Bonjour tout le monde !

On se retrouve en ce mercredi pour le 12ème (déjà ?!) chapitre de cette histoire. Encore une fois, merci pour vos retours à chaque chapitres, j'en suis toujours profondément touchée !

Je vous laisse à la lecture de celui-ci, en espérant qu'il vous plaira.

Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Elena : Hey ! Eh oui, notre petit serpent est dans la bouse de dragon ! Héhé merci d'avoir partagé tes spéculations quant à l'éventuel coupable ou à propos de la suite, j'espère que tu continuera d'aimer ce que j'ai prévu. Merci !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 12

En rentrant chez elle, Hermione se laissa lourdement tomber dans le canapé.

La conversation avec Malefoy l'avait vidée de toute son énergie. D'abord, il était arrivé vers elle avec ses menaces de s'en prendre à sa famille, sans réellement lui expliquer de quoi il en retournait. Ensuite, il était monté sur ses grands sombrals en l'accusant de lui avoir écrit une lettre de menace, puis il avait voulu la soumettre au Veritaserum, le seul moyen pour lui de lui faire comprendre qu'elle ne mentait pas.

Cela aurait été hypocrite de sa part que de dire qu'elle n'avait pas eu peur de lui. Elle n'avait rien à se reprocher, mais lorsqu'il avait mentionné ses parents, leur cabinet dentaire et son emplacement exact, elle avait eu peur. Malefoy était certes trouillard, mais il était impressionnant et elle le savait capable de beaucoup de choses.

Et en l'accusant ainsi, lui mettant sous le nez la preuve écrite de son dopage qu'il ne niait pas, il avait confirmé ses soupçons. Malefoy se dopait bel et bien.

Elle aurait dû s'en moquer. Mais elle était humaine et tout Malefoy qu'il était, elle ne pouvait le laisser là-dedans sans faire au moins un pas vers lui pour l'aider. Seulement voilà, il s'agissait justement de Malefoy, le seul sorcier qui n'accepterait jamais une main tendue de sa part.

Hermione lâcha sa tête en arrière contre le dossier du canapé en soupirant. Heureusement, Viktor n'était pas là ce soir. Elle ne pouvait pas parler de ça pour le moment et il l'aurait questionnée quant à son comportement préoccupé. Non seulement elle ne pouvait pas lui en parler et quand bien même, elle ne voulait pas lui donner une occasion de faire la tête parce qu'elle se souciait de Malefoy.

Après une bonne douche et un dîner, elle se posa avec les livres empruntés à la bibliothèque de Ste Mangouste. Maintenant qu'elle était sûre que Malefoy se dopait, elle pouvait orienter ses recherches différemment. Et, au besoin, elle emprunterait d'autres livres auprès de Stanislas.


À Montrose, l'entraînement battait son plein sur le terrain.

Hermione n'y assistait jamais, mais aujourd'hui, Neel avait bien travaillé et il avait émis le souhait de vouloir regarder ses coéquipiers s'entraîner, chose qu'elle n'avait pu lui refuser. Elle était donc assise avec lui dans les gradins, dont il avait monté les escaliers avec son aide, ce qui lui avait fait un petit exercice de rééducation bonus.

- À quoi sert cet exercice ? demanda-t-elle.

- C'est pour travailler leurs réflexes, lui expliqua Neel. Les cognards sont enchantés de manière à ne pas les percuter, mais à exploser juste avant l'impact. Ils ont une trajectoire à respecter et les cognards arrivent sur eux de manière aléatoire. Regardez, ça va être au tour de Drago de se lancer.

Évidemment, qui d'autre, pensa Hermione.

Elle regarda Malefoy qui paraissait concentré sur son objectif, fixant un point à l'horizon. Il se pencha vers l'avant et son balai partit à une vitesse hallucinante. Les cognards commencèrent à arriver droit sur lui et? avec une infime précision, il les évita tous, même le dernier qui, pourtant, arrivait dans son angle mort.

Lorsqu'il fut arrivé au bout de sa trajectoire, il freina et afficha un sourire victorieux.

- Wow ! s'exclama Neel. Y'a pas à dire, il est vraiment bon.

- Et extrêmement prétentieux, ajouta Hermione en regardant Malefoy qui souriait encore comme s'il était une star de cinéma sur un tapis rouge.

