Bonsoir, bonsoir chère lectrice/Lecteur ^^

Je tiens d'abord encore à sincèrement remercier toutes celles qui me suivent et qui ont mis mon histoire dans leur follows et favoris ^^

Disclamers : Les personnages ne m'appartiennent aucunement sauf ceux qui vont apparaître et qui ne font pas partie de l'Histoire original où de d'autres mangas que je préciserais à la fin si cela arrive.

Je n'ai pas vu Boruto donc aucune référence - si c'est le cas, ce n'est pas fait exprès - à l'exception de certains noms dont j'ai entendu vaguement parler. N'hésitez pas à me spoils, cela ne me gêne pas du tout, car je ne compte pas suivre Boruto, j'arrive pas, enfin pour l'instant du moins ^^

Pairing: Sasu/Naru/Sasu. Kiba/Hinata. Shikamaru/Temari. Kakashi/Iruka pour les plus mentionnés.

Rating : M pour violence, langage vulgaire. Hétéro et Yaoi donc sexe entre hommes dans l'histoire alors Homophobes s'abstenir.

Je vous laisse à votre lecture et j'espère sincèrement qu'il vous plaira et qu'il vous donnera envie de connaître la suite :-)

Bonne lecture :*


Précédent la confrontation avec Hinata :

Yeux fixés sur le corps allongé face à lui. Le silence dans la pièce était pesant. Tout son être refusait de le quitter. Sa raison lui ordonnait d'arrêter de partir et surtout pas ainsi. Son cœur, quant à lui, était partagé. La conversation avec Kyūbi tournait inlassablement dans son esprit.

Le porteur du Sharingan ferma les yeux. La douce respiration calme et régulière du porteur de Kyūbi lui parvenait aux oreilles, il se gorgeait de ce son qui avait toujours le don de l'apaiser et le rassurer. Le Noiraud rouvrit les yeux pour les reposés sur le visage paisible de l'Uzumaki, mais l'image de son ange blond se troubla un instant pour laisser la place à des yeux océans baignés de larmes de souffrance, les traits crispés sous la douleur et la fatigue.

Sasuke serra les poings et s'approcha lentement du lit où reposait son compagnon. Il leva lentement et prudemment la main. Lorsqu'il vit qu'aucun chakra ne l'empêchait d'approcher Naruto, il souleva doucement les mèches de celui-ci qui retombaient en un rideau d'or sur ses paupières closes, le rendant encore plus magnifique qu'il ne l'était déjà, faisant battre plus rapidement son cœur et frémir son corps. Ses doigts frôlèrent comme une plume les trois petites 'moustaches' sur sa joue droite, puis les marques devenues violette sur le cou de sa moitié où il s'attarda un petit moment, un sourire léger sur les lèvres.

Sasuke éloigna ses doigts de la peau hâlée, lui faisant instantanément ressentir un très désagréable tressaillement de manque et de solitude. L'Uchiwa poussa un profond soupir et malgré les menaces de Kyūbi, il savait ce qu'il devait faire.

Son rôle était de veiller sur lui et de le protéger. Assurément que Naruto et lui étaient la meilleure équipe que pouvait abriter Konoha – il était entièrement d'accord - mais la différence de l'époque était qu'il aimait son Usuratonkachi de blond comme jamais, il n'avait aimé personne. S'il venait à disparaître entièrement de sa vie… Il n'osait même pas l'imaginer un seul instant… Voilà pourquoi, il ne voulait pas que son mari ne le suive dans ses recherches et reste en sécurité auprès de ses amis.

Kyūbi était le mieux placé pour savoir ce que le blond représentait pour lui. Le Renard n'avait aucun droit et plus que tout, il avait tort. Naruto et Abigaël étaient les seuls qui avaient une valeur inestimable à ses yeux. Les seuls qu'il ne pouvait pas imaginer manipuler et mentir, contrairement aux autres où qu'ils n'avaient aucune importance à ses yeux.

La moitié de sa vie, il n'avait eu qu'un but : Sa vengeance. C'était différent aujourd'hui car tout ce qu'il faisait était pour eux et personne d'autres.

Naruto comprendrait comme il avait toujours compris. Le seul qui l'avait toujours compris, bien qu'il n'avait jamais accepté qu'il veuille le laisser à l'écart de sa folie de vengeance. Naruto lui en voudrait à son réveil mais il comprendrait. Sasuke possédait une totale confiance en lui mais il refusait que son Mari ne se mette en danger, c'était son devoir de prendre des risques. Son devoir de se sacrifier pour lui si cela permettait de le garder en vie.

