Bonjouuur !

Comment allez-vous en ce mercredi ? Écoutez, moi ça va. C'est un peu plus calme au travail, même si je ne chôme pas, mais au moins la grosse période de stress (du moins pour moi qui stresse pour tout) est passée.

Une nouvelle fois, merci pour vos retours. Le chapitre précédent vous a plu et j'espère que ça continuera ainsi jusqu'au bout. Je ne suis pas tendre avec vous, que ce soit avec le Dramione qui prend son temps ou avec cette liste de suspects longue comme le bras, mais vous êtes patient-es et c'est trop cool. D'ailleurs, concernant le Dramione, on a une sacrée avancée dans ce chapitre, et à propos de la liste de suspects, elle se réduira à un seul nom dans le prochain chapitre ;)

Mais là, place à un chapitre full Dramione (je sais que vous aimez ça) qui est dans la continuité du chapitre 17.

Bonne lecture !


Réponse aux reviews anonymes :

Elena : Hey ! Eh bien, voici le prochain chapitre, donc j'espère qu'il te plaira. Merci pour ta review !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 18

- Malefoy, pose ça tout de suite.

L'intéressé tourna sa tête vers elle alors qu'elle pointait sur lui sa baguette d'un air menaçant et déterminé.

Lorsque Neel lui avait fait part de son intention d'assister au match et qu'il lui avait demandé d'être là, au cas où, Hermione n'avait pas hésité à accepter. Elle voulait bien entendu l'aider, c'était sa priorité, mais elle ne pouvait s'empêcher de se dire que, ainsi, elle pourrait aussi garder un œil sur Malefoy.

Et c'est effectivement ce qu'elle avait fait. Après avoir vérifié qu'il était clean, elle était partie s'installer en tribunes avec Neel, Leona et Thomas. Elle avait passé un bon moment, le match n'étant pas désagréable à regarder - même si elle n'était toujours pas fan de ce sport -, du moins, jusqu'à ce que Malefoy attrape le vif d'or, mais que cela se retourne contre eux.

Les Pies avaient perdu.

Hermione avait clairement vu la colère déformer les traits de Malefoy. Elle l'avait vu foncer au sol avant de disparaître dans les vestiaires. Alors, l'air de rien, elle s'était excusée auprès de Neel en disant qu'elle devait partir rapidement, et elle avait quitté l'enceinte du stade.

Elle n'était pas sûre d'elle, mais elle ne connaissait pas d'autre endroit où il aurait été susceptible d'aller, à part chez lui, pour ruminer sa colère. Il aurait pu aller ailleurs, chez des amis, par exemple, mais son instinct lui avait dit d'aller dans le Kent, ce qu'elle avait fait. Elle avait ouvert la porte à la volée et était tombée sur lui, à deux doigts d'avaler sa potion.

- Malefoy, s'il-te-plaît, ne fais pas ça. Tu as le droit d'être en colère, mais tu peux la faire passer autrement.

En signe d'apaisement, Hermione baissa lentement sa baguette tout en restant malgré tout sur ses gardes. Malefoy, lui, mit quelques longues secondes avant de remettre le bouchon sur le flacon.

- Tu n'as rien de mieux à faire que de me surveiller ? soupira-t-il.

- Quand j'ai accepté de t'aider, je savais à quoi m'en tenir et toi aussi. Peut-être que tu le regrettes, mais je suis là et s'il faut que je passe la nuit avec toi pour m'assurer que tu ne feras pas de bêtises, alors je le ferai.

Malefoy haussa un sourcil de manière suggestive.

- D'abord tu t'enfermes avec moi dans un vestiaire de Quidditch et ensuite tu proposes de passer la nuit avec moi ? Écoute, Granger, c'est pas que ça me gênerait, mais…

- Arrête ! le coupa-t-elle, les joues rouges. Tu sais très bien ce que je voulais dire, ne fais pas d'allusions salaces tout le temps.

Malefoy ricana et Hermione sourit. Force était de constater qu'il se détendait légèrement et qu'il semblait oublier son idée de potion. D'ailleurs, elle s'approcha de lui et lui prit le flacon des mains malgré ses protestations.

- Hé !

- Evanesco, prononça-t-elle, sa baguette pointée sur la potion qui se volatilisa.

- Tu sais combien ça coûte, ça ?! pesta Malefoy.

- Oh s'il-te-plaît, ne me fais pas croire que tu as des soucis d'argent. Et puis, si tu n'as pas ces potions sous le nez, tu ne seras pas tenté d'en prendre. Où caches-tu les autres ?