- Ah, ça ! C'est trop tard pour le changer.

Hermione dodelina de la tête, pas tout à fait d'accord. Malefoy gardait l'essence de son caractère, mais il était évident qu'il avait changé depuis Poudlard, donc, il n'était pas impossible qu'il évolue encore pour devenir meilleur.

Elle s'intéressa à l'entraînement jusqu'à la fin, Neel n'étant pas avare d'explications et d'anecdotes. Puis, petit à petit, les joueurs quittèrent le stade et ils décidèrent qu'il était temps pour eux aussi de partir. Hermione aida Neel à descendre les escaliers et l'attrapeur la remercia.

- Merci pour tout Hermione, bonne fin de journée.

- À vous aussi, Neel. À jeudi et prenez soin de vous.

Il lui fit un clin d'œil avant de partir, claudiquant, vers la zone de transplanage.

Alors qu'elle rejoignait sa salle pour y récupérer ses affaires, le regard d'Hermione fut attiré sur le terrain. Elle pensait tous les joueurs partis, mais non, la blondeur des cheveux de Malefoy brillait au soleil et, si elle en croyait sa position, il était allongé par terre. Inquiète, elle pressa le pas jusqu'au terrain et elle l'y trouva, effectivement, allongé dans le sable, pris de convulsions.

- Par Godric, Malefoy ! s'exclama-t-elle.

Elle courut jusqu'à lui et se laissa tomber à genoux dans le sable. Elle ne savait pas, bien qu'elle s'en doutait, l'origine de sa crise convulsive, donc elle ne pouvait qu'attendre que ça passe, chose qui arriva dans les deux minutes.

Les tremblements cessèrent et, afin de libérer ses voies respiratoires, elle bascula prudemment sa tête en arrière. Après s'être assurée que sa respiration et son pouls étaient normaux, elle le mit en position latérale de sécurité et le couvrit de sa veste le temps qu'il revienne à lui.

Petit à petit, Malefoy sembla reprendre du poil de la bête. Il était hagard, son regard papillonnait sans se fixer à un endroit précis. Hermione, toujours à genoux près de lui, attendait une réaction plus fiable pour le questionner. Elle profita de ce moment pour lancer un sortilège de désillusion autour d'eux afin de les cacher.

Puis, la réaction de Malefoy vint lorsqu'il croisa son regard.

- Granger ?

- Bienvenue parmi nous. Comment tu te sens ?

- Vaseux et un peu endormi. J'ai l'impression d'avoir été piétiné par un hippogriffe, aussi.

- C'est normal, tu as fait une crise convulsive, lui apprit-elle d'une voix calme pour le rassurer.

- Je n'en ai aucun souvenir… On est où ?

- Sur le terrain d'entraînement. J'allais retourner à la salle quand je t'ai vu allongé là, en train de convulser.

Brusquement, Malefoy essaya de se redresser, mais Hermione l'en empêcha.

- Il ne faut pas qu'on me voie ! Ils vont se poser des questions !

- J'ai jeté un sortilège de désillusion autour de nous, le rassura-t-elle. Reste encore un peu allongé, le temps qu'on soit sûr que tout va bien.

- Je vais bien, grogna-t-il.

- J'aimerais m'en assurer et vérifier que tu n'as pas de séquelles plus graves. Dis-moi ton nom, ton prénom et ta date de naissance.

- Tu sais très bien comment je m'appelle.

- Je vérifie seulement que tu n'es pas commotionné. Mais, si tu veux, je peux te laisser agoniser ici et lever le charme pour que tout le monde te voit. Qu'est-ce que tu préfères ?

Malefoy la foudroya du regard, regard qu'elle soutint sans ciller. Il avait l'air d'un enfant capricieux.

- Drago Malefoy, 5 juin 1980, marmonna-t-il.

- Très bien. Qui est l'actuel Ministre de la Magie ?

- Kingsley Shacklebolt. T'en as encore beaucoup des questions à la con comme ça ?

- Tu as gardé ton arrogance, ça me rassure sur le fait que tu vas bien. Je vais t'aider à te lever, fais doucement.

- Je peux encore me lever tout seul !

- Ah oui ? Vas-y, je t'en prie.

