Bonjour les p'tits chats !

Comment allez-vous en ce mercredi ? Moi ça y est, j'ai commencé à râler à cause de la chaleur mdr. Je suis jamais contente, c'est fou, et je crois que j'aime bien trop râler de toute façon.

Encore merci pour vos retours sur l'histoire. J'ai l'impression que la tournure qu'elle prend vous plaît et j'en suis vraiment ravie. J'espère que ça continuera ainsi !

En tout cas, voici le 16ème chapitre de cette histoire. C'est un peu un chapitre de transition, mais je pense que la fin vous plaira ;)

Bonne lecture !


Réponse aux reviews anonymes :

Elena : Hey ! Allez, je saute de joie avec toi ahah. Et mon petit doigt me dit qu'avec la fin de chapitre, tu vas continuer à sautiller de bonheur ;) Merci pour ta review !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 16

Après le déjeuner chez Malefoy dans le Kent, Hermione partit directement pour Ste Mangouste.

Dire qu'elle était déstabilisée par tout ce qu'il venait de lui dire était un euphémisme. Elle l'avait poussée en ce sens, elle avait bien espéré qu'il finisse par lui demander son aide, mais le fait qu'il le fasse réellement rendait les choses bien plus concrètes.

Leur relation venait de prendre un tournant qu'elle n'aurait pas soupçonné quelques semaines en arrière. Elle ne pouvait pas dire qu'ils nouaient une amitié, mais qu'il lui fasse confiance à ce point la touchait bien plus qu'elle ne l'admettrait. Tout Malefoy qu'il était, il lui prouvait qu'il avait bien un cœur sous sa carapace de froideur, d'arrogance et de prétention.

Heureusement pour elle, son après-midi à l'hôpital fut suffisamment chargée pour qu'elle n'ait pas le temps de penser plus à lui.


Le lendemain, Hermione transplana au centre d'entraînement des Pies de Montrose tôt dans la matinée. En effet, Neel lui avait demandé par hibou si elle ne voyait pas d'inconvénient à venir plus tôt, car il avait un emploi du temps chargé pour le reste de la journée. En effet, en vue de sa reprise de l'entraînement d'ici quelques jours, il avait beaucoup de choses prévues.

Hermione avait donc accepté, non sans avoir récolté un ronchonnement de la part de Viktor lorsqu'elle était partie plus tôt que d'habitude.

Lorsqu'elle arriva dans la salle de rééducation, Neel était déjà installé, en train de s'échauffer.

- Oh, bonjour Hermione, la salua-t-il en la voyant.

- Bonjour Neel, comment allez-vous aujourd'hui ?

- Vraiment bien. Je ne ressens presque plus de douleur, que ce soit en fin de journée ou au réveil. Je ne sais pas si c'est la perspective de pouvoir à nouveau m'entraîner bientôt qui me booste, mais en tout cas les faits sont là.

- C'est super ! On va faire un bilan aujourd'hui pour que je note votre évolution et que je puisse la transmettre au médicomage du club.

- Pourquoi ?

- Eh bien une fois mon travail auprès de vous terminé, je ne reviendrai plus au centre, c'est donc votre médicomage qui prendra le relais et il faut qu'il soit en possession de tout votre dossier de rééducation.

- En effet, ça tombe sous le sens, rigola-t-il.

- Si vous êtes prêt, on peut commencer.

- Je le suis, je suis échauffé et prêt.

Hermione s'approcha alors de Neel et elle commença à lui faire faire une série d'exercices pour voir si tout allait bien. La moindre articulation y passa, le moindre muscle fut sollicité et elle fut ravie des résultats obtenus.

Elle avait bien sûr noté les progrès de Neel au fil des séances, mais lorsqu'elle regardait vraiment en arrière et qu'elle comparait ces résultats à ceux de leur première séance de rééducation, le chemin parcouru était impressionnant.

Une rééducation pouvait être compliquée, parfois, mais lorsque le patient y mettait vraiment du sien et de la bonne volonté, comme avait fait Neel, le chemin était simple à suivre. Hermione était à chaque fois très fière des progrès de ses patients et d'autant plus sur ce cas-là, car c'était la première fois qu'elle s'attaquait à la rééducation d'un joueur professionnel de Quidditch.

Et, pour être honnête, elle reconnaissait qu'elle avait adoré cette expérience. C'était différent, enrichissant et très gratifiant.

