Bonjour les p'tits chats !

J'espère que vous allez bien en ce mercredi férié, du moins en France. Profitez bien si vous ne travaillez pas et pour ceux qui, malheureusement, doivent travailler, je vous souhaite bon courage :)

Je voulais prendre le temps de vous remercier à nouveau pour toutes vos reviews et vos mises en suivi sur cette histoire. Vous êtes de plus en plus nombreux-ses à commenter chaque semaine et je suis vraiment ravie de voir que cette fanfiction vous plaît. J'adore vous lire, discuter avec vous en MP, lire vos théories sur la suite, ça me fait toujours super chaud au cœur de voir votre enthousiasme.

En ce qui concerne l'histoire à proprement parler, maintenant qu'on a mis Pansy hors-jeu, on va pouvoir se consacrer pleinement au Dramione. Quoi, Viktor ? Roh... mdr. Il va bientôt disparaître du paysage, promis.

Bref ! Je vous laisse avec ce 21ème chapitre (déjà !) du point de vue de Drago. Bonne lecture !


Réponses aux reviews anonymes :

Elena : Hey ! La discussion entre Hermione et Viktor arrive, promis, dès le prochain chapitre quand on sera de son point de vue à elle ;) Du coup, en ce qui concerne un chapitre du point de vue de Drago, en voilà un ! De toute façon, j'alterne à chaque fois, un chapitre sur deux. Les chapitres pairs sont du pdv d'Hermione et les chapitres impairs de celui de Drago. Comme ça, c'est chacun son tour héhé. Merci pour ta review en tout cas !


Merci à JK Rowling pour l'ensemble de son œuvre.
Merci à Lyra Verin et Mery-Alice Gilbert pour leur relecture, leurs conseils et leur soutien.


CHAPITRE 21

Ce matin, Drago se réveilla avec une furieuse envie de renouveau. Une envie de nouveau départ, de bases solides et saines. Peut-être était-ce grâce au beau temps dehors ou grâce à la nuit paisible qu'il venait de passer, mais il sentait une étincelle en lui prête à devenir une grande flamme.

Depuis quelques semaines maintenant il s'était débarrassé des potions dopantes et il sentait que son corps aussi était sevré. Il ne ressentait plus le besoin d'en prendre, même après un match compliqué. Il avait appris à relativiser et à prendre sur lui, notamment grâce à l'aide précieuse de Granger.

Granger.

La conversation qu'ils avaient eue quelques jours plus tôt à la soirée de Neel l'avait fait gamberger également. Elle lui avait fait part de ses doutes concernant sa relation avec Krum et il lui avait dit qu'elle avait une seule question à se poser, à savoir si elle était heureuse.

Il s'était également posé la question, surtout sur le plan personnel, et il avait réalisé qu'il n'avait plus besoin de cette relation qu'il entretenait avec Astoria. Et il était sûr qu'elle non plus. Au départ, ils avaient conclu cet accord car cela lui permettait, à elle, de se remettre d'une rupture douloureuse et, à lui, de passer du bon temps sans se prendre la tête.

Mais maintenant, il réalisait que s'il avait réellement besoin d'Astoria dans sa vie en tant qu'amie, pour ses nombreuses qualités, il n'avait pas vraiment besoin d'elle sur un plan physique. Il se sentait prêt à avancer, à évoluer, à concilier carrière et vie privée.

Après s'être préparé, c'est vers midi qu'il se rendit chez Astoria, justement. Elle était en congés en ce moment et comme il l'avait prévenue de sa visite quelques heures plus tôt, elle serait prête à le recevoir.

Il sortit de la cheminée avec élégance et il trouva la jeune femme installée dans son canapé en train de feuilletter Sorcière Hebdo.

- Que raconte le magazine sur moi aujourd'hui ? demanda-t-il avec légèreté. Quelle marque de gel utilise l'attrapeur le plus sexy de Grande-Bretagne ? Comment fait le séduisant Drago Malefoy pour assortir si parfaitement sa cravate avec ses chaussures ? Qui sera la prochaine sorcière à faire battre le cœur du plus beau blond d'Angleterre ?

Astoria leva vers lui un regard blasé avant de rire et Drago rit également. Il avait en horreur ces articles futiles et il s'en moquait à la moindre occasion.

- Figure-toi qu'aujourd'hui, c'est notre cher Harry Potter qui est en couverture de Sorcière Hebdo, lui apprit-elle en lui montrant la une du magazine.

