Hey !
Je suis désolée, je suis en retard par rapport à mon heure habituelle de publication, mais je suis sous l'eau au travail (et ça ne va pas aller en s'améliorant) et, en plus, je suis bien malade.
Mais je tenais quand même à publier aujourd'hui, pour ne pas vous faire faux bond. Malheureusement, je ne pourrai pas répondre aux reviews anonymes cette fois et j'en suis désolée. Sachez que, malgré tout, je les ai lues attentivement, comme d'habitude, et je vous en remercie.
J'espère que le chapitre vous plaira. Bonne lecture !
Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.
CHAPITRE 14
C'est très motivée qu'Hermione arriva au centre d'entraînement des Pies ce jour-là.
Elle avait réfléchi à de nouveaux exercices pour aider Neel - qui était presque totalement remis - et elle avait hâte de les mettre en place avec lui. D'autant qu'il était de plus en plus confiant et serein quant à son état.
Hermione arriva par l'aire de transplanage et se dirigea vers la salle de rééducation. En chemin, elle croisa Flint qui se rendait à son bureau.
- Ma médicomage préférée ! la salua-t-il avec un grand sourire.
- Quelle hypocrisie, Flint.
- C'est bon, Granger, il est temps d'enterrer la hache de guerre, tu ne penses pas ? Je reconnais qu'on est partis du mauvais pied, mais c'est du passé maintenant.
Hermione dodelina de la tête.
- Tu as de la chance que tout se soit bien passé avec Neel, oui.
- J'ai toujours dit que sa rééducation se passerait mieux dans un environnement familier, c'est toi qui n'as pas voulu m'écouter.
- Si tu veux enterrer la hache de guerre, je te prierai de ne pas remettre ce sujet sur le tapis, ni de remettre en question mes compétences en tant que médicomage.
- Noté, chef, se moqua gentiment Marcus en mimant un salut militaire.
- Tu m'as l'air de meilleure humeur que ces derniers temps, je me trompe ?
- Les résultats de l'équipe sont de nouveau au beau fixe alors ça me met en joie, en effet. D'ailleurs, je dois aller les trouver. On a un match très important samedi et je dois absolument leur parler d'un plan de jeu très précis. Bonne journée !
- Également, lui dit Hermione avec un sourire.
Quand il ne jouait pas au parfait petit Serpentard arrogant, Marcus n'était pas de mauvaise compagnie, en réalité.
Elle reprit sa route vers la salle de rééducation dans laquelle elle entra. Elle sourit en voyant que Neel était déjà présent, assis sur une chaise en train de faire son échauffement en fredonnant.
- Désolée d'interrompre ce petit concert, le taquina-t-elle.
- Bonjour Hermione. C'est moi qui suis désolé de vous avoir fait subir mon horrible voix de canard.
- Ce n'était pas si mal. Si vous m'aviez entendue chanter, là vous auriez eu un bel exemple d'une voix de canard.
Elle rigola avant de déposer ses affaires.
- Comment vous sentez-vous, sinon ?
- Plutôt bien. Je dors mieux la nuit et je n'ai quasiment plus de douleurs, à part en fin de journée.
- D'accord. On va travailler les muscles de votre dos aujourd'hui et je vais vous donner quelques exercices à faire chez vous. Vous pourrez les faire en fin de journée, justement, pour vous détendre.
- Ça marche !
L'enthousiasme de Neel faisait vraiment plaisir à voir.
Hermione se saisit de sa baguette et enchanta une petite balle de façon à la transformer en un gros ballon mou d'environ soixante-dix centimètres de diamètre. L'objet serait parfait pour la tonification du corps, le renforcement musculaire ou les étirements.
- Bien. Restez assis pour le moment, je vais vous montrer quelques exercices et on les fera ensemble après.
Tout en illustrant ses propos à voix haute, Hermione montrait à Neel quelques mouvements avec le ballon. Puis, doucement, mais sûrement, le poursuiveur vint prendre place sur le ballon afin de faire les exercices à son tour.