Kyūbi devrait aussi le savoir pourtant… Ne devrait-il pas le savoir mieux que quiconque ? Ne devrait-il pas jubiler de le savoir peut-être en danger ? Lui qui avait toujours éprouvé de la réticence à leur relation ? Finalement, peu lui importait. Il retrouverait Abigaël et la ramènerait à Naruto. Il retrouverait l'Akatsuki et il aviserait ensuite.

Quand cette histoire se terminerait, il fera tout pour se faire pardonner de son choix qui avait fait souffrir les personnes qui comptaient pour lui. Sasuke se mordit le pouce pour faire perler son sang.

- Kuchiyose no Jutsu. Cita-t-il dans un chuchotis pour éviter de réveiller Naruto.

Sasuke posa un genou à terre, puis sa main où un cercle avec des inscriptions se dessina au sol autour de celle-ci et un nuage blanc s'éleva dans l'air. L'Uchiwa resta sur un genou en observant le serpent qu'il avait invoqué. La vipère était d'une blancheur aussi immaculé que la neige et possédait des yeux verts tels des émeraudes.

- Sasuke-sama. Salua le reptile en inclinant la tête en signe de respect. Que puis-je pour vous ?

- J'ai une mission pour toi et gare à si tu me déçois, Shiroi (*blanc). Prévint Sasuke mais d'une voix calme, ayant confiance en ses invocations. Je veux que tu surveilles Naruto. Ordonna-t-il en regardant celui-ci. Suis-le comme son ombre et personne ne doit te voir. Je veux un compte rendu tous les jours et même pour les choses les plus banales, je veux absolument tout savoir.

- Vos désirs sont des ordres. Assura aussitôt Shiroi.

- Et je veux que tu sois encore plus attentif à tous ceux qui auront des gestes trop ambiguës envers lui. Poursuivit Sasuke en serrant les poings, se rappelant la confession de son meilleur ami.

- Dois-je juste vous prévenir, Sasuke-sama ? Demanda le serpent et Sasuke retourna son attention sur l'invocation, devinant la vraie question.

- Tu sais ce que tu dois faire. Répondit-il finalement et il ne loupa aucunement la lueur malsaine et malveillante dans les yeux du reptile.

Shiroi hocha sa tête et mua. La peau blanche se détacha lentement du corps de la vipère, ses yeux devinrent légèrement opaque comme s'il était aveugle, mais cela ne dura qu'à peine une seconde. La blancheur du serpent et ses yeux émeraudes avaient laissés place à une couleur de bois vernis. Le faisant la confondre parfaitement avec le parquet de la chambre, faisant presqu'une avec celui-ci. Une fois la mue entièrement terminée, Shiroi prit directement place sous le lit sans un bruit ou sifflement dont était capable les serpents.

Sasuke se releva et observa une dernière fois Naruto, qui n'avait aucunement bougé. Il se rendit ensuite dans la chambre qu'ils avaient partagés pendant de nombreuses années. L'Uchiwa alluma la lumière et il fut frappé par la froideur qui émanait de la pièce. Un tour des yeux suffit à lui faire comprendre que son meilleur ami avait déserté celle-ci depuis très longtemps. Une odeur de renfermé lui agressa désagréablement les narines. Les meubles étaient poussiéreux et le sol n'était pas dans un meilleur état.

Sasuke ne s'y attarda pas davantage. Il attrapa une veste sombre dans l'armoire, qui ne sentait pas non plus la lessive mais il fit avec en ayant l'habitude du manque de confort. Il l'enfila et se fit violence pour ne pas retourner voir son Hokage de mari.

Il posa son regard sur l'horloge murale qui fonctionnait toujours, lui apprenant que le délai du Bijū arrivait bientôt à son therme. Sasuke ignora son pressentiment et sortit de la maison, il lui jeta un dernier regard et une dernière pensée pour l'homme qui dormait toujours profondément.

- Bientôt Naruto.

Le porteur du Sharingan ferma un instant les yeux, puis se détourna pour ne plus se retourner. Shiroi était à ses côtés alors il n'avait pas trop à s'en faire. Il avait une dernière chose à faire avant de repartir de Konoha. Il était bien décidé à connaître le nom de celui qui avait partagé le lit de son mari, et lui faire douloureusement regretter. Il n'y avait qu'une personne qui pouvait être au courant.