- "Le Survivant de nouveau célibataire, cinq raisons de le séduire et de devenir la future madame Potter", lut-il. Par Salazar, quelle horreur.

- Eh bien moi je le trouve charmant, déclara-t-elle en posant le magazine.

- Fonce, ma belle, il est célibataire !

La jeune femme roula des yeux et se leva du canapé. Drago lui tendit le sac qu'il avait dans les mains.

- J'ai dîné chez mes parents hier soir, Foulkan avait préparé du rôti de porc avec des pommes de terre sautées. Comme il en restait, il m'a tout donné.

- Huum trop bon, j'adore la cuisine de Foulkan ! saliva Astoria. Installe-toi, on va réchauffer tout ça.

Drago se débarrassa de sa veste et s'installa à table. D'un coup de baguette, Astoria lança un sort pour réchauffer le plat préparé par l'elfe des Malefoy et elle servit deux assiettes avant de s'asseoir en face de lui.

- Alors, que me vaut ta visite ? lui demanda-t-elle. Ton patronus laissait sous-entendre que ce n'était pas désintéressé.

- En effet. J'aimerais te parler de quelque chose qui me trotte dans la tête et, même si je pense que tu le prendras bien, c'est assez délicat.

- Tu sais que tu peux tout me dire, Drago ?

- Je sais. Hum, écoute, j'ai réfléchi sur ma situation personnelle, sur la vie que j'ai envie d'avoir maintenant que je l'ai reprise en main et je pense que notre petit accord physique, on va appeler ça comme ça, n'a plus lieu d'être.

- Oh.

- J'en suis désolé. C'était génial, mais je sens que j'aspire à autre chose maintenant.

- Non, pardon, c'était un "oh" de surprise car je ne m'attendais pas à ce que tu parles de ça, mais je n'en suis pas vexée ou autre. On savait que ça prendrait fin un jour et je suis contente que ce soit parce que tu as remis les choses en perspective.

- C'est vrai ?

- Bien sûr. On a passé de bons moments et je sais que même si notre accord physique, comme tu dis, se termine, il me reste toujours ton amitié et, au final, c'est le plus important.

- T'ai-je déjà dit à quel point tu es formidable ? lui dit-il tout en lui tendant sa main.

Astoria s'en saisit et la serra dans la sienne.

- Oui, mais j'adore la flatterie, alors tu peux recommencer autant que tu veux.

Drago pouffa avant de porter sa main à sa bouche pour en embrasser le dos.

Astoria était vraiment formidable. Il se sentait chanceux de l'avoir comme amie et il savait qu'il pourrait toujours compter sur elle.

Ils passèrent le repas à discuter de choses et d'autres, notamment de ce désir qu'avait Drago de prendre un virage dans sa vie.

- Tu as eu une illumination au réveil ce matin ? lui demanda-t-elle en débarrassant les assiettes.

- Pas vraiment. Ce matin, le besoin était fort, mais ça fait un moment que je cogite. Depuis que Granger m'aide avec les potions dopantes, j'ai remis beaucoup de choses en perspective.

- Granger, hein, releva Astoria avec un haussement de sourcils suggestif.

- Astoria ! On parle de Granger, enfin !

- Justement ! Du fait qu'elle t'aide, qu'elle t'ait vu plus vulnérable, et avec tout ce que tu me dis sur elle depuis tout à l'heure, est-ce que tu n'aurais pas développé des sentiments, ou quelque chose comme ça, à son sujet ?

Drago fronça les sourcils.

- Tu as bu trop de vin rouge.

- S'il-te-plaît, Drago, ne fais pas l'idiot. Je dis ça comme ça ! Mais, après tout, tu t'es rarement autant ouvert à quelqu'un que ces derniers temps avec elle. Même ta mère n'a pas dû te voir aussi vulnérable.

- C'est faux, quand je…

- Tu as très bien compris où je voulais en venir.

Vexé, Drago se renfrogna.

Bien évidemment qu'il avait compris, mais nier l'évidence était bien plus simple que d'essayer de la comprendre et de l'expliquer.

- Je ne sais pas, d'accord ? grogna-t-il. Et puis, de toute façon, la question ne se pose pas vraiment puisqu'elle est avec Krum.

- Tu ne m'as pas dit qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre eux ?

- Ooh et puis merde, Astoria, voilà. Tu m'énerves.

Drago se leva brusquement de sa chaise et récupéra ses affaires avant de repartir via la cheminée.

S'il avait regardé en arrière avant de s'en aller, il aurait vu Astoria sourire du coin des lèvres, plutôt fière de son effet.

