Les rues presque désertes, les sols aussi gris que les toits. La neige n'était plus là pour cacher le triste sort de la citée. Les boutiques barricadées de leur lourdes planches de bois fumé, semblaient morte autant que leur gloire passée. Il n'y avait plus d'intérêt à maintenir cette sortie, elle ne faisait que leur rappeler à tous le sort qui les attendait. Jesse n'avait pas envie de rester dans cette ville morte, même si la boutique des frères Weasley y était la seule tâche colorée.

La jeune femme s'éloigna du paysage gris, pour retrouver la forêt qu'elle aimait tant. Elle s'assied contre un arbre. Le printemps, encore une nouvelle saison, comme pour lui rappeler que le temps filait devant elle, et qu'elle devait agir. Que l'inévitable se rapprochait. Le mois de mars était déjà bien entamé. Elle avait dix-sept ans. Déjà. Son anniversaire était passé depuis un moment, mais comme elle n'avait plus grand contacte avec les autres êtres humains, personne n'avait dû s'en rappeler.

De toute façon cela lui importait peu, un anniversaire, un an de plus dans sa situation importait peu. Alors elle oublia cela et se laissa glisser un peu plus sur le sol. Elle avait essayé de reparler à Hermione, mais elle sentait bien que les choses étaient cassées, qu'elles ne seraient certainement jamais pareilles. Aucune autre conversation n'était venue, et finalement elle n'avait pas avancé d'un pouce.

Il restait peu de temps avant la fin de l'année et Jesse n'avait pas entendu parler de nouvelle tentative d'assassinat. Elle se demandait vraiment, bien que Drago soit très intelligent, l'intérêt d'utiliser un gamin comme lui. Surtout dans une école, il n'y a pas grand monde d'important. Elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus.

Drago était certainement un des seuls mange-mort intelligent d'ici. Parce que si les autres étaient Crabbe et Goyle, elle imaginait déjà le niveau du lot. C'était pour cela qu'il avait été choisi. Mais pour quoi faire... La jeune femme se leva, perturbé par la certitude qu'il lui manquait une variable dans son calcule.

Toujours tracassée par cette variable impalpable, la jeune femme passa la porte du château. Elle repensa à la première fois qu'elle l'avait passé suite à l'accident de ses parents, la première fois qu'elle avait revu Hermione, et la première fois qu'elle avait revu le garçon aux cheveux blond. Soudain elle s'arrêtât.

Son teint pâle, son air torturé, le fait qu'il soit perdu dans ses pensées, ses cauchemars. Il n'avait pas le choix. Il était forcé, menacé... C'est pour ça qu'il allait si mal, qu'il avait l'air tellement torturé. La jeune femme se rappela de la rentrée des vacances de noël. Quand elle l'avait soigné. Elle n'osa même pas imaginer ce qu'il avait dû endurer ce soir-là.

Elle était là la variable. Il était piégé. Il n'avait aucune marge de manœuvre. S'il ne réussissait pas sa mission, et elle en avait la preuve, il mourrait. Ou sa famille mourrait. Quelle horreur. Et dire qu'il lui avait fallu plus d'un mois pour comprendre ça. Elle l'avait mal jugé. Encore. Elle ne savait pas gérer ses émotions de toute façon. Elle changea sa direction, son dortoir. Elle l'avait abandonné. Lui, celui qu'elle aimait, elle l'avait laissé affronter cette horreur seul.

Drago lança un sort pour faire disparaitre l'épais nuage de fumée qu'avais provoqué la jeune femme. Il se retrouva seul, sur le canapé. Il reboutonna sa chemise avec lenteur et se laissa tomber dans le dossier. Il soupira, longuement. Il savait que ça arriverait à un moment où un autre. Il ne pouvait pas cacher éternellement cette écœurante marque à la jeune femme. Elle avait réagis comme il l'avait pressenti. Comme tous les autres. Pour elle il n'était qu'un monstre, un assassin. Il s'en serait douté, mais les mots de Jesse lui firent plus de mal qu'il ne l'aurait pensé. Pour la première fois depuis leur rencontre, il eut le sentiment de l'avoir perdu. Et pour la première fois, il se laissa aller à prendre l'ampleur de ce que cela signifiait. Il ne passerait plus la main dans ses cheveux, il ne respirerait plus son parfum, ils ne se disputeraient plus et il ne verrait plus sa mine boudeuse. Il ne savait pas si cela lui était égal. Il se sentit vide, inconsolable. Le jeune homme était déçu, car finalement, elle était comme tous les autres. Il se surprit à pleurer. D'un mouvement de rage, il essuya les larmes de ses joues.