- Si tu crois que je vais te le dire, marmonna-t-il tout en croisant ses bras sur son torse.

- Tu préfères me les donner directement ou que je commence à fouiller dans tout ton manoir ? Je suis partie pour rester, donc j'ai toute la nuit devant moi s'il le faut.

Malefoy soupira lourdement avant de prendre la direction des escaliers et Hermione lui emboîta le pas. Elle le suivit jusqu'à une pièce qu'elle devina être son bureau et il sortit d'un tiroir une petite boîte à l'intérieur de laquelle se trouvait une grande quantité de flacons de potions dopantes.

- Tu permets ? demanda-t-elle tout en dirigeant sa baguette vers les flacons.

Il haussa les épaules pour toute réponse. Il avait l'air détaché, mais son regard résolument braqué sur les fioles lui indiquait qu'il n'était pas tout à fait serein quant à ce qu'elle allait faire. À nouveau, elle utilisa un Evanesco et les potions disparurent en un clin d'œil.

- Je vais prendre une douche, décida Malefoy qui, en effet, portait toujours sa tenue de Quidditch.

Il la planta là, dans son bureau, et Hermione se sentit légèrement mal à l'aise, comme si elle n'était pas à sa place. C'était en effet le cas, mais elle avait choisi de venir et elle ne comptait pas partir. D'accord, les potions n'étaient plus là, mais si elle s'en allait, rien ne lui garantissait que Malefoy n'allait pas sortir pour en racheter, ni qu'il n'en cachait pas ailleurs.

Et puis, elle s'était encore pris la tête avec Viktor lorsqu'elle lui avait dit qu'elle allait au stade avec Neel alors elle n'avait pas très envie de rentrer. Elle était lasse de devoir se justifier à chaque fois qu'elle allait quelque part, son petit-ami devenant de plus en plus soupçonneux pour rien. Elle ne faisait rien de mal, elle s'occupait d'un patient, et il le lui reprochait.

Malgré tout, elle invoqua un patronus pour prévenir Viktor qu'elle avait un contretemps urgent et qu'elle ne rentrerait pas. Voilà qui n'allait pas arranger les choses ni ce qu'il pensait, mais tant pis.

Elle quitta finalement le bureau de Malefoy pour se rendre dans le salon. La pièce était silencieuse et elle profita de l'absence du propriétaire des lieux pour satisfaire sa curiosité et découvrir le lieu.

C'était très chaleureux, chose qu'elle avait déjà notée lorsqu'elle était venue déjeuner chez lui. Le mobilier était ancien, mais de très bonne facture et les tons dorés et bleu foncé de la décoration amenaient une touche moderne à l'ensemble.

Hermione s'approcha ensuite de la cheminée pour regarder le cadre qui se trouvait sur le montant de celle-ci. C'était une photographie sorcière assez ancienne de Lucius et Narcissa Malefoy qui étaient en train de danser dans les bras l'un de l'autre. Ils devaient avoir tout juste la vingtaine sur cette photo et le regard qu'ils échangeaient ne faisait aucun doute sur la profondeur de leurs sentiments.

- La curiosité est un vilain défaut, Granger.

Hermione sursauta, la main sur le cœur.

- Tu m'as fait peur.

- C'était bien le but, ricana-t-il tout en s'asseyant dans le canapé.

Il avait troqué sa tenue de Quidditch pour une tenue plus décontractée faite d'un pantalon en coton noir et d'un tee-shirt gris anthracite. Elle n'avait pas l'habitude de le voir dans une tenue si informelle, mais elle devait reconnaître que cela lui allait pas mal. Il avait l'air moins guindé.

- Tes parents sont très beaux sur cette photo, lui dit-elle en pointant du doigt le cliché en question.

- C'est pour ça que j'ai voulu la mettre ainsi en valeur sur la cheminée. Je n'ai pas beaucoup de photos d'eux, mais celle-ci montre bien qu'ils s'aimaient, malgré ce qu'on pouvait dire sur eux.

- C'est-à-dire ? demanda Hermione tout en s'asseyant à l'autre bout du canapé.