Alors qu'elle était en train de l'aider à s'allonger au sol avec ses mollets reposant sur le ballon, leur activité fut interrompue par l'arrivée d'un patronus, à savoir un Jack Russel. La voix de Ron s'éleva alors de l'animal :
- Hermione, passe me voir au journal dès que tu peux, s'il-te-plaît. Ne t'inquiète pas, rien de grave, mais assez important. Je t'embrasse.
Une fois le message délivré, le chien partit en trottinant et l'image argentée finit par se dissiper, laissant Hermione intriguée et légèrement soucieuse.
- Allez-y, si c'est important, dit Neel, la sortant de ses pensées.
- Hum ? Oh, non, on va finir votre séance et j'irai après. Si c'était vraiment urgent ou grave, je l'aurais senti dans sa voix.
- Ok, pas de problème.
Comme convenu, Hermione tint parole et termina la séance de rééducation de Neel. Si elle était un peu perturbée par le message de Ron, elle essaya de ne pas le montrer et, surtout, de ne pas laisser ça influer sur la séance. Neel n'avait pas besoin qu'elle soit distraite.
Malgré tout, une fois terminé, elle s'excusa de devoir partir rapidement et rangea la salle d'un coup de baguette avant de rejoindre l'aire de transplanage pour se rendre dans les bureaux de Quidd'Mag.
Hermione monta les quelques marches qui menaient à l'open space que Ron partageait avec ses collègues puis, une fois dans l'entrée, elle essaya d'attirer son attention en lui faisant un signe de la main. Lorsqu'il la vit, il posa sa plume et la rejoignit. Une main dans son dos, il la guida vers la salle de pause qu'il verrouilla et insonorisa.
Hermione fronça les sourcils.
- Si je ne te connaissais pas, je pourrais croire que tu veux me séquestrer.
- Excuse-moi, mais je ne veux pas qu'on nous entende et les murs ont souvent des oreilles ici. Mais littéralement. L'autre jour j'ai vu Ulrich avec une paire d'oreilles à rallonge.
- Tu m'intrigues autant que tu m'inquiètes, Ronald.
- Je me surprends moi-même à me faire du souci à propos de ce que je vais te dire, mais bon, il paraît que j'ai mûri.
Il haussa les épaules en riant tout en remplissant deux tasses avec du café, dont une qu'il tendit à Hermione.
- D'habitude, c'est Tabata qui s'occupe de ramener le courrier de notre volière jusqu'aux bureaux, mais aujourd'hui, coup de bol ou du destin, je n'en sais rien, mais elle a été retenue chez elle par ses jumelles qui ont l'éclabouille. D'ailleurs, Ginny a eu l'éclabouille quand elle avait sept ou huit ans, un carnage, elle…
- Ron, viens-en au fait, le coupa Hermione.
- Oui, pardon. Donc Tabata n'était pas là ce matin alors je suis allé chercher le courrier. Je suis tombé sur une enveloppe griffonnée qui me paraissait étrange alors je l'ai gardée pour moi. J'ai lancé un sort dessus pour lever un éventuel enchantement et j'ai lu le parchemin à l'intérieur.
Ron lui tendit le parchemin en question et Hermione s'en saisit avant de le lire.
- Par Godric, souffla-t-elle. Alors le corbeau de Malefoy a mis ses menaces à exécution en le dénonçant à la presse.
- Oui. Une chance que ce soit moi qui sois tombé dessus. Imagine ce parchemin entre les mains d'un gars comme Ulrich.
- Mince alors…
Hermione lut le parchemin une deuxième fois. Cela venait sans aucun doute de la même personne que les lettres que recevait Malefoy, elle reconnaissait l'écriture rapide et brouillonne. Mais là, en plus de l'accuser de dopage, la personne faisait mention d'un alcoolisme sévère, d'une dépendance au whisky pur feu et du fait qu'il allait régulièrement voir des prostituées dans l'Allée des Embrumes.
Elle ne savait pas si tout était vrai ou faux, mais elle n'avait pas l'impression que Malefoy était alcoolique. Un peu mal en point à cause des potions dopantes, d'accord, mais pas alcoolique, elle l'aurait vu. Et en ce qui concernait les prostituées, si c'était vrai, eh bien il faisait bien ce qu'il voulait. Certes, en étant une personnalité publique, cela serait mal vu, mais s'il prenait ses précautions, il avait bien le droit de coucher avec qui il voulait.