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Le lendemain des retrouvailles entre Sasuke et Naruto :

- J'en sais rien, je vous le jure ! Laissez-moi partir. Supplia-t-il d'une voix affolée et tremblante.

- Alors pourquoi tu avais l'une de leur cape ? Questionna la voix amusée en tournant sa lame dans l'épaule, faisant crier l'homme suspendu par des cordes entre deux arbres.

- Je… Je l'ai… Retrouvé au bord… De la rivière… Haleta-t-il, la respiration difficile et les yeux légèrement vitreux, dû à l'importante perte de sang.

Son bourreau leva un sourcil, n'étant en aucun persuadé de ce que disait son torturé. Ce dernier frissonna face à ce regard mauvais et qui jubilait de le voir dans cet état. Mais ce n'était rien comparé aux deux yeux écarlate derrière le brun, qui le fixait avec un regard qui lui fit froid dans le dos. La jeune fille était comme les rumeurs qui courraient sur elle...

La lame plantée dans son épaule se retira sans aucune douceur, le faisant souffrir le martyre et ce n'était rien comparé à la lame qui s'enfonça de nouveau, mais à l'intérieur de sa cuisse cette fois-ci, très proche, trop proche de son entrejambe. Le faisant hurler de douleur malgré sa gorge était sèche et brûlante... Combien de temps était-il attaché à ses arbres ? Depuis quand le torturaient-ils ? Finalement, aucune importance. Il souhaitait simplement que tout s'arrête.

- Je… Vous en… Prie… Supplia-t-il de nouveau, les larmes roulant sur ses joues à la douleur effroyable qui lui parcourait le corps.

- Finis-en avec lui, il dira rien. Ordonna la jeune fille qui avait été jusque-là silencieuse depuis le commencement de sa torture. Le regardant sans aucune émotion, restant les bras croisés et adossés à l'arbre.

- Non… Pitié… Pleura l'homme qui tira sur ses liens, mais à son grand malheur, ils se serrèrent davantage, lui brûlant la peau de ses poignets. Je ferais… Tout ce que… Vous… Voudrez… Promit-t-il.

- Ce qu'on veut, c'est que tu nous dises ce que tu sais sur l'Akatsuki. Soupira Minarda qui commençait à se lasser.

- J'en sais… Pas plus… Juste qu'ils… Qu'ils ont… Tué… Uchiwa Sasuke… Répondit le torturé, en crachant une gerbe de sang, le faisant tousser comme un damné.

Un chakra s'éleva progressivement dans l'air et Minarda esquissa un sourire. Il n'avait aucunement besoin de se retourner pour savoir que les yeux de son acolyte brûlaient de cette intense flamme de vengeance, et qu'en venant sur le sujet de son cher Anbu de Père, il avait signé son arrêt de mort.

Ce fut sûrement ce que senti aussi le villageois de Kiri, qui avait soudainement affreusement pâli en regardant sa Abi-chan derrière lui. Son corps s'était mis à trembler encore plus violemment et la sueur sur son visage était encore plus abondante. Il eut un mouvement de recul mais seulement un gémissement de douleur franchit ses lèvres d'un blanc inquiétant.

- Dans ce cas, tu nous sert à rien. Conclut rapidement Abigaël, qui généra une lame de chakra dans sa main droite.

- Attends, une seconde. La stoppa Ulrick en se retournant pour la regarder. Peut-être qu'il dit vrai, mais s'il nous ment, il peut transmettre un message.

- Sa mort est un parfait message. Répondit-elle en transperçant son cœur de son chakra, tuant l'habitant de Kiri sur le coup.

Minarda roula des yeux et retira son Kunaï de la cuisse de l'homme mort. Il essuya sa lame sur le pantalon de ce dernier et la rangea dans son étui.

- Je commence à croire que tu ne peux en aucun m'aider à trouver cette foutu organisation. S'éleva de nouveau la voix de la fille Uzumaki en croisant de nouveau les bras.

- Je t'ai jamais dit que cela serait facile et rapide. Rétorqua Minarda en s'approchant de la plus jeune. Mais je l'ai connais. Ce n'est plus question de temps et même si on les trouve, ce n'est pas dit que tu puisses la détruire.

