Salut tout le monde !
J'espère que vous allez bien en ce mercredi ? Ecoutez, de mon côté, ça va bien. Je suis en vacances jusqu'à la fin de la semaine, je suis seule la journée, j'en profite pour prendre le temps, faire mon p'tit sport matinal, prendre soin de moi, et franchement c'est assez cool :D
Bref, cool, mais pas vraiment intéressant pour vous héhé.
Je vous poste ce 13ème chapitre avec un sourire, parce que la fin me plaît beaucoup. J'espère qu'il en sera de même pour vous du coup.
Bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes :
Elena : Hey ! Contente que tu aimes ce début de "relation". Petit à petit... ça avance. Merci !
Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.
CHAPITRE 13
Drago n'était pas au meilleur de sa forme depuis quelques jours.
Il avait encore reçu une lettre de menace et si son corbeau ne mettait pas ses plans à exécution, il n'en était pas moins rassuré. À tout moment, il pouvait se retrouver avec la brigade de police magique aux trousses et il n'était pas serein à cette idée.
Et, en plus, il n'avait toujours aucune idée de qui se cachait derrière tout ça. Enfin, il avait des soupçons, mais rien de fondé. Et puis, il ne devait pas se précipiter. La dernière fois qu'il l'avait fait, pensant être sûr de lui, il avait donné à Granger des preuves de son dopage.
Granger. Mine de rien, il lui était reconnaissant. Elle l'avait aidé, l'autre jour, quand il avait mal digéré une potion au point de faire une crise convulsive. Elle avait tendu une main vers lui et, bien qu'il l'ait refusée, il reconnaissait qu'avoir une nouvelle alliée dans son camp n'était pas négligeable. Car, oui, il considérait Granger comme une alliée.
Il la croyait lorsqu'elle lui disait qu'elle n'était pas l'autrice de ces lettres. Les arguments qu'elle avait avancés en ce sens étaient convaincants et, bien qu'ils ne soient pas amis, il la connaissait suffisamment pour savoir qu'en effet, ce n'était pas son genre de détruire des gens.
Las de remuer ses pensées, il quitta péniblement son lit dans lequel il flemmardait depuis près d'une heure et alla se préparer. Il avait un déjeuner professionnel avec Théo ce midi et il allait être en retard à force de traîner.
Lorsqu'il arriva à la Grange aux Sorciers, un restaurant du Chemin de Traverse, Drago se dirigea directement vers le fond de la salle où était déjà installé Théo.
- Bonjour superstar, le salua son ami sans pour autant lever le nez de ses parchemins. Qu'est-ce qui t'a mis en retard cette fois-ci ?
- Uniquement mes pensées.
Théo leva les yeux vers lui et dut remarquer sa mine contrariée puisqu'il rassembla tous ses parchemins ensemble.
- Qu'est-ce qui te chagrine ? C'est encore cette histoire de lettres ?
- Hum. Je ne sais toujours pas de qui ça vient et ça m'emmerde, parce qu'à tout moment, tout peut me retomber dessus.
- Tu sais ce qu'il te reste à faire pour arrêter tout ça, Drago.
- Oui, monsieur je-suis-plus-malin-que-tout-le-monde, évidemment que je le sais ! pesta-t-il. Mais si c'était si simple, tu penses bien que je l'aurais déjà fait.
- Je dis ça pour toi. Tu es mon ami, mais tu es également mon joueur.
Drago fronça les sourcils.
- Je pensais que l'amitié était plus forte qu'un contrat professionnel, mais peut-être que je me trompe ?
- Ce n'est pas ce que j'ai dit.
- C'est pourtant comme ça que je l'ai compris. Alors quoi, ça y est, tu as signé Lancaster et maintenant je suis relégué au second plan ?
- Oh je t'en prie, Drago, ne fais pas ta diva !
- Tu sais quoi ? Peut-être que c'est toi qui me fais chanter, l'accusa-t-il tout en croisant ses bras sur son torse. C'est vrai, tu as un nouveau poulain très célèbre et très talentueux, donc tu veux te consacrer à lui et m'évincer ?
- Non mais tu t'entends ?!
- Ah ! Tu ne nies pas !
- Mais parce que ce que tu dis est absurde, Drago ! On est amis avant tout. Je suis peut-être ton agent, mais je pense t'avoir prouvé ma loyauté depuis le temps, non ? Je ne dis rien de tes petits écarts, je fais tout pour que tu sois bien dans ton club, au détriment, parfois, de mes valeurs, et toi, tu te permets de m'accuser ?!
