mais je peux répliquer et te faire encore plus mal. Tu me connais un tant soit peu pour savoir que je suis prêt à beaucoup de choses pour arriver à mes fins.

Granger fronça les sourcils.

- Tu es trouillard comme pas deux, Malefoy, laisse-moi rire !

Si Drago fut piqué dans son ego, il essaya de ne pas le montrer.

- Je n'ai pas dit que ce que je pourrais faire nécessite du courage. Je te dis seulement que je te connais, je sais où tu travailles, je sais qui sont tes amis, ton petit-ami, je sais où vivent tes parents et où se trouve leur cabinet dentaire. Très bonne idée de leur part de s'installer sur Harley Street, d'ailleurs, la proximité avec l'hôpital universitaire de Westmoreland est judicieuse.

Granger blêmit dans l'instant. Ses menaces avaient eu l'effet escompté. Il fallait qu'il pense à remercier comme il se devait Astoria pour avoir des amis moldus.

- Malefoy, je ne comprends pas où tu veux en venir, mais laisse mes proches en dehors de ça.

- Oh ne fais pas l'innocente, Granger, je t'en prie, ça ne te va pas !

- Mais je ne sais pas de quoi tu parles ! Tu parles par énigmes, tu dis que je t'ai menacé, mais je ne comprends rien ! Je ne menace pas les gens, moi, contrairement à d'autres !

Drago serra les dents. Il sortit le parchemin de sa poche et le plaqua violemment contre la table qui faisait office de petit bureau.

- Je te parle de ça ! Ne sois pas offensante en prétendant n'y être pour rien ! Ça ne peut être que toi !

Granger prit le parchemin et le lut rapidement, s'il en croyait la vitesse de mouvement de ses yeux. Ses sourcils se fronçaient petit à petit.

- Malefoy, je te promets que je n'y suis pour rien.

- Je t'en prie ! Personne d'autre n'est au courant à part mes amis et ils ne me trahiraient jamais. Vous n'êtes pas les seuls, vous, les Gryffondor, à connaître le concept de la loyauté !

- Ce n'est pas moi !

- Tu m'as vu mal en point ! Tu m'as vu près de l'Allée des Embrumes ! Je te sais suffisamment intelligente pour faire le lien toute seule. Tu es médicomage, en plus, tu connais tout ça !

Drago sentait la colère remonter en flèche en lui. Colère qu'il avait pourtant réussi à refouler jusque-là, mais c'était plus fort que lui. Elle l'énervait à nier.

- Tu as complètement perdu la tête. Je te jure sur ce que j'ai de plus cher que ce n'est pas moi qui t'ai écrit ce parchemin.

- Je n'ai aucune raison de te faire confiance, déclara-t-il, donc j'ai pris mes dispositions.

De la poche intérieure de sa veste, il sortit une fiole remplie d'un liquide transparent : du Veritaserum. Persuadé que Granger était fautive et qu'elle allait avouer, il ne pensait pas avoir à s'en servir, mais têtue comme elle était, il allait devoir l'utiliser.

Granger haussa un sourcil en le voyant lui tendre la potion.

- Du Veritaserum ? C'est une plaisanterie, j'espère ?

- J'ai l'air de plaisanter ?! siffla-t-il.

- Non et c'est ça qui m'inquiète. Tu penses vraiment que je vais avaler ça ? Tu n'as pas confiance en moi et je n'ai pas non plus confiance en toi, Malefoy. Si tu es si sûr de toi quant à ma culpabilité dans ton histoire, tu pourrais très bien m'empoisonner avec ton soi-disant Veritaserum.

Drago fronça le nez dans une légère grimace, à la fois vexé et pas si étonné de sa réaction. Il se doutait bien qu'elle n'allait pas accepter sans sourciller, mais il ne pensait pas qu'elle le croirait capable de l'empoisonner.

- Malefoy, réfléchis. Ça m'avancerait à quoi de te menacer ?

- Pour détruire ma carrière, évidemment !

- Et quel intérêt j'aurais à faire ça, tu peux me le dire ? Premièrement, si je voulais te nuire, je t'aurais directement dénoncé sans passer par la case menaces. Et deuxièmement, ça ne changerait rien à ma vie de "détruire ta carrière", comme tu dis.

Pour la première fois de sa vie, Drago ne savait plus quoi dire.

Granger avait raison. Pour ce qu'il la connaissait, elle n'était pas du genre à faire des menaces et, en effet, quel intérêt aurait-elle à le dénoncer à la Fédération de Quidditch ? Aucun. Elle n'en retirerait aucune satisfaction personnelle et ça ne changerait rien à sa vie de voir sa carrière se briser. Et en plus, s'il réfléchissait encore un peu, elle ne semblait pas étonnée outre-mesure par le fait qu'il l'accuse. Peut-être avait-elle, effectivement, tout compris sur son état, et donc elle aurait très bien pu déjà le dénoncer.

Ils ne s'appréciaient peut-être pas, mais pas au point de se détruire.

- Tu m'as dit que tes amis étaient au courant, dit-elle, le sortant de ses pensées. Eh bien va plutôt voir de leur côté. Je pense qu'ils ne sont pas si loyaux que tu le dis.

- Mes amis ne me feraient jamais ça, assura Drago.

Granger haussa les épaules.

- Tu n'en sais rien. Parfois, on pense connaître les gens et ils nous surprennent. Personnellement, je n'ai jamais agi dans ton dos, j'ai toujours été honnête, mes reproches, je te les ai toujours dits dans les yeux. Je ne fais rien par derrière. Vous, les Serpentard, en revanche…

- Quel cliché, grogna Drago en roulant des yeux.

À nouveau, elle haussa les épaules avec indifférence. Cette décontraction lui mettait de plus en plus le doute. Peut-être n'y était-elle vraiment pour rien dans cette histoire de menace.

- Jusqu'à maintenant, je n'avais que des soupçons te concernant, mais tu viens de tout confirmer avec tes accusations. Si tu n'avais rien dit, peut-être que j'aurais fini par oublier tout ça, mais tu ne sais pas te faire petit, il faut toujours que tu sois le centre de l'attention.

Il avait voulu prendre Granger à son propre jeu, mais voilà que le vent venait de tourner. Non seulement il n'était pas plus avancé dans sa recherche de coupable, mais, en plus, il venait de lui fournir une preuve de son dopage sur un plateau d'argent.

Figé sur place, Drago ne revint à lui que lorsque Neel entra dans la salle de rééducation. Il n'avait pas le temps, ni l'envie, de parler, alors il transplana sans demander son reste.


Et voilà !

Ça pue de plus en plus, pas vrai ?

J'espère que ce nouveau virage dans l'histoire vous plaît. Drago pense du mal des Gryffondor impulsifs, mais finalement, est-ce qu'il vaut mieux qu'eux, sur ce coup-là ? Je dirai, pas vraiment. Il a servi à Hermione une preuve de son dopage avec un joli nœud en ruban autour. Bravo Drago !

Il me tarde de lire vos reviews !

Du love, à mercredi !