Les jours passèrent, et Drago se senti de plus en plus seul, de plus en plus mal. Il voyait bien que Jesse n'allait pas mieux. Elle était seule, la plupart du temps. Elle mangeait seule, elle était seule en cours, aux pauses. Pathétique. Il n'en valait pas la peine. Toute cette histoire pour en arriver là. Finir seule, loins de tous, détestée et jugée. Il ne savait que trop bien l'effet que cela faisait. La routine s'installa, puis, un soir, le garçon senti un regard qu'il n'avait pas senti depuis bien longtemps. Il leva les yeux pour rencontrer un regard émeraude. Il savait ce que cela voulait dire. Dans la salle sur demande, après le repas. La suite ne dépendait que de lui.

Une éternité. Cela faisait une éternité qu'ils ne s'étaient pas retrouvé seuls. Déjà qu'ils ne se parlaient pas quand ils étaient proches mais avec tout ce qu'il s'était passé, ça n'arrangeait pas les choses. Jesse ne savait toujours pas si elle pourrait lui pardonner, mais le simple fait de se retrouver dans la même pièce que lui, lui faisait déjà tout oublier. Elle ne se souvenait plus de cette emprise qu'il avait sur elle. Pourtant, rien n'avait changé. Comme ce jour où elle avait abandonné, il était sur le canapé, et elle lui faisait face sur la table. Une heure, cela faisait une heure qu'il se regardait sans rien se dire. Il n'y avait plus rien à dire, et pourtant tant de choses. Il lui avait manqué, malgré tout, elle le savait. Et maintenant qu'elle était au courant qu'il était contraint à faire ce qu'il faisait, elle ne pouvait pas lui en vouloir à lui.

- Bonjour. Dit-elle simplement.

- Bonsoir Lewis. Ça fait un moment je crois. Répondit-il en soutenant son regard. Que me vaut un tel revirement de situation ? Qu'as-tu compris de plus pour que tu te sentes dans l'obligation de venir me parler ?

- Je ne suis obligé à rien, contrairement à toi.

Elle ne put s'empêcher d'être désagréable.

- C'est donc ça. Tu penses vraiment que je suis obligé à quoi que ce soit ? Qu'est ce qui fait pencher la balance entre « le monstre froid » et la victime ? Demanda Drago, encore blessé des propos que Jesse avait tenu.

- Je n'ai pas besoin de me justifier, je sais que j'ai raison. Je sais que tu es contraint, je sais que Celui Dont On Ne Doit Pas Prononcer Le Nom est chez toi, ou du moins que tu le vois quand tu n'es pas ici. Je sais qu'il te torture, que tu es terrifié, que tu as peur de ne pas réussir à accomplir ta mission, quelle qu'elle soit .

- Et dans ta grande clémence tu es venu m'aider ? Après un mois d'absence ?

- Non. Je ne peux pas t'aider. Et tu ne peux pas échapper à ça. Mais j'en suis venue à la conclusion que je tiens toujours à toi, même après tout ça. Tu n'as rien voulut de ce qui arrive, et je n'ai pas le droit de t'abandonner sans raison.

- Et encore une fois, qui t'as dit que j'avais besoin de toi. Et qui t'a dit que je me sentais abandonné ? Pesta le garçon.

- Tu me le dis à chaque fois que tu acceptes de me rencontrer Drago. Lui répondit la jeune femme.

- Peut-être. Répondit le Serpentard qui n'avait rien à ajouter. Et tu penses que tu peux me traiter d'assassin et que je vais te laisser revenir vers moi ? Oh et puis, je suppose que tu as déjà un plan pour que tout s'arrange entre nous.

- Ne rentre pas chez toi pour les vacances d'avril.

- Pardon ?

- Ne rentre pas. J'ai vu ce qu'il t'a fait après les vacances de noël, j'ose à peine imaginer ce qu'il te fera cette fois-ci. Reste. Prétexte que tu as besoin de temps pour ton plan, ce que tu veux. Mais n'y vas pas.

- Tu penses vraiment que tu peux revenir du jour au lendemain et exiger ce genre de choses ?

- Oui.

Drago leva les yeux au ciel, et se redressa.

- Tu as finis Lewis ?

La jeune femme acquiesça d'un signe de tête. Le garçon s'avança vers elle et lui caressa doucement la joue tout en la dépassant, il ne pouvait pas ignorer qu'elle lui avait manqué. Elle le retint par le poignet :

- Pourquoi tu me fais cet effet là Drago ?