- À l'époque, les mariages arrangés étaient mornille courante chez les Sang-Pur et mes parents ne faisaient pas exception. Dès leur plus jeune âge, on les avait destinés à épouser quelqu'un sans leur avis, mais ils ont tenu tête à leurs parents respectifs. Quand mon père a demandé à mon grand-père Cygnus s'il pouvait inviter ma mère à sortir, mon grand-père a bondi. Ma mère était destinée à épouser un autre Sang-Pur dont j'ai oublié le nom, mais finalement, qu'elle soit courtisée par un Malefoy était inespéré pour mon grand-père. Sa famille était pure, noble, et très respectée, donc il n'a pas hésité à lui dire oui et à mettre de côté le premier prétendant de ma mère. Du coup, quand ils ont commencé à se fréquenter, la communauté sorcière disait que mon père faisait de la charité et que ma mère ne sortait avec lui que pour donner de l'importance à la famille Black. Mais pas du tout, ils s'aimaient vraiment.

- Lorsqu'on voit cette photo, c'est difficile d'en douter. On voit clairement l'amour qu'ils se portent.

- Je trouve aussi.

Malefoy détourna son regard d'elle pour le poser sur la photo en question, un léger sourire fleurissant sur ses lèvres.

Hermione était légèrement décontenancée. Elle n'avait pas l'habitude de parler ainsi avec Malefoy, comme s'ils discutaient de la pluie et du beau temps. C'était déroutant autant que c'était agréable. Elle découvrait un jeune homme très attaché à sa famille et à ses valeurs.

- Du coup, tu comptes réellement passer la nuit ici ?

- Pourquoi pas ? Je t'aide. Si je pars, rien ne me dit que tu ne vas pas t'échapper pour acheter des potions.

- La confiance règne, ricana-t-il. Et qu'en pense notre cher Viktor ?

Hermione haussa les épaules.

- Il peut bien penser ce qu'il veut. On s'est encore disputé avant que je parte tout à l'heure et, honnêtement, je suis fatiguée de ses remarques.

- Pourquoi tu t'encombres d'un gars jaloux ? Je veux dire, tu m'as déjà confié que tu avais vécu ça avec Weasley, ne t'inflige pas encore ce supplice.

- Il faut croire que l'amour me rend stupide.

- Tu es loin d'être stupide, Granger. Je ne suis personne pour te conseiller sur ta vie amoureuse et tu n'aurais aucun intérêt à m'écouter, mais franchement, ne gaspille pas ton temps avec des hommes de ce genre. Tu as beau être amoureuse, mais en attendant, tu le fuis pour passer la soirée avec moi.

Hermione bloqua un peu sur ses mots. En effet, il n'avait pas tort. Elle était amoureuse de Viktor, oui, mais elle préférait passer sa nuit avec Malefoy plutôt qu'avec lui. Malefoy, quoi. Cela en disait long sur sa situation amoureuse.

- Et toi, ta vie amoureuse est-elle forcément meilleure ? botta-t-elle en touche.

- Pas du tout, je n'ai pas réellement de vie amoureuse.

- Tu ne sors pas avec Astoria Greengrass ?

Il secoua la tête.

- Non. Elle m'accompagne aux soirées, on couche ensemble à l'occasion, mais on ne sort pas ensemble. On est juste amis.

- Oh, d'accord.

Hermione n'était pas très fan de ce concept d'amitié améliorée, mais elle comprenait très bien que cela puisse convenir à d'autres tant que cela était fait dans le respect de chacun.

- C'est pour ça que tu n'aurais pas grand intérêt à écouter mes conseils.

- Non, malgré tout ils sont pertinents. Mais tu n'as pas envie de te poser sérieusement avec quelqu'un ?

- Oui et non. Parfois j'en ai envie, puis je me dis que ce serait difficile de conjuguer vie personnelle et vie professionnelle. Le Quidditch me prend beaucoup de temps.

- C'est tout à fait possible si tu t'en donnes les moyens et si la personne avec qui tu es est consciente et d'accord avec le fait que ton métier te prend énormément de temps.

- Encore faut-il trouver une femme qui soit suffisamment ouverte d'esprit pour comprendre qu'une carrière est importante.

Malefoy planta son regard dans le sien et Hermione ne sut pas vraiment comment l'interpréter. Parce que oui, elle était ce genre de femme, celle qui concevait tout à fait qu'une carrière puisse être importante et prendre une grande place dans une vie. Cependant, elle doutait fort que Malefoy ait sciemment fait allusion à elle.

- Bref. Tu veux dîner ?

Hermione revint à elle et cligna plusieurs fois des yeux. Malefoy était déjà debout, prêt à rejoindre sa cuisine.

- Dîn… Euh, oui, avec plaisir


- Attends, attends. Tu es en train de me dire que c'était Potter et Weasley, ce jour-là ?!