Drago se renfrogna. Il était tellement obnubilé par cette histoire que son jugement lui faisait parfois défaut. Évidemment que Théo ne lui ferait jamais ça, tout comme Astoria et Blaise.
- Ah, et si tu oses accuser Blaise également, je te coupe les couilles pour en faire des boucles d'oreilles, le menaça-t-il de la pointe de son couteau, comme s'il lisait dans ses pensées.
Il soupira lourdement.
- Excuse-moi, Théo, c'est juste que cette histoire me prend tellement la tête ! Je n'arrive plus à penser correctement depuis plusieurs jours.
- Dis-toi que si cette personne te voulait vraiment du mal, elle aurait cessé ses menaces et t'aurait déjà balancé à la presse ou à la Fédération, relativisa Théo.
Drago dodelina de la tête. Il se tut le temps de commander un apéritif à la serveuse et Théo fit de même.
- Bref, parler de ta décadence n'est pas le but de ce déjeuner. J'ai été relancé par le responsable marketing de la marque de prêt-à-porter qui veut que tu sois leur égérie, il faut qu'on se mette d'accord sur la rémunération et qu'on leur envoie la proposition.
- Je t'ai dit deux cent mille gallions pour un contrat d'un an, mais tu n'as pas voulu.
- Parce que c'est beaucoup trop, Drago !
- Je ne brade pas mon image, Théodore ! le singea-t-il.
- On ne parle pas de "brader ton image", comme tu dis, mais d'être plus raisonnable.
- Si cette marque veut vraiment de moi, ils devront lâcher les deux cent mille gallions, je ne ferai aucune concession là-dessus.
Théo expira sèchement par le nez et Drago remercia la serveuse pour le verre.
- Écoute, à cent cinquante mille gallions je pense qu'ils accepteront, le raisonna Théo. Deux cent mille, c'est trop, ils iront voir quelqu'un d'autre qui a une aussi belle-gueule que toi, mais qui leur coûtera moins cher. À cent cinquante mille, tu es sûr que le contrat sera pour toi.
- Ok, soupira Drago, va pour cent cinquante mille, mais avec un droit de regard sur les images avant diffusion.
Théo griffonna sur son parchemin avant de l'enchanter pour en faire un document officiel.
- Bien. Ravi d'avoir trouvé un terrain d'entente. Je vais proposer ça à la marque et s'ils sont d'accord, je reviendrai vers toi pour la signature.
- Ça marche, approuva Drago.
La partie professionnelle étant bouclée, ils allaient pouvoir discuter de choses plus légères.
Ce soir-là, Drago était invité à une soirée dans un hôtel particulier de la campagne londonienne. Il s'agissait d'une soirée organisée par la Société des balais de course Nimbus afin de souhaiter la bienvenue au nouveau PDG de l'enseigne, un riche homme d'affaires dont Drago avait oublié le nom.
Comme il avait proposé à Astoria de l'accompagner et que celle-ci avait accepté, il l'attendait sagement dans son salon.
- J'ai presque fini ! cria-t-elle depuis la salle de bain.
- Tu m'as déjà dit ça il y a dix minutes, râla Drago.
- Oui, eh bien occupe-toi comme tu veux pendant ce temps, mais j'arrive.
Drago trouva donc une occupation, effectivement, à savoir faire tourner en bourrique le chat persan d'Astoria. Cette dernière fit son apparition dans le salon quelques minutes plus tard, fin prête.
- Ça valait le coup d'attendre, tu es très belle, la complimenta-t-il.
En effet, la jeune femme était sublime dans cette robe patineuse pailletée vert émeraude. Le décolleté plongeant était sexy, mais pas vulgaire, et ses longues jambes étaient mises en valeur par des cuissardes en cuir. Ses longs cheveux noirs étaient lissés et ses yeux outrageusement maquillés de noir également, ce qui accentuait la profondeur de leur bleu.
- Merci. J'avoue que tu es pas mal non plus, mais ça tu le sais, n'est-ce pas ?
- Mais je ne me lasse jamais de l'entendre.
Drago, lui, portait un costume très simple, bleu marine, avec un revers cranté noir satiné. Le détail se retrouvait également sur son pantalon, car sur le côté extérieur de ses jambes se trouvait la même bande noire satinée. Sur sa veste, côté cœur, était épinglé un petit badge représentant l'emblème des Pies de Montrose.