- Comment ça ?

Elle se retourna et le regarda:

- Pourquoi quoi que tu fasses, quoi que tu dises je n'arrive pas à t'en vouloir ? Pourquoi tu me manques, même si je voudrais t'oublier ? Pourquoi quand tu es avec moi j'ai l'impression qu'il n'y a plus rien d'autre qui compte ?

Drago se stoppa un instant, prenant la mesure de ce qu'elle était en train de lui confier. Il soupira légèrement et lui pressa délicatement la main tout en dégageant son poignet.

- Je ne sais pas Jesse. Souffla-t-il doucement.

- Tu veux bien rester ? Je viens juste de te retrouver...

- C'est toi qui es parti en me comparant à un cobra. Tu n'as pas l'impression que tu es néfaste ?

- Tu n'as pas l'impression que c'est une excuse que tu te donnes ?

Le garçon ne répondit pas, et céda une nouvelle fois. Il accepterait n'importe quoi venant de sa part, c'était pitoyable. Alors il s'assied, la dévisageât comme pour déchiffrer l'énigme en elle. Elle voulait sauver un mange-mort maintenant, elle était vraiment secouée. Son syndrome du sauveur allait finir par la tuer. Quand la jeune femme vint s'assoir dans le canapé à côtés de lui, il ne sut que faire. Il ne savait jamais comment réagir avec elle, elle le perturbait.

Une pensée vint troubler son esprit, elle lui avait manqué. Il avait été occupé, sous pression, il n'avait pas pu perdre de temps à penser à tout ça. Mais maintenant qu'elle était là, avec lui, il se rendait pleinement compte d'à quel point sa présence lui avait manqué.

Pendant qu'elle posait la tête sur ses genoux, il se souvint du goût de ses lèvres et de la douceur de sa peau. Une violente envie le prit. Si elle était revenue après tout ce temps, c'est qu'elle avait enfin compris qu'il n'était pas celui que tout le monde pensait. Peut-être n'était-elle pas comme tous les autres finalement. Jesse se mit sur le dos, pour pouvoir regarder le visage de Drago, toujours aussi pâle, les yeux noirci par les cernes. Timidement, elle porta sa main au visage du garçon. Elle se redressa et l'enlaça, c'était plus fort qu'elle. Sentir la force de ses bras l'entourant la rassurait toujours, même s'il ne pourrait jamais la protéger de ce qui les guettai tous les deux. « Ne me laisse plus jamais m'en aller » souffla-t-elle dans son cou. Sans répondre, il la sera plus fort contre lui. Maintenant c'était clair, elle ne pourrait pas évincer les sentiments qu'elle lui portait. Quoiqu'il arrive. Elle ne pourrait pas le laisser, elle était prisonnière, et même si elle savait qu'elle serait détruite, que cette liaison aurait une fin terrible, elle resterait. Il n'y avait pas de place pour la raison dans cette histoire. Aucunes.

La jeune femme se laissa aller un peu plus dans les bras du Serpentard, elle serait sienne. C'était une évidence. Elle l'avait mal jugé et elle s'en voulait d'avoir perdu de précieux mois avec lui. Parce qu'il était clair que dans très peu de temps, ils seraient séparés. Et que la vie du garçon était en danger. La jeune femme se libera de l'étreinte du garçon.

- Les vacances, tu les passes ici ?

- Je ne sais pas. Répondit-il en jouant avec une mèche de ses cheveux.

Elle s'assied à califourchon sur le garçon. Elle le dévisagea. Ce n'était pas tellement la réponse qu'elle attendait. En une fraction de seconde, elle comprit que s'assoir ainsi, n'avait pas été la meilleure idée qu'elle ait eue jusqu'ici. Le Serpentard apposa un baiser dans le cou de la jeune femme, qui frissonna. Il remontât lentement, elle sentait son souffle contre sa peau. Effleurant les lèvres de la jeune femme des siennes, il chuchotât :

- Je crois qu'on s'était arrêté quelque part la dernière fois.

- J'ai besoin de te rappeler pourquoi ? lâchât-elle en se reculant

- Et j'ai besoin de te rappeler pourquoi tu es revenu ? Lançât-il en la foudroyant de son regard acier.