Elle l'agaçait prodigieusement à soulever les questionnements qu'il n'avait pas envie de se faire. Il n'avait pas envie de penser à ce qu'il pourrait potentiellement ressentir pour Granger puisqu'elle était avec Krum. S'il ne pensait pas à tout ça, il s'évitait des tergiversations inutiles et des remises en question.

Et c'était bien mieux comme ça.


Quelques jours plus tard, après un rude entraînement qui avait duré jusqu'à dix-neuf heures, Drago avait donné rendez-vous au Chaudron Baveur à Astoria, Blaise et Théodore pour se détendre un peu entre amis.

- C'est ma tournée, lança Blaise en se levant. Qui boit quoi ?

- Bièraubeurre pour moi, indiqua Théodore, suivi par Astoria qui désirait la même chose.

- Whisky pur feu, demanda Drago.

- Allez ça marche.

Blaise se rendit au comptoir pour passer commande et revint rapidement avec les boissons commandées par chacun.

- Regardez qui voilà, dit Astoria tout en faisant un signe de tête vers l'entrée du pub.

Drago tourna la tête et vit l'inséparable trio composé de Granger, Potter et Weasley entrer. Ce dernier, probablement en train de raconter une blague qui ne faisait rire que lui vu la tête des deux autres, resta au comptoir tandis que Potter et Granger partaient s'installer dans le fond du pub.

- Visiblement, ils ne nous ont pas vus, constata Théo.

- C'est pas une mauvaise chose, marmonna Drago. Si on pouvait éviter de…

- Granger ! Potter ! les appela Blaise d'une voix forte, les faisant se retourner.

Drago ferma les yeux, dépité. Il n'avait pas envie de les voir, par Merlin, et cet idiot allait à coup sûr les inviter à leur table. Et comme ils ne savaient pas dire non, ils allaient forcément accepter.

- Joignez-vous à nous ! les invita-t-il avec un sourire.

Potter et Granger échangèrent un regard et le premier haussa les épaules après que la seconde lui ait dit quelque chose. Ils finirent par se lever et, après avoir prévenu Weasley qui ne semblait pas enchanté par la tournure que prenait cette soirée, ils déplacèrent une table pour agrandir l'espace et ainsi contenir tout le monde.

Drago se décala pour faire de la place et laisser les anciens Gryffondor s'installer à la table ronde qu'ils occupaient. Granger se retrouva ainsi entre lui et Astoria, Potter entre Astoria et Blaise et Weasley entre Blaise et Théo. Drago ne put que rire sous cape en voyant ce tableau de sept anciens élèves de maisons ennemies se retrouver ainsi, mêlés les uns aux autres. Dumbledore aurait adoré cette cohésion.

- Je vois que c'est soirée entre amis pour tout le monde ce soir, constata Blaise.

- Oui, j'avais besoin de me changer les idées, répondit Potter. Et comme je suppose que vous êtes tous au courant de la raison, je ne veux pas en parler.

- Tu sais, nous aussi, moins on parle de Pansy, mieux on se porte, donc c'est pas plus mal, conclut Drago.

- Vois le bon côté des choses, dit Astoria. Grâce à ça, tu refais la une de Sorcière Hebdo. Chose qui n'était plus arrivée depuis bien longtemps.

- Je m'en serais bien passé, répondit Potter.

- Ouais, leurs bureaux sont juste en-dessous des nôtres, précisa Weasley, et je vous raconte pas le nombre de hiboux qui se perdent et qui viennent apporter à Quidd'Mag des déclarations d'amour enflammées adressées à Harry.

Drago ricana, pendant que Potter rougissait jusqu'à la racine des cheveux. À côté de lui, Granger riait aussi, mais plus modérément. Elle semblait plutôt détendue et heureuse d'être entourée de ses amis.

- Tu as l'air d'aller mieux que l'autre soir, déclara-t-il sans trop hausser la voix pour ne pas perturber la conversation animée entre les autres.

- Beaucoup mieux, oui. J'ai discuté avec Ron et Harry à propos de Viktor et, figure-toi, aussi étrange que cela puisse paraître, ils sont de ton avis.

- Tu ne pouvais pas plus me vexer qu'en disant que je pense comme Potter et Weasley.

Elle le rabroua d'un coup de coude dans le bras, tout en souriant malgré tout, comme pour lui montrer qu'elle ne lui en voulait pas.