- Si tu es prête, on peut y aller, déclara Drago en lui tendant son bras.
Astoria l'accepta et ils transplanèrent directement en bas de l'allée qui menait à l'hôtel particulier.
Des gens discutaient à l'extérieur, d'autres commençaient à entrer, et Drago et Astoria, bras-dessus, bras-dessous, s'approchèrent également de l'entrée. Drago, bien que vexé par la démarche et le fait de ne pas avoir été reconnu, donna finalement son nom pour qu'on vérifie qu'il était bien invité et ils purent entrer.
Le grand salon, qui faisait office de salle de réception ce soir, était décoré d'une manière très chic, mais Drago ne s'attarda pas sur la décoration. Son regard fut aussitôt attiré par Granger et Krum qui discutaient près du bar.
Lui portait un costume en tartan vert que Drago trouvait de très mauvais goût et pas très classe, alors que Granger relevait le niveau dans sa robe noire style smoking. Ses cheveux bouclant autour de sa tête lui donnaient un air sauvage.
- Je peux savoir qui tu reluques comme ça ? fit semblant de s'offusquer Astoria.
Pris en flagrant délit, Drago releva brusquement le menton et quitta donc Granger des yeux.
- Personne, nia-t-il.
- À d'autres.
Drago soupira.
- Granger, avoua-t-il, mais je ne la reluquais pas. Je me disais seulement qu'elle était bien mieux habillée que son mec.
Astoria pivota légèrement pour jeter un œil discret au couple en question.
- Tu trouves ? Enfin, oui, elle est très belle dans cette robe, mais Krum est pas mal aussi. C'est très chic, le tartan, tu devrais essayer.
- Et ressembler à un plouc venu tout droit des Highlands ? Non merci.
- Ce que tu peux être obtus, soupira Astoria. Bref, un verre ?
Elle lui tendit une coupe de champagne et Drago secoua la tête.
- Pas ce soir, non.
À la manière dont le regard bleu nuit d'Astoria le transperça, Drago sut qu'elle avait compris.
Oui, il avait un match important bientôt donc, oui, il avait pris une potion ce soir pour se mettre petit à petit en condition. Et s'il pouvait se montrer inconscient parfois, il n'était pas non plus suicidaire. Potion dopante et alcool ne faisaient pas bon ménage.
- Tant pis pour toi. Du coup, je vais aller proposer cette coupe à Keith, là-bas.
Astoria désigna du menton un homme très charmant qui était seul dans un coin de la salle.
- Qui c'est ce Keith ? demanda-t-il.
- Ça ne te regarde pas, rétorqua Astoria. Je ne cherche pas à connaître toutes tes conquêtes alors ne cherche pas à le faire avec les miennes.
Drago roula des yeux. Si elle savait combien de temps cela faisait qu'il n'avait pas couché avec quelqu'un d'autre qu'elle.
- Je veux seulement m'assurer que c'est un type bien.
- Rassure-toi, Keith est un brillant avocat sportif qui ne ferait pas de mal à une mouche.
Elle conclut sa remarque d'un baiser sur sa joue avant de le laisser seul, comme une âme en peine, pour aller voir ce fameux Keith. Keith dont le visage s'illumina lorsqu'il remarqua Astoria qui s'avançait vers lui.
Puisqu'il était seul, Drago en profita pour faire son travail relationnel. Il prit un verre d'un cocktail sans alcool et se dirigea d'abord vers Edmond Deferret et Stuart Ewind, deux grosses figures de la Fédération de Quidditch. L'heure était donc aux sourires, aux accolades et aux compliments pas toujours sincères.
Après eux, Drago alla discuter avec le directeur du Département des jeux et sports magiques, puis avec quelques joueurs présents pour l'occasion, notamment l'attrapeur des Chauves-Souris de Fichucastel qu'il détestait sur le terrain car il était très doué, mais qu'il appréciait en dehors.
Alors qu'il allait se reprendre un verre, après avoir vérifié qu'Astoria était toujours saine et sauve, il entendit son nom dans son dos.
- Malefoy !
Il se retourna pour faire face à Krum, tout sourire, qui l'invitait à approcher. Drago se retint de soupirer et avança. Krum n'était pas méchant, mais depuis qu'il ne jouait plus au Quidditch, il le trouvait fade et peu intéressant.