Hermione se leva seule et Malefoy entreprit de faire de même, visiblement plus brutalement que ce que son corps était capable de supporter, puisqu'il se retourna pour vomir. La jeune femme croisa les bras sur sa poitrine et leva les yeux au ciel. On lui disait souvent qu'elle était têtue, mais Malefoy n'était pas en reste.

- Voilà pourquoi je voulais t'aider à te lever, le rabroua Hermione.

- Je suis debout, c'est le principal, dit-il en s'essuyant la bouche. Tu peux…

Il fit de vagues gestes autour de lui et Hermione comprit où il voulait en venir, donc elle lui lança un sort de nettoyage pour le rafraîchir.

- Je suppose que je dois te remercier, grogna-t-il.

- C'est ce que font normalement les gens bien éduqués quand on les aide, oui.

- Alors merci.

Hermione tiqua un peu, surprise qu'il lâche un remerciement aussi facilement.

- De… de rien.

- Je suis bien éduqué et je sais reconnaître quand quelqu'un m'a aidé. Même si le quelqu'un en question, c'est toi.

Un peu prise au dépourvu, Hermione esquissa un sourire gêné.

- Maintenant, si tu permets, tu peux lever ton sortilège, je vais y aller.

- Attends. Écoute, je suis tenue au secret professionnel, je ne dirai rien de tout ça, mais malgré tout, je ne peux pas faire comme si je n'avais rien vu. L'autre jour, tu m'as mis sous le nez la preuve de ton dopage, tu n'as pas nié la menace qui t'a été faite et ta crise convulsive est une preuve de plus.

- Je suis un grand garçon, Granger, je sais ce que je fais.

- Visiblement non puisque ton corps n'a pas supporté cette nouvelle prise de potion.

- Je ne…

- N'essaie pas de nier, Malefoy, c'est mon métier. Je le vois à tes pupilles dilatées.

Malefoy serra les dents, mais n'insista pas. Il fit seulement un geste pour lui faire comprendre de retirer son charme, ce qu'elle fit.

- Tu risques de tout perdre…

- Tu penses que je ne le sais pas ? Je ne peux plus m'arrêter.

Il y avait une telle détresse dans ses mots et dans sa voix qu'Hermione perdit ses moyens. Face à elle, elle n'avait plus le Malefoy méprisant et arrogant qu'elle avait l'habitude de voir. Non, elle avait un homme complètement dépassé par sa propre addiction.

- Malefoy…

- Arrête de prononcer mon nom comme si tu avais pitié de moi.

- Oh je n'ai pas pitié. Tu t'es mis là-dedans tout seul, c'est uniquement ta faute. En revanche, je ne peux pas rester là sans agir ou sans faire un pas vers toi pour t'aider. Et ne me dis pas que tu n'as pas besoin d'aide.

Visiblement il allait parler, mais il se ravisa et referma sa bouche.

- Je suis probablement la dernière personne dont tu attends de l'aide, reprit-elle, mais le fait est que je suis l'une des seules à pouvoir le faire.

- Je ne suis toujours pas certain de ta non-implication dans mes lettres de menaces.

- Tu n'es toujours pas passé à autre chose ? Attends... tes lettres ? releva-t-elle. Il y en a eu d'autres ?

Malefoy balaya le sujet d'un geste de la main.

- Peu importe. Je veux bien te faire confiance, mais admets que tu fais une coupable idéale et que je ne sais toujours pas de qui ça vient.

- Dois-je te rappeler que l'un de mes meilleurs amis travaille pour le journal sportif le plus lu du monde sorcier ? Tu ne penses pas que, si je voulais réellement te nuire, j'aurais balancé l'information à Ron pour lui fournir un scoop ?

Malefoy ouvrit ses yeux grand comme des gallions. Ah, il venait visiblement de percuter qu'elle pouvait potentiellement être une vraie menace pour lui si elle le décidait.

- Et tu ne l'as pas fait ?

- As-tu vu un article dans Quidd'Mag à ce sujet ? Si je le lui avais dit, ton dopage aurait fait la Une.

Un silence suivit et Hermione vit dans ses yeux gris qu'il réfléchissait.

- C'est, là aussi, le moment où je dois te remercier ?