Sa phrase fit l'effet d'un choc électrique. Il savait qu'elle n'avait aucune chance de lui résister. La jeune femme ferma les yeux quand il l'embrassa au coin des lèvres, elle perdait pied. Quand elle sentit de nouveau le contact de ses lèvres contre les siennes, elle ne put retenir un gémissement. Elles lui avaient tellement manqué, tout son être lui avait terriblement manqué. Ils se retrouvèrent vite dans le même état que la dernière fois, et se dirigèrent rapidement tout deux dans la chambre.

A demi allongée sur le lit, Jesse le regarda. La jeune femme l'attira à elle en l'embrassant, il passa un bras dans le bas de son dos, la serrant contre lui. Ils s'arrêtèrent un instant, comme pour mesurer l'ampleur du moment. Puis la jeune femme descendit ses mains le long du torse du garçon, jusqu'au bouton de son pantalon. Bientôt, plus aucuns vêtements n'empêchèrent leur peau de se toucher.

Un baiser de plus, une caresse et un premier gémissement qui se transforma vite en cri de plaisir. Une main sur les barreaux du lit, l'autre sur le visage de son amante, leur regards qui se croisent partageant une même émotion. Jesse voulut mordre sa main pour retenir un nouveau cri, mais le jeune homme l'en empêcha.

Se perdant dans ces mouvements de va et vient, Jesse se sentait appartenir à un monde nouveau. Empreint de chaleur et de désir. Un monde où tout se mélange, ou toutes les émotions qu'on peut ressentir pour une personne, qu'elles soient positives ou négatives, s'apaisent et ne font plus qu'une. Elle perdait totalement le control de son corps, il la possédait. Elle sentit une sensation différente l'envahir, une profonde sensation de plaisir. La jeune femme ferma les yeux et la laissa monter en elle. Puis exploser, entrainant avec lui un cri de jouissance. Quelque instant plus tard, elle sentit le jeune homme agripper le drap, puis il se laissa tomber plus près d'elle, son front contre le sien.

Ils étaient là, à bout de souffle, reprenant peu à peu conscience de la réalité. Le jeune homme se retira doucement et s'allongeât sur le dos. Jesse ferma les yeux un instant. Elle se sentait tellement bien. S'être assise sur lui avait était la meilleure idée qu'elle n'ait jamais eu. Elle ne pouvait plus le quitter. Encore moins après ça. Elle se sentait différente maintenant. Son attachement pour lui n'avait fait que grandir. Elle posa sa tête contre son torse.

- Tu restes ?

- Hum ? Fit le jeune homme à moitié endormit

- Les vacances, pâques, tu restes ?

Le garçon se redressa pour s'assoir, obligeant Jesse à sa décaler :

- Tu laisses jamais tomber ? Marmonna-t-il.

- Non.

Le jeune homme leva les yeux au ciel. Il s'approcha un peu plus de Jesse et posa une main sur son visage.

- Tu crois vraiment que c'est le moment pour parler de ça ?

Le simple son de sa voix donnait des frissons à Jesse. La jeune femme fit mine de lui mordre la main pour qu'il l'enlève. Tout en lui souriant elle se leva et se dirigea vers l'armoire. Le garçon la regarda s'éloigner, ne perdant pas un instant de ce spectacle, c'était la première fois qu'il la voyait sous cet angle, elle était magnifique. Son corps était parfait, il lui donnait des frissons. Le garçon fut réveillé de sa rêverie quand il reçut un short de pyjama en plein visage.

- Tu sais qu'en temps normal, tu serais déjà...

- Cesse tes menaces Malfoy, je sais que tu ne me feras jamais de mal.

- Tu es bien sûr de toi. Dit-il en enfilant le short.

- J'en suis convaincu.

La jeune femme c'était approchée, son débardeur de dentelle à moitié enfilé laissait encore apparaitre son ventre, elle s'assied sur le bord du lit. Drago passa une main dans ses cheveux :

- Je pense que je te préfère sans tous ces vêtements inutiles. Songea-t-il.

- Tu n'auras cas me les enlever.

- Ne me tente pas trop Lewis.

- Ce n'est pas mon genre. Dit-elle en feignant un regard innocent.

Le garçon sourit et l'attrapa par la nuque pour l'embrasser. La jeune femme s'avança plus sur le lit et il l'a fit basculer sous lui, bloquant ses poignet au-dessus de sa tête. Un nouvel air de défit dans les yeux, elle lui sourit de bon cœur.

- Je suis heureuse.

- Pourquoi ? demanda-t-il en desserrant légèrement son emprise sur ses poignets.

- Parce que tu as enfin laissé tomber ton masque.

- Oh la ferme Lewis. Répondit-il en se laissant tomber sur le dos.