- Il est parti à Sofia pour une urgence familiale, il ne rentre que dans deux jours. À ce moment-là, on aura la discussion qu'on doit absolument avoir.

- Alors tu vas le quitter ?

- J'aimerais ne pas en arriver là, mais je ne vois pas d'autres solutions. Je l'ai mis en garde, il a continué, alors je préfère arrêter les frais avant de le détester, comme je t'ai dit. J'ai trop de respect pour lui et je l'apprécie trop pour ça.

Drago hocha lentement la tête en essayant de ne pas penser à cette agréable pression dans sa poitrine. Les mots d'Astoria lui revenaient à l'esprit et n'avait pas vraiment envie de penser à tout ça ce soir.

- Et toi, comment vas-tu ? lui demanda-t-elle avec un sourire doux.

- Je vais bien. J'ai pris conscience de beaucoup de choses ces derniers temps et arrêter ce que tu sais m'a donné envie de réellement me reprendre en main. Je me suis suffisamment laissé aller ces dernières années et encore plus ces derniers mois.

Granger leva légèrement sa bouteille de bièraubeurre, comme une invitation à trinquer.

- Alors je propose que nous trinquions au tournant que s'apprêtent à prendre nos vies respectives, proposa-t-elle. Qu'en penses-tu ?

- Allez, à nous.

Il fit tinter son verre de whisky pur feu contre sa bouteille tout en la regardant dans les yeux, avant de boire une gorgée du liquide ambré. À côté de Granger, Astoria lui lançait des œillades appuyées, allant de lui à Granger, et inversement, tout en haussant les sourcils à répétition avec un sourire en coin.

Drago choisit de la fusiller du regard et de boire une nouvelle gorgée de whisky.

Petit à petit, les verres s'enchaînèrent, les langues se délièrent, et Drago devait reconnaître qu'il passait une bonne soirée. Il avait un rendez-vous tôt le lendemain matin, mais il n'avait pas vraiment envie d'écourter le moment.

Aussi étrange que cela puisse paraître étant donné sa compagnie actuelle, il se sentait bien et rentrer chez lui où il serait seul ne lui faisait pas envie. Il préférait nettement rester là à écouter Granger raconter sa dernière mésaventure à Ste Mangouste avec un patient qui s'était déshabillé entièrement alors qu'elle lui avait seulement demandé de retirer son tee-shirt pour le massage de fin de séance.

- J'étais tellement gênée ! Et lui ne semblait pas vraiment perturbé outre-mesure par la situation. Lorsque je lui ai fait remarquer, il m'a dit qu'il pensait que c'était les nouvelles pratiques médicomagiques en vogue.

- Tu parles ! s'exclama Blaise. Il avait une idée cochonne derrière la tête et il s'est rattrapé comme il a pu.

Ils rirent tous franchement, même Granger.

- Peut-être, mais j'ai des principes et je respecte la déontologie. Du coup, il s'est rhabillé bien vite et je lui ai fait son massage, non sans être extrêmement mal à l'aise. Et après, j'ai prétexté une erreur de planning et j'ai laissé un collègue s'occuper de lui jusqu'à la fin de sa rééducation.

Théodore enchaîna avec une anecdote à propos de l'un de ses collègues qui, lui, avait du mal à respecter la déontologie, et les conversations reprirent bon train.

Ce fut Weasley qui quitta la soirée le premier, suivi par Blaise et Théo une demi-heure plus tard. Et Drago ne se rendit compte du départ de Potter et Astoria que lorsqu'il eut fini d'expliquer à Granger comment se passaient les sélections pour l'équipe nationale lors d'une Coupe du Monde de Quidditch.

- Ils sont partis quand ? demanda-t-il, clairement étonné d'être passé à côté de ça.

- Il y a un petit quart d'heure, lui apprit Granger, je pensais que tu les avais vus partir.

- Pas du tout. Faut dire que quand je parle de Quidditch, c'est difficile de me distraire.

- J'ai cru remarquer, oui, pouffa-t-elle. Mais je vais rentrer à mon tour. Je prends mon service à huit heures demain et… Merlin, il est déjà une heure et demi !

- Je te raccompagne ou tu transplanes ?

- J'habite au bout du Chemin de Traverse, je ne vais pas transplaner. Mais ne te sens pas obligé de m'accompagner, je peux rentrer seule, ça va aller.

- Oh je n'ai aucun doute sur le fait que tu puisses rentrer seule, la rassura-t-il. C'est juste que je n'ai pas très envie de rentrer tout de suite.

- Oh… Alors oui, volontiers.