- Deux fois dans la même heure ? Je n'en demande pas tant, ne t'en fais pas. Je veux juste que tu me croies quand je te dis que je n'ai rien fait. Quelqu'un te menace, en effet, mais ce n'est pas moi.

- Ok ! admit-il finalement. C'est bon, ce n'est pas toi, je le reconnais, tu m'as convaincu.

- Bien. Maintenant, si tu veux un conseil, fais attention à toi.

- Ne t'en fais pas pour moi, Granger.

- Je dis ça pour toi, dit-elle tout en haussant les épaules. Si j'ai réussi à découvrir ton petit secret c'est que, potentiellement, d'autres pourront en faire autant.

- Je sais me débrouiller seul, merci.

- Je n'en doute pas, mais tu n'en restes pas moins un homme avec des faiblesses et, justement, très affaibli par ce que tu prends. Je ne sais pas la fréquence à laquelle tu prends tes… choses, mais…

- Bon, ça suffit maintenant, la coupa-t-il. Tu n'es pas ma mère, encore moins mon amie ou ma petite-amie, je n'ai pas à écouter tes conseils. Je te suis reconnaissant pour ce que tu as fait aujourd'hui, mais ça s'arrête là.

Hermione allait le retenir, mais il partit loin d'elle à grandes enjambées. Elle n'en doutait pas, mais il lui donnait encore une preuve qu'il pouvait être terriblement casse-pieds quand il s'y mettait.

Cela-dit, il avait raison. Elle n'était rien pour lui, elle n'allait pas le faire changer et arrêter ce qu'il faisait avec deux ou trois paroles percutantes. De toute manière, comme pour n'importe quelle addiction, le déclic devrait venir de lui, sans quoi ce serait tout bonnement inefficace. S'il arrêtait par pression, par chantage ou de force, il y reviendrait à un moment ou à un autre. La prise de conscience devait venir de lui et uniquement de lui pour que les choses puissent changer.


Quelques jours plus tard, alors qu'elle était chez Fleury et Bott pour y récupérer une commande, Hermione décida de faire un crochet par l'appartement de Ron, situé au bout du Chemin de Traverse. En effet, lorsqu'elle avait parlé de Ron à Malefoy, un léger doute s'était immiscé en elle.

Elle lui faisait confiance, il lui avait promis qu'il n'en parlerait à personne, mais cela ne serait pas la première fois qu'il lui mentirait. Elle ne l'accusait pas, mais il fallait qu'elle s'assure de son innocence.

Elle grimpa au bon étage et toqua à la porte, espérant que son ami soit là. En effet, il lui ouvrit quelques secondes après.

- Oh, salut Hermione ! Quelle bonne surprise, entre.

- Bonjour Ron, dit-elle en entrant et avant de l'embrasser sur la joue. J'étais dans le coin et j'ai eu envie de te rendre une petite visite.

- Tu as bien fait. J'étais en train de travailler, mais une petite pause me fera le plus grand bien. Un thé ?

- Avec plaisir.

Ron partit à la cuisine et Hermione, une fois délestée de sa veste, se rendit dans le salon. Là, elle jeta un œil sur les parchemins de son ami qui était en train de travailler, effectivement, sur son article sur le dopage.

- Tu avances bien ? lui demanda-t-elle.

- Plutôt, oui. Je suis content de ce que j'ai écrit pour le moment. Je dois rendre le premier jet dans une semaine.

- Et tu es confiant ?

- Oui, j'ai trouvé un angle intéressant et je pense que ça plaira à mon rédacteur en chef.

Il revint dans le salon avec le thé et des biscuits. Il déposa tout sur la table, là où ses parchemins ne traînaient pas, et Hermione s'installa.

- D'ailleurs, tu as des nouvelles de… tu sais quoi ?

Hermione pouffa.

- On ne parle pas de Voldemort, tu sais. Et puis, à part si ton appartement est sur écoute, personne ne peut nous entendre.

- C'est vrai. Et donc ?

- Il n'a pas l'air d'aller très bien, avoua-t-elle en croquant dans un biscuit. Mais, à mon niveau, je ne peux rien faire. Il ne veut pas de mon aide et si le déclic ne vient pas de lui, il n'arrêtera pas.

- C'est quand même dingue, souffla Ron. Je ne le pensais pas capable de plonger là-dedans.