Non, ces menaces allaient trop loin.
- Ron, promets-moi que tu vas garder ça pour toi, le pria-t-elle tout en lui rendant le parchemin.
Il hocha la tête.
- Oui, je te le promets. Je te l'ai déjà dit, je n'écris pas pour dénoncer ou pour détruire la vie des gens. Même pas celle de Malefoy. S'il en est arrivé là, c'est qu'il a besoin d'aide, pas d'être enterré encore plus.
Hermione sourit face à la bienveillance et la maturité de son ami.
- Mais tu sais, je ne suis pas certaine que tout ça soit vrai. Bon, le dopage ok, les prostituées, ma foi, il fait bien ce qu'il veut, mais l'alcool ? Je le vois souvent, en ce moment, et je pense que je l'aurais remarqué si c'était le cas.
- Tu devrais lui en parler, dit-il en secouant le parchemin.
- Oui, bien sûr. Merci de m'avoir informée en tout cas.
- Y'a pas de quoi.
Ron déverrouilla la porte et sonorisa de nouveau la pièce. Ils purent, par la suite, partager un moment plus détendu tout en buvant leur café.
Le lendemain, bien qu'elle n'avait pas de rendez-vous de prévu avec Neel, Hermione se rendit tout de même au centre. Comme le lui avait dit Marcus, un match approchait, donc elle était certaine de trouver Malefoy ici.
Et, en effet, elle le vit rapidement dans les airs en train de faire des aller-retour après un vif d'or. Marcus volait près de lui également donc elle en déduisit qu'il avait un entraînement personnalisé. Comme elle ne voulait pas déranger, elle se permit d'attendre au bord du terrain qu'il ait fini.
Ce qui fut le cas un bon quart d'heure plus tard. Marcus fut le premier à revenir au sol et il salua Hermione en s'excusant de ne pas pouvoir rester, car il avait rendez-vous avec le président du club. Malefoy atterrit quelques secondes après et, une fois au sol, il passa sa main dans ses cheveux désordonnés pour les arranger un peu.
- Granger ? Que nous vaut ta visite ?
- Je l'avoue, ce n'est pas une visite de courtoisie. Je… J'aimerais te parler.
- Me parler ? s'étonna Malefoy tout en se baissant pour récupérer une bouteille d'eau par terre.
- Oui, c'est à propos de … tu sais quoi. Donc j'aimerais a utant en parler ailleurs qu'ici, où on pourrait être entendus.
Malefoy la scruta du regard, comme pour vérifier qu'elle ne lui racontait pas des bobards, puis but une longue gorgée d'eau.
- Le temps de prendre une douche et on y va.
Hermione acquiesça d'un bref hochement de tête, puis Malefoy partit en direction des vestiaires. Elle l'attendit au niveau de l'aire de transplanage où il la rejoignit rapidement, propre, dans une tenue de ville, et ses cheveux encore mouillés.
Si elle eut un léger moment de flou en le voyant ainsi, elle n'y prêta pas attention et revint très vite à elle.
- Tu me fais confiance ? lui demanda-t-il tout en lui présentant son bras.
Comprenant qu'il voulait faire un transplanage d'escorte, elle regarda son bras, puis lui, et son regard gris était suffisamment pacifiste pour qu'elle se sente sûre d'elle.
- Je te fais confiance, approuva-t-elle tout en se saisissant de son bras.
Une seconde après, ils atterrissaient dans le parc d'un manoir qui, s'il ressemblait au manoir Malefoy qu'elle avait déjà vu, était tout de même de taille plus modérée.
- C'est chez toi ? demanda-t-elle.
- Oui. Mes parents vivent toujours dans le Wiltshire, moi j'ai pris ce manoir dans le Kent. C'est plus petit, mais c'est déjà bien assez grand pour moi tout seul.
- J'aurais pensé que tu vivais dans un luxueux appartement au centre du Londres sorcier ou dans une villa en bord de mer.
- Je suis très attaché aux traditions familiales. Enfin, à certaines. Et j'ai vraiment voulu m'installer dans un manoir qui appartenait à ma famille. C'était la résidence principale de mes grands-parents maternels, Cygnus et Druella.