- Je m'en fou de ton avis. Siffla Abigaël en ayant de nouveau ses yeux vairons.

- Vraiment ? Questionna Minarda avec un sourire amusé et qui agaçait sa compère. Ils ont éliminé ton père. Toi comme moi savons ce que ça veut dire.

- Fais attention à ce que tu dis. Menaça la fille Uchiwa alors que son chakra se dégagea de son corps.

- Tu as la puissance mais tu es incapable de totalement la maîtriser. Tu es aussi beaucoup trop impatiente et impulsive. Rien que ça, cela te donne un certain désavantage contre eux.

Abigaël grogna sourdement. Malheureusement pour elle, il avait raison. Ils lui avaient pris son père, qui était le plus puissant Shinobi de sa connaissance avec son Hokage et il avait… Perdu.

Sa détermination ne flancherait pas. Elle se vengerait, même si elle devait mourir pour ça. Elle arriverait à maîtriser ce pouvoir qu'elle possédait. Elle y parviendrait quoi qu'il lui en coûtait. Elle anéantirait l'Akatsuki avec tous ceux qui la vénérait. Tous ceux qui seront une menace seront immédiatement éliminés.

- On a fait le tour à Kiri. Direction Suna. Informa Minarda, jubilant un peu en voyant que ses paroles avaient fait mouche.

Abigaël retint une grimace. Suna. Le Pays où qu'elle devrait se montrer encore plus prudente et discrète. Pays qu'elle connaissait comme sa poche étant donné le nombre de fois qu'elle s'y était rendue. Non seulement, elle était encore plus connue et vue dans le Pays du Sable que dans n'importe quel autre, mais c'était aussi là où vivait son parrain. Gaara no Subaku. Kazekage. Frère de cœur de son Hokage.

Abigaël s'arrêta net alors qu'elle s'apprêtait à suivre Minarda, qui avait déjà commencé à s'éloigner. La jeune Kunoichi se retourna en direction de son village natal, qui était hors de vue depuis des mois déjà. Un pressentiment oppressant l'étreignit subitement, l'empêchant presque de respirer. Elle fronça les sourcils, ne voyant pas d'où pouvait venir cette soudaine sensation de malaise.

- On nous suit ? Questionna Ulrick en ayant remarqué qu'Abigaël ne le suivait pas et qu'elle semblait en alerte.

- Non. En route.

Le Shinobi haussa les épaules et suivit la plus jeune, ne s'inquiétant aucunement de cette soudaine absence en ayant l'habitude depuis qu'il la côtoyait. Il avait vite renoncé à poser la moindre question. De plus, sa collègue n'était pas du genre bavarde et à s'épancher sur ses sentiments.


OoOoOoOoOoOoO

Vide. Froid. Voilà les ressentis qui parcourraient son être. Rien. Faible. Voilà ce qui le caractérisait. Seul. Abandonné. Voilà ce qu'il était. Depuis son réveil. Depuis qu'il avait ouvert les yeux. Depuis qu'il en avait pris conscience, il ne trouvait pas l'envie, ni le courage de quoi que ce soit. A quoi bon ? Il n'avait envie de rien, juste de rester prostré dans ce lit devenu froid et trop grand.

Ne sachant pas comment, il trouva la force de se redresser et de s'asseoir. La couverture glissa sans un bruit du haut de son torse dénudé à son bas-ventre. Ses yeux ternes et vide de vie fixaient le ciel nuageux sans vraiment le voir. Ciel gris annonçant de la pluie à venir.

Ses yeux vitreux s'y détachèrent pour les baisser. Il releva mollement ses genoux et entoura ces derniers de ses bras. Il posa sa tête aux creux de ceux-ci, dissimulant seulement sa bouche et son nez. Parti. Encore. Il l'avait de nouveau quitté. Sans mot. Sans attendre son réveil. Ses paroles n'avaient eu aucun effet. Comme toujours. Il avait parlé dans le vide. Pour la énième fois. Il avait échoué à le garder près de lui. Encore.

Les larmes s'échappèrent de ses yeux pour rouler le long de ses joues. Il resserra ses genoux contre son torse. Sa respiration devenait difficile. Son souffle était entrecoupé par les sanglots qu'il retenait difficilement. Ses yeux le piquaient et sa vue se brouilla. Son corps trembla et le froid l'étreignit plus intensément. La solitude l'avait de nouveau accueillit à bras ouvert, à croire qu'il lui avait manqué. Mais cette solitude-ci était différente. Plus forte. Plus profonde. Insupportable.