- Krum, bonsoir, le salua-t-il.
- Bonsoir. Je ne te dérange pas longtemps, précisa-t-il, je voulais juste te dire deux mots sur tes prestations actuelles avec les Pies. Je te trouve incroyable depuis quelques matchs.
Ah, voilà qui allait nettement faire remonter le bulgare dans son estime. Il n'était peut-être pas si inintéressant, finalement.
- Merci, je travaille beaucoup pour ça. Je ne t'apprends rien, tu étais attrapeur, tu sais que même si le collectif est important, l'issue du match repose énormément sur nos épaules.
- Hum, je vois où tu veux en venir, mais sans de bons batteurs pour éloigner les cognards, de bons poursuiveurs pour pouvoir marquer et élargir le score et un bon gardien pour minimiser les buts adverses, un attrapeur ne sert à rien.
- Probablement, mais l'attrapeur scelle le match.
- Quoi qu'il en soit, continue sur ta lancée et les Pies auront une chance de gagner le championnat.
- Je fais le nécessaire pour être optimal sur chaque match, en tout cas.
- Bonne soirée Malefoy, à bientôt, le salua Krum avec une tape amicale à l'épaule.
Drago regarda sa propre épaule puis Krum, légèrement de travers, peu habitué à tant de familiarité de la part de quelqu'un dont il n'était pas proche, puis le salua d'un hochement de tête poli. Le bulgare s'éloigna, probablement pour rejoindre Granger qui était Merlin savait où.
Les félicitations de Krum lui avaient semblé sincères et, honnêtement, il en était très flatté. Cependant, une part de lui ne pouvait s'empêcher de penser qu'il ne les méritait pas. Il travaillait dur, certes, mais sans les potions dopantes, peut-être qu'il ne serait pas aussi bon. Ou, en tout cas, peut-être pas aussi régulier dans ses performances.
Il était un bon attrapeur, c'était indéniable, sinon il n'en serait pas là où il en était aujourd'hui, mais il avait parfois l'impression d'être un imposteur et de ne pas être digne de ses victoires ou des compliments qu'on lui faisait.
Il ne savait pas depuis quand il remuait ses pensées, mais il se rendit compte qu'il s'était machinalement mis à marcher vers l'extérieur. Il se trouvait dans le jardin derrière la bâtisse, là où se dressait une fontaine baignée dans la nuit. De là où il était, il remarqua que quelqu'un était assis sur le rebord du bassin et, en s'approchant un peu, il remarqua que le quelqu'un en question était Granger.
Mû par une pulsion soudaine, il s'approcha encore, les mains dans les poches et l'air nonchalant.
- Alors, on fuit les mondanités ? lui demanda-t-il une fois à sa hauteur.
Elle sursauta, surprise, et s'essuya rapidement le dessous des yeux après avoir réalisé qu'il s'agissait de lui. Drago fronça alors légèrement les sourcils.
- Je tombe mal, visiblement.
- Non, ça va, ne t'inquiète pas.
Drago se maudit d'être arrivé à ce moment-là, mais il ne pouvait pas faire comme s'il n'avait rien vu. Non seulement, il avait bien vu qu'elle pleurait et en plus, elle avait été sympa avec lui ces derniers jours, donc il devait bien lui rendre la mornille de son gallion.
- Sûre ? Si tu veux en parler…, proposa-t-il tout en s'asseyant lui aussi sur le bord de la fontaine. Je te dois bien une oreille attentive après ce que tu as fait pour moi. Et puis, si je ne veux pas que tu me balances, il faut que je sois gentil avec toi.
Il sourit et Granger eut un tout petit rire.
- Ça ne t'intéressera pas, renifla-t-elle. Mais disons qu'en ce moment, c'est compliqué entre Viktor et moi.
Drago haussa un sourcil.
- Ah bon ? Je vous ai vu ensemble pourtant en arrivant.
- Ça, c'était jusqu'à ce que Neel arrive. Il est venu seul ce soir car Leona s'occupe de leur petit et il est venu me saluer chaleureusement, comme il fait tout le temps, tu le connais. Et Viktor, qui pensait déjà que j'étais trop impliquée avec lui, a cru bon de me faire une scène.
- Krum est jaloux de Neel ?
- À tort, évidemment. Mais ce n'est pas la première fois qu'il me reproche des choses de ce genre et je n'aime pas. J'ai connu la jalousie avec Ron et je ne veux pas revivre ça.