- Bien, lâcha-t-elle. Je ne vois vraiment aucune contre-indication à la reprise de l'entraînement, mon cher monsieur Decker.

- Merci, miss Granger, la taquina-t-il.

- Cela dit, reprise en douceur, évidemment, précisa-t-elle en le pointant de l'index. De toute façon, je ne vous lâche pas tout de suite, je veux être là au moment de votre premier entraînement de reprise et après, pour voir comment ça s'est passé et comment votre corps a réagi à la reprise de l'effort.

- Pas de problème, vous vous arrangerez avec Marcus.

- C'est vrai, les conversations avec Marcus Flint commençaient à me manquer, ironisa-t-elle.

- J'ai l'impression que ça va quand même mieux qu'au début, non ? supposa Neel.

- Oui, ça serait hypocrite de prétendre le contraire. Il a mis de l'eau dans son vin, j'ai appris à m'adapter à son caractère et, finalement, on a réussi à trouver un terrain d'entente. Professionnel, hein, j'entends bien.

- Je vous imagine très mal franchir le pas avec Marcus, à vrai dire, ricana Neel. Vous n'êtes pas son genre de femme, vous êtes bien trop sûre de vous pour ça.

- Je suis ravie de savoir que Marcus et moi ne sommes pas compatibles, rigola Hermione.

Neel la suivit dans son rire avant d'aller remettre ses chaussures. Hermione, elle, commença à ranger la salle petit à petit.

- Au fait, vous avez vu Drago récemment ? demanda Neel.

Hermione fronça un peu les sourcils.

- Euh… Je l'ai croisé quelques fois ici, oui. Pourquoi ?

- Parce que ça fait quelques temps que je ne l'ai pas vu et je dois dire que je m'inquiète un peu. Je sais, ça peut paraître absurde, mais c'est mon ami et comme je sais qu'il peut facilement faire n'importe quoi, quand je ne le vois pas de quelques jours, ça m'inquiète.

- Vous croyez que quelque chose en ce moment peut le tracasser au point de faire n'importe quoi, comme vous dîtes ?

Hermione espérait ne pas paraître trop suspecte. Elle avait encore en mémoire la conversation qu'elle avait eue avec Neel, quelques mois plus tôt, où elle essayait à ce moment-là de le sonder à propos de Malefoy. Il avait l'air d'en savoir plus qu'il ne le disait, mais elle n'était toujours pas sûre qu'il soit réellement au courant.

Neel se mit à la regarder, les sourcils légèrement froncés aussi. On aurait dit qu'il avait compris quelque chose.

- Vous savez quelque chose ? s'enquit-il.

- Non, et vous ?

Elle se pinça les lèvres et le visage du poursuiveur se détendit.

- Si, vous savez, assura-t-il. C'est la deuxième fois que vous essayez de me tirer les vers du nez. La première fois, je n'en étais pas sûr, mais là, c'est moins discret.

Mal à l'aise, Hermione fuit son regard et occupa ses mains à tout autre chose pour éviter de devoir le regarder.

- Ecoutez, souffla Neel, je sais, pour Drago. Enfin, il ne m'a jamais clairement dit les choses, mais je l'ai vu faire, je l'ai entendu en parler à Astoria, quand il pense être discret. Et je pense que vous savez aussi.

Hermione fit rouler nerveusement ses lèvres entre ses dents avant de poser dans le placard ce qu'elle avait dans ses mains. Ce n'était plus la peine de faire semblant, maintenant.

- Oui, je sais, lui confirma-t-elle. J'ai eu des soupçons et il est venu me trouver en me disant qu'il avait besoin d'aide pour s'en sortir.

- Par Helga, j'espère que vous avez accepté de l'aider !

- Eh bien oui, je ne pouvais décemment pas le laisser s'en sortir seul alors qu'il était venu chercher mon aide. J'ai attendu que la démarche vienne de lui, sans quoi cela aurait été inefficace, mais malgré nos antécédents, je ne peux pas l'ignorer.

- Je sais qu'il peut compter sur vous.

Hermione haussa les épaules.

- Peut-être qu'il va me le faire regretter, mais c'est trop important pour que je ferme les yeux.

- Non, il ne vous le fera pas regretter, assura Neel. Je sais comment il peut être, mais s'il a fait la démarche de passer outre sa fierté - que vous savez très grande - pour venir vous demander de l'aide, c'est qu'il a vraiment atteint un point de non-retour.