- On ne connaît pas les raisons qui l'ont poussé à en prendre. Tu dois savoir mieux que moi qu'il n'y a pas que le côté sportif qui joue.

- Je sais. C'était le cas de Stellini, justement. Il avait commencé à prendre glucocorticoïdes, à la base, pour provoquer chez lui un sentiment d'euphorie. À ce moment-là, il se séparait de son mari et il avait besoin de s'évader. Les glucocorticoïdes l'aidaient en ce sens et quand il a compris que ça l'aidait dans le Quidditch, il a commencé à en abuser.

- Voilà, donc on ne sait pas vraiment ce qui pousse Malefoy en ce sens.

Ron haussa les épaules.

- Et personnellement, je m'en fiche un peu. C'est vrai, c'est Malefoy, quoi.

- Je suis devenue médicomage pour aider les gens, déclara Hermione. Alors, Malefoy ou non, je me dois de faire quelque chose, sans quoi je culpabiliserais.

- Je te comprends, Hermione. Mais moi je m'en fiche. Je veux dire, c'est son problème, tu vois ? Moi, ça ne change rien à ma vie.

- Tu aurais pourtant tenu un sacré scoop pour Quidd'Mag…

Hermione croisa les doigts pour que Ron ne prenne pas mal ce qu'elle disait. Elle n'avait trouvé que ça pour tester son innocence. Mais, à nouveau, il haussa les épaules.

- J'aurais pu, mais, premièrement, je t'ai promis de ne rien dire et, deuxièmement, ce n'est pas trop mon truc de détruire la vie des gens. Je suis devenu journaliste sportif parce que j'adore le Quidditch et que je voulais baigner dans cet environnement tous les jours, pas pour être un reporter de presse à scandale. Je laisse ça à des pisse-copies comme Skeeter.

La jeune femme fut soulagée et le léger doute en elle s'envola très rapidement. Ron n'aurait jamais trahi sa confiance ainsi.

- Bref, on peut parler d'autre chose que de Quidditch et de Malefoy le temps de ta visite ? rigola Ron.

- Avec plaisir !

- Comment va Viktor ? Ça fait un petit moment que je ne l'ai pas vu.

- Il m'a envoyé un hibou hier, il va bien. Il est parti quelques jours en Bulgarie pour rendre visite à sa famille, il doit rentrer dans deux jours. J'ai hâte qu'il soit là, ces derniers temps ont été un peu compliqués, on va dire.

- Ah oui ? s'étonna Ron.

- Oui, il a été très pris par la préparation du lancement de son nouveau balai, puis par le lancement en lui-même. On s'est un peu disputés à certains moments, rien de bien grave, mais disons que j'ai hâte qu'on retrouve un train de vie plus calme.

- Il sait que s'il te fait du mal, ancien sportif ou pas, il va en prendre pour son grade ? s'enquit Ron sur le ton de la plaisanterie.

Hermione pouffa.

- On n'en arrivera pas là, je te rassure. Mais merci d'être toujours si bienveillant.

- C'est normal, lui sourit Ron.

- Et toi, alors ? Il y a quelques temps tu m'as parlé d'une certaine Maya que tu voyais de temps en temps ? Ça en est où ?

- Oh, nul part. C'est vrai qu'on se voyait, on s'entendait bien, mais ça n'a rien donné. Tu sais, je n'ai pas vraiment envie de me poser. Je flirte, je profite, ça me convient parfaitement.

- Et c'est bien l'essentiel.

Depuis qu'ils s'étaient séparés, Ron ne cherchait pas à se poser. Il avait réalisé qu'il préférait profiter et vivre au jour le jour ses potentielles relations. Hermione, elle, n'aurait jamais pu s'accommoder de cette vision de couple, mais si c'était ce qui lui convenait, elle n'avait rien à dire.

Ils discutèrent de choses et d'autres durant une petite heure puis la jeune femme prit congé et rentra chez elle.


Et voilà !

Est-ce que vous sentez que, malgré tout, il y a un rapprochement qui s'amorce ? Bon, à leur manière, hein, ça n'a vraiment rien de romantique mdr Mais on sent quand même que quelque chose commence à se tisser entre eux. Je ne suis pas la seule à le remarquer ? ahah.

Bref ! J'espère que ça vous a plu ?

Du love pour vous, à mercredi !