Rien à voir avec celle de son enfance. Celle où qu'il était détesté. Celle où il n'avait jamais connu le bonheur d'avoir un père, une mère, des amis. Celle où de toute manière, personne ne le connaissait réellement. Celui qui souriait seulement pour ne pas les laisser avoir le loisir de jouir de sa souffrance. Celui qui laissait transparaître que ça ne le touchait aucunement.

Mais aujourd'hui… Cette solitude était celle qui vous fait prendre conscience que vous avez tout perdu. Certes, ils n'étaient pas disparus pour toujours. Mais pour lui, c'était tout comme. Son mari depuis plus de dix années et quand enfin il revenait, il disparaissait de nouveau. Sa fille depuis huit mois et on-ne-sait dans quel état.

Il était fatigué. Las de toute cette histoire. Épuisé de sa vie. Pour la première fois de sa vie, il voulait baisser les bras. Tout abandonner. Quoi qu'il faisait, il souffrait. A quoi bon continuer de se battre si personne, et encore moins celles qu'il aimait plus que tout, ne lui faisait aucune confiance ?

Naruto ferma les yeux et sans s'en rendre compte, il se retrouva devant la cage ouverte de son Bijū.

Ce dernier ouvrit les yeux en relevant la tête. Il fronça les sourcils en avisant le visage encore anéantit de son Jinchuriki. Ses larmes qui roulaient abondamment sur ses joues. Ses yeux si vide qu'il avait la déplaisante impression que le blond ne le voyait pas. Un éclat de fureur traversa ses pupilles rougeâtre en voyant la corps de Naruto, prêt à s'effondrer à tout instant.

Le blond s'approcha tel un automate en traînant des pieds. Il se coucha à plat ventre et sans grâce sur la grosse patte du Renard.

- Je suis si fatigué, Kura… Murmura Naruto d'une voix tremblante et faible. J'en peux plus… Je suis à bout… Je… Sa voix s'éteignit sous la souffrance qui l'étreignait, ses larmes ne pouvaient se tarir et mouillèrent le pelage.

- Repose-toi, gamin. Intima affectueusement Kurama, qui contrastait avec son bouillonnement intérieur. Ce dernier souleva sa patte et déposa délicatement l'Uzumaki sur sa tête. N'y pense plus. Je veille sur toi.

- Toujours ? Demanda Naruto d'une petite voix en se recroquevillant sur le côté et nichant son visage dans le doux pelage roux, agrippant fermement ce dernier de peur qu'il s'en aille à son tour.

- Toujours. Promit le Bijū en dissimulant entièrement le blond d'une de ses queues, pour le mettre hors de portée de l'extérieur et créant un cocon de protection. Prend le temps qu'il te faudra. Murmura-t-il en fermant les yeux et reposant sa tête.


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Le ciel nuageux avait finalement laissé sa place au soleil. Soleil qui éclaira le lit où se trouvait un blond assis et les genoux entourés de ses bras, le visage entièrement plongé dans ceux-ci. Sa respiration haletante d'il y a quelques minutes était redevenue basse et régulière. Son corps avait stoppé tout tremblement et les bras se déroulèrent doucement des genoux. Le visage se releva et plus aucune larme ne maculait les joues striées. Les yeux vide arboraient dorénavant une expression lucide. Les pupilles océanes brillantes de souffrance avaient été troqué par des pupilles fendues et aussi rouge que le sang, un regard bestial et brûlant. Les moustaches ressortaient beaucoup plus sur les joues bronzés.

Naruto Uzumaki-Namikaze-Uchiwa avait laissé sa place à Kurama.

Le Bijū se leva et prit la direction de la salle de bain. Il grimaça au reflet de son porteur. Les yeux rouge. Les traces de ses larmes sur les joues. Le teint trop pâle, le faisant ressembler à un cadavre, faisant ressortir bien trop visiblement les cernes sous ses yeux.

Kurama serra les poings aux nombreuses empreintes que lui avaient laissé cet enfoiré d'Uchiwa sur le corps. Il ferma les yeux et concentra son chakra autour de ses marques, les effaçant sans regret. Il avait perdu tout droit sur Naruto désormais. Le Renard retira la bague de son annulaire et la regarda un instant, il grogna en lisant l'inscription et la balança dans l'évier et fit couler l'eau. Le tintement clair qui suivit dans la canalisation le fit esquisser un sourire, dévoilant des canines beaucoup plus allongées et menaçantes.