- Oui, ils avaient pris du polynectar pour prendre l'apparence de Crabbe et Goyle et ainsi pouvoir entrer dans la salle commune de Serpentard pour te soutirer des informations.

- Par Salazar, tu m'en apprends une bonne, là. Et toi alors, tu étais où ?

- Ça n'a pas d'importance, balaya-t-elle en noyant son regard dans son verre de vin.

Ils étaient attablés depuis un moment déjà, le repas était terminé, mais les conversations allaient bon train.

- Granger, ne m'oblige pas à te supplier.

- Très bien ! capitula-t-elle. J'étais dans les toilettes parce que j'avais fait une erreur dans mon polynectar. Au lieu de prendre un cheveu de Millicent Bulstrode, j'avais pris… un poil de chat.

- Et tu t'es transformée en chat ?!

Malefoy éclata de rire, un rire franc et cristallin qu'elle n'avait jamais entendu venant de lui. Il riait à ses dépens, certes, mais il riait et semblait avoir oublié ses tracas.

- Ne te moque pas ! le réprimanda-t-elle tout en riant aussi. Cette année-là j'ai passé beaucoup trop de temps à l'infirmerie entre ma métamorphose ratée et la pétrification.

- En effet, excuse-moi. Et c'est une année où je n'ai pas été très tendre avec toi, en plus. Bon, les autres non plus, mais je sais que cette année-là j'ai fait fort.

- Il y a prescription, tu sais. J'ai compris que tu ne pensais pas par toi-même et que tu avais changé, depuis.

- Ça n'enlève pas le mal que je t'ai fait. Je sais qu'il y a quelques mois je t'ai présenté des excuses, mais, à ce moment-là, je ne l'ai pas fait pour les bonnes raisons. Je reconnais que j'ai été exécrable envers toi et tes amis et je te demande de m'excuser pour ça.

Hermione sourit à ses mots, touchée par la sincérité qui en émanait.

- Tu es pardonné.

Un sourire illumina les traits de Malefoy et si elle en fut légèrement déstabilisée, elle essaya de ne rien montrer. Pour ça, elle préféra noyer à nouveau son regard dans son verre de vin.


Assise de biais sur le canapé du salon, un énième verre de vin entre les mains, Hermione écoutait Malefoy lui raconter son premier match de Quidditch en tant qu'attrapeur titulaire des Pies de Montrose.

En temps normal, cette histoire lui aurait paru sans intérêt, mais Malefoy avait une façon de parler qui était passionnante, elle avait presque l'impression d'y être. Bon, et le vin aidait aussi. Mais cela-dit, elle était encore parfaitement consciente de tout.

- Et là, Neel fait une passe arrière magnifique à Sebastian qui enchaîne avec fourberie de Finbourgh qui lui permet de marquer le tout premier but, lui expliqua-t-il. Là, je me dis, ok mon vieux, tu es arrivé dans une équipe qui ne rigole pas. Je savais que je devais assurer, sans quoi Marcus ne me ferait plus confiance et je pourrais ranger mon balai au placard.

- Et tu as attrapé le vif d'or ?

- Minute papillon. Donc je prends de la hauteur et je me focalise sur mon unique but : le vif. Il s'est bien passé une heure avant que je ne le voie, il volait au-dessus du chapeau en forme de pie d'une supportrice qui n'était pas sans me rappeler l'affreux chapeau-lion de Lovegood. Bref. Je fonce comme une flèche, si vite que le chapeau-pie s'envole sur mon passage, et je prends en chasse le vif d'or. Je sens, derrière moi, la pression de l'attrapeur adverse, mais je l'ignore. J'accélère, je prends un virage serré pour éviter mes batteuses et là, je tends la main et elle se referme un millimètre avant le vif.

Hermione ne s'en rendait pas compte, mais elle avait la bouche entrouverte et elle buvait les paroles de Malefoy qui mettait du cœur à l'ouvrage, accompagnant son récit de grands gestes en guise d'illustration. Il reprit son histoire.

- Je redouble de vigueur, le vif d'or suit apparemment une trajectoire assez droite. Et là je me dis, si tu continues comme ça, tu vas lui voler après pendant des heures et rien ne va bouger. Alors je change de stratégie. Je prends de l'altitude et je laisse mon adversaire prendre ma place volontairement.

- Mais c'est super risqué !

- Mais tout calculé. Je change d'axe pour arriver perpendiculairement à lui et lorsqu'il me voit arriver, il prend peur et freine brusquement, ce qui me permet de mettre la main sur le vif d'or.

Hermione soupira, comme si elle était en train de réellement assister à ce match et que Malefoy avait, pour de bon, attrapé la petite balle dorée sous ses yeux.