- Vous devez avoir raison, reconnut Hermione avec un léger sourire. C'est juste que… eh bien ça me fait bizarre.

- Je comprends, mais merci de l'aider en tout cas.

- Que voulez-vous ! Depuis toujours, je prends très à cœur les causes perdues. Déjà à l'école primaire, j'avais défendu cette petite peste de Cassie Willington quand elle s'était faite punir par la maîtresse alors que, depuis le début de l'année, elle mettait des chewing-gum dans mes cheveux et des morceaux de feuilles d'arbre dans mon goûter.

Hermione vit Neel esquisser un sourire un peu gêné, comme s'il n'osait pas rire de peur de la blesser. Mais la jeune femme se mit à rire vraiment, pour lui montrer qu'elle n'avait pas de soucis avec ça.

Mais c'était vrai, c'était plus fort qu'elle, elle aimait défendre les causes perdues, comme à Poudlard avec la S.A.L.E, par exemple.

Après l'avoir remerciée à nouveau, pour son aide envers Malefoy et pour la séance, Neel quitta la salle. Hermione fit de même quelques minutes plus tard, une fois tout rangé. Une longue journée de travail l'attendait à Ste Mangouste, mais elle savait qu'elle pourrait se détendre le soir venu, car Ron, Harry et Pansy venaient dîner chez elle.


La soirée battait son plein et Hermione en était ravie. Elle adorait recevoir et lorsqu'elle voyait ses amis, et son petit-ami, discuter, rire, se taquiner dans une si bonne ambiance, ça lui mettait du baume au cœur. Elle se sentait tellement bien qu'elle ne pensait plus du tout à Malefoy depuis un bon moment.

- Non mais, de toute façon, beaucoup de personnes n'arrivaient pas à comprendre qu'Hermione et moi étions simplement amis, déclara Harry après une bouchée de tarte à la mélasse.

- À commencer par tes exs, précisa Ron. Cho t'avait fait une scène, d'ailleurs, non ?

- Exact ! On était chez madame Pieddodu pour la Saint Valentin et…

- Chez madame Pieddodu pour la Saint Valentin ? répéta Pansy. Par Salazar, tu ne pouvais pas faire plus niais ?!

- C'était l'idée de Cho, grommela Harry, et j'ai tout de suite regretté d'avoir accepté quand j'ai vu que le salon de thé aurait pu faire office de second bureau pour Ombrage avec tout ce rose et ces fanfreluches. Mais bref, elle pensait que je voyais Hermione dans son dos, alors elle m'a fait une crise et elle est partie en pleurant avec des grands airs de comédienne de théâtre.

Ils pouffèrent tous, même Hermione qui trouvait la situation risible, encore maintenant.

- Ginny aussi était jalouse, non ? demanda Ron.

- Oui, mais dans une moindre mesure, précisa Harry. Elle était jalouse, mais pas d'Hermione. Toi, en revanche, tu nous as abandonnés en pleine chasse aux Horcruxes, parce que tu étais vexé qu'elle se range de mon côté et tu étais jaloux, pensant qu'elle me préférait à toi.

Les oreilles de Ron devinrent rouge vif et Hermione riait bien moins. De l'eau avait coulé sous les ponts, depuis, et même si elle était à l'aise avec ça désormais, elle espérait qu'il en soit de même pour lui et que cela ne ravive pas de mauvais souvenirs.

- C'était la faute du médaillon ! plaida Ron en riant pour désamorcer la situation. Il exacerbait toutes mes émotions.

- C'est ça, oui, ricana Harry.

- Pour qui vous connait un minimum, de toute façon, on voit bien que c'est seulement de l'amitié entre vous, déclara Viktor.

- Attends, tu peux parler, toi, intervint Harry. Quand tu étais à Poudlard pour le Tournoi des Trois Sorciers, tu m'as attiré à l'écart dans la forêt pour me demander ce qu'il y avait entre Hermione et moi. Tu étais tellement soupçonneux que j'ai dû vraiment insister pour que tu comprennes qu'elle était mon amie et pas ma petite-amie.

Viktor rougit à son tour jusqu'aux oreilles, probablement parce qu'il avait oublié cette conversation et le fait que Harry lui expose ainsi ne le rendait pas fier. Hermione, elle, riait à nouveau.

- Je n'étais pas au courant de ça ! dit-elle, entre deux rires.