Sasuke Uchiwa l'avait défié et il allait comprendre ce que ça signifiait de le sous-estimer. Il avait fait son choix et son porteur était beaucoup trop épris pour penser convenablement. C'était la dernière fois qu'il ferait souffrir son Jinchuriki.

Après un soupir, il pénétra dans la douche et y resta pendant un long moment. Il avait fait la sourde oreille à sa menace, il avait ignoré l'appel de détresse de son propre mari, alors tant pis pour lui. Il avait réussi à briser Naruto Uzumaki et ça, jamais, il ne pourrait lui pardonner.

Une fois son Kuso-gaki reposer et remit sur pied, il s'assurerait que plus jamais, il ne perdrait cette étincelle de vie qui le caractérisait. Le Naruto qu'il avait retrouvé quelques minutes plus tôt n'était pas celui qui lui casser les oreilles sans arrêt. Celui qui se relevait toujours et qui affrontait tous les obstacles la tête haute. Celui insupportablement têtu et déterminé. Voilà qui était son porteur. Pas celui qui obéissait sagement à son soi-disant mari, comme un enfant face à ses parents. Pas celui qui restait abattu pendant des mois. Non, le Naruto Uzumaki-Namikaze qu'il connaissait était idiot, insupportable, têtu, déterminé et il en passait. Mais pas cet être vulnérable et malheureux.

Kurama sortit de la douche et attrapa des affaires au hasard dans l'armoire. Des habits sombres qui ne correspondaient aucunement à l'Uzumaki et cela le mettait dans une rage folle. Il enfila caleçon, pantalon puis il se stoppa net en se sentant observer, alors qu'il commençait à enfiler un t-shirt. Il se retourna en plissant les yeux. Il s'approcha du lit et laissa s'échapper son chakra. Menaçant et dangereux, indiquant que ce n'était pas vraiment le jour pour le chercher.

Aucun mouvement. Aucun son. Aucun chakra ne lui parvenait. Après encore quelques secondes dans un silence de mort, il finit de s'habiller et sortit de la demeure. Il se retourna pour la regarder. Il devra avoir une discussion avec Tsunade. Naruto ne resterait pas dans cette maison plus longtemps.

Kurama prit la direction du centre de Konoha. Il jubila en voyant les passants se reculaient par prudence en remarquant que ce n'était pas leur Hokage qui déambulait dans le Village. Bien qu'ils savaient tous qu'il ne ferait rien – sauf s'ils lui donnaient des raisons – ils restaient toujours effrayés par lui et il aimait cette sensation. Au moins, ils ne l'emmerdaient pas.

Bon, c'est vrai que son regard peu avenant n'incitait aucunement à l'approcher et plutôt à rester à l'écart et c'était pas plus mal ainsi.

- Hokage-sama ! Appela soudainement une voix fluette d'une petite fille heureuse.

Le Bijū poussa un profond soupir et se retourna. La petite blonde courrait joyeusement dans sa direction mais se stoppa net à quelques pas de lui, clignant des yeux en croisant son regard écarlate, peu aimable et impatient. Elle eut un déglutissement difficile et se recula d'un pas. Kurama ne perdit pas plus de temps et se détourna de la plus jeune.

Ignorant tous les regards surpris, curieux et un peu inquiet, il pénétra dans la tour des Hokages.


OoOoOoOoOoOoOoO

- J'ai vu Sasuke-kun… Avoua la Chef Hyûga, une fois le Shinobi venu leur apporter des documents fut sorti.

- Il n'a pas mis longtemps à débarquer. Soupira le Chef Nara en fixant tous les dossiers avec un visage abattu.

- Il était furieux… Informa Hinata. Elle frissonna en se souvenant du regard polaire et rempli de folie.

- Vu l'état de Naruto, cela ne m'étonne pas vraiment. Soupira de nouveau l'Hokage remplaçant. Cet imbécile en a fait beaucoup trop ses derniers mois…

- C'était… C'était pas vraiment pour ça… Chuchota Hinata et il releva le regard à son ton gêné. Le Nara haussa un sourcil en avisant le léger rose sur les joues de la jeune femme.