- Bah, Weasley je peux comprendre, je me suis toujours demandé ce que tu pouvais lui trouver.
- Malefoy !
- Quoi ? C'est vrai, tu es cent fois mieux que lui, je comprends qu'il ait eu constamment peur que tu ailles voir ailleurs.
- Ne sois pas méchant envers Ron, s'il-te-plaît. Il a ses défauts, mais c'est un homme formidable. Il manque de confiance en lui et ça lui a souvent fait défaut, mais il va mieux maintenant. On est amis et il a retrouvé ma confiance.
Drago haussa les épaules, peu désireux de parler plus longtemps de Weasley et de sa confiance en lui.
- Comment vas-tu, sinon ? lui demanda-t-elle.
- Ça va, même si j'ai encore reçu des lettres.
- Encore ?! s'étonna Granger.
- Oui, encore, mais j'en viens à me dire que mon maître-chanteur n'est pas très courageux. Ça fait quatre lettres et aucune dénonciation à l'horizon. Attention, je ne veux pas que ça arrive, mais il ou elle parle beaucoup et agit peu.
- Grande gueule, mais pas méchant pour deux noises, on dirait toi, se moqua-t-elle.
Drago plissa les yeux en la regardant, mais il finit par rire.
- Peut-être, mais je ne me menace pas moi-même. J'ai fait le tour de mes amis, comme tu me l'as conseillé, et je suis sûr de leur innocence.
- D'ailleurs, il faut que je te fasse un aveu.
À sa manière de se mordiller la lèvre, Drago en déduisit que ce qu'elle avait à lui dire n'allait pas lui plaire.
- Je t'écoute ?
- Ron sait pour toi.
Drago blêmit quasi instantanément. Weasley savait. Granger avait encore trop ouvert sa bouche. Par Salazar, qu'est-ce qui lui avait pris de croire qu'elle allait tenir sa langue ?! Il se voyait déjà acculé, sans carrière, sans avenir.
- Pardon ?! rugit-il, bondissant sur ses pieds. Tu m'as balancé ? Putain de merde, Granger, je n'aurais jamais dû te faire confiance, tu n'es qu'une…
- Ne finis pas ta phrase et tais-toi ! Laisse-moi parler. Ron n'est pas ton maître-chanteur, il m'a donné sa parole, il ne dira rien à personne.
- Ah oui ? Et ça te suffit à toi ?!
- Oui, amplement ! Ça s'appelle la confiance, Malefoy, c'est un principe établi en amitié. Il n'a rien écrit jusqu'à maintenant, à ce que je sache ?
- Peut-être, mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas lui l'auteur des menaces.
- Ce n'est pas le genre de Ron, affirma Granger. Et puis, s'il venait à écrire sur ton dopage, on lui demanderait ses sources, et ses sources, c'est moi. Cela voudrait dire que j'ai brisé le secret professionnel et Ron ne risquerait pas ma carrière pour la sienne.
Drago allait protester, encore, mais il se ravisa. Décidément, Granger avait l'art et la manière de lui exposer les faits avec des arguments suffisamment pertinents pour le moucher.
- Hermione ?
Drago tourna la tête vers la provenance de la voix et distingua la silhouette de Krum dans l'ombre.
- Tu devrais y aller, lui conseilla-t-il. Je ne voudrais pas être responsable d'une autre crise de jalousie de la part de ton cher et tendre.
Granger se leva et lissa distraitement sa robe.
- Bonne soirée, Malefoy. Ne te fais pas de soucis à propos de Ron et… merci de m'avoir écoutée.
Drago hocha simplement la tête pour lui faire comprendre que son remerciement avait été entendu, puis il la regarda s'éloigner.
Et voilà !
Vous comprenez pourquoi j'aime la fin ? :D
Clairement, on avance ! Les choses s'adoucissent entre Drago et Hermione, mais, parallèlement, les choses s'enveniment entre Hermione et Viktor... Mais quelque chose me dit que ça ne vous dérange pas tant que ça, je me trompe ? ;)
Il me tarde de lire vos reviews, j'espère que ça vous a plu.
Du love pour vous, à mercredi !
PS : Je fais un petit clin d'oeil à Ladgherta qui, dans sa review du chapitre précédent, a parlé de Théodore comme un suspect potentiel, exactement comme l'expose Drago au début du chapitre. Héhé, bien vu ! ;)