- Imbécile.

- Ce jour-là, tu pensais tous ce que tu disais ? finit-il par demander.

- Tous.

- Même pour le fait que tu me déteste ?

La jeune femme eu un temps de latence, elle ne savait toujours pas ce qu'elle pouvait dire. Mais il avait l'air de lui parler normalement.

- Plus maintenant. Dit-elle simplement. Et toi, le lendemain, pourquoi quand tu as cru que je dormais, tu étais doux, et juste après tu t'es comporté comme une goule ?

- Tu ne dormais pas ? T'es vraiment vicieuse. Je me demande ce que tu fous chez les Gryffondor parfois. Soupira-t-il

- Certainement parce que je ne suis pas assez intelligente pour être des vôtres.

- Ça doit être ça, conclut-il en souriant.

- Drago ? Si tu pouvais partir, loin d'ici, loin de tout ça, tu le ferais ?

- Ce n'est pas possible.

- Je sais. Mais je veux dire si...

- Jesse.

- Désolée. La jeune femme posa la tête contre son torse. Alors tu peux me faire une promesse ?

- Quoi ? Grommela-il

- Ne te fais pas tuer. Dit-elle tournant le visage vers lui.

Le jeune homme détendit son visage sous la surprise, elle avait les larmes aux yeux. Il se redressa et la serra contre lui. Elle s'accrochât à lui comme à une bouée de sauvetage.

- Tu sais très bien que je ne peux pas te promettre ça. Dit il a mi voix, le visage dans son cou.

- Peux-tu au moins me promettre de rester avec moi le temps qu'il nous reste ? sa voix se brisa.

- Peut-être.

- Comment ça peut-être ?!

La jeune femme c'était redressée, elle était à genoux devant lui. Elle le regardait comme elle avait en prit l'habitude, avec un air haineux et triste. Le jeune homme sourit, l'attrapa par le menton et l'embrassa :

- C'est toi qui reste avec moi. Conclut-il.

- Quoiqu'il arrive. Répondit-elle tristement. Dans une autre vie peut être qu'on aurait pu être ensemble. Remarqua-t-elle au bout d'un moment de silence.

- Dans une autre vie on se serait jamais rapproché Jesse.

- Je le sais.

- Jesse ? Lança Drago après quelques minutes

- Oui ?

- Tes potions, tu en as encore besoin ?

- Tu veux savoir si je suis toujours malade ? Je me soigne, t'en fais pas.

- C'était...

- Oui, c'était parce que mes parents sont mort. La coupa-t-elle. Je fais toujours des cauchemars, je dors toujours mal. Sauf quand je suis avec toi. Finit-elle par avouer.

- Personnes ne te demande de partir, Lâchât-il.

- Tu me demandes de rester ?

- Je n'ai jamais dit ça.

- Je reste quand même. Je crois qu'on a jamais parlé autant depuis qu'on se connait. Ajoutât la jeune femme en s'allongeant.

Drago ne répondit pas. Il attrapa doucement le poignet gauche de Jesse, et passa ses doigts sur la longue cicatrice de la jeune femme. Il ne la regarda pas, de toute façon il ne savait pas quoi dire, il ne voulait plus jamais qu'elle se face du mal. Il poussa un long soupir.

- Je ne le pensais pas.

- Je sais, ne t'en fais pas.

- J'ai bien sentis que ça t'avais fait mal. Je ne le pensais pas. Insistât-il. Et ne refais jamais ça.

- Ce n'est pas prévu, ne t'en fais pas.

- Comme pour la brulure de cigarette. Lâchât-il en la regardant.

- Tu m'avais bousillée. Lâchât-elle froidement.

- De quoi tu parles ?

- Tu es idiot ou tu le fait exprès ? Dit-elle en se redressant. J'avais perdu mes amis pour toi, j'étais terrifié, j'avais peur de te perdre, j'ai failli étriper Harry, j'étais dans un état de haine absolument dément, je t'ai avoué à quel point tu comptais et toi tu...

Le garçon la serra contre lui, la faisant taire par la même occasion.

- Je te remercie Jesse, et ça ne se reproduira pas. Parce que je ne te blesserais plus, et que tu ne pleuras plus à cause de moi. Arrêtes de t'emporter comme ça. Je sais que ça te touche, mais calme toi.

- Merci... Lâchât elle dans un soupire. Dis-moi, on va encore s'éloigner, et se rapprocher constamment comme d'habitude ?

- Ça n'a rien à voir avec d'habitude.