- Pour quoi alors ? Il s'est pris une fessée par son mari pour sa stupide décision ? Ricana doucement Shikamaru en voulant la taquiner mais ce qui suivit, il n'y était pas préparé…

- Il a eu des rapports avec Nagisa… Révéla Hinata alors qu'elle arborait un air plus que sérieux, faisant presque s'étouffer le génie.

- Pardon ?! Tu plaisantes ?! Naruto ? Tromper Sasuke ?

- Naru-chan lui-même lui a avoué. Il voulait absolument se rendre chez Nagisa-kun et tu t'imagines que ce n'est pas pour faire plus ample connaissance… Ricana très nerveusement la Hyûga en passant une main dans ses cheveux.

- Mais tu es sûr que ce n'était pas simplement pour faire réagir Sasuke ? On sait tous à quel point ils aiment se ''taquiner''… Tenta Shikamaru en ne pouvant l'imaginer.

- Ce n'est pas le genre de Naru-chan de jouer sur ce sujet, surtout pas en connaissant le tempérament de Sasuke-kun. Assura Hinata, faisant grimacer le Nara. Nagisa-kun n'a pas démenti et j'ai pu voir qu'il tenait beaucoup à Naru-chan…

- Qui ne l'a pas remarqué ? Questionna rhétoriquement le génie en posant son regard sur le ciel clair.

- Je m'inquiète pour lui. Murmura Hinata en serrant les poings et Shikamaru la regarda de nouveau. J'ai un mauvais pressentiment depuis que j'ai vu Sasuke-kun… C'était pas une bonne idée de lui demander de revenir… Avoua-t-elle sans l'ombre d'un reproche.

- Je sais… J'avais oublié que Sasuke n'agissait jamais comme on l'espérait. Soupira Shikamaru en attrapant le premier dossier au-dessus de la pile. Mais c'est le seul qui pouvait lui remettre les idées en place, dirons-nous.

Hinata allait rajouter quelque chose mais elle fut stoppée par la porte du bureau qui s'ouvrit assez brusquement. La Chef Hyûga se retourna et son sang se glaça dans ses veines. Le Chef Nara écarquilla les yeux sous la surprise.

Naruto – mais les yeux rouge ne les trompaient aucunement – était campé fièrement sur ses deux jambes. Le regard acéré et brûlant les fixait tour à tour, les raidissant sur place. Un sourire provocateur qui dévoila des canines plus pointues et aiguisées que la normale.

- Hinata Hyûga. Shikamaru Nara. Les salua la voix grave et rauque et ils perçurent la colère à peine voilée qui émanait de celle-ci.

- Kyūbi. Salua à son tour le manipulateur de l'ombre, puis la porteuse du Byakugan, reprenant difficilement contenance.

La surprise était immense pour les deux amis du Nanadaime. Depuis que le Bijū n'avait plus besoin de prendre le contrôle du corps de son porteur, grâce à Tsunade, pour se libérer à l'air libre, Kyūbi ne se manifestait devant eux que sous sa forme de Renard. Ce soudain changement n'était pas pour les rassurer.

- Pourquoi as-tu le contrôle du corps de Naruto ? Questionna Shikamaru en plissant les yeux.

- Pour qu'il puisse enfin se reposer. Ne comptez pas sur lui pendant un bon moment. Répondit calmement Kurama en avançant dans la pièce, augmentant la tension qui y régnait.

- On doit lui parler, c'est important. Informa sérieusement Hinata alors qu'il prit place sur la chaise à ses côtés, croisant ses jambes croisées sur le bureau et les bras sur le torse.

- Tu es devenu sourde ? Questionna Kyūbi en la regardant, les yeux dangereusement brillant et elle se retint à peine de déglutirent et resta digne. N'essayer pas de vouloir le contacter, je l'ai coupé de tout contact avec vous tous. Il sera indisponible tant qu'il n'aura pas décidé de lui-même de revenir et tant que j'en aurais pas déduit qu'il sera entièrement remis sur pied.

- Tu n'as pas le droit de nous empêcher de le voir. On s'inquiète pour Naru-chan et…

Hinata se stoppa net alors que le chakra écarlate de Kurama l'entoura subitement, éclairant la pièce d'une lueur rougeoyante. Plus aucune malice ne se trouvait dans ses prunelles fendues. Son sourire provocateur s'était effacé. Son corps s'était tendu et un grondement sourd résonna dans le bureau.