- J'ai eu tort de penser ça, du coup, c'est tout à ton honneur d'avoir voulu respecter cette tradition.
Hermione sourit simplement. C'était assez étrange de discuter avec Malefoy comme si aucune animosité n'avait jamais existé entre eux. Oh, elle se doutait bien qu'il était gentil avec elle car elle en savait trop sur lui pour qu'il se permette de se la mettre à dos, mais soit, elle appréciait cette nouvelle dynamique entre eux.
Il l'invita à entrer dans son manoir et Hermione fut surprise par la convivialité du lieu. C'était lumineux, accueillant et le salon dans lequel elle venait de le suivre était cosy et chaleureux. Elle s'installa dans un canapé et Malefoy fit de même face à elle quelques minutes plus tard, après avoir installé du thé sur la table basse entre eux.
- Je t'écoute, tu voulais me parler.
- Oui, et je ne vais pas passer par quatre chemins. Ton maître-chanteur a mis ses menaces à exécution et a envoyé une lettre aux bureaux de Quidd'Mag. Une chance pour toi, c'est Ron qui a intercepté le courrier et il a gardé la lettre pour lui. Enfin, pour moi et puis maintenant, pour toi.
Elle sortit de son sac le parchemin en question. D'un coup de baguette, elle fit apparaître le texte qu'elle avait auparavant dissimulé d'un enchantement, au cas où. Malefoy se saisit de la lettre et la lut très rapidement. Bien que déjà très pâle à l'accoutumée, son teint était encore plus blafard maintenant.
- Merci de m'avoir tenu informé, Granger. Et tu pourras remercier Weasley.
- Non, tu le feras toi-même. Je pense que tu nous dois bien ça. Une petite lettre de remerciement à son intention, je pense que ce n'est pas cher payé pour ce qu'on fait pour toi.
Elle le vit serrer les dents tandis qu'elle savourait ce moment. Non mais tout de même ! Elle faisait beaucoup de choses pour lui, ces derniers temps, elle n'allait quand même pas le laisser s'en tirer ainsi. Non, il allait écrire lui-même à Ron afin de le remercier pour son geste et elle s'assurerait personnellement qu'il ne se défile pas.
- Bien, approuva-t-il. Si c'est la seule chose à faire pour être certain de vous garder dans mes bonnes grâces, alors qu'il en soit ainsi.
- Tout n'est qu'une question d'intérêt avec toi, n'est-ce pas ?
- On n'a rien sans rien, Granger, balaya-t-il tout en s'emparant de la théière pour remplir les tasses.
Hermione fut surprise du naturel de la situation. Malefoy lui servait le thé comme si elle était une amie de longue date venue lui rendre visite et faire un brin de causette. C'était étrange, mais, ma foi, pas forcément déplaisant d'apprendre à le connaître.
- Comment vas-tu, sinon ?
Elle le vit froncer légèrement les sourcils avant de se détendre. Il s'installa de nouveau correctement dans le canapé, la tasse de thé fumant entre ses mains.
- Je suis dans une période assez positive, on va dire. J'ai un match samedi, je me sens prêt, j'ai pris le nécessaire et je n'en ressens pas encore les effets négatifs.
Hermione soupira, mais n'insista pas. Après tout, sa parole à ce sujet n'avait pas vraiment de valeur à ses yeux, elle ne lui ferait pas changer d'avis ici, au détour d'une tasse de thé. Thé qui était divinement bon, d'ailleurs. Très parfumé, parfaitement infusé et à peine sucré.
- Comme tu me l'as assez répété, tu es un grand garçon, tu sais ce que tu fais, dit-elle, non sans ironie, cachée derrière sa tasse avec un sourire.
- Aah tu vois quand tu veux, ça finit par rentrer !
- On dirait que tu viens à peine de comprendre que je peux être très têtue quand je veux ?
- Oh non, rassure-toi, ça je le sais déjà.
Hermione leva les yeux au ciel, souriant malgré tout.
Ils partagèrent un moment autour de ce thé avant qu'elle décide de rentrer. Malefoy lui proposa poliment d'utiliser sa cheminée si elle le souhaitait et elle accepta, ce serait bien plus pratique. Avant de partir, elle se tourna vers lui.