- Peut-être que mon cerveau avait volontairement occulté cette conversation, supposa Viktor, toujours rouge mais un peu plus détendu.

- Vu que tu as été stupefixé par Croupton Junior peu de temps après, c'est possible que tu aies réellement oublié cette histoire, dit Harry.

- En tout cas, c'est de l'histoire ancienne, conclut-il en regardant Hermione avec un sourire tendre.

La jeune femme hocha la tête avec un sourire également, même si, au fond d'elle, elle n'était pas tout à fait sereine.

Elle avait encore en tête les deux crises de jalousie qu'il avait faites par rapport à Neel et bien que cela soit derrière eux désormais, elle ne pouvait s'empêcher d'y penser. De fait, elle allait être amenée à voir Malefoy régulièrement à partir de maintenant et elle craignait que Viktor voie cela d'un mauvais œil.

Elle se demandait, d'ailleurs, si elle ne ferait pas mieux de lui en parler. Bien sûr, elle n'entrerait pas dans les détails, mais elle pourrait lui dire qu'elle avait un travail à faire avec lui et que, par conséquent, elle allait potentiellement le voir plus que d'habitude. Oui, il fallait qu'elle lui en parle, au moins, il ne pourrait pas lui reprocher d'agir dans son dos ou quoi que ce soit d'autre. Honnêteté et confiance faisaient partie de ses valeurs et elle devait s'y tenir.

Ron, Harry et Pansy partirent aux alentours de deux heures du matin. Comme c'était vendredi soir et qu'ils étaient tous en weekend le lendemain, ils s'étaient permis d'éterniser un peu la soirée.

Après s'être assurée qu'ils étaient bien partis, Hermione agita sa baguette pour rapatrier toute la vaisselle dans la cuisine. Elle était épuisée, ils s'occuperaient de tout ranger le lendemain.

Viktor étant déjà dans la salle de bain en train de se brosser les dents, elle le rejoignit pour faire de même ainsi que coiffer ses cheveux et les attacher pour la nuit, puis se mettre en pyjama.

Une fois au lit, elle se tourna vers Viktor.

- Au fait, je n'ai pas eu le temps de t'en parler tout à l'heure parce que les copains arrivaient, mais j'ai un nouveau… projet, pour le travail.

- C'est vrai ? Encore un joueur de Quidditch qui ne sait pas voler correctement ? rigola-t-il.

- Arrête, la blessure de Neel est un accident, ça n'a rien à voir avec sa façon de voler.

Viktor haussa les épaules.

- Bref, alors c'est presque ça, en réalité, il s'agit de Malefoy.

- Malefoy ? Le Malefoy auquel je pense ?

- Eh bien oui, qui d'autre ? Il m'a demandé mon aide et j'ai accepté.

- Vous n'êtes pas censé vous détester, tous les deux ?

- Oh, tu sais, on a grandi et de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Il s'avère qu'il a besoin de mon aide et je ne me voyais pas refuser.

Hermione espérait avoir été convaincante. Elle n'avait pas menti, Malefoy avait vraiment besoin d'elle, elle avait juste volontairement oublié de dire à Viktor ce pour quoi il avait besoin d'elle.

- Tu vas être amenée à le voir souvent, du coup ?

La jeune femme hocha la tête.

- Oui, et je voulais justement que tu sois au courant.

- Je ne suis personne pour t'empêcher de faire ton travail, Hermione, tu sais ? Je me suis peut-être montré un peu jaloux vis-à-vis de Neel ces derniers temps, mais cela ne se reproduira plus.

Soulagée, Hermione laissa échapper un petit soupir.

- C'est pour ça que je t'en ai parlé, je ne voulais pas que tu l'apprennes de la bouche de quelqu'un d'autre.

- Tu as bien fait, je te remercie, la rassura-t-il en l'embrassant. Et, d'ailleurs, il a besoin de toi pour quoi exactement ? Je veux dire, il a des proches, il doit avoir un réseau tout à fait compétent, pourquoi toi ?

Hermione se mit à réfléchir à toute allure. Elle ne voulait pas se lancer dans des mensonges abracadabrants, ce n'était pas son genre. Et puis, elle avait fait confiance à Ron alors, pourquoi ne devrait-elle pas en faire de même avec Viktor, finalement ? Il était son petit-ami depuis longtemps, maintenant, et elle avait confiance en lui.

Malgré tout, elle était toujours tenue au secret professionnel. C'est pourquoi elle choisit de lui répondre honnêtement, tout en restant volontairement évasive.