Elle lui sourit et Drago ne put que faire la même chose.

- Et puis je pense avoir trop bu pour transplaner sans me désartibuler, donc si tu me laissais utiliser ta cheminée pour rentrer, je t'en serais reconnaissant.

- Je me disais, c'était trop gentil pour être désintéressé, pouffa-t-elle.

- Tu me blesses, là !

- Je te taquine, surtout, dit-elle tout en ouvrant le passage vers le Chemin de Traverse. Tu n'es pas le seul à savoir embêter les gens.

Ils avancèrent sur le Chemin de Traverse en silence, Drago, les mains plongées dans les poches de son pantalon, Granger, ne pouvant s'empêcher de jeter un coup d'œil à la vitrine pourtant sombre de Fleury et Bott en passant.

- Tu sais, quand je te parlais de la prise de conscience que j'ai eue ? lâcha-t-il.

- Hum hum ?

- Eh bien Astoria et moi on a… pas rompu, puisqu'on ne sortait pas ensemble, mais on a arrêté notre relation physique.

- Oh ! Tu semblais pourtant tenir à ce que vous aviez.

- Oui, mais je me sens prêt à évoluer. Et puis, mettre fin à cet accord ne met pas fin à notre amitié. Astoria est ma meilleure amie et son amitié m'est précieuse, je ne compte pas m'éloigner d'elle pour autant.

- J'admire vraiment cette faculté que tu as à faire la part des choses.

- Astoria et moi on était amis avant d'être amants, précisa-t-il. Et, justement, nous n'étions qu'amants, il n'y avait pas de sentiments amoureux entre nous. Mais, cela-dit, je retiens que tu m'admires.

Il prit un petit air prétentieux qui fit lever les yeux au ciel à Granger.

- Tu es insupportable.

Une fois devant l'immeuble de Granger, il la suivit à l'intérieur puis, jusqu'à son appartement.

- Merci de me laisser utiliser ta cheminée, c'est sympa.

- Je n'ai pas envie de te retrouver désartibulé par ma faute et de devoir m'occuper de ta rééducation après, lui envoya-t-elle, accompagné d'un regard en coin.

Malgré lui, Drago éclata de rire. Elle l'avait touché pile là où il fallait et cette répartie ne faisait qu'accentuer les questions qu'il se posait déjà - et qu'il ne voulait pourtant pas se poser.

Là, debout près de sa cheminée, il avait l'impression de revivre la même scène que lorsqu'elle était chez lui et qu'ils avaient failli s'embrasser. Il ressentait la même tension dans sa poitrine, la même charge inexplicable dans l'air.

Et elle était toujours avec Krum.

Il prenait conscience qu'il n'y avait que ça qui le bloquait. Si elle avait été célibataire, il ne se serait pas posé ces dizaines de questions, tout aurait été plus simple. Car oui, Astoria avait vu juste, il avait développé des sentiments pour elle ces derniers mois, quoi qu'il en pense et quoi qu'il en dise.

- Granger, je…

- Hermione.

- Hein ?

- J'aimerais que tu m'appelles par mon prénom, dit-elle avec assurance.

Si Drago fut désarçonné par sa question, il essaya de ne pas le montrer. Quoi de plus symbolique que de ne plus l'appeler par son nom de famille ? C'était quelque chose d'établi entre eux, ils s'appelaient par leurs noms de famille et c'était très bien ainsi. L'appeler Hermione reviendrait à créer une proximité, un lien.

L'appeler par son prénom rendrait les choses plus réelles.

- À condition que tu m'appelles Drago, déclara-t-il avec la même assurance.

- Très bien. Alors je te dis à demain, Drago, je dois passer au centre.

L'agréable pression sur son cœur augmenta d'un cran. Entendre son prénom de sa voix lui faisait plus d'effet qu'il ne l'aurait imaginé.

- À demain, Hermione.

Volontairement, il prononça son prénom avec une légère touche de provocation qui la fit sourire. Puis, il utilisa la cheminée pour rentrer chez lui.

Quelle merveilleuse décision il avait pris que de se reprendre en main.


Et voilà !

Le passage à l'emploi des prénoms plutôt que les noms de famille, toujours un sacré pas en avant dans le Dramione héhé.

J'espère que ce chapitre vous a plu, qu'en avez-vous pensé ? Hermione semble bien décidée à rompre avec Viktor. Et Drago reprend sa vie en main ! Décidément, fréquenter Hermione a remué son quotidien ahah.

Du love pour vous, à mercredi !