- Tu sais, je ne suis pas psychomage et je ne prétends pas savoir faire leur travail, mais si tu as besoin d'une oreille attentive, je peux l'être. C'est parfois difficile de se confier à un proche et comme toi et moi, eh bien nous ne sommes pas proches, ça pourrait t'aider. Je ne te jugerai pas et je n'aurai pas peur de te dire les choses.
Malefoy hocha simplement la tête, sans montrer la moindre émotion - positive ou négative - quant à cette proposition.
- Rentre bien, Granger. Ne trébuche pas dans le tapis en arrivant.
Hermione eut un petit rire avant de prendre une poignée de poudre de cheminette et d'entrer dans l'âtre. Quelques secondes après, elle arrivait dans son salon.
Malefoy pouvait être déstabilisant parfois. Elle ne savait pas vraiment comment agir avec lui, la plupart du temps. Il pouvait se montrer agréable, comme durant ce moment qu'ils venaient de partager, tout comme il pouvait se montrer froid et distant. Elle savait que c'était dans son caractère d'être ainsi, mais elle aurait mis sa baguette à couper que les potions dopantes jouaient énormément sur la fluctuation de son humeur.
Allongée, nue, dans les bras de Viktor, Hermione dessinait des motifs abstraits du bout de l'index sur son torse. Son petit-ami, lui, entortillait inlassablement une de ses boucles autour de son doigt.
- Tu as l'air ailleurs, devina-t-il.
- Hum ? Oh, oui, j'étais perdue dans mes pensées. D'ailleurs, je peux te poser une question ?
Elle se décala et se redressa sur un coude pour le regarder.
- Bien sûr, dis-moi.
- J'ai rendu visite à Ron aujourd'hui, au journal, et on a pas mal discuté de son article sur le dopage. Du coup, je me demandais… Est-ce que tu as déjà pris des choses de ce genre quand tu étais encore professionnel ?
Viktor esquissa un faible sourire coupable.
- Il serait inutile de nier et puis, il y a prescription maintenant. Ça m'est arrivé, oui, à une époque où la pression était trop forte et où je ne me sentais plus capable d'assumer seul tout ce qu'on attendait de moi. J'ai pris des narcotiques pour me faire oublier la douleur et des amphétamines pour dépasser le stress.
- Tu en as pris pendant longtemps ?
- Non, quelques mois je dirais. J'ai réussi à m'arrêter avant d'être totalement dépendant. Un jour, mon entraîneur de l'équipe de Bulgarie m'a pris sur le fait et j'ai eu de la chance qu'il ferme les yeux. Mais il m'a passé le savon de ma vie et j'ai compris que j'avais beaucoup trop à perdre en continuant à en prendre. Je risquais ma santé, ma vie, ma carrière et prendre conscience de ça, ça m'a aidé à arrêter complètement.
- Le sevrage n'a pas été difficile ?
- Disons que je n'en avais pas pris pendant suffisamment longtemps pour que mon corps soit complètement déréglé, mais ça a été compliqué parfois. Mais la volonté d'arrêter a été plus forte.
Hermione hocha lentement la tête.
- Tu ne me juges pas ? craignit-t-il.
- Pas du tout ! lui assura-t-elle. Comme tu dis, il y a prescription maintenant, je n'ai pas à juger tes actes passés. Tu as fait une erreur, tu le reconnais et tu t'es pris en main pour t'en sortir, c'est tout à ton honneur.
Un sourire lumineux éclaira le visage de Viktor et il se redressa pour l'embrasser avec toute la tendresse qui le caractérisait.
Hermione se sentait légèrement coupable de l'avoir fait parler de la sorte pour avoir des éléments en mains pour aider Malefoy, mais elle oublia toute cette culpabilité lorsque son petit-ami lui fit comprendre à l'aide de ses doigts qu'il était partant pour un deuxième round.
Et voilà !
Qu'en avez-vous pensé ?
Ron nous prouve, une nouvelle fois, qu'il a mûri et qu'il est loyal envers son amie. Drago semble s'adoucir en présence d'Hermione et elle est prête à l'aider. Viktor ne nous facilite finalement pas la tâche...
Il me tarde de vous lire.
Du love pour vous, à mercredi !