- Eh bien, pour un premier match, ça avait l'air riche en émotions.

- Je m'en souviendrai toute ma vie.

La jeune femme se fit la réflexion qu'elle pourrait bien s'habituer à ce sourire sincère et à ce naturel qui s'installait entre eux. Elle apprenait à le connaître et elle réalisait qu'il pouvait être quelqu'un de bien, malgré tout.

Ce n'est qu'en voulant poser son verre sur la table basse que son regard se posa sur l'horloge.

- Par Merlin, il est déjà trois heures et demie !

- Vikky doit se faire un sang d'encre, se moqua Malefoy.

- Je l'ai prévenu par patronus que je ne rentrerais pas. Et ne l'appelle pas Vikky, c'est ridicule. Sa mamie l'appelle ainsi et il a horreur de ce surnom.

- C'est bien pour ça que je vais continuer à l'employer.

Hermione roula des yeux.

- Je… Je vais rentrer, malgré tout, je pense, déclara-t-elle.

- Moi qui croyais que tu allais jouer à la nounou toute la nuit pour vérifier que je ne faisais pas de bêtises…, déplora-t-il.

- Je te fais confiance. Tu m'as l'air plus serein.

- Je le suis, grâce à toi. J'avoue que de te voir débarquer ici après le match ne m'enchantait pas, mais si tu n'étais pas venue, j'aurais craqué. Et qui sait ce qui aurait pu arriver cette fois.

Hermione frissonna en imaginant cela.

Vues les crises qu'il faisait maintenant, elle imaginait le pire s'il venait à prendre une dose trop forte, par exemple. Après avoir passé ce genre de soirée avec lui, elle ne voulait pas qu'il lui arrive malheur. Et si ce constat l'effrayait un peu, elle mit ça sur le compte de l'alcool qui exacerbait ses émotions.

- Tu veux utiliser la cheminée pour rentrer ? proposa-t-il.

- Hum, oui, ce sera plus pratique.

Hermione récupéra sa veste et son sac et s'approcha de la cheminée où Lucius et Narcissa Malefoy dansaient toujours dans leur cadre.

- Merci pour le repas, lui dit-elle dans un sourire. Et pour la soirée, aussi. J'ai passé un bon moment en ta compagnie.

- Merci à toi, Granger, lui répondit-il en se levant du canapé et en s'approchant lui aussi de la cheminée. Je ne regrette pas d'avoir baissé ma garde pour te demander de l'aide.

- Tu m'en vois ravie.

Malefoy se rapprocha d'elle à une distance qu'elle n'estimait pas vraiment raisonnable car elle pouvait distinctement sentir son parfum. Il sentait la bergamote, c'était frais et acidulé.

Elle ne savait pas pourquoi il restait planté là, face à elle, à la regarder dans les yeux. Et elle ne savait pas non plus pourquoi elle était incapable de bouger. Elle était comme hypnotisée par le gris de ses yeux, par l'odeur de son parfum, par sa simple présence.

Nerveuse, elle se pinça les lèvres et c'est à la dernière seconde avant le drame qu'elle réalisa qu'ils étaient en train d'approcher leur visage l'un de l'autre pour s'embrasser. Ce fut comme une bulle qui venait d'éclater, la libérant de la tension qui s'était accumulée entre eux.

Elle recula d'un pas vers la cheminée et bafouilla.

- Je vais… hum, je vais rentrer, ça vaudra mieux.

Malefoy se contenta d'hocher la tête avec un petit soupir.

- Bonne nuit, Granger.

- Bonne nuit, Malefoy.

Hermione le regarda une dernière fois avant d'utiliser la poudre de cheminette pour rentrer chez elle.

Une fois couchée, Hermione mit très longtemps avant de trouver le sommeil. Elle n'avait pas les idées claires à propos de ce qui avait failli se passer entre elle et Malefoy, mais quelque chose lui soufflait que cela n'allait pas arranger ses affaires.


Et voilà !

Alors ? Alors ? Alors ? :D

Il semblerait que les dernières barrières soient en train de tomber... au point qu'ils en viennent à presque s'embrasser ! Quand on regard d'où ils sont partis, dix-huit chapitres en arrière, on peut que se dire : enfin ! mdr

J'espère que ça vous a plu ? Je vous donne rendez-vous mercredi prochain pour un chapitre du point de vue de Drago et avec LA révélation tant attendue quant à la personne qui envoie les lettres.

Du love pour vous, à mercredi !