- Eh bien, disons que j'ai surpris Malefoy en train d'avoir des comportements… comment dire… dangereux pour sa santé et que je ne peux pas laisser passer ça, que ce soit en tant que médicomage ou en temps qu'être humain.

Viktor fronça les sourcils, ce qui lui donnait un air encore plus bourru que d'ordinaire.

- Tu veux dire que…

- Je ne veux rien te dire, précisa-t-elle. Si tu as compris seul, tant mieux, sinon, tu n'auras pas de détails.

Il hocha lentement la tête, signe qu'il comprenait. Elle avait été suffisamment explicite pour qu'il comprenne, surtout avec la conversation qu'ils avaient eu quelques jours plus tôt à propos du dopage.

- Je pense que j'ai compris, supposa-t-il. J'espère que tu sais ce que tu fais ?

- Je suis sûre de moi, Viktor. Il a besoin d'aide et je ne peux pas le laisser seul. Je peux te faire confiance ? Tu n'en parleras à personne ?

Le silence qui suivit inquiéta Hermione. Son petit-ami se rallongeait correctement, tout en rabattant bien la couverture sur lui, comme s'il allait s'endormir tout de suite sans lui donner de réponse. Hermione était toujours assise, adossée à la tête de lit.

- Je n'en parlerai pas, déclara-t-il d'une voix ferme. De toute façon, tu ne changeras pas d'avis, je te connais suffisamment pour savoir qu'aider les âmes en détresse te passionne.

- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ça sonne comme un reproche ? lui demanda-t-elle, sourcils froncés. Et j'aimerais que tu me regardes, s'il-te-plaît Viktor, la conversation n'est pas terminée.

Il tourna la tête vers elle et si Hermione s'attendait à voir de la colère, il n'en était rien. Il semblait perdu et déboussolé.

- Parce qu'à chaque fois que tu as un nouveau patient, un nouveau projet, ou du moins quelque chose de nouveau dans ta vie ou dans ton travail, tu te donnes corps et âme dedans, au détriment de ton couple, de tes amis et de ta famille. Regarde, depuis que tu t'occupes de la rééducation de Neel, tu n'as que ça à la bouche. On ne sort même plus en amoureux.

- Tu as raison. J'aime mon travail plus que tout, il me passionne et je m'épanouis dedans, alors je m'investis pour mes patients car ils ont besoin de moi.

- Mais moi aussi j'ai besoin de toi !

- Mais je suis là ! Et puis, tu peux difficilement me faire des reproches, quand toi-même tu as été très absent ces derniers mois à cause du lancement de ton fichu balai !

Viktor se redressa à nouveau, pour la dominer un peu plus que s'il était allongé.

- Ça n'a rien à voir !

- Et en quoi est-ce différent ? Tu me reproches d'être trop focalisée sur mes nouveaux projets et c'est ce que toi tu as fait ces dernières semaines !

Viktor se ferma aussitôt comme une huître et se coucha sur le côté, lui tournant le dos.

Il était vexé, elle le savait très bien, car c'était typiquement le genre de réaction qu'il avait quand il ne savait plus quoi dire. Il se braquait et s'enfermait dans un profond mutisme jusqu'à ce qu'il réalise qu'il avait mal réagi.

Alors, pour lui montrer qu'elle était réellement en désaccord avec lui, Hermione quitta le lit, puis la chambre, pour aller dormir dans la chambre d'amis avec, malgré tout, un nœud au creux de l'estomac.


Et voilà !

Je pense ne pas m'être trop trompée en disant que cette fin allait vous plairait... C'est le cas ? ;)

Eh oui, le Dramione prend son temps mais pour ça, il faut bien que le Krumione s'effrite à un moment donné. Et malheureusement (ou heureusement ? ahah) on est sur la bonne voie pour ça.

J'espère que le chapitre vous a plu. En plus du Krumione, il y a quand même le début qui est intéressant. Hermione sait qu'elle peut compter sur Neel au besoin.

J'ai hâte de lire vos reviews.

Du love pour vous, à mercredi !

PS : Ah oui, au fait, restez-là ! Je profite de cette note d'autrice pour vous dire que mon ami auteur Cailean Charmeleon a posté le prologue de sa nouvelle Drarry dont je suis relectrice. Elle se nomme "Failles" et je ne peux que vous la conseiller, vous ne le regretterez pas, c'est promis !