Hinata se leva instantanément, ses Byakugans activaient et prête à se défendre si nécessaire. Shikamaru rapprocha ses doigts pour effectuer la moindre technique si besoin. Même si les deux Shinobis de Konoha savaient très bien qu'ils n'avaient aucun chance contre un Bijū plus que furieux.

- Faites très attention. Gronda fortement Kurama. Vous êtes autant coupable que ce gamin d'Uchiwa pour l'état de mon Kuso-gaki. Continua-t-il d'une voix beaucoup plus grave et animale.

- Pardon ?!

- Vous avez toujours eu besoin de lui. Reprit Kurama en se levant. Vous avez toujours dû vous en remettre à lui car vous êtes tous autant faible les uns que les autres. Vous avez tout reposé sur ses épaules sans réfléchir une seconde à ce qu'il pouvait ressentir. Aucun de vous n'a pris en compte sa souffrance où plutôt, aucun de vous ne l'as remarqué. Oui, Naruto est fort et affronte tous ses adversaires sans jamais flancher. Oui, il est l'Hokage, le plus puissant que Konoha n'est jamais eu. Oui, il a un Bijū dans le corps. Mais vous avez aussi oublié qu'il restait un humain avec ses faiblesses et ses peurs. Qu'il reste un Homme qui peut se briser et déposer les armes. Vous les humains êtes si égoïstes et malsain. Vous êtes inquiet pour lui ? Non, vous êtes inquiets parce que sans lui, vous n'avez plus personne pour prendre votre douleur ou votre colère, parce que c'est ce qu'il fait sans arrêt au détriment de sa personne. Aucun de vous n'a jamais remarqué la véritable ampleur de sa solitude et de son mal-être, parce que vous ne voyez que la surface et ce qui vous arrange. Vous n'avez jamais remarqué à quel point tous ses sourires étaient faux, que ses yeux avaient perdus tous leur éclat et qu'il n'était plus que l'ombre de lui-même. La disparition d'Abigaël l'a fait devenir une personne que vous détestez parce qu'il ne s'intéressait plus à vous. Vous n'avez pas fait revenir l'Uchiwa que parce que vous vous souciez de Naruto, mais aussi parce que vous espériez qu'il redevienne celui qui vous écoutez vous lamenter, alors que c'est lui qui a toujours le plus souffert. Ce n'est pas vous qui avez dû supporter tous ses pleurs durant ses dernières années. Ce n'est pas contre vous qu'il est venu se réfugier parce qu'il est brisé et fatigué. Cracha durement Kurama sans pause.

Le Chakra était si intense et dangereux que plusieurs Shinobis et Anbus pénètrent dans le bureau. Armes en mains. Les anciens conseillers étaient aussi présent et pâlir en posant leurs yeux sur le blond, qui dardait Hinata et Shikamaru avec un regard rempli de rage et de haine.

- Donc oui, vous tous ne valez pas mieux que Sasuke Uchiwa. Continua-t-il en fixant tous ceux présents qui firent tous un pas en arrière. Laissez-moi vous prévenir d'une chose et ne croyait pas un seul instant que je ne le ferais pas. Si vous lui faites encore le moindre mal, je vous exterminerai tous jusqu'au dernier. S'il ne se remet pas sur pied et qu'il ne redevient pas lui-même, cela voudra dire qu'aucun de vous ne le mérite. Termina-t-il avant de disparaître de la pièce, les laissant tous figés de terreur à cette menace catégorique.


Chapitre enfin terminée ^^ J'ai adoré l'écrire même si je fais souffrir mon petit Naru'…

Qu'en avez-vous pensé ? Bien, nul, passable ? Laissez-moi des reviews pour me le dire, cela fait toujours plaisir d'avoir des avis constructifs et de savoir si vous aimez toujours lire mon histoire ^^

Le nouveau départ de Sasuke, non sans laisser Naruto sans surveillance ? Shiroi va-t-il découvrir des choses importantes ?

Les actions d'Abigael et de Minarda ? Que va-t-il se passer à Suna ?

La réaction de Naruto à son réveil et qui se réfugie auprès d'un Kurama, parental comme on ne l'a jamais vu ? Kyūbi qui prend sa place, plus remonté que jamais envers tous ?

J'attends vos avis et vos suppositions avec impatience ^^

A bientôt pour la suite : Flash-back : La décision de Sasuke.

Bonne nuit,
Xoxo :*